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12 janvier 2005

Commentaires

~laurent

> La solution est dans le décloisonnement,
> la décentralisation, pas dans la définition par
> des experts d’axes nationaux, uniques, décidés
> en petit comité

100% d'accord.

Les échos ce matin (au sujet des PME)

"2.430 millions d'entreprises de moins de 250 salarié, dont 93% comptent moins de 10 salariés.

Elle emploient 85% des salariés et représentent 60% des investissement."

Au gouvernement personne ne connait l'entreprise. Quand c'est le cas ce sont des patrons de grosses structures (Francis mer est ridicile quand il prends une posture "vous les politiques" : il fait parti du même monde, il fréquente les même réseau. C le pote a raffarin)

La France des grande école rève de grands projets, de postes chez Total et Alcatel. La loi des 35 heures a été douce pour les banques et les assurance, mais mortel pour beaucoup de petite boite.

Ils sont déconnecté de tous :
Même la classe moyenne et supérieur doute. Si c'est le cas c'est qu'on est mal barré.

AL1JUP ferait mieux de se taire. Faire le " d'jeunes " sur internet. Bientôt on le verra aves une casquette casquette en banlieue a envoyer des SMS à Chirac (si si j'vous le dit).
Il nous parle de sa séance de ciné, de ce qu'il souffre, ... bon ???? il intéresse qui ? franchement il est ridicule !

Il y a le feux et on nous pond une nouveau rapport ... tu n'aurai pas du perdre tout ce temps. tu dois être le seul a l'avoir lu ;)

Tlön

ce matin Slama sur France Culture était moins critique...J'avoue pour ma part être assez partagé...

versac

Tlön : Slama a repris ce matin un article assez inepte passé dans le figaro lundi. Il m'énerve de plus en plus le Slama, quand il se lance dans la défense systématique du chiraquisme. En matière économique, et de gouvernance, il est encore dans les années soixante, et il n'y connait pas grand chose.
Les nanotechnologies ont-elles besoin d'une agence nationale pour avancer ? Non, aux US, elles s'en passent, elles ont des moyens de financement, malgré l'absence de financement public. Grenoble représente un embryon de ce qu'on pourrait faire à plus large échelle non pas en créant un gros machin national, mais en responsabilisant le conseil régional, en l'autorisant à dialoguer avec les universités et le CNRS sur leurs programmes de recherche, en aidant au financement des start-up dans le domaine, en facilitant le passage de la recherche à l'action économique, etc...

Cette maladie français de l'agence/haute autorité/commission interministérielle doit pouvoir être guérissable. Ca n'apporte rien, surtout dans le développement économique.

Tlön

j'ai dit que j'étais partagé...comment ça marche aux Us et au Japon?

20/20

Bon, comment tu t'y prends pour écrire ? Tu fais tout d'un trait ? Tu ratures pas mal ou pas ? Quand trouves-tu le temps de lire tout ça ? Et comment fait-on pour se forger une opinion politique ? As-tu des ambitions politiques, un jour, peut-être...

Maurine en NZ

Merci pour ce post Nicolas et pour le lien sur JM Billaut, que je retrouve avec plaisir (c'etait mon prof a l'INT)...Comme 20/20, tu m'epates. Merci de reveiller mes interets politiques et sociaux a l'autre bout de la planete.

versac

Cyrille : merci.
Pour écrire ce genre de trucs un peu longs, je le fais souvent en deux fois, et surtout, ça mûrit dans ma tête pendant quelques jours. Je rumine, et puis un moment, je ponds ma bouse, un peu comme une vache. Evidemment, dès publication, je trouve que c'est assez mauvais.
Sinon, c'est effectivement un sujet qui me tient particulièrement à coeur, et donc je fais le nécessaire pour me tenir au courant. J'ai par ailleurs été assez engagé aux cotés de Christian Blanc, et connaissais quelqu'un au cabinet de Sarko qui s'est occupé de ces sujets.
Pour les ambitions politiques, il ne faut jamais dire jamais, mais je ne vois pas du tout celà sur le plan d'ambitions personnelles. J'en ai un peu taté et vu que ce n'était pas forcément pour moi. Disons que si je trouve un jour quelqu'un de bien sur ma route... why not, mais celà ne doit pas être un métier, à mon avis, plus une préoccupation générale qui peut se concrétiser un jour.

versac

Tlön : Beffa examine en effet les modèles jponais et américain. Celà n'est pas forcément le bon benchmark. Pourquoi ?
Parce que ces deux pays ont une structure sociale/économique propice à l'innovation et à sa fécondité. Entendons par là des liens serrés entre éducation/recherche/entreprises. L'Etat se porte garant de ces liens, qui sont surtout le fait de grands pôles, autour des universités majeures. L'exemple le plus bateau est la Silicon Valley, mais il en existe par centaines. C'est là que se fait la création et la fécondité. Pas à Washington ou à Tokyo. Ceci-dit, les deux Etats fédéraux investissent ou coinvetissent avec le privé dans de grands programmes de recherche, soit à travers le DoD ou quelques administrations centrales aux Etats-Unis, soit avec la coordination du METI au Japon.
En France, rien de tel. Les universités sont trop petites, la recherche est souvent déconnectée de l'enseignement, l'autonomie des universités est un mot tabou, et la fécondité des programmes de recherche est faible, surtout dans les nouvelles technologies. C'est l'environnement social et économique qui est à revoir, avant de créer une grosse machine à Paris. Sur le plateau de Saclay, nous avons le plus gros pôle de recherche en Europe (concentration de chercheurs), des universités performantes, des écoles prestigieuses (HEC, X, Centrale...), mais il se crée moins d'une dizaine d'entreprises par an, là où il s'en créerait 150 à 200 aux Etats-Unis.
Je doute fortement que l'AII change ce système. Mais on est là dans la politique à la française : je pose une rustine sur le pneu, alors qu'il faudrait changer la chambre à air.

jean-sébastientien

impressionnant versac...

