Mediapart : indépendance ?
Mediapart, le projet porté par Edwy Plenel, fait du bruit, à la mesure de la notoriété de l'équipe qui le porte. L'ambition est immense, et l'idée de fond est de créer le nouveau media de référence. Avec dans le discours de Plenel, partout où il passe, l'indépendance, clamée, claquée, lancée comme en opposition à tous ces journaux qui appartiennent aux puissances de l'argent.
J'ai quand même un problème avec l'indépendance telle qu'elle est définie par mediapart.
Recevoir, comme cela a été le cas hier, un email de Ségolène Royal m'invitant à m'abonner à mediapart, ne m'apparait pas comme une garantie d'indépendance majeure à l'égard du politique. Une garantie que ce sera un media de gauche, identitaire et communautaire, positionné autour du parti socialiste, soit. Mais indépendant, non.
Voici l'email (dans le genre commercial, on ne fait pas mieux - envoyé à tout le fichier désirs d'avenir) :
Chers amis, chères amies de Désirs d’Avenir,
Toutes les initiatives audacieuses qui tentent de changer la situation de la concentration de la presse méritent d’être soutenues, au nom de la liberté de l'information et du pluralisme.
C'est le cas du récent projet MediaPart, né de la rencontre entre des professionnels du journalisme et des spécialistes du Web, parmi lesquels Edwy Plenel, François Bonnet, Laurent Mauduit et Benoît Thieulin.
Présenté sur le site mediapart.fr , ce projet de site d'information participatif, financièrement indépendant et exigeant éditorialement, cherche à inventer une réponse ambitieuse "aux trois crises – démocratique, économique, morale – qui fragilisent l'information en France.
Pour voir le jour d'ici mars 2008 et avoir les moyens de rester indépendant, MediaPart fait appel aux pré-abonnements, pour un montant de 9 € par mois (de 5 € pour les moins de 25 ans et les chômeurs).
Au nom du pluralisme des médias, je vous invite à leur donner leur chance en vous abonnant.
Merci de ce geste militant qui s’inscrit dans la logique de la démocratie participative.
Cet appel est logique. Mediapart cherche des citoyens plutôt attirés par la promesse d'indépendance à l'égard de Sarkozy (penser opposition), et engagés dans une logique participative, prêts à passer le cap. Où sont-ils ? Chez désirs d'avenir, évidemment. On pourrait, avec un peu de cynsime, si l'on voyait mediapart comme une entreprise commerciale, prendre ce mail pour du spam, d'ailleurs, et le fichier des adhérents et sympathisants de desirsdavenir comme un fantastique fichier ciblé pour ce genre d'initiatives. Ils seront certainement des centaines à avoir envie de s'engager dans ce domaine, et encore plus si Ségolène Royal donne son onction au projet.
L'indépendance est un mythe, peut-être. Ce peut certainement être une exigence, que certains autres projets que je connais pratiquent. Elle peut être garantie par une charte ou un pacte entre les actionnaires et la rédaction. Elle est soutenue par la clause de conscience des journalistes. Elle s'accomode mieux de l'absence d'actionnaires ayant des intérêts avec le pouvoir. Mais elle se passe certainement bien du soutien opérationnel et commercial du politique au projet. Quand un politique s'engage dans un media de manière aussi directe, il perd cette belle vertu affichée.
L'indépendance, pour Mediapart, ce serait de réussir à attirer des journalistes, mais aussi des contributeurs, qui soient de plusieurs camps, de plusieurs tendances, et se donner les moyens cocnrets de s'attaquer aussi aux sujets de la candidate socialiste. Ce serait de pouvoir enquêter en toute simplicité, en toute indépendance, sur Ségolène Royal. Comment faire ceci quand l'équipe qui anime son association s'occupe aussi du media et de la communauté ?
Mediapart annonce la couleur : ce ne sera pas un media indépendant, mais une sorte de nouveau journal de gauche. Que les choses soient dites ainsi ne me choquent pas. Mais je chercherai à m'informer sur la gauche ailleurs. Et les belles leçons sur l'indépendance et le monopole de la vertu journalistique dispensées à longueur d'antenne par l'ancien patron de la rédaction du Monde me font doucement rigoler.
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[PS : pour le coup, étant plutôt ami avec Benoit Thieulin et partageant largement sa vision de l'internet, j'ai hésité à publier ce billet. Puis je suis dit : sois indépendant, toi, au moins, sur ce coup. Je précise que je n'ai d'intérêts personnels dans aucun projet concurrent, sinon une forme d'amitié et d'estime pour les fondateurs de rue89. Mes excuses à la netscouade pour cette pique, mais elle est trop flagrante - et je ne me suis pas inscrit à désirs d'avenir pour recevoir du spam commercial.]
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[EDIT : je ne critique pas le soutien de S. Royal à Mediapart, sur le principe. On connaît mon attachement au pluralisme et j'ai déjà souhaité bonne chance au projet. Ce que je critique, ici, c'est la mobilisation du fichier des adhérents comme base de prospection d'abonnés pour Mediapart. Imaginez le même principe en remplaçant "désirs d'avenir" par "parti socialiste" et Mediapart par Libération.]
[Edit : pour les commentaires en mode "attaque ad hominem" ou "c'est nul ton billet", merci de laisser un email valide, de ne pas vous appeler toto, et d'utiliser des adresses IP différentes. Les commentaires de Romaric, romain, toto ou marc proviennent d'ordinateurs communs. Ce genre de méthodes ne me semblent pas coller avec l'esprit ouvert, participatif et respectueux du débat et du pluralisme de Mediapart, qui, je le rappelle, prône "la fin de la rumeur, de l'anonymat, ce déluge vengeur de commentaires où l'on se cache derrière un pseudonyme pour se lâcher". Les prochaines tentatives de ce genre seront modérées.]



Plenel n'a jamais caché qu'il était de gauche à ce que je sache ... Il n'aime pas Sarko et le dit lui même. Quand il dit qu'il est indépendant, il parle d'indépendance financière. D'où d'ailleurs le fait que le futur site soit payant ...
Rédigé par: Lolo | le 14 décembre 2007 à 13:04
erreur grossière ou mauvaise foi ?
