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11 avril 2007

Commentaires

goldorak

est il clean "juridiquement parlant ???
pas d'ISF sous estimé, pas de mises en examen,...

Richard

Et l'environnement, dis? Saura-t-il mettre l'enjeu écologique au coeur des décisions ? Parce que hein, la biodiversité, on ne peut plus la perdre, on ne peut plus massacrer les paysages ni créer davantage de nuisances sonores, olfactives et sanitaires. Je m'étonne toujours de constater si peu d'intérêt pour la question environnementale dans les blogs dits "politiques". Ah pardon, je viens de voir ta question numéro huit. J'ai rien dit. Clap clap.

Bernard

Je me lance :

1. oui pour Ségo et Bayrou. Evidemment non pour Sarkozy qui cumulera tous les pouvoirs: business, media (avez-vous vu le JT hallucinant de France2 ce soir ? Menaces terroristes, insécurité à tous les étages, etc... ils nous refont le coup de Paul Voise) et politique.
2. idem
3. oui pour Bayrou et Ségo (malgré les nonistes et son trip bleu-blanc-rouge). A ce propos, une excellente interview de Delors, Rocard et Kouchner dans les Inrocks de cette semaine qui rassure sur ce que sera la politique européenne si la gauche passe. Sarko est moins clair : plus atlantiste, plus souverainiste, plus nationaliste plus imprévisible.
4. les 3 le feront quoiqu'ils disent. Je fais plus confiance à la gauche, comme par le passé, pour faire ces réformes de manière intelligente. Qui a libéralisé les marchés financiers ?
5. Ségo est la seule qui s'intéresse (un peu) aux problématiques des faibles revenus. Ca concerne plusieurs millions de personne et on est obligé d'en tenir compte dans une société apaisée où l'on recherche une certaine cohésion et solidarité. En plus, ce qu'elle propose ne remettra pas en cause la compétitivité de l'économie française, au contraire.
6. ils feront tous les 3 la même politique que depuis 30 ans à quelques exceptions près : Sarko fera prendre une inclinaison atlantiste (mais il sera quand même barré par les caciques de l'UMP), Ségo mettra un terme à la politique africaine de la France (ce que ni Mitterrand, ni Jospin n'ont eu le courage de faire) pour favoriser une vraie politique de co-développement. Il y aura aussi pour Ségo un grand intérêt international pour une présidente jeune et sexy (effet Kennedy).
7. tous les 3 passeront par le passage obligé de la concertation. En ce qui concerne la décentralisation, Ségo me paraît un cran plus décidée ques les deux autres. Sarko voudra tailler dans le vif, Bayrou fera peu ou prou comme aujourd'hui.
8. Ségo me semble là encore au dessus du lot en intégrant plus en amont les problématiques économiques liées au développement durable. Elle a dit aussi qu'elle mettrait la politique nucléaire de la France sur la table : il y aura un débat. Ca me paraît une excellente chose, tant les avis sont mal argumentés en ce domaine.
9. Oui pour Ségo : rénovation sociale-démocrate du PS. Et puis Bayrou devra dire aussi se positionner entre Ségo et Sarko s'il n'est pas au second tour (et Le Pen non plus)... Je ne crois pas au nouveau parti démocrate de Bayrou. Les socialistes ne se réformeront que dans la victoire et l'exercice du pouvoir avec un chef venu de leur rang. Ils n'accepteront pas dans la défaite un chef catho bon teint venu de la droite.
10. Voici ma question : qui est le mieux à même de redonner une véritable cohésion à ce pays sans laisser une partie des gens sur le bord de la route?

nounours

Une question 0 aurait pu être: doit-il être + une personne avec des idées ou des idées rassemblée par une personne ? car si il y avait un vrai débat, la différence de vision s'incarnerait ici..
Les derniers sondages des RG donnent un deuxième tour Sarko Le Pen donc la question à définir pourrait être: entre les 2 tours, pas de manifs ? manifs anti Lepen ou manifs anti lepen et anti Sarko ? ;-)

versac

Richard : "Aborde-t-il l'enjeu écologique avec le sens de l'enjeu et l'absence de préjugés nécessaires ?"

C'est ma formulation maladroite...

Bernard : ah ben pas déjà les réponses, alors...

nounours : pff; les rumeurs sur les sondages des RG...

Soren

La dixième question pourrait être liée aux différents rapports (de force ?) entre les médias traditionnels (la concentration des médias), le pouvoir politique, internet (la cinquième voie...)...

Et hop

C'est une impression ou la question 8 (notamment) est, par construction, anti-sarkozyste ?

Account Deleted

Je participe à mon tour... En tant que jeune de 21 ans, ma 10ème question serait:

Est-ce que le futur président arrivera à redonner confiance à la jeunesse en manque de repères et de motivation?

Locke

Je pense qu'on pourrait intercaler ou du moins caser nommément (en question 4, par exemple) la question de l'enseignement supérieur et de la recherche, qui est un des grands défis de la prochaine législature.

On pourrait aussi ajouter le rapport aux technologies de l'information, qui ont tendance à montrer les rapports des candidats aux libertés publiques.

carolus

On dirait que t'avais une idée de la réponse avant choisir les questions...

petit jardin

Pour la question 10 je suggère : est-il (elle!!!) convaincant(e) sur la mise en oeuvre et le développement des valeurs de la République ?

