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mercredi 10 décembre 2008

Commentaires

leyla

un jour que j'avais du mal à quitter mes parents, un dimanche soir, et j'avais peur que le monde ne s'écroule le lendemain,
que j'ai embrassé dix fois maman, dit au revoir pendant 45 minutes... au bout du bout, maman m'a regardé et m'a dit mais qu'est ce qu'il y a .
je lui ai dit mais maman, on ne sait pas ce que sera demain, on ne sait pas comment ce sera, ni comment nous on sera, et....
elle m'a flanqué ses yeux dans les miens et elle m'a dit : "vivants... demain, ma fille, on sera vivants".

voilà, je crois que c'est le plus beau cadeau de ma maman...
ce jour là j'ai compris le vrai sens de l'expression "donner la vie".
en fait une maman, elle ne la donne pas qu'une fois...

leyla

(sinon, magnifique, la photo. il y a tant de toi dans ces yeux mi clos

Milky

Tu parles ! Je crois que c'est principalement à cause de cette trouille-là, que je n'ai pas envie d'enfants...

MarieMay

Ce matin, en regardant ma fille se réjouir de son anniversaire demain, je me suis surprise à penser "Pourvu qu'elle y arrive, à cet anniversaire". Evidemment, je me suis dit que j'étais un peu folle d'avoir ce genre de pensée.
Je déteste quand on se fâche avant de partir travailler, parce que je ne sais pas si on se reverra. Je déteste aimer tant que je redoute qu'on me prenne l'être du désir. Mais c'est tellement fort d'aimer à ce point-là.
Est-ce propre aux mères de redouter que l'on prenne la vie qu'elles ont donné, et dans laquelle elles ont tant mis ?

Christie

Moi c'est cette trouille-là qui me montre à quel point je les aime mes enfants.. et qui m'en fait désirer d'autres, pour connaître encore et encore cet amour-là (et le mystère de voir le mélange de nous deux + beaucoup de lui-même, s'incarner encore une fois)

MarieMay

Et la douleur de ne pas voir arriver un petit alors qu'on le désir de toute son âme... oh mon dieu, que je te comprends.
Souvent associée à la culpabilité de se dire que l'enfant qu'on a déjà ne nous suffit pas...
Bonne journée Chrisite, courage

Christie

Je l'ai ressentie cette culpabilité, au moment où en effet mes enfants ne me suffisaient pas (j'avais du mal à les aimer comme elles étaient). Et puis maintenant je me suis "réconciliée" avec mon désir, et j'ai toujours envie d'un bb, mais allegée de la culpabilité.

Thaïs

Courage Christie !"le bébé tant désiré" j'ai attendu 7 ans pour l'avoir.(une fois l'agrément obtenu pour adopter, je me suis retrouvée enceinte.)Et les jours où j'ai envie de les passer par la fenêtre car ils (et oui il y en a eu un deuxième après)ne sont pas sages, on se souvient de ces moments d'attente et ça calme tout de suite.

Titoune

Au cours de mon stage à Agapa en septembre, j'ai entendu et lu beaucoup de récits de pertes de grossesses, de fausses couches... Et souvent, je me demande, depuis, est-ce que j'oserai, moi, prendre le risque de porter la vie? Et en même temps, avoir des enfants, c'est un "appel" de mon corps, de mon âme, que je ressens au plus profond de moi depuis toujours... cette idée m'a portée, mais aussi tiraillée, quand ma meilleure amie m'a annoncé son entrée au couvent... renoncer à la maternité, je crois que je ne pourrais pas...
Et puis, souvent, j'ai peur, c'est un peu bête, j'ai encore le temps, de ne jamais "trouver le papa", de ne jamais rencontrer l'homme avec qui avoir ces enfants que je désire tant!

Christie

Oui moi aussi j'avais peur de ça.. ne pas rencontrer le père de mes enfants.. et puis tu vois..

Natalie

Et moi, hier, j'ai pleuré en entendant qu'un bébé avait été enlevé dans une maternité. C'est ma peur la plus profonde, celle qui me réveille la nuit. Qu'on m'enlève ce petit être que j'ai eu tant de mal à mettre au monde parce que l'envie de lui a été très difficile à accepter, cette petite qui n'a qu'un an, qui est si vulnérable et si fort à la fois. Ma fille, Jeanne. Cette peur ne passe pas, elle ne me quitte pas, elle me fait comprendre que je suis devenue maman.

lapetitecatherine

Olalal ce petit mot auj!!
j'ai du mal à envisager de faire un enfant et à passer le cap par peur de perdre ma liberté.... et pourtant ça me turlupine! je reve que je suis enceinte, ou que j'accouche (ou que je fais une fausse couche ça c'est plus un cauchemar) ou que j'ai un bb presque une nuit sur deux.. Ca veut dire qq chose non?? ;)
et j'ai tellement peur de perdre mes parents et mon amoureux que je les couvre à chaque fois que je les quitte de milles bisous et de je t'aime!!!