Il ne faudrait pas confondre : l'indépendance est remise en cause quand un journaliste ou un groupe de presse fait allégeance à un politique (affaire genestar/lagardère.parismatch, et non pas le contraire !!
Qu'un politique soutienne la naissance d'un média au nom du pluralisme, comme Ségolène Royal l'avait d'ailleurs fait pour arret sur image (émission qui d'ailleurs n'est pas tendre avec elle mais vous connaissez la célèbe phrase de Voltaire...), est plutot rassurant par les temps qui courrent...
On ne pourra s'inquiéter de l'indépendance de ce nouveau journal s'il fait un jour allégeance à la candidate socialiste... ce qui n'est pas encore arrivé à ma connaissance..
En attendant, ce procès d'intention ou cette maladresse ne me semble pas très heureuse par les temps qui courrent ou les journaux indépendants comme Rue89, ASI ou Mediapart j'espère, ne sont pas très nombreux !!
Longue vie au medias indépendants et aux contre-pouvoirs...
On vous pardonne pour cette fois ;-), mais votre PS nous laisse penser qu'effectivement vous auriez peut etre du réfléchir avant de poster cet article
Rédigé par: romaric | le 14 décembre 2007 à 13:13
Je ne suis pas d'accord avec cette analyse, il ya suffisamment de medias aux ordres du pouvoir pour ne pas dire presque tous qu'il est sain que dès la naissance un média affiche et se revendique comme étant proche de l'opposition.
Ce sera un tout petit bol d'air dans ce monde de médias aux idées et à la plume polluées.
Rédigé par: David 15 | le 14 décembre 2007 à 13:45
Personne ne dit que Sego avait également soutenu Arrêt sur Image il y a quelques semaines et personne ne semble s'en offusquer ...
"L'indépendance, pour Mediapart, ce serait de réussir à attirer des journalistes, mais aussi des contributeurs, qui soient de plusieurs camps, de plusieurs tendances, et se donner les moyens cocnrets de s'attaquer aussi aux sujets de la candidate socialiste."
Tout à fait d'accord avec ca, et je vois pas ce qui empécherait les internautes de gauche ET de droite, et même des apolitiques de venir sur le site ... Rien de pire qu'un média de gauche par et pour les électeurs de gauche.
Plenel a montré qu'il pouvait être objectif et qu'il était attentif aux gouvernement en place, de droite comme de gauche (cf Les écoutes de L'Elysée surtout)
Rédigé par: Marc | le 14 décembre 2007 à 13:51
Au moment où elle était présidentiable, il était dommageable que Segolène Royal fasse si peu de politique. Il est désormais dommageable qu'elle en fasse tant.
Sa prise de position sur médiapart est ridicule à double titre.
1- Le soutien de désir d'avenir renouvelle la collusion même qui est critiquée entre pouvoir politique et pouvoir médiatique. Collusion et même connivence, d'autant plus fortes que Benoit Thieulin n'est autre que l'ancien responsable de campagne Internet de désirs d'Avenir. Le soutien de Segolène Royal aurait donc pu être sollicité voire commandé.
2- Segolène Royal ne doit sa popularité politique qu'à une popularité originairement médiatique (au mauvais sens du terme). Elle n'a pas la force ou l'envergure, elle n'a pas même les compétences suffisantes, pour se positionner à propos du projet médiapart. Elle n'a en fait rien à y voir. Finalement, le projet qui devait originellement consommer la rupture entre les médias contrôlés et une nouvelle façon de produire de l'information échappant au dictat économico-politique n'aura été capable que de reproduire à l'échelle médiatique les tensions entre pouvoir politique majoritaire de controle (droite sarkozyste) et contre-pouvoir (gauche dissidente). Mais il n'y a pas de contre-pouvoir constitué à gauche, moins encore chez désirs d'Avenir qu'ailleurs!
L'initiative d'Edwy Plenel était déjà suffisamment audacieuse et délicate comme ca pour avoir à craindre d'être discréditée par un nouveau carnaval de personnalités, surtout lorsque celles-ci participent d'autres intérêts médiatiques et politiques. Ce brouillage est très malvenu. L'initiative est assez louable en elle-même, mais je crois que c'est mal parti. je vais continuer à errer de blogs en blogs, qui constituent probablement les derniers îlots du contre-pouvoir et les premières modalités renouvellées d'accès à l'information.
Rédigé par: Ratuz | le 14 décembre 2007 à 13:55
D'accord avec toi. Etant plutôt favorable au projet Mediapart, et pas opposé au PS, au contraire, j'ai trouvé ce mail superflu, voire déplacé.
Rédigé par: Eric | le 14 décembre 2007 à 13:58
Etant l’un des fondateurs de Mediapart, qu’il me soit permis de réagir...
Pour ne pas verser dans des polémiques inutiles, raisonnons calmement. Est-il exact que le pluralisme de la presse quotidienne et son indépendance sont mis à mal ? Je pense honnêtement qu’il est difficile de soutenir le contraire. Du Monde jusqu’à Libération, en passant Le Figaro ou Les Echos, toute l’actualité récente de la presse souligne cette évidence : une inquiétante proximité entre les actionnaires des grands quotidiens et Nicolas Sarkozy. Ou si vous préférez, une montée en puissance d’un inquiétant capitalisme de connivence, au détriment de la presse indépendante. C’est donc à cela que veut répondre le projet Mediapart. Essayer d’inverser le courant : œuvrer à la refondation d’une presse indépendante, d’un journalisme d’investigation...
Et Ségolène Royal applaudit ? Sincèrement, elle a du mérite. Car si vous voulez bien prendre quelques instants pour vérifier ce que j’ai écrit sur la gauche depuis deux décennies – dans mes articles à Libération ou au Monde, comme dans mes livres écrits avec Gérard Desporstes (« La gauche imaginaire », « L’adieu au socialisme »...) – vous me concéderez que j’ai conduit des investigations qui ont souvent été dérangeantes, ou des analyses souvent critiques. Lisez aussi ce que Edwy Plenel a pu écrire sur la gauche et en particulier sur son naufrage éthique, notamment à la fin du second septennat de François Mitterrand, vous nous accorderez que nous avons souvent eu la plume acerbe.