Fred

Chiche. Je reprends cette balle au bond et tenterai de démontrer, au cours de ces 10 jours, que la candidature de Ségolène Royal permet de répondre par l'affirmative à chacun de ces enjeux.

Guillaume Payre

@ Bernard / Bazar de campagne :

Vous avez l'air de pencher beaucoup pour une candidate...


"6. ils feront tous les 3 la même politique que depuis 30 ans à quelques exceptions"

Ce n'est pas ce que les 3 ont annoncé (cf le Wiki des programmes

(désolé pour l'autopromo))

Certes ils sont plus revenus vers le consensus habituel en politique étrangère : dissusasion (et on peut s'en réjouir sur le but, pas les moyens), maintien du budget...

Qu'ils fassent la même (globalement bonne) politique que Chirac n'implique pas qu'ils fasse la même politique étrangère que celles des 30 dernières années. Tout simplement pour la raison évidente que le contexte à changé (1989) et les menaces aussi.


"près : Sarko fera prendre une inclinaison atlantiste (mais il sera quand même barré par les caciques de l'UMP)"

Disons que vu l'anti-américanisme primaire en France (la chose du monde la plus partagée...) un coup de barre vers plus d'atlantisme (relégitimé par le nouveau président US en 2008) ne sera pas un alignement complet sur les positions américains.
Et je ne vois aucune raison, quand les intérêts français et américains coïncident ou sont proches (Chine-Taïwan, Russie, Irak...) de ne pas être "atlantiste".


"Ségo mettra un terme à la politique africaine de la France (ce que ni Mitterrand, ni Jospin n'ont eu le courage de faire)"

Vous impliquez que toute politique française en Afrique est forcément mauvaise...

Mitterrand a eu quelques "gestes" (envers l'Algérie) mais a dans l'ensemble poursuivie la stratégie d'influence politique et économique de la France en Afrique. Pourquoi lui en tenir rigueur ?

Vous avez tort sur Jospin. La période 1997-2002, à cause de la cohabitation et peut-être à cause des personnalités de Jospin et Védrine ont été une paranthèse non interventionniste de la France en Afrique. Regardez la non-réaction au coup d'Etat de Gueï, le non soutien de Ratsirak à Madagascar, la neutralité dans le conflit de la Manaur River...

Jospin a appliqué comme en économie le ni-ni (ni intervention, ni désintérêt).


"pour favoriser une vraie politique de co-développement."

Pipo.
La politique d'immigration choisie de Sarko est a priori antynomique d'une politique de "co-développement".

Et ni Ségolène Royal ni François Bayrou n'ont défini clairement ce qu'ils entendaient concrètement par "co-développement" (au delà des formules creuses "la pauvreté est insupportable").

Il faudrait plutôt réalisre, comme dirait Bismark, que la carte de l'Afrique est en France :
- la réforme complète de la PAC et la baisse des barrières douanières ferait beaucoup plus de bien aux paysans africains que tous les millions de l'Agence Française pour le Développement
- les visas permettant le retour seraient plus efficaces et un jeu à somme positive que le "pillage" actuel des élites par la France et surtout le Royaume-Uni et les Etats-Unis
- une réforme profonde des ONG humanitaires (qui se substituent aux Etats et les empêchent d'améliorer leurs tâches régaliennes) et un soutien aux Etats africains (élections mais "à l'africaine") qu'ils soient démocratiques ou pas
- voire même une redéfinition du "consensus de Washington"
- la fin des leçons de morale (à Gbagbo, à Kabila et Bemba...) sauf exceptions où la fermeté d'impose (Rwanda voire Soudan)
- fin du soutien ou soutien plus intelligent à des régimes voués à disparaître si on les laisse seuls (Tchad, Zimbabwe...)

en braf, une realpolitik dans les moyens au service de buts profitables à tous


"Il y aura aussi pour Ségo un grand intérêt international pour une présidente jeune et sexy (effet Kennedy)."

Mouais. Ca rapporte des contrats (donc des emplois en France) et de l'influence (votes au CIO, à l'ONU... ?)

Pas sûr du tout, on a vu les résultats de la grande popularité de Chirac (qui pourrait la rentabiliser et la mettre maintenant au service de nobles causes au Moyen-Orient, en afrique ou en Asie)

vero

Sarkozy est-il fasciste ?

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De quoi Sarkozy a-t-il peur ?

il s’emporte de saillie en saillie, contre l’Allemagne implicitement accusée d’avoir commis le génocide et inventé la solution finale =
Démonstration d’irresponsabilité de Sarkozy
http://www.spcm.org/Journal/spip.php?article8543

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sarko et les genes…

Nicolas Sarkozy et Michel Onfray - CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS


Souvenons-nous : au XIXème siècle, quand la psychiatrie naissante a entrepris de connaître et de classer les différentes formes de « dégénerescence » de l’âme humaine, il s’est trouvé des esprits forts pour établir que ces formes de dégenerescence étaient innées, qu’elles étaient irrécupérables, et qu’il fallait se débarrasser de ceux en qui elles se manifestaient. C’est ce que le nazisme entreprit de faire, en commençant par les dégénérés, puis les homosexuels, les Tziganes, puis les Juifs. Dans l’Histoire, l’essentialisme n’a accouché que du pire.

