Ce week-end, à la campagne, je suis retombé sur un bon vieux numéro du point de juin dernier, qui titrait sur le phénomène Rachida Dati. Dossier de plusieurs pages, éminemment hagiographique, recensant, comme il se doit, de nombreux témoignages de ces personnes qui ont croisé son chemin au fil de ce parcours exemplaire avec lequel on nous bassine depuis des mois.
Elément classique d'une couverture médiatique qui a, au démarrage, forcé le trait sur le symbole qu'est notre garde des sceaux. Obligation de pamoison devant le parcours de la dame, sa volonté de s'en sortir, et l'aspect exemplaire de cette histoire personnelle. On saura tout sur elle, ses frères, sa sortie d'un milieu difficile, la Saône et Loire, le père, les petits boulots pendant les études, et l'ascencion sociale pas à pas.
Bref, du storytelling (c'est à la mode), du symbole.
Et, du coup, deux panneaux dans lesquels tomber, deux attitudes dont il est difficile de se départir.
La première : "on ne touche pas à Rachida". Elle force le respect, et donc, est statufiée. Pas touche au nouveau mythe national. Dans Le Point, on ne l'écorne pas. Les multiples témoignages de gauche comme de droite montrent une sorte d'unanimité devant ce parcours, sans cesse mis en avant. Pareil du côté du Monde, où l'on s'offusque de ce que l'on puisse chercher à mettre en doute des diplômes avancés, que ce genre de choses serait le signe d'une "société inquisitoriale". pas moins que ça.
La deuxième : "haro sur le baudet". Les bonnes élites n'aiment pas qu'on les surprenne, elles chargent. Haro sur le moindre faux pas du cabinet, sur la compétence de la dame (ça nous rappellera quelque chose), charge charge, répétée, dès qu'un grain de sable vient ternir la belle histoire. Jusqu'au délire sur le vrai-faux diplôme qu'elle aurait présenté dans un dossier pour accéder à l'ENM. On nous raconte une belle histoire ? Voyons si elle est vraie.
Les deux voies sont sans issue. Faire de Rachida Dati une légende vivante de l'intégration est dangereux. C'est pourtant ce qu'on nous a implicitement pendant des mois. Stupide, aussi, puisque même elle semble ne pas s'en réclamer (mais a su en jouer, il me semble, malgré tout ?). A gauche, on n'ose pas taper sur la première ministre maghrébine (avez-vous remarqué que jamais on ne dit ce mot, la concernant ?), de peur de se faire rétorquer qu'on ne peut pas.
Et en face, la mollesse des arguments fait mouche. Une mention un peu vague (ancienne élève plutôt que diplômée ? la belle affaire, pourquoi ne parle-t-on pas autant du "niveau DEA", qui ne veut rien dire, sinon la volonté de la dame de mettre en avant les "acquis de l'expérience" ?). Toute tentative d'enquête sur le sujet de son parcours (étonnant à plus d'un titre, et pas seulement du point de vue de sa difficulté initiale, mais surtout de ces mélanges entre entreprises privées, publiques, ministères, parrainages divers...) se voit donc enfoncer comme une tentative de déstabilisation.
Et c'est vrai : enquête-t-on autant sur Dominique Bussereau (exemple pris au hasard) ? Non. Pourquoi ? Parce que Dominique Bussereau est un bon produit d'un système installé, qu'il a bien fait son aparatchik de parti, qu'il est mâle, blanc, de terroir, qu'il a su garder ses amitiés politiques, qu'il n'est pas sorti de la botte d'un président en un clin d'oeil. Dominique Bussereau n'étonne pas. Rachida Dati, elle, intrigue : on pourrait donc réussir sans être blanc, mâle, dominant ?
L'enquête donne peu, donc, pour l'instant. Elle se concentre sur des aspects qui me semblent mineurs, du caractère (elle serait odieuse ? elle aurait été peu claire sur des diplômes aisément vérifiables ?). C'est signe, surtout, que le sujet intéresse, fait vendre, entretient de l'histoire, nourrit de la conversation. L'enquête, pourtant, pourrait nous raconter une histoire, celle d'une réussite qui passe par une subtile compréhension des parrainages et des amitiés, de l'alliance du public et du privé, mais dans un mode non conventionnel, plein de culot, et surtout, jusqu'ici réservé à une élite installée.