Il faut donc dire les choses telles qu’elle sont : Ségolène Royal a du mérite de faire ce geste. Et puisqu’il en va du pluralisme et de l’indépendance, nous souhaitons vivement qu’elle fasse école. Que François Bayrou suive son exemple, lui qui, pendant la campagne présidentielle a aussi dénoncé cette consanguinité entre le pouvoir de l’argent et Nicolas Sarkozy. Et après lui, les communistes, les Verts, la LCR, et même des dirigeants de l’UMP, s’il y en a de courageux, qui osent admettre cette simple vérité : l’indépendance de la presse et le pluralisme méritent de dépasser des querelles de chapelle.
Rédigé par: Laurent Mauduit | le 14 décembre 2007 à 14:01
Corrigeons d'abord une première erreur ! Versac dit : "un email de Ségolène Royal" Inexact. C'est un e-mail de "ségolène". Vérifiez la signature du mail, Versac ! ;-) ;-). Notons que l'intitulé en est "lettre d'actualité"
Bon plus sérieusement sur l'aspect "spam" je ne partage pas votre vision très restrictive de la chose. Un spam est un mail non sollicité... en laissant vos coordonnées sur les listings de Désirs d'avenir vous avez fait connaître votre souhait d'être informé au plus près de toutes les initiatives et réflexions de Ségolène Royal et son équipe... Que cette réflexion porte sur un site commercial d'informations ne signifie pas "spam".
Signalons pour une mise en perspective des choses que deux jours avant cet envoi, Ségolène Royal (là c'est signé comme cela) adressait un mail (lettre d'actualité) sur la problématique des contrats passés avec la Lybie
Rédigé par: Jacques Adam | le 14 décembre 2007 à 14:02
Bonjour!
Alors j'annonce la couleur d'emblée: je suis journaliste membre de la (future) rédaction de Médiapart, farouchement indépendant depuis vingt ans que je fais ce métier et bien décidé à le rester! C'est même pour cela que j'ai rejoint le projet. Non, Versac, l'indépendance n'est pas "un mythe", plutôt un combat. Oui nous la ferons vivre. Déjà certains d'entre nous ont quitté le confort des journaux dans lesquels ils travaillaient depuis des lustres, les autres y allant de leur poche pour "blinder" le capital de notre projet.
Faut-il ajouter que je n'ai pas reçu de mail de Ségolène, pas plus que de François, Marie-Georges, Olivier, Nicolas, des deux Dominique, etc? Libre à eux de nous soutenir, ils doivent savoir que c'est une voie à sens unique! A Mediapart, nous aimons bien la phrase d'Albert Londres (grosso modo): "Le journaliste ne connait qu'une ligne, la ligne de chemin de fer".
Et puis, dans cette aventure où nous demandons aux citoyens participatifs de nous soutenir en adhérant - c'est la meilleure garantie de l'indépendance, non?- je conclus avec un autre confrère, Pierre Desproges, qui invitait à ne pas se tromper de cible: "L'ennemi est bête, il croit que l'ennemi, c'est nous".
Bien à vous,
Erich Inciyan
Rédigé par: Erich Inciyan | le 14 décembre 2007 à 14:24
Là franchement Versac, tu tombes dans du Morandini avec ce post !!
Si Plenel était tendre avec la gauche ça se saurait !! Meme si c'est quelqu'un qui a surement des défauts, ça reste un vrai chien de garde de la démocratie !!
Et que Ségolène Royal le soutienne me semble etre dans la lignée de ses précédentes attaques sur le système médiatique sarkozyste, comme Bayrou pourrait le faire !!
Il est évident que Plenel ne sera pas tendre avec les gens de gauche comme il a fait avec Mitterrand d'ailleurs.. c'est tout à l'honneur de Ségolène Royal de soutenir une telle initiative favorable à la démocratie !
Après chacun est libre dadhérer à ce journal, moi meme j'attends la sortie du site pour le faire, mais le poignarder dans le dos et un crime contre la démocratie, l'opposition et les ocntre-pouvoirs...
Tu devrais avoir honte !!
Rédigé par: Romain | le 14 décembre 2007 à 14:28
Ouhlala, je ne pensais pas m'attier ainsi une mobilisation de commentateurs irréguliers avec ce billet.
Petite réponse, donc. Je ne critique pas, en soi, le projet mediapart. J'ai déjà écrit mes doutes sur le modèle, je ne mets aucun doute sur l'ambition. Et quant au contenu et au travail, on jugera sur pièces.
Laurent Mauduit : "Et Ségolène Royal applaudit ? Sincèrement, elle a du mérite."
Le problème, ce n'est pas que Ségolène Royal appaludisse un projet. Elle en applaudit tous les jours différents projets. Mais qu'elle aporte son concours sonnant et trébuchant en participant à la cmapagne de recrutement, en mobilisant son fichier pour un projet qui se revendique indépendant de son initiative.
Je suis certain que nombre d'autres hommes politiques soutiennent le projet dans son principe. Mais apporter sa participation concrète et opérationnelle au recrutement d'abonnés est très différent. Imaginez que le PS mette à disposition son fichier d'adhérents à la disposition de libération en leur disant "abonnez-vous" !!! Que ne dirait-on pas !!!
Rédigé par: versac | le 14 décembre 2007 à 15:35
Mediapart est visiblement lancé par des personnes qui ne connaissent que peu de choses à internet (cf modèle économique qui dénote une méconnaissance totale des pratiques actuelles et des attentes des internautes).
Quant à demander le soutien des politiques, on touche le fond.
Il ne suffit pas d'avoir de belles idées, il faut aussi savoir prendre les moyens de les appliquer. Et là, c'est mal parti...
Rédigé par: Jeff | le 14 décembre 2007 à 15:36
Au fait, Romain et romaric, utilisez une adresse IP différente la prochaine fois pour faire vos attaques personnelles et vos quasi-insultes, ça serait moins grossier.
