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11 mai 2007

Commentaires

edgar

en même temps, la politique c'est du discours...

francisc

zut de zut : j'ai gagné le pari de samedi sur les résultats du 2e tour et vous ne m'avez jamais répondu !!

JE VEUX MA BOUTEILLE ! :-(

MarQ

Pour moi ce nouveau parti ressemble beaucoup moins à l'UDF que vous le dites.
Et sans dire que "l'UDF c'est la droite", et encore moins que "le MoDem c'est la gauche", il est clair qu'il s'agit là d'un positionnement tout à fait nouveau, et non d'un repositionnement de l'UDF.
Les députés UDF partis qui soutiennent la "majorité présidentielle"(ou en tout cas celle qui se dessine) ne trahissent pas plus Bayrou que Bayrou n'a trahi l'UDF en en faisant une force d'opposition là où il y avait avant plus un contrepoids centriste à la droite de gouvernement (à laquelle l'UDF a pris largement part).
Bref... il s'agissait là d'offrir à Bayrou et à ceux qui l'avait soutenu pendant la présidentielle (comme candidat et non juste comme candidat UDF) une structure partisane (si ce n'est idéologique) plus nette.

Raphaël

Ce qui est un peu irritant dans tous les commentaires concernant le Mouvement démocrate et qui revient dans ce billet également, c'est la question de la stratégie. La politique n'est-elle vraiment qu'une affaire de stratégie ?

Certes il en faut, mais on pourrait au moins accorder à Francois Bayrou, quoi qu'on pense de ses idées, qu'il ne se laisse pas aller à des petits calculs politiciens pour gagner des sièges de députés.

Oui il est seul, mais il essaie d'apporter une nouvelle offre politique autre que la bipolarisation à laquelle nous sommes contraints. En tant que citoyens on devrait être contents.

Lancelot

Petit rappel aux grognons que tu cites, versac : en 2002 Le Pen était au second tour. Avec quels députés ?

C'est tout.

Gus

La faiblesse de la démarche, c'est son timing. Difficile de prétendre révolutionner la politique nationale tout en travaillant au plus exact contretemps imaginable des élections nationales. Normalement, c'est à l'issue d'un défaite majeure ou au cours d'un creux de calendrier qu'on prétend refonder et réfléchir en vue des prochaines élections nationales.

à moins bien entendu de prétendre par avance être un de ces partis qui font un enjeu national des élections locales ou des élections européennes, ce qui, à mon humble avis, n'est pas contribuer à la richesse de la vie politique en France.

Il devient alors difficile de ne pas voir dans la manoeuvre une tentative d'exploitation par un homme et un seul d'un concours de circonstances ayant mené sa popularité à un niveau qui sera probablement son sommet pour quelque temps : une manoeuvre donc par laquelle cet homme reste solidaire des méthodes et moyens des Royal, Sarkozy, Chirac, Mitterrand et autres héritiers des institutions de la Vème. Ici encore, s'il s'agit effectivement de refonder, le cadre de cette refondation reste de valoriser un homme et un seul, et reste bornée par cette motivation.

yann

arf, je me gausse encore benoitement de la chronique d'Eysine hier sur France Cul qui parlait des militants de Bayrou comme les Bédoins, ceux qui vont dans toutes les directions pour traverser le désert dans lequel ils sont… Wait and see, mais comment ajouter foi, comme le dit Gus, à une promesse de rupture énoncée par un éminent membre de classe politique depuis plus de 20 ans ?

all

A l'ouverture du discours, Bayrou salue la "magnifique aventure" de l'élection présidentielle. Puis se reprend et la nomme "magnifique entreprise".
L'homme est joueur et prend acte de l'entreprise hasardeuse qu'il a mise en route.

Verel

La possibilité de déboucher un jour pour ce mouvement me parait êtrèmement étroite, mais évidemment on ne sait jamais. Le plus probable est effectivement que Bayrou aura connu un sommet sans lendemain
M De Sarnez dit qu'il y a 10 000 nouveaux adhérents, ce qui est à la fois beaucoup et peu
Certes les verts n'ont jamais été guère plus nombreux, mais c'est faible au regard des effectifs des 2 autres mouvements PS et UMP

politiful people

Quelle idée de s'appeler Modem (tuuuuuut, trettetetteetetetttete) : ça fait très 80-90ies, bonjour le parti du futur !
Non, il aurait fallu s'appeler Box pour être à la page. en rajoutant On pour ouvrir vers le futur, ou In pour souligner qu'on est dans son temps, donc soit BoxOn, soit BoxIn'! apparemment, il y a un vrai problème de marque avec ce parti.....

politoblog

Je pense qu'effectivement Bayrou va se prendre une claque aux législatives. Mais à tous les députés, tel Bourlanges qui disent que l'on entre en politique uniquement pour gouverner, je pense qu'ils se trompent. On rentre en politique pour défendre un idéal, une idéologie ou des convictions. Défendre ses idées plutôt que son siège c'est ça ma conception de la politique.