Faut-il donc enquêter sur Rachida Dati, ses amitiés, son parcours, à charge ? Oui, sans doute, mais autant que pour les autres : ce n'est pas parce qu'elle n'avait pas une connaissance innée des logiques de passe-droits de la République qu'on doit porter ça, plus que pour les autres, à sa décharge.
Bref, il serait temps de normaliser Rachida Dati, d'arrêter avec le délire de ce conte sarkozien, pour entrer dans la réalité de son action, non ?
[PS : et la guéguerre des egos de patrons de magazines, par blogs interposés, place le niveau du débat. Bonnes feuilels contre enquête de ce niveau. Waow, ça vole haut, la presse mag française.]
Le vrai problème n'est pas qu'elle ait "gonflé" son CV (comme d'autres ont dû le faire aussi, dont on parle moins), mais les pressions exercées sur L'Express lorsque celui-ci a évoqué le sujet. Encore et toujours le réflexe du coup de fil au patron de presse...
Rédigé par : Irène | 05 novembre 2007 à 20:26
M'est surtout avis que Dati doit faire de l'ombre à quelques ambitions. Et qu'il se trouvera toujours de serviles journalistes pour savoir servir la soupe aux plus discrètes ambitions sous couvert de grands principes moraux.
Après la fin des tractations pour les municipales, vous verrez qu'il ne restera rien de tout cela. Dati aura appris à composer avec des adversaires plus retors que ceux qu'elle connaissait alors et nous verrons si elle profitera de la leçon ou aura atteint si jeune son niveau d'incompétence (j'avoue en douter)
Rédigé par : Gus | 05 novembre 2007 à 20:50
"A gauche, on n'ose pas taper sur la première ministre maghrébine" : euh, n'auriez-vous pas oublié Tokia Saïfi ?
Rédigé par : Gizmo | 05 novembre 2007 à 20:57
Tricher à un concours de la fonction publique, c'est un délit passible de 3 ans de prison, ce n'est pas comme mentir sur un CV pour un recrutement dans le privé.
J'espère que les journalistes sont tout aussi capable d'enquêter sur les autres ministres que sur Rachida Dati, ce qui sur le sujet des diplôme n'était allé qu'au stade des sites des ministères (d'autres aussi aiment exagérer, apparement), ce qui ne constituait pas d'infraction pénale.
Rédigé par : Linca | 05 novembre 2007 à 21:08
Rachida symbole de l'intégration ? tant mieux, mais ça ne dispense pas d'évaluer la personnalité et la stratégie.
la question des diplomes : apparemment rachida dati avait le niveau pour entrer à l'ENM, mais elle a inutilement embelli son CV, pas très réglo pour un futur magistrat, mais passons...
la vraie question est : a-t-elle les compétences pour être garde de sceaux ? ce n'est pas Badinter, c'est sûr. est-elle mieux que Clément ? peut -être , on verra à l'usage...
pour le moment elle exécute les ordres de NS, sans y apporter beaucoup de finesse.
on aimerait qu'elle manifeste un peu plus d'indépendance, il n'est pas sain que la garde des sceaux fasse partie de la cour du président et en rajoute à toute occasion.
Rédigé par : aramis | 05 novembre 2007 à 22:07
C'est gonflant ce marketing de la success story.
Chaque citoyen peu faire une histoire de son parcours (merci de lapalisse). Pourquoi dès qu'une personne est dans la lumière, elle s'échine (s'acharne ?) à faire de son cursus un roman sur papier à épais grammage.
Il y a tant d'hommes et de femmes qui restent dans l'ombre et dont l'oeuvre, au quotidien, pour notre société suggèrerait à plus d'un de rester muet, sinon dans l'ombre.
Voilà, pour résumer : "c'est au pied du mur qu'on voit le maçon". Proverbe approximatif sino-portugais.
Rédigé par : belka | 05 novembre 2007 à 22:10
Gizmo : Tokia Saifi n'était "que" secrétaire d'Etat, pas ministre de plein exercice.
Rédigé par : versac | 05 novembre 2007 à 23:31
le CV "dopé" de R. dati est-il plus choquant que les CV pafaitement clean de certains de ses collègues ministres et ex-ministres, avec l'ENA (réussi dans la botte), et des morceaux de Normale Sup dedans, et qui appartiennent à des personnages dont l'intelligence (à l'exception de l'intelligence reptilienne pour trouver les bonnes places), est proche du 0 absolu ?