+

Turbulences autour du fichage des enfants

Délinquance . La mobilisation s’amplifie contre une expertise de l’INSERM, accusée de faire le jeu de Nicolas Sarkozy en préconisant la détection des futurs délinquants dès la crèche.

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il ne suffit pas d’être essentialiste pour être fasciste. C’est vrai. Mais ça commence à faire beaucoup, si l’on rapproche l’essentialisme sarkoziste de ses autres tendances qui font la définition du fascisme dans tous les dictionnaires : l’autoritarisme (faut-il y revenir ? =
http://www.bigbangblog.com/article.php3?id_article=578
le nationalisme (relire le premier paragraphe, relier avec le Ministère de l’immigration et de l’identité nationale), et le totalitarisme (se souvenir des tentations/tentatives sarkozistes de réprimander/sanctionner les médias quand ils ne procèdent pas selon son désir : Généstar remercié, Rotschild menacé, Ockrent vilipendée…).

+
FRANCE : Le Libéral-fachisme en marche

RAPPEL DES MENACES QUI PLANENT SUR NOUS…

La Ligue des Droits de l’Homme dénonce une situation alarmante en France

Les 3 principaux artisans du recul sans précédent des libertés en France :
- Nicolas Sarkozy (ex-ministre de l’intérieur),
- Patrick Devedjian (ex n°2 du ministère de l’intérieur auprès de Nicolas Sarkozy et militant de groupes neo-fascistes dans les années 70), et,
- Dominique Perben (ministre de la justice, et auteur des lois Perben).

En Mai 2004, la Ligue des Droits de l’Homme dénonçait dans un rapport une régression assez stupéfiante des droits et des libertés en France, jamais vue depuis la guerre d’Algérie, selon son président Michel Tubiana. Selon lui, cette situation découle de l’effet cumulé de nombreuses réformes engagées par l’actuel gouvernement : scandaleuses individuellement, elles forment un ensemble cohérent qui commence à constituer un changement de nature de la République, estime-t-il.

La Ligue dénonce la limitation des droits des citoyens et la la volonté du gouvernement actuel de faire adopter des lois sécuritaires et d’appliquer des restrictions aux droits économiques et sociaux. Pour autant, la LDH souligne que les prémices des mesures mises en oeuvre par l’actuelle majorité étaient déjà présentes dans l’action des précédents gouvernements. Intitulé L’Etat des droits de l’Homme en France, le rapport de la Ligue des Droits de l’Homme est paru le 27 Mai en librairie (Editions La Découverte)

FRANCE - DROITS DE L’HOMME : Lois Perben - un pas de plus vers le fascisme (11.02.2004)
La loi Perben prévoit notamment :

- La possibilité d’installer des micros et caméras dans un domicile privé
- L’allongement de la durée des gardes à vue jusqu’à 4 jours et sans possibilité de faire appel à un avocat pendant les deux premiers jours (au lieu d’une intervention de l’avocat dès la première heure). Une garde à vue de 4 jours est aussi un outil puissant pour faire avouer n’importe quoi à une personne. En 4 jours, il est possible de faire un chantage en privant la personne de nourriture ou de sommeil, ou en l’entassant avec 10 autres prisonniers dans une cellule de 10 mètres carrés (pratique courante aux USA).
- La banalisation du recours à l’infiltration et au témoignage anonyme, en d’autres termes à la délation.

La Loi Perben institue aussi une nouvelle procédure semblable à ce qui se pratique déjà aux Etats-Unis : la formule du plaider coupable, qui sera applicable notamment aux délits financiers. Si l’accusé accepte de plaider coupable, le jugement par un tribunal est remplacé par un entretien à huis clos entre l’accusé, son avocat, et le procureur qui décide seul de la peine. Contrairement aux juges qui sont indépendants, le procureur est sous les ordres du Ministère de la Justice. La formule du plaider coupable est dénoncée par les magistrats car elle va permettre au gouvernement d’étouffer plus facilement les affaires de corruption et les malversations financières. Sans procès, avec une procédure entièrement contrôlée par le procureur, les médias et le public ne seront plus informés des scandales financiers qui impliquent des entreprises ou des partis politiques.

L’émergence du libéral-fascisme

le libéral-fascisme, combinaison du néo-libéralisme et du fascisme. Les Etats-Unis et la France sont les 2 pays occidentaux les plus avancés dans ce qui est la tendance politique émergente pour le 21è siècle : Le libéral-fascisme consiste à accorder toujours plus de liberté aux entreprises et d’impunité aux élites dirigeantes, et simultanément, à réduire les libertés individuelles et à augmenter la répression contre les citoyens ordinaires en leur appliquant le principe de la tolérance zéro.

+
Marine Le Pen remercie
Nicolas Sarkozy
La fille du président du Front national remercie celui de l’UMP pour avoir “contribué à rapprocher les électeurs du Front national”.