Cenina

Milky, ne pas vouloir d'enfant est un choix que je peux comprendre, que je respecte, que j'admire même ! Mais ne pas en vouloir à cause de cette peur, certes forte, puissante, quel dommage. La peur ne fais pas le poids face à l'amour infini et indéfini que tu ressens pour ton enfant, ton petit, quand tu croises le regard de ce petit être que tu as attendu, porté, crée, quand tu sens l'odeur douce et tiède de son petit cou, quand tu serres dans tes bras ce corps si fragile, si confiant, tes bras si précieux pour lui... Rien ne vaut cet amour ressentit dont parles Christie.. Rien ! ;)

Gridou

Moi, mon frère est parti pour 2 ans avec ses 2 enfants en Afrique du Sud et je ne sais pas si je serais capable d'aller les voir ... Prendre le risque et le faire prendre à mes 2 gars (qui eux ne voient pas le danger surtout que mon frère dit qu'il n'y en a pas ...) ça me fait peur...

Christie

Moi aussi j'ai peur de partir au Kenya ; peur de la violence des hommes et des accidents de voiture (la chef de mon frère a perdu son fils sur la route, là bas)

et je suis attirée par les fils de mon frère, ces petits garçons qui vont avoir un an ; le rire de mon frère qui me manque ; l'envie de découvrir sa maison ; l'envie de voir mon Nico déconnecté ; l'envie de mer ; la curiosité devant mes enfants et tous ces animaux....

Oui le désir est parfois plus fort que la peur.

B.

Ma psy (voilà le mot est lancé...) me dit souvent que la peur nous est utile, elle nous protège car elle nous avertit d'un danger. Mais le désir de vivre doit être plus fort que la peur, comme le dit Christie, pour ne pas passer à coté de la vie ...

Clea

Incroyable écho de ton post...aujourd'hui particulièrement alors que justement je viens d'apprendre le départ d'un petit.

Sandra

Ah oui c'est tellement juste tout ce que tu écris… Moi je fais beaucoup de cauchemars sur ces peurs-là et surtout, je rêve que j'oublie mon bébé, partout !
Il est encore tout petit, j'ai aussi longtemps attendu sa naissance, encore aujourd'hui quand je le vois j'ai du mal à y coire ! C'est surement pour cela…

planeth

Et surtout, les larmes, tu les laissent venir..
ça été si longtemps tabou pour moi, si insupportable, et c'est pourtant si naturel! ;0) très belle photo.

planeth

pardon j'écris comme un cochon!

akynou/racontars

une de mes cousines m'a dit juste après que j'ai accouché de ma première fille : « Au fond, donner la vie, c'est ce qui nous rapproche le plus de la mort, de l'idée de la mort. » et j'ai compris ce qu'elle voulait dire parce que c'est ce que j'avais profondément ressenti

laurence

C'est étrange de lire vos témoignages ! Moi qui me suis longtemps cru "pas normal" devant ce genre de peur, d'angoisse, de trouille !!!
Lorsqu'on les voit partir à l'hopital vers le bloc, on ressent une douleur terrible qui nous enserre de partout et le besoin de montrer à ce petit bout qu'on est serein, confiant ....
J'ai longtemps vécu dans l'anticipation de toutes les situations possibles et imaginables qui ferait que je pourrais éviter de souffrir de la perte de l'être tant aimé. Je suis en train de passer ce cap mais suis bien incapable de savoir quel a été l'événement déclencheur : leur autonomie grandissante ?
Un grand pédiatre nous avait dit après la naissance : n'oubliez jamais qu'en donnant la vie, vous donnez la mort !!! J'ai mis longtemps à comprendre et maintenant je lui en veux terriblement de prononcer ce genre de choses devant de jeunes mères !
Le fait de vivre dans l'anticipation m'a fait oublier de profiter du moment présent : c'est souvent très difficile pour moi de "lâcher prise".
D'ailleurs c'est le titre du livre que je lis actuellement. je me retrouve dans tout ce qui est dit mais vais-je trouver les conseils qu'il faut ???

Lola

Que vous avez l'air jeune et fragile, sur cette photo, Christie! C'est exactement ce que j'ai ressenti, à la naissance de mon premier bébé: la fragilité. De lui, de moi, de lui dans mes bras (et si je le laissais tomber?...), de notre bulle si merveilleuse et si précaire!
Depuis qu'ils sont nés, je leur ai inventé mille morts, pour conjurer le sort, pour empêcher le malheur d'arriver. En même temps, je me suis plongée dans des abîmes d'angoisse, à pleurer leur hypothétique disparition.
Respirer, respirer. Vous avez raison, c'est l'ombre de la peur qui nous fait pleurer. La peur, à tout prendre, nous la regardons en face s'il le faut.

Vous allez faire un beau voyage, Christie... Et les filles vont voir des girafes!

aymeric

Je n'aurais pas du lire cette note ; toute ces angoisses qui sont aussi les miennes ça... m'angoisse.
Du coup, j'ai préféré jouer la prudence et éviter de lire les commentaires.
(Bon voyage à vous ; la bise.)

aymeric

Ah, ben, pourquoi on m'a rebaptisé "cinquième" ? Pourquoi ?

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