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09 septembre 2005

Commentaires

koz

Bravo. Ton propos est mesuré et je le partage pleinement. Il ne s'agit pas d'être aveugle sur les erreurs de Bush et de son adminsitration par ailleurs mais, comme tu le développes parfaitement, de ne pas lui attribuer tous les vices du seul fait qu'il s'agit de lui... Même si Maman Bush ferait mieux de rester cloîtrée au Ranch pour éviter de dire des énormités comme celle qu'elle a dites, et ternir encore davantage l'image du fiston.

Emmanuel

"Le tremblement de terre de Bam n'a pas donné lieu à une polémique aussi vive sur le "modèle iranien"."

Bien sûr que non, et pour une raison simple : au vu du faible niveau de développement économique de l'Iran et au vu de la nature dictatorial du régime, on ne s'attend pas à ce que les secours iraniens soient très efficaces. Ce n'est pas le cas pour les Etats-Unis.

"Est-ce bien le sujet ?"

C'est un sujet parmi d'autres à propos de Katrina, et pas le moins important, il me semble.

En fait, ce que je trouve frappant dans la réaction de Hugues et, à degré moindre, dans la tienne, est le fait que vous soyez beaucoup moins critiques vis-à-vis de Bush, et beaucoup moins prompts à tirer des leçons générales sur la société américaine que des commentateurs beaucoup plus pro-américains et pro-Bush. C'est le cas de Gregory Djerejian et d'Andrew Sullivan.

C'est aussi le cas de The Economist, qui titre cette semaine "The Shaming of America" et affirme dans son édito, avant un pilonnage en règle de l'administration Bush :

"Since Hurricane Katrina, the world's view of America has changed. The disaster has exposed some shocking truths about the place: the bitterness of its sharp racial divide, the abandonment of the dispossessed, the weakness of critical infrastructure. But the most astonishing and most shaming revelation has been of its government's failure to bring succour to its people at their time of greatest need."

C'est presque de la récupération de la catastrophe à des fins de dénonciation, non?

versac

Emmanuel : la réponse est simple, je suis français, pas américain. A titre personnel, je m'intéresse à la vie des Etats-Unis, et je lis des media et la blogosphère US. Mais je ne comprends pas la démesure d'une telle polémique en France. Simple écho ? Pas vraiment à mon avis.
C'est ça qui m'intéresse ici, l'écho français. Pas la polémique américaine, qui existe et est légitime.

Colonel

Tres bon poste. Il relativise sans noyer le poisson. Toutefois la reponse d emmanuel est justifiee: tout est ecrit a partir d un point de vue.
Pour ajouter une petite pierre, la politique est le jeu de la recuperation. Quel que soit l evenement declancheur.
Je reviendrai te lire.
Colonel

Quoique

Je me demande ce qu'aurait écrit les bloggers "gaulois" au temps de Pompei et Herculanum ?

guerby

A noter une comparaison qui commence a faire le tour des blogs et que j'ai lue dans l'IHT:

http://www.iht.com/articles/2005/09/08/opinion/edsimon.php

"The last time a great American city was destroyed by a violent caprice of nature, the response was shockingly different from what we have seen in New Orleans. In tone and tempo, residents, government institutions and the nation as a whole responded to the earthquake that brought San Francisco to its knees a century ago in a manner that was well-nigh impeccable, something from which the country was long able to derive a considerable measure of pride.[...]"

La prise de décision "de bon sens" décentralisée en 1906 est à comparer avec l'ultra concentration de pouvoirs dans les mains d'incompétents de 2005 et la perte de moral de "la base" et du pays.

Laurent

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