Rédigé par : mauvaise langue | 05 novembre 2007 à 23:42
"Bref, il serait temps de normaliser Rachida Dati, d'arrêter avec le délire de ce conte sarkozien, pour entrer dans la réalité de son action, non ?"
Oui, parlons-en. C'est la première Garde des Sceaux qui ait réussi — et en cinq mois, s'il vous plaît — à s'aliéner toute la magistrature.
C'est aussi la première à réclamer plus de justice, plus, de rapidité, plus d'efficacité et dont la première décision est de fermer des tribunaux. Mais c'est vrai que c'est l'antienne magique de la droite, ça : arroser moins pour récolter plus. En général, ils appellent ça "moderniser".
C'est aussi la première à renouer avec la tradition pré-républicaine de juger les malades mentaux irresponsables. Ça aussi, ce doit être la rupture. À quand la pendaison des pitt-bulls assassins en place publique (un chapelet de pitt-bulls sur la Fontaine des Innocents, ce serait assez cosy).
C'est enfin la première (mais elle ne fait que répéter les ordres du boss) à réclamer que les juges soient mis sous surveillance et puissent répondre personnellement d'erreurs qui, par définition, n'apparaîssent (éventuellement) qu'après-coup. Pour une justice sous tutelle, c'est pas mal.
Donc, parlons-en, oui, au lieu de, une fois de plus, noyer le poisson dans le bénitier de la pipolisation.
Rédigé par : Antoine Block | 06 novembre 2007 à 05:18
La polémique cache l'essentiel : la politique de Dati. C'est bien dommage .
J'ai l'impression que pas mal de médias traditionnels traitent l'actualité par le petit bout de la lorgnette : ça maintient l'illusion d'une certaine indépendance irrévérencieuse...
Rédigé par : pas perdus | 06 novembre 2007 à 08:52
Ce qui est hallucinant dans l'affaire du CV de Dati, c'est la gestion lamentable de la polémique par son équipe de com:
Le Canard enchainé a publié la semaine dernière l'extrait du CV concerné: c'est un non-évènement, on ne voit pas vraiment quel est le problème.
Je ne comprends pas que ce document n'est pas été donné à la presse dès le départ de l'affaire (soit directement du ministère, soit en organisant une fuite: ce n'est pas inhabituel).
Je pense que tout le monde a du passer une semaine à se dire que la France était un pays bien étrange où l'on pouvait rester droit dans ses bottes après un scandale de ce genre (voir: http://swissroll.info/?2007/10/25/1035-un-rachidagate)
alors que le document publié par le Canard dégonfle l'affaire...
C'est une manœuvre de très mauvaise qualité de la part:
- des organisateurs de la fuite à l'express qui ont balancé une info très médiocre
- du cabinet de Dati qui a très mal géré cette histoire qui n'aurait pas du tenir plus de 24 heures (peut-être que le mouvement permanent dans le cabinet n'est pas une bon gage d'efficacité).
Rédigé par : JaK | 06 novembre 2007 à 10:25
Nouveau : le « Speed Dati » : un contrat à durée très très déterminé place Vendôme.
Rédigé par : sk†ns | 06 novembre 2007 à 10:30
@ Versac : Eh oui ! En pleine "manipulation" éditoriale.
Vous n'aurez pas manqué d'en faire l'analyse (cf. http://infreequentable.over-blog.com/article-7219700.html par exemple).
Quant à "Rachida Mimi", n'oublions pas ces "images volées" : http://www.dailymotion.com/video/x1so3v_rachida-dati-par-ellememe_news qui m'avaient bien fait rigoler !
C'était en février dernier : Les temps ont changé !
Rédigé par : infreequentable | 06 novembre 2007 à 11:06
Que pensez-vous des nombreuses démissions des membres du cabinet de Rachida Dati?
Rédigé par : Yulia | 06 novembre 2007 à 11:44
Que pensez-vous des nombreuses démissions des membres du cabinet de Rachida Dati?
Rédigé par : Yulia | 06 novembre 2007 à 11:45
Antoine Block: Pascal Clément me semblait y être parvenu à peu près aussi rapidement ? Sinon, je crois me souvenir que pour policées qu'elles soient, l'inaction de Guigou lors de l'affaire de l'immunité Chirac avait suscité de nombreuses réactions (et marqué la fin de sa présence sur le premier plan de la scène politique, d'ailleurs, malgré ses (trop ?) évidentes qualités de femme d'état)
Rédigé par : Gel | 06 novembre 2007 à 11:52
Les prises de position du Point depuis l'électionde Sarkozy sont affligeantes.