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“Quand un individu, ministre de l’intérieur, affirme devant un parterre de ministres, que moi, Azouz Begag, j’ai des antécédents psychiatriques, quand il déclare qu’il faut associer immigration et identité nationale dans un même ministère, alors oui, je dis que cet individu est dangereux.”


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tiré de l’argumentaire de l’UMP, reçu par email, ce qui changera si Nicolas Sarkozy est élu :

“Vos enfants fréquenteront une école plus autonome, sans portable, sans casquette, sans cigarettes, sans violence, où l’on se lève quand le professeur entre dans la classe.”


C’est le pensionnat de Chavagnes ! A la trique les sauvageons, avec la règle en fer sur le bout des doigts !

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Sarko-Le Pen: Convergence et concurrence.
Les passerelles, les pactes de non-agression, la concurrence brutale… l’espoir d’une alliance


“Les émeutes de la gare du Nord, ces images de voyous ou de casseurs dans les journaux télévisés, ça m’a renforcé”. Ces propos, enthousiastes, rapportés par le Canard enchaîné du 4 avril 2007, sont de Nicolas Sarkozy…

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La Ligue des droits de l’Homme a “noté” huit candidats après leur avoir adressé des questions sur les droits de l’Homme. Dominique Voynet est première, Nicolas Sarkozy dernier.

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Le Pen n’exclut pas une alliance

Le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen n’a pas exclu un rapprochement avec Nicolas Sarkozy, dans un entretien paraissant jeudi dans Le Figaro. Si le candidat UDF “veut parler avec tous les partis politiques, y compris le Front national, c’est une ère nouvelle, oui. Si Sarkozy dit qu’il est d’accord pour un rapprochement, pourquoi pas? Cela dépendra de l’intérêt de notre pays et de l’intérêt de notre mouvement. En tous les cas, nous n’avons pas d’a priori, ni contre lui, ni contre personne”, a déclaré le dirigeant frontiste.

Gus

Une question qui a son intérêt :

"Quel a été son parcours politique : qui l'a formé, qui a-t-il trahi, qui a-t-il rallié ? Quelles sont les étapes marquantes de sa carrière politique, quelles sont les grandes réalisations de sa carrière politique ?"

"Peut-on à partir de son parcours personnel se risquer à quelques hypothèses sur sa manière de concevoir le pouvoir ?"

Monsieur Prudhomme

Note inspirée par celle de J Attali : "Deux mois, dix questions" ?
http://blogs.lexpress.fr/attali/2007/03/deux_mois_dix_questions.html#comments

politoblog

Proposition de 10ème question ;
Comment le candidat compte-il s'y prendre pour fédérer, rassembler les français autour de son projet ?

versac

Ethop : ah, je la voyais plutôt comme anti-Royal, pour le coup ;)
M. Prudhomme : je n'avais pas vu. Effectivement.
Gus : le parcours est un élément d'explication, la question rejoint un peu la 1.
vero : hum, rien à voir, non ?
carolus : non. Honnêtement non. Je ne fais pas ça pour pousser un candidat. J'ai une idée de ma réponse personnelle, mais je trouve l'exercice intéressant et la confrontation potentiellement riche.
Locke : je pensais traiter le sujet dans l'économie, mais ça vaut sans doute le coup d'une question à part entière.

Bernard : intéressantes réponses, je ne suis pas totalement sur la même longueur d'onde, sur tous les plans, mais il y a du bon.

Sur la cohésion nationale, je pensais en faire un élément de synthèse, en réponse également à petit jardin sur les valeurs de la République...

Christine

Pour la dixième question: je serais d'accord avec Politoblog, la question de la cohésion. Ou autre question possible: la (le) Présidente (Président) saura-t-elle (il) redonner ses lettres de noblesse au politique? (qui rejoint la question 9, mais qui est trop vague à mon sens: il s'agit bien de savoir qui sera à même de guérir notre démocratie malade...)

Jarod_

Pour moi, la 10ème question aurait plutôt porté sur l'évolution de la société, tel que le mariage gay, l'avortement, et autres questions de société toutes chaudes qui sont déjà débattues un peu partout.

niamreg

@Bernard

A la question sur l'ambition européenne, vous dites: "3. oui pour Bayrou et Ségo (malgré les nonistes et son trip bleu-blanc-rouge)"

C'est fatiguant à la longue que vous soyiez incapables de comprendre que les nonistes (du PS en tous cas) sont pro-européens, et que leur non vient justement du fait qu'ils ont une vraie ambition pour l'Europe. C'est fatiguant à la longue que vous continuiez à affirmer qu'il faut développer une politique européenne dans la ligne du oui, alors que le non a remporté une élection démocratique. Sortez de votre bulle !!! La construction européenne débouche dans une impasse (même l'UDF l'a reconnu), et il va bien falloir avancer quand même. Ce sera donc non pas malgré les nonistes, mais grâce et avec les nonistes, c'est-à-dire la France.

Bernard

@Guillaume Payre
Sur la politique africaine : je vous fais confiance, vous avez l'air de connaître le sujet mieux que moi.

Sur l'atlantisme : si le prochain président est démocrate, ça s'arrangera quel que soit le candidat. Mais Sarko est le seul à ne pas s'émouvoir du néoconservatisme de Bush...

