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22 janvier 2005

Commentaires

Stéphane Bayle

J'ai publié sur mon blog un message que m'adressé Jean-Marc Jancovici, un expert en changement climatique, concernant l'impact environnemental de l'A380

http://stephanebayle.typepad.com/sb/2005/01/a380_la_suite.html

JR

J'aime bien tes "putasseries du Vendredi" et beaucoup ton observation sur l'A380! Tiens, j'ai appris cette semaine qu'on ne disait plus "benchmarking" mais "parangonnage"!

Emmanuel

Tiens, je cherchais aussi récemment du matériel "sérieux" sur la directive Bolkestein. Et je n'ai rien trouvé de notable : rien dans The Economist, qui aurait pu donner un contrepoint libéral, rien non plus dans les revues universitaires spécialisées. C'est assez frustrant.

Philippe[s]

Je ne crois pas que Boeing soit plus vertueux qu'Airbus; il convient à mon avis d'interroger l'industrie aéronautique (prise dans son sens le plus large) dans son ensemble sur les aspects énergétiques et environnementaux de ladite industrie.
On peut ajouter aussi l'aspect ubuesque du processus de fabrication de cet avion.

Mais j'attends l'avis éclairé du professeur Zémerveil.

Tlön

Lorie est grande et Raffarin est son prophète

versac

Tlön : j'étais sûr que ça te plairait.
Philippe[s] : pas forcément question de vertu, ici, mais de l'intérêt et de l'anticipation d'une entreprise.

Hugues

Versac,
L'A380 consomme plus que le nouveau Boeing mais n'a pas la même fonction. Il transporte beaucoup plus de monde et le pari d'Airbus est fondé sur la logique des hubs aériens, mise en place avec un succès indéniable par des compagnies telles que notre Air France tricolore (cocorico).

L'idée, c'est que chaque compagnie majeure dispose d'une plate-forme centrale (Roissy pour Air France) d'où partent ses vols intercontinentaux. La plate-forme est alimentée par sa base de population (les 12 millions d'habitants d'Ile-de-France) et par les trafics de feeders, c'est à dire ses vols nationaux ou court-courriers continentaux. Ces derniers sont "cadencés" (les fameuses navettes Air France) pour correspondre avec les départs intercontinentaux, même si tous les clients en provenance des aéroports secondaires n'ont pas nécessairement une correspondance.

Donc, le pari d'Airbus, c'est de faire un avion totalement adapté à la stratégie logistique et économique des compagnies efficaces, mais également aux questions d'environnement puisque moins de gros porteurs seront nécessaires aux liaisons intercontinentales. Ce pari tient également compte d'une croissance de la demande et d'une raréfaction des créneaux horaires dans les grands aéroports.

Par ailleurs, Airbus dispose déjà d'avions aux caractéristiques proches du 7E7 (http://www.airbus.com/media/product_info.asp) et ne serait donc pas largué si le marché tournait plutôt à l'avantage de Boeing (plus de liaisons intercontinentales au départ d'aéroports secondaires) ce qui est peu probable.

Ayant été spécialiste des transports et de la logistique dans une vie précédente, je ne pouvais laisser accroire sur ton site, haut lieu de promotion fédéraliste, que l’une des plus belles réussites en matière de coopération industrielle européenne, ne soit qu’une terrible erreur…

Philipe [s],
Le professeur Zémerveil est temporairement en déplacement et m'a demandé de le remplacer sur ce sujet.

M_Spock

Je précise par rapport aux histoires de consommation d'avion, l'A380, AUSSI, consommera 20% de moins par passager transporté comparé à la génération précédente (en l'occurence le 747).
Quand au 7E7 si vertueux, Airbus va bien sur lui répliquer avec le A350, équipé, en gros, des mêmes moteurs et qui consommera à peu près pareil.

Cette histoire de consommation est une fumisterie : le but n'est pas écologique mais financier (le pétrole coute cher alors il faut en bruler moins). Le transport aérien reste une activité polluante et on n'a pas sous la main de solution alternative au pétrole (mais ça va bien venir, espérons le).

versac

Hugues : mouais, la stratégie du gros porteur comme produit adapté aux hubs ne me dit pas grand chose. La généralisation des hubs n'a pas donné de fortes commandes de 747, mais plutôt une grande ouverture des 777 et A340. Mais je ne m'y connais pas assez pour juger. Tout celà est en fait de la bête concurrence. Boeing rattrape son retard sur les moyens porteurs long courrier, et Airbus sur les gros porteurs. Chacun apporte une innovation. Mais, en Europe, on crie Cocorico, youpi c'est génial. Evidemment, le ciel, ça fait rêver, mais bon, on n'inaugure pas le nouveau verre d'Essilor en pareille pompe...
M.Spock : je ne pense pas qu'Aribus ou Boeing soit plus vertueux. Juste qu'il y a évidemment un intérêt bien compris d'une entreprise, qui anticipe une hausse des coûts, et une préoccupation environnementale qui pourrait un jour se tourner sur l'aérien. Mais parfois, des buts financiers peuvent être compatibles avec un besoin plus large.

socdem

Trés peu de sources sur Blokestein, même si j'en avaixs trouvé 2, 3 pour un post (Contre la directive)que j'ai fait il y a quelques mois, je comprend ta frutration.
Le mieux est je crois de lire la directive...

Pour Raffarin et Lorie, c'est non suelement du grand guignol mais du mépris.
ça doit rire d'avoir pu placer cette phrase chez le cab' du premier ministre...

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