Rédigé par: versac | le 14 décembre 2007 à 15:38
Et si je peux me permettre : Marc et Lolo aussi, svp, quand vous venez défendre avec une autre thèse, mais un phrasé proche, l'initiative, utilisez des IP différentes...
Rédigé par: versac | le 14 décembre 2007 à 15:40
Moi qui suis aussi un commentateur "irrégulier" ici, je partage l'opinion de Versac. Que Ségolène Royal fasse la promo d'un site co-organisé par l'ex-responsable de sa netcampagne peut être un indice que ce média ne sera pas complaisant pour Sarkozy, mais n'en fait en aucun cas un média indépendant, et donne même un indice dans un sens partisan.
Cela étant, sans connaître personnellement Benoît Thieulin, je sais que ce n'est pas un obtus.
En revanche, à l'heure des pressions contre la gratuité sur Internet, n'y a-t-il pas un mauvais signe de la part de Royal ?
Rédigé par: Hervé Torchet | le 14 décembre 2007 à 15:58
Sur ASI, DS y va aussi de sa petite pique pour dénoncer la conivence Médiapart-SR.
C'est à celui qui sera le plus indépendant, le plus pur, le moins compromis par les puissants.
Le problème, c'est qu'au final, ça tourne à l'obsession. Et au final, l'essentiel de ce type de média ne devient plus qu'un journal dénonçant la main mise des Illuminati et autres conspirations patronales et leur marionnette Sarkozy !
Un peu comme Marianne, lire une fois que Sarkozy est le pote de Lagardère, ça va mais quand c'est dans chaque numéro, ça lasse.
Rédigé par: Buzzcocks | le 14 décembre 2007 à 16:00
Il n'en demeure pas moins que Médiapart représente bel et bien l'avenir de l'info sur le Net.
A comparer avec l'objet non identifié Rue 89, où tout ce qui fait un journal est absent :
hiérarchie de l'info, journalistes confirmés enquêtant dans un domaine de compétence, ligne éditoriale...
Dans cette impasse, on y trouve plutôt de jeunes étudiantes en journalisme écrivant un jour sur les FARC, le lendemain sur Sarkozy et le surlendemain sur la nouvelle chirurgie esthétique.
Dans cette impasse, les "articles" sans réelle valeur ajoutée informative (excepté les papiers de Severnay) s'empilent.
Dans cette impasse, on y parle de tout et surtout de rien, au point de se demander ce qu'on est venu y chercher.
LA charge peut sembler dure, mais quand j'entrevois les petits procès en sorcellerie qui s'instruisent contre Médiapart, je ne peux m'empêcher de me dire qu'ils sont sur la bonne voie, surtout comparés à leur bien fades conccurents !
Rédigé par: George's | le 14 décembre 2007 à 16:24
Georges's : wow, c'est quand même très fort de réussir à juger un produit avant qu'il n'existe !
Pour rue89, je vous trouve particulièrement sévère. Il ne me semble pas que Pierre Haski ou Pascal Riché soient des journalistes sans compétence. J'aurais tendance à dire qu'ils sont parmi les meilleurs de leur génération. J'aimerais trouver de meilleurs chroniquerus des élections US que Maria Pia Mascaro, mais je n'en trouve pas ailleurs (et j'ai fouillé).
Et il ne s'agit pas de procès en sorcellerie contre mediapart, mais des critiques sur un spam publicitaire, ce qui n'a rien à voir. On peut critiquer l'un comme l'autre.
Rédigé par: versac | le 14 décembre 2007 à 16:33
"Je suis certain que nombre d'autres hommes politiques soutiennent le projet dans son principe. Mais apporter sa participation concrète et opérationnelle au recrutement d'abonnés est très différent"
Précisément.
D'autant que la connivence entre Segolène Royal et Benoit Thieulin est clairement établie. Et que, par contre, la position de Segolène Royal à gauche, elle, est très floue.
Donc son soutien est à la fois dommageable techniquement (elle fait irruption dans un système qui se revendique autonome du point de vue de son financement et de ses intérêts, et surtout profite de sa popularité pour créer des adhésions qui auraient du en toute rigueur être conquises autrement) et politiquement (désirs d'Avenir n'est qu'une partie de la gauche, encore très balbutiante et ne constitue pas l'assise d'un contre pouvoir sûr).
Rédigé par: Ratuz | le 14 décembre 2007 à 16:36
Quoi que l’on en pense - pour l’entendre regulierement a “on refait le monde” je dirais que la rhetorique d’Edwy Plenel est plus proche de celle d’Olivier Besancenot que de Segolene Royal… – il vaut mieux en parler maintenant car quand le site sera payant et donc que plus personne n’y aura acces le bruit autour de mediapart s’arretera aussi vite qu’il a commence.
C’est comme le fanzine Newyorkais, NewYorkTimes, qui est passé du modele payant (millions de subscripteurs, pas 50000) au gratuit, expres pour perdre son independence. Decidement les americains n’ont encore rien compris…
Rédigé par: Scope | le 14 décembre 2007 à 16:53
La question dépasse MediaPart. Vous ne parlez pas de nonfiction.fr. Il y a là une stratégie alternative. Il faut la considérer comme telle.
http://www.lepost.fr/article/2007/12/14/1067676_royal-reseau_1_0_1.html
Rédigé par: guy birenbaum | le 14 décembre 2007 à 16:54
Waouw! Les commentaires laisses par les membres de l'equipe Mediapart viennent de faire une entree fracassante dans la liste des trucs les plus idiots que je n'ai jamais lu.
Je cite Laurent Mauduit: "Du Monde jusqu’à Libération, en passant Le Figaro ou Les Echos, toute l’actualité récente de la presse souligne cette évidence : une inquiétante proximité entre les actionnaires des grands quotidiens et Nicolas Sarkozy." ca c'est l'argument qui tue: la preuve que la presse est aux ordres de Sarkozy, c'est qu'elle denonce la trop grande influence de Sarkozy. "Raisonnons calmement" nous dit l'auteur de cette perle... Et si on commencait par raisonner tout court?
Plus loin: "Il faut donc dire les choses telles qu’elle sont : Ségolène Royal a du mérite de faire ce geste." Et hop, une premiere demonstration "d'independance", le renvoi d'ascenseur, tu m'aides a trouver du pognon pour mon journal et je dis du bien de toi dans mon journal.