@niamreg
Tout le monde se prétend pro-européen mais les faits sont là : le non a quand même donné un coup d'arrêt à l'intégration européenne et au rôle prédominant, en tant que membre fondateur, de la France dans les discussions. On n'est pas tout seul !

frednetick

Comme niamreg je pense que le non ne marque pas un sentiment anti-européen mais alter-européen.

Et comme jarod j'aimerais bien que la 10eme question concerne les évolutions sociales. Il y a sur ce point une vraie différence entre les candidats.

Christine

@Bernard
Effectivement, le raccourci du "non au referendum" au "non à l'Europe" commence à devenir lassant.
Que vaut-il mieux: une pause à la construction européenne, afin de prendre le temps de réfléchir à quelle Europe nous voulons construire, ou une fuite en avant dans une Constitution dont on se serait aperçu (mais trop tard!) qu'elle ne correspondait pas à ce que nous souhaitions?
Est-ce que vous vous rendez compte que cette Constitution, si nous l'avions votée, aurait été inamovible? Et que donc tous les aspects non-démocratiques et libéraux qui étaient inscrits dans ce traité constiutionnel auraient été, véritablement, gravés dans la pierre?
On peut tout à fait être pro-européen et avoir refusé le traité qui a été soumis au vote. Le prétexte de la "mise en danger" de la construction européenne est pour moi du même acabit que le vote utile: du chantage pur et simple.

Abdel de Baiz

Je vais donc gagner mon pari.
C'est une vague xénophobe et conservatrice qui va ravager le pays. Les états majors viennent me consulter. Et, je sais déjà que le mal est fait. Ils ont tous droitisé à l'extrême, tous grisés par la nauséabonde médiocrité sondagière. Ne vous excitez pas, je m'en tape de la politique politicienne. Ils ont tous leur golden parachute. Ils sont même élus à vie. Toujours. Entre-eux. Pas vous, pauvres imbéciles. Vous autres, pauvres de vous, ne connaissez que la précarité. Vous vous déchirez pour des pécadilles, eux, ils vous divisent mais ils voyagent tous en ultra business class. Serrez vous bien la ceinture. Si vous saviez, combien la couche d'ozone, ils s'en tapent, dans leurs immenses berlines. C'est ainsi. C'est inné, n'est-ce pas ?

Le mal est déjà fait. Nul ne sait ce qui ressortira de ces manipulations génétiques de l'extrême. On vous demandera d'abord vos papiers, puis de choisir, entre deux rives, non seulement le sexe de vos enfants, mais aussi leur couleur de peau, leurs capacités intellectuelles, et plus généralement leur futur. Ainsi, tout est déterminé. Point de liberté, c'est trop dangereux. N'est ce pas Michel ? Dieu l'aurait dit à ces bouffis...

carolus

Je te crois sur parole. Mais je trouve quand même que tu accordes beaucoup trop de place aux institutions, à la gouvernance, et pas assez à ce qui doit concrètement être réalisé.
Tes points 1 et 2 sont quasi-synonymes. Ton point 7 s'y retrouve aussi en partie (la décentralisation est un élément de la "gouvernance").
Rassembler l'essentiel (politique économique et sociale, point 5) en un seul point ne me paraît pas sérieux. Sur ce point précis, la question n'est d'ailleurs pas de savoir si la politique économique et sociale du candidat est convaincante mais si elle est pertinente (par rapport aux objectifs annoncés, lesquels sont eux aussi un critère de choix important selon moi). Ne tombons pas dans le relativisme !


Ma liste :

- Saura-t-il, d'une manière générale, rassembler les Français autour d'objectifs ambitieux, faire passer de nécessaires réformes (qui ne seront pas indolores) ?

- Est-il courageux ?

- Ses propositions sont-elles cohérentes ? Développe-t-il une vision de la France, un projet de société ?

- A-t-il une ambition praticable en matière d'égalité des chances, de lutte contre les discriminations, de nouvelles redistributions/solidarités ? En bref, notamment, aura-t-il le courage de donner + à ceux qui ont réellement et besoin aujourd'hui d'un traitement favorable ?

- Sa politique en matière de chômage, de formation/éducation, innovation et dynamisme économique est-elle pertinente et crédible ?

- Propose-t-il des solutions pertinentes à la dette, pour assurer la pérennité des retraites et de la sécurité sociale ? Ses solutions sont-elles pertinentes?

- Ose-t-il aborder la question du périmètre des services publics ? Quelles solutions pour restaurer l'efficacité de l'action publique (la décentralisation est comprise là-dedans)?

- Contribuera-t-il à "restaurer" l'exemplarité de la classe politique en particulier, du pouvoir en général ; la question du renouvellement de la classe politique et de la crédibilité de la parole publique se pose ici. Plus largement est abordé la question de savoir s’il améliorera l’égalité de traitement des citoyens français.

- Propose-t-il des solutions à l'impératif environnemental, est-il crédible pour agir en la matière ?

- A-t-il une ambition et une crédibilité européennes et internationales ? Notamment, contribuera-t-il à l’émergence d’un monde plus sûr, plus solidaire, plus juste via une relance de la construction européenne ?