Christophe

François Bayrou a loupé son objectif principal : celui d'être présent au second tour et en position de remporter l'élection. Bien que son score au premier tour ait été bon, toute sa stratégie s'est écroulée, il a échoué. Fort de son assurance d'être au second tour, il a pris des risques immenses et il se retrouve aujourd'hui enfermé dans un vide politique.

Ach

ça existe, le non-vide politique ?

FrédéricLN

@ versac et verel : nous en sommes à 32 000 préadhésions en 4 jours 1/2. Beaucoup et "peu" ? je pense que c'est un afflux jamais vu en France. En tout cas, c'est autant que le nombre actuel d'adhérents de l'UDF, et bien plus que le nombre de militants actifs. Donc le renouvellement, il est déjà fait.

@ versac : mais pourquoi situer le centre dans l'opposition, nom de Zeus ? J'ai entendu deux personnes utiliser le même terme : F. Sauvadet et, au Conseil National, J.-L. Bourlanges, aussitôt démenti (par geste "non non non" !) par F. Bayrou.

A-t-on le droit, le simple droit d'être au centre, d'être libre, sans être taxé de majoritaire ou d'opposant ? Même si 99,999% des Français étaient binaires, versac compris, je refuserai de l'être.

federaliste

ne jamais oublier les electeurs qui ont soif de social liberalisme..
C'est son heure enfin pour la France n'en deplaisent aux journalistes habitués aux vieux schémas.
Connectons nous au Modem !

Vicnent

il y a une autre option : souvenons nous de Sarkozy en 95 (+balladur) et de 99 (européennes).

8 ans plus tard, il est archi président de la république.

Bayrou, qui n'existe que par son Égo tente le calcul de faire mieux que lui : partir ultra mort, et être président non pas 8 ans après mais 5 ans après.

Pas de bol, Sarkozy sera réélu en 2012...

mrk

"A-t-on le droit, le simple droit d'être au centre, d'être libre, sans être taxé de majoritaire ou d'opposant ?" On a absolument le droit, on est absolument libre en tant qu'individu mais lorsqu'on prétend être une organisation politique "être libre" ne signifie pas tout à fait la même chose. On est aussi sensé aussi s'intéresser aux conséquences de cette liberté.

Lorsqu'on présente une offre politique aux citoyens on peut tout de même s'attendre à ce que ceux-ci réclament une réponse qui ne soit pas "on verra au cas par cas". Comment les dirigeants du futur MoDem pourront-ils rendre des comptes à leurs électeurs si cette réponse tient lieu de programme ? A moins que les électeurs (et adhérents) se contentent d'un blanc sein ?.

Sponk

@mrk: non, j'en veux 2.

frednetick

Le moDem ne serait-il pas le MOMA de la politique française? Un haut lieu de l'art contemporain, conceptuel et un peu flou, qui fait s'extasier ou laisse perplexe?

FrédéricLN

mrk "Lorsqu'on présente une offre politique aux citoyens on peut tout de même s'attendre à ce que ceux-ci réclament une réponse qui ne soit pas "on verra au cas par cas". Comment les dirigeants du futur MoDem pourront-ils rendre des comptes à leurs électeurs si cette réponse tient lieu de programme ?"

www.bayrou.fr/propositions

thierryl : Si F. Bayrou avait été président, il aurait cherché à réunir une majorité autour de son projet (à mon avis, il n'aurait pas eu de mal). C'est aussi ce que fait N. Sarkozy et c'est parfaitement normal.

Dans un cas (fictif) comme dans l'autre (réel), ceux qui ont des désaccords avec ce projet ont deux choix :
- soit se situer dans l'opposition "à la française" : toujours contre, motion de censure à la première occasion, refus de confiance, vote contre le budget qqs sont contenu, etc.
- soit voter au cas par cas, selon la conformité entre ce que propose le gvnmt et votre propre jugement sur ce qui serait utile au pays. C'est ce que propose le Modem (et qu'a pratiqué FB depuis 5 ans).

Sur votre 2ème point (thierryl), il me semble très important. Il a été clairement posé hier par Yves Jégo et je ne sais plus qui, dans un débat télé (sur BFM ?).

Nicolas Sarkozy a une conception du pouvoir : je prends des engagements, donnez-moi tous les moyens de les accomplir, et revenez dans 5 ans relever les compteurs - et me sortir si vous êtes mécontent du résultat.

François Bayrou en a une autre conception, qui a été au coeur de sa campagne des présidentielles.

Les Français ont désigné Nicolas Sarkozy, 31% au 1er tour et 53% au second. C'est leur choix ! Respeter ce résultat des urnes n'oblige pas les Démocrates à changer d'avis sur la gouvernance qui permettrait de tirer le pays de la crise. Sur ce point-là, de toute évidence, ils sont dans l'opposition. Sur d'autres, certainement, dans la "majorité présidentielle".

FrédéricLN

PS à thierryl sur le cas italien : la situation italienne résulte d'une loi électorale inique (prime à la coalition en tête ; similaire aux "apparentements" inventés par la IVème République pour écarter De Gaulle), loi imaginée par M. Berlusconi peu avant les élections pour assurer sa majorité absolue.