Et une magnifique conclusion: "l’indépendance de la presse et le pluralisme méritent de dépasser les querelles de chapelle." Il semble que le "pluralisme" ici souhaite n'aille pas jusqu'a tolerer des opinions divergentes sur ce qui constitue "l'independance de la presse"... En fait toute les opinions sont legitimes dans la mesure ou elles sont identiques a celle de Laurent Mauduit.
Et le meilleur pour la fin, le gloubi-goulba participatif d'Erich Inciyan: "nous demandons aux citoyens participatifs de nous soutenir en adhérant" Genial, enfin un journal redige en novlangue! Cela me fournit une grille de lecture nouvelle pour analyser certains mails a vocation commerciale: par exemple ce matin j'en ai recu un qui demandait aux citoyens participatifs de les soutenir en achetant un produit pour elargir leur penis...
Mediapart, ca s'annonce brillant!
("citoyens participatifs", franchement!)
Rédigé par: WS | le 14 décembre 2007 à 16:56
guy (on se vouvoie ?) : non, je ne crois à la thèse de la "toile royal", qui est une interprétation. Je me borne pour ma part à critique de certains éléments, sans remonter à une vision quasi complotiste de la chose.
Il y a, dans nonfiction, betapolitique, meidpart, ... des gens qui se conaissanetn ,font partie de mêmes cercles, d'amitiés proches. Ils ont, pour certains, soutenu plus ou moins S. Royal. Pour autant, je n'y vois pas ici la "toile de SR3. C'est plus un effet culturel, une émergence de ces socialistes cultureux nouvelle génération, qu'un féodalisme royalien.
Donc non, je me refuse à ton analyse. Elle me parait fausse. Ce serait un peu comme accuser Birenbaum que de tisser une toile birenbaum parce qu'il a des amis ici et là, ou qu'il intervient à la télélibre et sur lepost.Fr...
Rédigé par: versac | le 14 décembre 2007 à 17:01
Je trouve le dernier argument du courriel plutôt déplaisant.
Faire passer une démarche commerciale pour un geste militant est tout de même un peu excessif.
Rédigé par: Jules (de diner's room) | le 14 décembre 2007 à 17:06
Il y a un différence, Nicolas. Je ne suis pas encore candidat à la présidentielle ! On se tutoie ;)
Rédigé par: guy birenbaum | le 14 décembre 2007 à 17:29
Je soutiens le point de vue de Versac !
(Oups, j'espère que je ne remets pas en cause ton indépendance ;) je plaisante...
Bon courage avec les trolls !
Citoyen Michaelski
Rédigé par: Michaelski (de Michaelski's room) | le 14 décembre 2007 à 17:32
Et Dieu sait que je n'ai pas voté pour Ségole Royal à la présidentielle. Ah, si au second tour. Et François Bayrou compte bien parmi ses millions de vote du premier tour, le mien. Précision importante !
J'ai du mal, vraiment du mal, à condamner cet appel de madame Royal à ses adhérents de "Désirs d'avenir" pour adhérer à MediaPart. Mieux, j'attends de même de François Bayrou. Que ce dernier face de même en lançant un appel aux "Sexy Centriste" pour une adhésion à MediaPart. Il a tellement dénnoncé pendant la campagne la perversité évidente du système médiatique français inféodé à Nicolas Sarkozy pour se dérober quand est offert une possibilité alternatif aux médias bourre-crâne.
De même j'ai cru entendre ces jours ci madame Royal Frapper sur cette presse soumise à Nicolas Sarkozy (avec le petit dévoué OpinionWay) pour qu'elle n'aille pas jusqu'au bout de sa logique.
Moi je souhaite longue vie à Rue89, @si, MediaPart. Même si ils semblent déjà entre eux se lancer la guerre, minable guéguerre quand ils devraient ses serrer le coup. Car l'ennemi qu'ils dénnoncent tous est ailleurs: la bataille pour une information libre, non soumise à des intérêtes économiques dominants.
Allez, mon François du béarn, j'attends ton soutien à MediaPart!
Rédigé par: Olivier | le 14 décembre 2007 à 19:01
Clamer haut et fort son "indépendance", tout en affirmant des convictions idéologiques me semble tout de même un peu tiré par les cheveux. COmme si l'indépendance n'était liée qu'à la source du financement !!! L'indépendance est aussi d'esprit.
Mais Edwy Plenel est plus dans la dénonciation du grand capital, que dans la mise en place d'une réflexion objective. Ce sera donc du journalisme d'opinion, et ça voudrait être la référence...?
MédiaPart = médiapartisan ?
Rédigé par: LOmiG | le 14 décembre 2007 à 20:03
Malgré toute l'estime qu'on peut porter à l'engagement de Plenel, tout en connaissant ses défauts, je pense qu'il va droit dans le mur avec son projet payant; Ca serait bien la première fois qu'un tel projet aurait du succès.
il ne connait rien au marketing d'internet et croit qu'il suffit d'avoir un bon contenu pour créer une affaire rentable.
Les exemples contraires abondent dans les cimetières de l'internet. a la rigueur créer une audience, mais un public solvable, sur du contenu politique, jamais.
Le simple fait qu'ils montent une pré-souscription montre qu'ils n'ont pas trouvé de financiers pour croire à leur projet
Rédigé par: Artypunk | le 14 décembre 2007 à 20:53
Je trouve l'article de Guy Birenbaum convaincant, amplifiant au fond l'analyse de Versac.
Rédigé par: Hervé Torchet | le 14 décembre 2007 à 21:32
Bon billet versac...
La faute la plus grave est le SPAM ou Mail non sollicité, c'est une opération qui classe tout de suite à qui on a affaire lorsqu'on le rencontre sur Internet.
Je n'ai jamais reçu de SPAM de Microsoft, IBM, Apple, etc. parce que ces compagnies, qui sont quand même de sacrés requins en affaire, savent que le SPAM commercial sur Internet est un délit placé très haut sur l'échelle de Richter de la Goujaterie et du Newbisme. Ce genre de pratique est sans cesse combattu parce que c'est une véritable pollution et abus des protocoles du réseau.