Bref : répond-il à l'Appel du Net (http://touvabien.typepad.com/touvabien/2007/02/lappel_du_net_a.html) de manière précise et cohérente?!

Hum, je crois que je vais pas tarder à faire un billet. Ton idée est bonne versac. Ce serait intéressant de voir si des critères communs émergent dans les blogosphères...

Bernard

@Christine
Bon on est d'accord sur l'objectif, une Europe plus sociale, mais on a divergé au moment du vote sur la méthode. Fallait-il y aller, fallait-il une pause avant de rebondir ? Je pense personnellement qu'on est dans une moins bonne situation maintenant pour arriver à créer une Europe sociale qu'auparavant. On a des partenaires qui ont d'autres priorités, la France est moins écoutée (lisez l'interview de Rocard dans les Inrocks), on a selon moi raté une occasion d'avancer. La France n'a pas la capacité de décider pour les autres. Pendant ce temps là, le monde avance et l'Europe n'arrive pas à peser suffisamment. C'est un avis personnel, et on peut légitimement être d'un avis contraire, rien n'est évident dans ce que je raconte, c'est plus une affaire de sensations. Espérons que l'intégration européenne repartira quand même.

gimik

suggestion de question 10 : lui confieriez-vous l'éducation de votre enfant ? ;-)

Aetius

Globalement, j'adhère aux propos d'Abdel.
Entre "Grolandais", c'est normal.
Pour ce qui est des 9 questions versacqiennes, aucun des "grands" candidats n'y répond favorablement.

Le pire de tous est Sarkozy, plus proche de l'atlantisme et de la position des anciens pays du bloc soviétique, devenus très libéraux, que du choix des français de 2005.
- le domaine des institutions : avec tous les pouvoirs, tout est possible.
- l'ambition européenne : le marché, pas les peuples.
- l'aspect social : vous bosserez plus et les mutuelles remplaceront la sécu.
- la politique internationale : officialisation du pillage des élites venues d'ailleurs.
- la décentralisation : à chaque région de se démerder avec ses populations de fainéants.
- l'écologie : le problème est réglé puisque le pacte est signé.
- l'impact de son élection : plus de "grincheux", plus de flics, de staracs, moins d'école.

Bayrou avance toujours globalement masqué, profondément droitier qu'il est, lançant ici et là quelques intentions propres à faire l'effet du ruban adhésif attrape mouches. Et ils s'en collent, des morpions, tels des crocodiles à l'entrée d'une maroquinerie.

Plus que jamais, Ségolène, bêtement, fait semblant d'être à gauche, mais va gérer les effets du libéralisme, en atténuer les dégâts et continuer de développer une sociale démocratie néo libérale, plus proche in fine de Sarkozy ou de Bayrou qu'il n'y paraît.

Le vote ?
Pour ceux qui sont favorables au "marche ou crève" mais "ferme la", c'est Sarkozy.
Pour ceux qui ont voté Oui en 2005 et veulent une pommade anti-hémorroïdes, c'est Ségo.
Pour ceux qui hésitent, le cul entre deux chaises, c'est Bayrou. Un vote complètement inutile, sorte de chèque en blanc sans Blanc.
Pour ceux qui ont compris que le libéralisme n'a pas le monopole de l'avenir, qui sont en avance sur les ringards formatés toujours adeptes de Keynes et Ricardo, qui souhaitent construire un monde moins raciste, moins communautariste, moins gaspilleur et plus respectueux des hommes et de la nature, c'est Bové.
J'exclue d'office les très droitiers, les verts, les trotskistes, les chasseurs.

Je n'oublie pas la question 10 :
- a-t-il la capacité à empêcher les révoltes urbaines récurrentes, l'uniformisation culturelle, les golden parachutes et les délocalisations boursières ? Est-il pour le bonheur sur terre ?

niamreg

@Bernard
Qu'appelez-vous intégration européenne? Intégration de nouveaux pays? Intégration économique? Intégration politique? C'est important de savoir ce que c'est pour pouvoir l'espérer (c'est bien tout le problème de l'Europe).

Quant à la situation, elle est à mon sens meilleure: les problèmes ne sont plus dissimulés, ce qui va permettre de (= obliger à) les résoudre, et bien sur dans ce contexte, ceux qui ont dit non au TCE ont un rôle particulier à jouer (ce que pour l'instant la France a refusé de faire, ce qui explique sa mise en retrait). C'est aussi cela qui va se jouer aux présidentielles. Et je me répète, c'est donc bien grâce aux nonnistes, et pas malgré eux, que Royal pourrait avoir une position moderne sur l'Europe (moderne, car pour moi, les nonnistes sont justement "ceux qui ont compris que le libéralisme n'a pas le monopole de l'avenir", comme dit Aetius).

versac

gimik : il y a aussi "lui achèterais-je une voiture d'occasion ?"