Scalp'

Il y aussi le site de l'association Copernic qui avait fait un dossier en 2004 dans lequel on trouve pas mal de données et de propositions qui vont dans le même sens.

http://www.comite-richelieu.com/cr-index.html

Jonathan Gall

M. Versac , je découvre tout juste ton blog et je suis impressionné par la pertinence de tes articles.

Juste un petit mot sur la recherche.

Actuellement j'expérimente le parcours du combattant qui me permettra en septembre 2005 de devenir un doctorant, un vrai avec barbe de 3 jours et idées en (pro)fusions. Dans mon ancienne société, 300 salariés, filiale d'un très grand groupe international, ma responsable (DESS Marketing Dauphine) m'avait répondu à ma proposition de m'accompagner pour les journées portes ouvertes de l'école doctorale d'HEC : "Mais c'est pour les vieux la recherche"...

Dans notre petit monde des bloggeurs thésard français on arrive à cet évidence : certes, on a de super projets de thèse "au début", mais on se fait très vite "utiliser" par les directeurs de laboratoire pour travailler dans "leurs" optique, pour "leurs" projets. C'est ça où tu n'a plus de laboratoire, de soutien et (surtout) de réseau.
Attention, je ne parles qu'au nom de ce que j'ai pu percevoir après mes entretiens réels et bloggés avec des doctorants. Les "supers" projets sont mis en arrière-plan et le risque est grand de se faire "bouffer" par les projets de son directeur ou par son entreprise de CIFRE (pour elle, tu n'est souvent qu'un ingénieur ou cadre de plus, et pas cher...)

Je ne pense pas (et n'espère pas) que ce soit une généralité, mais ça expliquerais pourquoi les thésard français soit moins innovant que leurs collègues américains ou nippons. Et ça, peu de gens le savent...

Pautard

Cher Monsieur,

Avant d'écrire dans le web, lisez attentivement les rapports et faites un peu de recherches dans le web avec Google sur ce qui se passe en dehors de l'Europe. Le rapport de Jean-Louis Beffa compare la situation française avec celles des Etats-Unis et du Japon. Les Etats-Unis ont créé une agence gouvernementale, la NERSC http://www.nersc.gov/ qui travaille étroitement avec IBM sur les questions d'énergie et d'environnement, sur un projet de super-calculateur. Le Japon (Nissan) a récupéré le projet de voiture propre à son compte. Les a priori sur "l'interventionnisme" de l'Etat en France résultent d'un rejet des nationalisations des années 1980, pas d'une recherche constructive de solutions coordonnées entre l'Europe, les Etats, et les régions.
La pauvreté des débats en France et les idéologies qui nous gouvernent nous ont mis sous une tutelle technologique américaine et japonaise, sans que nous nous en soyons rendus compte. Souhaitez-vous que l'Europe soit gouvernée par des multinationales américaines et japonaises ?

versac

Monsieur Pautard, merci de votre réponse.
Je vous rassure, je lis les rapports que je critique. A ce titre, le banchmark effectué par J.L. Beffa des Etats-Unis et de la Chine me semble justement biaisé et incomplet. Il n'a fait que regarder quelles grandes agences existent, et leur mode de fonctionnement. Nul ne doute que le METI japonais ou diverses agences gouvernementales aux USA ne jouent un rôle. Celà ne me semble juste pas être l'urgence prmière, d'autant que l'agence ne fait s'ajouter aux différents organismes existants pour les coordonner. Pas pour améliorer leurs éventuelles synergies.
En outre, croire que le succès industriel des Etats-Unis dans le domaine des technologies de l'information repose sur l'assistance d'Etat est sans doute se tromper. L'innovation est le fruit d'une dynamique recherche/éducation/entreprises (petites autour des grandes) qui n'existe pas en France, à un niveau régional.
C'est - à mon humble avis - là qu'est le principal problème de la France, ou en tout cas le plus urgent.

Je ne me sens en aucun cas gouverné par une idéologie, et ne vise pas à critiquer l'interventionnisme d'Etat sur le principe, mais sur son efficacité ici présent. Figurez-vous qu'un "libéral" me faisait la critique inverse l'autre jour.
Et non, je ne souhaite pas que l'Europe soit gouvernée par des multinationales étrangères, ou même européennes d'ailleurs. Je m'interroge juste sur la pertinence de la solution proposée par JL Beffa et reprise en urgence par M. Chirac.

Fulcanelli

http://www.u-blog.net/Fulcanelli/note/457#repondre


extrait

Je vous invite à lire deux articles de presse, l’un est publié dans quotidien de Frankfort qui est donné pour libéral et conservateur, l’autre est un rebond de l’économiste et sociologue qui monte, Thomas Piketty. Vous trouverez ces deux textes accolés ICI. A mon avis, il existe une relation et une cohérence mais sans doute que cette relation est de discordance. D’un côté, on nous dépeint une France apathique, provinciale, avec une pauvreté grandissante, un assistanat généralisé, bref, les Français n’ont plus le peps, ils ont même pour certains l’éthique du hamac (distincte de l’éthique à Nicomaque). Tout ceci manque de concept. Et notre président d’y aller avec son concept de France de pointe dans les secteurs industriels.

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