Quant à ces fameux "portraits" nous aurons les mêmes en version beaucoup moins édulcorée dans quelques temps...
Rédigé par : Marc_B | 06 novembre 2007 à 12:03
La question principale qui touche Rachida Dati, c'est qu'elle soit "statufiée", comme le dit très bien, et qu'elle a pour mission de désengager l'état dans le domaine de la justice.
Irréprochable et inattaquable, elle en profite pour mettre en place une réforme de la carte judiciaire. Si cette réforme est nécessaire, il n'en demeure pas moins, qu'aux yeux du public, Rachida Dati incarne la modernité alors que les magistrats incarnent désormais le corporatisme et l'inertie.
Ce qu'il y a de dangeureux chez Rachida Dati, ce n'est pas sa personnalité. C'est qu'elle paraît intouchable alors qu'elle porte un projet dangeureux en fragilisant le monde de la justice au profit de l'executif.
Rédigé par : Thibault | 06 novembre 2007 à 12:17
1. Tout à fait d'accord avec Jak : cette affaire n'est pas d'une importance extrême. L'Express et le Point ne s'y sont pas honorés. Et surtout, surtout, la réaction de Dati et de son cabinet est aussi disproportionnée que contre-productive : quel besoin a-t-elle eu de faire appeler l'Express et le Canard, en catastrophe, par le directeur d'HEC et tout un tas de potes ? C'était la meilleure manière de donner encore plus de résonance à une affaire qui n'en méritait pas tant.
2. Deuzio, je suis dans une cas similaire à celui de Dati - une maîtrise commencée, mais pas terminée. Après moult tergiversations, j'en suis arrivé à l'époustouflante conclusion suivante. D'abord qu'un « trou » dans mon CV allait être compliqué à expliquer. Mais ensuite que je ne pouvais présenter de la même manière un diplôme et une année pas finie.
Je mentionne donc un « diplôme de machin truc », suivi d'une « scolarité en maîtrise de bidule ». Pas d'ambiguïté possible, présente comme cela, le contraste est net.
J'avais 22 ans quand j'ai décidé de faire comme ça, et n'ai pas varié depuis. Soit j'étais alors un génie honnête, sois Dati était un peu gourde et pas franche du collier sur son MBA. Je penche à donf' » pour la seconde solution., comme dirait Fadela Amara.
3. Avec tout ça, faudrait pas perdre de vue l'essentiel, du moins ce que je considère comme le dossier le plus urgent quand on est Garde des Sceaux, c'est-à-dire chef – peut-être pas des procureurs – mais à coup sûr de la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP).
C'est-à-dire que Dati est directement responsable de la condition carcérale, déjà mauvaise, et de l'état dans lequel va la mettre la politique répressive actuelle. A chaque nouveau gouvernement, la situation empire dans l'indifférence générale.
Dati n'est pas la seule responsable, je l'accorde d'autant plus volontiers qu'Elisabeth Guigou (PS), Garde des Sceaux sous Jospin, avait tout misé sur la parité. Et rien de rien sur les taules, qui ne sont pas un sujet très « vendeur ».
Je ne sais pas si une prison en bon état peut redresser la morale d'un détenu. Mais ce dont je suis suis sûr dégueulasse et surpeuplée avilit forcément ceux qui y séjournent. J'ai eu droit voilà deux ans à une visite guidée de la Santé, à Paris. J'ai alors compris pourquoi les téléfilms policiers s'arrêtent à ses murs emblématiques. Les murs extérieurs, c'est ce qui résiste le mieux au temps. Car dedans, ça s'use et rien n'a changé depuis les années 50.
Qui a dit qu'on pouvait juger l'humanité d'un pays à la manière dont il traite ses prisonniers ? A ce jeu là, la France est archiperdante, et ce n'est pas Dati qui a l'air décidée à la donne. Bien loin de là... Elle donne dans l'effet d'annonces tout azimuts, sauf dans ce domaine là.
C'est pourtant un thème tout trouvé pour la droite et Bouygues BTP : objectivement, la France a besoin de passer les vieilles prisons au Kärcher, et d'en construire de nouvelles.