matéo

1) Peut-on espérer de lui une meilleure gouvernance ?
Dans les trois cas (Royal, Sarko, Bayrou) je m’en remettrais au changement de génération pour répondre «oui », nous sommes avec des gens nés après la seconde guerre mondiale, prompts les uns comme les autres à se départir de certaines postures de nature aristocratiques.
2) Peut-il être un garant des institutions ? Saura-t-il en faire évoluer les pratiques et les textes dans un sens meilleur ?
Là encore, à l’aune de la première réponse, on peut effectivement le penser. La recherche de l’efficacité semble se poser comme un impératif, face à une population défiante par rapport au monde politique. Chacun à sa façon tentera ce travail. On peut cependant redouter que le travail législatif ne débande pas pour autant et que l’assemblée des 577 sportifs continuent de produire toujours et encore lois et décrets de façon « industrielle ».
3°) Aura-t-il réellement une ambition pour l'Europe, saura-t-il la porter avec réalisme et volonté ?
On peut difficilement nier une conviction forte de Bayrou de ce côté-là, l’exercice n’est pas nouveau à l’UDF. Pour les deux autres, je m’en remettrais à leur soutien respectif et sans fard au « oui » lors du referendum sur le TCE. Avec Schivardi, Besancenot, Bové, Laguillier, Le Pen et De Villiers, on est plutôt peinard : c’est non à l’Europe (reformulée en « oui, mais pas comme ça » ce qui revient au même.
4) Est-il à même de mener les adaptations cruciales des éléments de notre pacte social (système de santé, retraites,)
A la lecture des programmes, aucun ne reprend à son compte la totalité des réformes et des orientations prises chez nombre de nos voisins, qui avec des gouvernements de droite libérale, qui avec des gouvernements sociaux-démocrates, ont menées et réussies ces réformes. Ces réformes étant par nature impopulaires, et le pathos l’emportant largement dans le débat citoyen sur le rationnel, on comprend mieux que le terrain étant miné, aucun des candidats n’annoncent les nécessaires réformes d’adaptation.
5) La politique économique et sociale qu'il semble vouloir mener est-elle convaincante ?
Non pour les trois. Et encore moins pour les 9 autres.

6) A-t-il une vision cohérente et ambitieuse de notre politique internationale ?
Oui pour les trois. Non pour les 9 autres.
7) Aura-t-il à coeur de mener une profonde réforme de l'Etat, de la décentralisation ?
Ce n’est pas vraiment le trait le plus saillant de leur programme. La chose étant à ranger dans les choses qui fâchent, il n’est pas étonnant que là encore, la prudence de serpent soit de mise. A craindre du côté de Royal, que contrairement à la tendance lourde en Europe ayant consisté à diminuer le poids de l’état, nos amis socialistes ne nous refassent en soft du 1981, au motif de la « bonne cause » bien sûr.
8) Aborde-t-il l'enjeu écologique avec le sens de l'enjeu et l'absence de préjugés nécessaires ?
J’ai cru noter de sérieuses impasses sur le sujet, à part de vagues intentions, en tous cas sûrement pas un thème au cœur des projets.
9) Son élection peut-elle avoir un impact positif sur le paysage politique français ?
A une défaite de Royal, on peut espérer voir naître un parti social-démocrate comme il en existe ailleurs en Europe. L’aile radicale rejoindrait Buffet, Besancenot et consorts. Bayrou serait plus à l’aise pour se marier avec l’aile modéré. Jean Marie Bockel, social libéralisme, qui a fait bon dernier avec sa motion, pourrait prendre du poil de la bête. A une défaite de Sarkozy, le risque serait fort de voir revenir des gaullistes bon teints, partisans d’un statu quo parfaitement dommageable au pays. Au point où nous en sommes, tout ce qui fera bouger le paysage politique est bon à prendre.

MamboJoel

- Envoyer le questionnaire aux candidats
- Subjectivement donner une note à chacun
- Créer le site de la Commission Officielle d'Etude de Présidentiabilité : www.coep.org
- Titrer le résultat de l'enquête "La COEP donne 0,24/20 à XXX, en revanche le magnifique YYY obtient un 19/20"
- Si le résultat convient, publier dans www.voteragauche.org

:-)

Capu

A t'il assez de culture générale au niveau internationale pour savoir que les dirigeants d'al qaida sont sunnites?

Quelle sera sa position lorsque les américains déciderons d'intervenir en Iran?

Gus

La question digne d'intérêt m'a l'air un peu plus complexe que celle que vous souhaitez vous poser. J'ai par exemple eu le plaisir de voir très récemment sur Publius un commentaire lucide sur le talent politique d'un Mitterand, par exemple (lui-même manifestement très semblable à un article de l'excellent Taurillon), disant à demi-mot qu'il peut exister une très grande différence entre le fait de se donner en spectacle à la poursuite d'une fin tout en oeuvrant à la fin exactement inverse (et avec quel talent mène-t-on ou ne mène-t-on pas telle oeuvre).

Abdel De Baiz

Mais que devient l'éthique ici ? Que reste t-il à la nature ? Le hasard ? L'évolution ? La culture ? Dieu ne joue t-il pas aux dés ? Pauvres idiots, soyez réalistes. C'est pour votre bien. Les sondages le disent à 99% ! Le hasard n'a plus sa place dans l'acte de procréer. Vous êtes déjà tous fichés. Sondés jour et nuit, 24 h / 24 par médiamétrie, Bouygues et ses compagnies. Souriez, vous êtes tous filmés. On connait tous vos goûts, les sites que vous visitez, ce que vous votez, ce que vous bouffez, ce que vous lisez, qui vous fréquentez, qui vous baisez, on scrute tous vos emails, on vous licencie même en masse par email. Vous êtes tous panélisés. Ne vous offusquez pas, c'est vous tous, autant que vous êtes, qui l'avez voulu. Vous avez choisi d'être à jamais bercés d'illusions. Comme hier.