Je crois même qu'un employé qui s'amuserait à faire cela serait asez rapidement renvoyé.
Bah voilà, méconnaissance d'Internet, de la part de Ségolène Royal, de la part d'Edwy Plenel, et surtout de la part d'un staff de désirs d'avenir qui devraient être des professionnels et avertir leurs décideurs.
J'espère que si l'affaire se propage, ceux qui ont mis en oeuvre cela, auront les plus grandes difficultés à trouver un travail en informatique car ils déshonorent tout simplement leur profession.
Sinon, que des politiques ou des journalistes français ne connaissent pas les règles du jeu et d'éthique sur Internet, cela ne m'étonne pas : on voit passer ces derniers temps assez de projets politiques saugrenus ou des rapports d'étudiants sur Wikipédia piloté par un journaliste ignorant des procédures et contraintes d'un projet collaboratif, pour se faire une idée qu'on est en train de se faire bouffer tout cru, non par Sarkozy, mais par la bêtise de ce beau monde qui ose s'appeler "élite" mais ne connaissent rien au réseau, à ses applications, à sa nature...
Si on se réfère à l'excellent article sur le SPAM de Wikipedia Ségolène Royal et Edwy Plenel viennent par cette opération de violer deux directives Européennes, les recommandations de la CNIL et une Loi française au passage...
J'admire le courage des journalistes qui accompagnent Edwy Plenel et qui viennent défendre de tels procédés.
Moi, à leur place, j'irais de suite demander des explications dans le bureau de mon boss, histoire de tester un peu mon "indépendance" au sein de l'équipe... ;-)
Rédigé par: thierryl | le 14 décembre 2007 à 21:36
Je vous suggère de vérifier que ce que vous appelez SPAM provient bien de désir d'avenir ou de Ségolène Royal.
Pour exemple j'ai moi même relayé ce message que j'ai reçu par mail et non comme un SPAM et je pense ne pas être le seul à l'avoir relayé uniquement comme source d'information.
Rédigé par: David 15 | le 14 décembre 2007 à 22:18
"Jeudi soir, Ségolène Royal a expédié aux quelques 200 000 internautes affiliés à Désirs d'avenir une lettre de soutien au site d'Edwy Plenel Mediapart, que nous reproduisons ci-dessous."
Source : site de marianne.fr
La lettre est identique à celle produite sur ce site.
Ce serait bien que la justice s'empare de l'affaire. On reçoit déjà assez de m... non identifiées dans nos boites mail, pour ne pas cogner quand il s'agit de personnes bien en vues qui, de plus, pratiquent l'inverse de leur discours.
Rédigé par: thierryl | le 14 décembre 2007 à 22:36
Une question toute bête : Mediapart, ils ont pas peur que Media-participations, les cathos belges de la BD, trouvent le nom trop proche du leur ?
Rédigé par: VinZ | le 14 décembre 2007 à 22:43
Mediapart ??? Je suis allé voir, mais c'est payant !!! 9 euros par mois !!!
Plenel n'a rien compris à Internet. Payer !!! Mais ils sont fous !!!
Rédigé par: POLITOBLOG | le 14 décembre 2007 à 23:43
Vinz : ce n'est sans doute pas le nom définitif.
thierryl : oui, il s'agit bêtement d'un spam. Jules de diner's room a fait une excellente analyse juridique du sujet
David 15 : ahem, je parle d'un email que j'ai reçu de Ségolène Royal, adressé au fichier Désirs d'Avaneir, et identifié comme les autres formats de newsletter, qui faisait une proposition commerciale.
Rédigé par: versac | le 15 décembre 2007 à 00:16
Eh bien... une fois n'est pas coutume : j'interviens pour dire que je suis d'accord avec versac (oui, je sais : d'habitude, je me contente d'intervenir pour dire que je ne suis pas d'accord - esprit de contradiction).
Mais là, forcément, versac critique SR. Qui le mérite. Alors... ;-)
En fait, si la presse était dans ce pitoyable état que prétendent SR et Bayrou, oui, la mobilisation serait de mise. Mais le pseudo "WS" rappelle fort opportunément qu'il n'en est rien : "Je cite Laurent Mauduit: "Du Monde jusqu’à Libération, en passant Le Figaro ou Les Echos, toute l’actualité récente de la presse souligne cette évidence : une inquiétante proximité entre les actionnaires des grands quotidiens et Nicolas Sarkozy." ca c'est l'argument qui tue: la preuve que la presse est aux ordres de Sarkozy, c'est qu'elle denonce la trop grande influence de Sarkozy. "Raisonnons calmement" nous dit l'auteur de cette perle... Et si on commencait par raisonner tout court?"
Dénigrer la presse et tous ceux qui étaient susceptibles de les contester par la critique publique (fondée ou pas), telle a été la stratégie de SR et de Bayrou durant la campagne présidentielle, et qu'ils poursuivent aujourd'hui.
Alors oui, Mediapart est une bonne initiative (même si le coût reste rédhibitoire), mais la présentation tendancieuse qu'en font leurs fondateurs ou leurs soutiens politiques de circonstance est assez déplacés.
Il reste qu'entre mes engagements pro-mariage homo, mon action pour la licence globale (et plus généralement pour un nouveau modèle de l'économie de la culture), ou encore mon souhait d'empêcher toute société côtée d'investir à plus de 5% le capital d'un journal ou d'un groupe de journaux, je sens que je vais presque (re)devenir pote avec versac. ;-)
Rédigé par: Lavande & Coquelicots | le 15 décembre 2007 à 01:35
Cègètiste depuis 35 ans , je dois dire que dans cet ocèan de dèrive droitière du journalisme alimentaire français il faut comprendre que mèdiapart oit à juste titre vèu comme une bouffèe de fraicheur , car on est dèbordè part le sarkosime ou tout s'achète surtout les mèdiocres ça me rapelle l'occupation ; on enlève nazis ( toutes prportions gardèes bien entendu...)et on met fric à la place !