Ce système a obligé toute l'opposition à former une coalition, hétérogène par définition ("de Besancenot à Bayrou" selon l'expression consacrée). Les électeurs ont donc eu un choix binaire : soit Berlusconi, soit cette coalition autour de Prodi. Le choix qu'ils ont fait n'est, à mon avis, pas le pire !

Jacques Adam

Oui mais bon, Bayrou c'est un drôle de combinard politique...
J'ai cru entendre qu'il ne présenterait pas de candidat MoDem dans la vingtaine de circonscriptions des élus UDF qui l'ont trahi (faudrait quant même appeller un chat un chat) en se ralliant de manière très laudative à Sarkozy alors que lui Bayrou dénonçait le danger démocratique de l'élection de Sarkozy...
Si c'est pas brouiller le message, ça ! Bayrou devait une bonne fois pour toute leur dire d'aller se faire voir à l'UMP et devait présenter des candidats dans ces circonscriptions. Là il est mou, mais mou... centriste, quoi...

FrédéricLN

Jacques Adam : il les a sans doute en travers de la gorge, mais c'est la conséquence de la décision sur laquelle ils étaient tous d'accord mardi 24 avril : liberté de vote, et personne ne donne de consigne.

Que maintenant, 22 députés proclament dans le Figaro qu'il aurait fallu, au contraire, ouvrir des négociations entre les deux tours, c'est pitoyable, mais ça ne devrait pas conduire François Bayrou à revenir sur cette décision.

prevalli

La stratégie à mon sens existe.

C'est le pari de FB que le PS sera incapable de faire de l'intérieur sa mue soc-dem. Et qu'il va s'enfoncer dans une guerre des chefs ou se radicaliser à gauche.

En abandonnant l'UDF (trop marqué centre droit) et en renouvellant tous ces cadres. Il repart de zéro. Et attends bien sagement les soc-dem déçus du PS. Il pense qu'avec le temps il fagocitera le PS comme celui ci a fagocité le PC.

Ce qui ne bouge pas meurt.

DERRIENNIC

je ne pense pas qu'il ne s'agit pas d'un manque de stratégie mais plutôt d'un manque de valeur idéologique la seule ligne politique consistant à dire il faut s'unir tous pour réformer la France me semble assez flou.

On vote Bayrou quand on rejette tout le monde, malheureusement l'élection du Président au sufrage universel à 2 tours donne peu de chance à l'offre du Mouvement Démocrate

carolus

Avant même la stratégie : ET LES OBJETCIFS, bordel?!
Je parle d'objectifs non-politicards.
Et là encore, comme pendant toute la campagne de Bayrou, rien.
C'est d'une tristesse.
J'avais participé à la création d'un parti social-libéral et l'ai quitté pour les mêmes raisons : du positionnement, des réflexions sur les alliances, avant même l'établissement du moindre programme, de quelques axes, de priorités.

Une critique récurrente mais fondée : Bayrou et ses potes, c'est la caricature de la politique politicienne de la IVème.

FrédéricLN

effectivement, comparaison judicieuse : F. Bayrou se met à peu près dans la situation de De Gaulle et le RPF en 1947.

Charles

Rien que ça!
Remarque, c'est vrai que si une crise survient, il pourra prendre la posture de l'homme providentiel...
Inch'allah, maintenant.
(Pour le court terme : inch'électeurs)

FrédéricLN

Parce que la crise n'est pas là ?!

FrédéricLN

(précision : j'ai bien noté que les Français ont chargé M. Sarkozy de la résoudre. Eh bien, voyons si, contrairement à ce que nous pensions, ses idées et ses méthodes sont celles qui conviennent !)

L.B.

@ Jacques Adam : "J'ai cru entendre qu'il ne présenterait pas de candidat MoDem dans la vingtaine de circonscriptions des élus UDF qui l'ont trahi (faudrait quant même appeller un chat un chat)"

Je crois que vous avez mal entendu. Le MoDem présentera des candidats face à ces députés. A commencer par Christophe Ginisty, bloggeur, qui a accepté d'être candidat face à Santini dans les Hauts-de-Seine.

dugrumeau

ce qui est le plus gênant chez Bayrou, c'est que sa "stratégie" ne fonctionnerait que sur un échec de Sarkozy ( donc du pays ) et un échec du PS à se refonder. C'est déprimant !
D'accord, de Gaulle en 47 misait sur l'échec de la 4° mais comment comparer les 2 situations ? et les 2 personnages ? On est passé au royaume de Lilliput !

mry

j'aime bien toute cette agitation autour d'un truc pour l'instant inconsistant... rendez vous après les législatives pour faire le point.

FrédéricLN

@dugrumeau "ce qui est le plus gênant chez Bayrou, c'est que sa "stratégie" ne fonctionnerait que sur un échec de Sarkozy ( donc du pays ) et un échec du PS à se refonder. C'est déprimant !"

Ou bien : "ce qui est le plus constant chez Bayrou, c'est que sa conviction politique est à l'opposé de celle de Sarkozy (qui va s'appliquer pendant 5 ans au pays) et qu'il est convaincu de l'obsolescence du socialisme. Ça nous donne l'espoir qu'il y ait une alternative !".

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