D'ailleurs, il n'y aura plus de procréation à proprement parler, inutile, puisque toute la croissance des foetus sera programmée scientifiquement, sous l'oeil attentif des caméras de surveillance et de généticiens sous le contrôle d'ordinateurs qui analysent, organisent, programment comme un "produit final" : l'enfant ump.

matéo

Vu ce qu’on lit, refaisons le débat, le thème vaut la peine :

En 2005, quelques temps avant le referendum, en Angleterre « The Daily Telegraph » (quotidien de droite dont le Courrier International résume le positionnement ainsi : « Fondé en 1855, c'est le grand journal conservateur de référence de la presse de qualité… C'est sa pugnacité et ses partis pris qui font son succès, à droite de l'échiquier politique »
titrait « un non français ? Trop beau pour être vrai », dans lequel le journaliste écrivait cette phrase : « il faut surtout dire qu’un vote français en faveur du non le 29 mai prochain résoudrait tellement de problèmes pour les Britanniques qu’il semble recommandé de ne pas trop espérer. On peut sûrement faire confiance aux Français pour ce qui est de nous laisser tomber au dernier moment en accordant au oui une victoire même minuscule »

En Allemagne, au même moment, le journal « Die Welt » dont le CI nous explique que c’est : « "Le Monde", porte-drapeau des éditions Springer, est une sorte de Figaro à l’allemande,… ce journal s'affiche clairement conservateur » livrait un article intitulé « - Le non du vrai libéral ! » où l’on trouvait des phrases assez rafraîchissantes du style : « D’un point de vue libéral, la Constitution européenne reste un texte douteux. Elle est trop exhaustive, trop incompréhensible, et contient des dispositions plus nuisibles que profitables à une Europe libérale et concurrentielle. » Ou encore : « La Constitution européenne, si elle vise trop juste sur la répartition des pouvoirs, va beaucoup trop loin dans d’autres domaines. On prêche un catéchisme à la croisée des préceptes de la social-démocratie et de la charité chrétienne comme un code de bonne conduite pour mener une vie réussie. On instaure dans l’entreprise des obstacles aux licenciements et une obligation de dialogue entre partenaires sociaux. On accorde des salaires égaux aux hommes et aux femmes, indépendamment de la loi du marché ».

Pour être raccord et être parfaitement compris, ajoutons que le PSE, la Confédération Syndicale Européenne, tous les partis socialistes d’Europe (à l’exception de deux députés européens maltais) poussaient à voter « oui », et que les droites en Europe étaient globalement contre. On assista à France Europe Express en direct à l’appel à la raison de Jo Leinen, social démocrate allemand, à son « ami » Fabius. Ajoutons encore que toutes les dispositions sociales du traité avaient été poussées, et promues par les français, sous la férule d’un français VGE, et en voilà certains de nous refaire le coup d’une version 2 de l’union politique « moins libérale », persuadés que les autres finiront bien par lire les documents qui leur sont soumis comme eux, c’est-à-dire « à rebours ». Sonotone ou décodeur ?

Le brillant résultat est qu’il faut maintenant se mettre d’accord non plus à 15 mais à 27 pour trouver le commun dénominateur de l’union politique de l’Europe, et que de déboucher sur un texte « plus social » participe d’un épisode de Mission Impossible. Les libéraux ont gagné : pas d’Union politique de l’Europe où le pouvoir politique aurait pu peser par la règle de la majorité. Celles et ceux qui tout content d’être pour une autre Europe, tous fiérots, ont aujourd’hui l’union économique de l’Europe, le grand marché, l’unanimité pour prendre des décisions politiques. Ils attendent la version 2.0 se figurant bien sûr que les autres membres vont s’engouffrer dans leur sillage pour un traité plus « social ». M’est avis qu’ils vont attendre longtemps.

Il est accessoirement normal que les libéraux se satisfassent très bien de ce grand marché, eux sûrement atlantistes vivent très bien avec la vaste zone de libre-échange avec les Etats-Unis, sans contrainte du pouvoir politique. Les « alter européens » se gobergent d’avoir eu une lecture à l’envers de ce projet, et accusent ceux qui ont porté le « oui » d’atlantisme, alors que voter « oui » signifiait le point de départ de l’Europe puissance, soit le contraire de l’atlantisme.

matéo

@Abdel

Fais tourner !

gimik

@ Mateo
Abdel vient d'être ramené à l'Unité Municipale de Programmation pour une révision. ;)

LaVitaNuda

Je crains qu'au vu de cette campagne électorale, les 9 premières questions soient toutes subordonnées à une 10ème qui pourrait être : "peu importe ce que je fais, ce que je dis, du moment que ça me permet d'être élu (au pire de faire un score suffisant pour continuer jusqu'à la prochaine élection)."
Le reste, on verra...
2002, bis repetitam.

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