Sègolène royal reste le levier principal unificateur à gauche et il s'agit de la survie dèmocratique de la libertèe ètoufèe de nos mèdiats c'est si èvident que moi militant syndical ; j'apelle celà de la lègitime dèfense et je vais m'abonner comme en 1971 je m'etais à PARS habonnè à libèration quand JPS ètait alors le cofondateur , il y'avait l'humanitè , rouge ,et les radios libres attendaient encore que la gauche d'après 68 ne les libères , depuis sarkosy le vassal des patrons ,et le valet des riches , fait règresser nos libertèes en voulant reculer le balance de nos droits sociaux et la faire occiller à la baisse pour la ramener avant guerre et ainsi remetre en cause toutes les avancèes sociales du CNR ou mon grand père sigeait comme syndicaliste cgt ; allez de tutes vos forces mes amis , soutenir cette contrebalence salutaire et dèmocratique et vive mèdiapart, adhèrons y massivement ! PATRICK TOSELLO CGT NICE .
Rédigé par: TOSELLO PATRICK | le 15 décembre 2007 à 06:57
Pour répondre à Jef, qui dit:
«Mediapart est visiblement lancé par des personnes qui ne connaissent que peu de choses à internet (cf modèle économique qui dénote une méconnaissance totale des pratiques actuelles et des attentes des internautes).»
Je lui conseille de lire ceci:
http://www.memoire-vive.org/archives/001584.php
http://www.mediapart.fr/presse-en-debat/pouvoir-et-independance/laurent-chemla-«-la-gratuite-des-sites-est-un-mythe-»
On y apprend des choses sur l'équipe de Mediapart qui, me semble-t-il, ouvrent des perspectives. Et notamment sur l'indépendance et les connaissances du Net. Chemla, Dufresne, Gandi, ce n'est pas rien, non?
Rédigé par: Joséphine O. | le 15 décembre 2007 à 09:52
@JoséphineO.
Ne mésinterprétez pas ce que dit Chemla, pour lui l'information demeure gratuite, mais il n'est pas idiot de payer des services supplémentaires à un site d'informations (quoique, dernièrement, l'ouverture des archives du NYT milite vers un abaissement croissant du coût d'accès).
De plus, il signale que le coût devrait faire disparaître pour l'abonné les publicités présentes en ligne sur le site (la gêne des publicités est une manière de payer pour l'utilistaeur). Ce qui n'est pas annoncé clairement par ceux qui lancent le projet.
Si c'est faire payer 9 euros par mois pour un blog sur mediapart, c'est déja au double du prix d'un site de blog (sixapart, typepad). Quant à la participation, ce n'est pas un service offert à l'utilisateur, c'est un choix rédactionnel : c'est même au contraire une arnaque de profiter gratuitement de bons articles écrits par des amateurs.
De plus une pointe spécifique dans la communication marketing de Mediapart ne trompe pas : on voit bien que les fondateurs sont gênés aux entournures sur le pricing de 9 euros, car ils ont décidé de le présenter non pas comme abonnement pur et simple, mais comme une démarche de soutien citoyenne (EP) ou militante (lettre de SR).
Une démarche de soutien est de l'ordre du "sacrifice demandé" au lecteur. Et là, on commence a voir poindre les ennuis pour cette future plate-forme de publication premièrement sur l'orientation politique qui ne sera pas neutre, deuxièmement, il n'y aura pas exacte compensation du prix par le service fourni, vu que c'est un "effort" qui est demandé au lecteur potentiel pour la "liberté de la presse".
Rédigé par: thierryl | le 15 décembre 2007 à 12:31
Joséphine O : oui, il y a des gens intéressants et des discours très justes sur mediapart. Le problème, c'est qu'ils collent très mal avec le discours de Plenel, très hautain, méprisant de l'internet, arrogant même. S'il s'agissait d'un projet mené par Chemla et Thieulin, et qu'il évitait cette arrogance extrème, j'applaudirais des deux mains avec plaisir.
Rédigé par: versac | le 15 décembre 2007 à 13:11
Je ne connais pas Monsieur Plenel mais ce que j'ai lu de sa part sur MédiaPart ne m'a pas effrayée. Ni autain, ni quoique ce soit. En revanche, je connais bien le Net depuis bien avant la première bulle (1999/2000), et, pour moi, les noms avancés me font penser que ce projet a du crédit. Je ne pense pas forcément à Thieulin mais à ceux qui ont connu/accompagné le web depuis le début en France, ceux qui sont cités sur http://www.memoire-vive.org/archives/001584.php
Pour ce qui est des 9 euros, c'est vrai que le site de médipart n'est pas très clair. Est ce un abonnement ? Une adhésion? La possibilité de faire un blog? Comme thierryl, j'avoue être un peu perdue. Mais, observatrice de longue date du web francophone, je dois dire que je suis très attentive (je veux dire: pleine d'espoir) de voir de véritables projets d'information se mettre sur pied: Arrêt sur images, Madiapart, Bakchich. J'ai du mal à comprendre pourquoi tant de messages, ici ou là, vont à l'encontre de ces projets. Jalousie? Peur de la perte d'influence de quelques bloggers, qui auraient pourtant tout intérêt à se réjouir? Envies?
Nous verrons bien.
PS: et merci de vos réponses!
Rédigé par: Joséphine O. | le 15 décembre 2007 à 14:59
Désolé de ne pas avoir tout lu mais je dois dire que j'ai eu la même réaction que Versac.
Comment utiliser un fichier politique pour faire de la publicité pour une entreprise marchande? On a critiqué Sarkozy qui utilisait du adwords mais là ça revient à peu de chose près au même. Vous imaginez que les personnes recevant la newsletter de DA vont se jeter dans vos bras et payer un exorbitant 5€/mois (je suis étudiant)?
Mais vous n'avez jamais prouvé quoique ce soit de votre indépendance surtout quand le fondateur est Plenel l'homme du Monde, l'homme du beni oui oui avec Mitterrand et Chirac. Bref, l'exemple type de ce que nous ne voulons plus.
Rédigé par: abadinte | le 15 décembre 2007 à 15:06
@Josephine O.