Le Nonce
Maton honoraire
Rédigé par : Le Nonce | 06 novembre 2007 à 12:31
Je t'aime moi non plus ou le yoyo politico-people.
Rédigé par : ALLAIN JULES C@MMUNICATION | 06 novembre 2007 à 12:35
très intéressant ce rebouclage sur le story telling.
je continue de penser que l'Express (et les autres) a eu tord d'aller enquêter sur le CV de Dati.
Pourquoi elle? Parce qu'elle vient de nulle part?
Et Martinon, il vient d'ou lui? A-on pris la peine de vérifier son parcours?
Je ne crois pas (en ts cas j'espère) que le traitement spécial réservé à Dati soit du a ses origines... mais plutot à son sexe.
On y revient toujours, hier Royal, aujourd'hui Panafieu (incapable, incompétente - lisez ts les articles qui lui sont consacrés, TOUS mentionnent l'un ou l'autre de ces adjectifs) et maintenant Dati...
je vous rejoins sur votre conclusion: normalisons Dati en particulier, les femmes de pouvoir (ou en passe de le devenir) en général.
Rédigé par : gasper | 06 novembre 2007 à 13:11
Pourrier vous me donner l'adrese mail avec le quel je pourrais correspondre avec Dati ou son cabinet
Rédigé par : kolcolet | 06 novembre 2007 à 14:55
Il ne faut pas trop rêvé, s'ils ont enquêté sur le cas Dati, c'est que:
-1- quelqu'un a du leur filer l'info
-2- le cas de Dati est plus sérieux qu'un autre non pas en raison de sa personnalité, mais parce qu'il s'agit du dossier lui ayant permis d'intégrer l'ENM ce qui remettrait en cause un pan entier de sa qualification au poste de Garde des Sceaux.
Pour moi, l'express a eu raison d'enquêter sur le sujet (dans une démocratie adulte, il me semble que le fait d'avoir construit sa carrière politique à partir de fausses déclarations devrait être un motif de démission), l'erreur vient évidemment du cabinet de Dati qui aurait pu dégonfler l'affaire très rapidement en produisant (ou faisant produire) le document qui n'est pas vraiment scandaleux) au lieu d'essayer d'étouffer l'affaire.
Rédigé par : JaK | 06 novembre 2007 à 15:13
Vous ne m'ôterez pas de l'idée que la coïncidence entre le retard de publication des listes de candidats présentés par Panafieu aux mairies d'arrondissement, les rumeurs de candidature de Dati dans le XVIème et les mystérieuses révélations de la presse (alors que la fiche de Dati au Who's Who, datée de plus d'un an est exempte de toute polémique) n'a rien de fortuit
Rédigé par : Gus | 06 novembre 2007 à 17:58
Merci Gus ! Entre Dati, Borloo, Klarsfeld et tant d'autres (dont Bernard Debré en sous-marin qui se ballade sur les marchés où on ne l'avait jamais vu), les places vont être chaudes d'ici mars 2008, à Paris !
La Panaf à roulette ne va pas être de la fête.
Il suffit de les voir se presser devant les caméras pour donner des avis sur... rien ! Même Gosguen commence à remontrer sa tête.
D'autant que certains se placent déjà pour les sénatoriales qui vont suivre : les places sont encore plus chères mais on y est à l'abri d'une dissolution anticipée.
De par chez moi, c'est le sortant (à bout de souffle) qui essaye de vendre au plus offrant son fauteuil du Palais du Luxembourg !
Rédigé par : infreequentable | 06 novembre 2007 à 18:45
Ca me marre de voir associer l’intégration des maghrébins en France avec un poste donné à une de leur. Il y faut plus d'arguments que ça pour prouver ou ne pas prouver une avance de cette intégration qui peine depuis quelques générations. Je dirais que ce qui se passe au sujet de Rachida Dati est plutôt néfaste à une telle cause car elle a réussi à mettre les yeux loin des vrais problèmes d’intégration. Il faut surtout ne pas oublier qu’elle fait partie du gouvernement d’un président qui a appelé les jeunes des banlieues dominées par la communauté maghrébine de « la racaille ». Personnellement je n’attend rien d’elle ou de son gouvernement ou de président holywoodien pour améliorer l’intégration des maghrébins et africains, et sûrement pas avec les test d’ADN..
Rédigé par : Rad | 07 novembre 2007 à 06:52