Arret sur Images c'est 3 Euros par mois et pour avoir suivi quelques excellentes émissions d'ASI, je peux comprendre que leur travail d'analyse décalée de l'information le mérite.
Rue89, j'ai beau ne pas aimer leurs opinions, j'ai l'impression de me retrouver devant un libération version 3 dégraissé de ses articles inutiles (notamment les pages cultures insupportables) de l'autre grand frère papier.
Bref, encore quelque chose d'intéressant qui a trouvé son style et qui semble avoir de l'impact et gagner en respectabilité.
Mediapart commence par taxer 9 euros par mois et la "concurrence" fait déjà belle figure tout en demeurant gratuite ou à un prix trois fois moins élevé.
De toute façon, au bout de quelques mois, leur contenu sera ouvert (sans visibilité comment trouver son public sur le Net?) et ceux qui auront payé les 9 euros en seront pour leur frais de braves supporters...
D'ailleurs ne s'agit-il pas d'une tactique : boucler le tour de table par une arrivée d'argent frais en phase de pré-lancement ? ou se servir de cet argent pour que quelques uns puissent asseoir un contrôle assurant "l'indépendance" du journal ? personne n'en sait rien.
Encore une fois, transparence devrait être demandée et exercée par les membres du projet, surtout quand on met l'éthique en bannière...
Rédigé par: thierryl | le 15 décembre 2007 à 16:08
@ Thierryl: Décidément, nous ne sommes pas d'accord. personnellement, travaillant dans la culture, j'apprécie beaucoup les pages culture de Libé.
Ce n'est pas grave ,-)
En revanche, ce que je trouve étonnant de votre part, c'est l'emploi des mots. Pourquoi dire "commencer par taxer" et non "faire payer".
Ce n'est pas une taxe, puisque c'est un choix. Et l'information n'est pas un impot que je sache. Cela dit, je suis d'accord avec vous: tout dépendra de la qualité du travail fourni par l'équipe de MediaPart. Je pense qu'il est difficile de juger avant de voir, non?
bon après midi à vous.
Rédigé par: Joséphine O. | le 15 décembre 2007 à 16:15
Joséphine O. : vous avez lu ou écouté un peu Plenel ?
"nous ne voulons donner de leçon à personne, nous avons simplement mis sur la table notre ambition, notre démarche et nos convictions. Vous pouvez choisir de nous donner notre chance en vous pré-abonnant sur notre pré-site, ou attendre le site définitif en mars pour juger sur pièces. Mais convenez au moins que nous avons, en quelques jours, contribué à lancer des débats utiles pour l'avenir de la Toile : n'y aurait-il vraiment qu'un seul modèle économique, la gratuité, pour l'information sur le Net ou bien peut-on en inventer d'autres ? l'anonymat général, avec ses lâchetés et ses méchancentés, ses vulgarités et, parfois, ses délires, est-il vraiment digne du Net ou bien faut-il inventer un participatif de qualité où les interlocuteurs sont invités à assumer leur identité, comme dans un débat public ou dans une conversation ?"
Ahem. Avait-on en effet attendu M%ediapart pour réfléchir au modèle de l'informaiton en ligne ? L'internet n'est-il qu'anonymat malheureux et putride ? Votre anonymat dans cette discussion doit-il être enlevé ? L'agissement de soutiens anonymes à mediapart, sur ce billet même, ne jette-t-il pas un discrédit sur les belles ambitions du projet ?
Encore une fois, il n'y a pas de commentaires négatifs sur mediapart en soi, mais deux choses :
- des personnes qui s'interrogent sur le modèle payant (qui parait difficile)
- une franche incompréhension du détournement d'un fichier politique à des fins commerciales.
Ce qui ne présage en rien du projet. Et n'a rien à voir avec la participation d'acteurs anciens de l'informaiton en ligne.
Détourner le débat vers des jalousies ou autres est très malhonnète.
Rédigé par: versac | le 15 décembre 2007 à 16:30
Cher Versac,
Je vous lis avec plaisir depuis assez de temps pour connaître votre point de vue. Le mien est que l'Internet est criticable, comme tout le reste. En outre, je ne suis pas certaine qu'il n'existe qu'un seul modèle économique mais bien plusieurs. Et c'est ce qui me chagrine un peu avec les points de vue exposés ici: ils se répètent les uns les autres. Je dis simplement: attendons de voir.
Pour le reste de mes critiques (jalousie, etc), elles ne s'adressaient pas à vous directement, croyez le bien.Dommage que ce débat prenne cette tournure.
Rédigé par: Joséphine O. | le 15 décembre 2007 à 19:05
Ouais parfaitement ! Moi je fais preuve de lâcheté et de méchancenté, de vulgarités et de délires !!! ET JE LE REVENDIQUE !!!
Rédigé par: POLITOBLOG | le 15 décembre 2007 à 19:10
CQFD.
Rédigé par: Joséphine O. | le 15 décembre 2007 à 19:19
@ Versac : Haski et Riché les meilleurs journalistes de leur génération ???
C'est drôle. Parce que j'ai du mal à comprendre avec quels critères vous pouvez énoncer une énormité aussi comique (à part le coup de leche intempestif...).
Non sérieusement, dans leur génération, on peut parler de Didier Hassoux, de Nicolas Beau, de Pons (pas exactement de la même génération, j'en conviens...), mais eux... Quand à Maria Pia, qui est une amie, je n'en ferais pas une icone journalistique...
Non sérieusement, des jugements à l'emporte-pièce de ce genre décribilisent toute démonstration.
Cela dit, je veux bien reconnaître moi-même une part d'excès dans mon premier commentaire. Disons donc, pour atténuer ma phrase, que j'estime Médiapart comme étant potentiellement un dernier rivage d'un journalisme disparu.
Mais je maintiens que Rue 89 est une sorte de 20 minutes sur le net, juste "opinionisé".
Rédigé par: George's | le 15 décembre 2007 à 20:27
@Joséphine O.
Désolé d'avoir employé le mot taxer, mais les premiers faits sont hélas là :
1. Qu'est-ce qu'un pré-abonnement ? si je paye pour un service à venir, qui n'existe pas encore, où est la contre-partie ?
2. La contre-partie m'est expliquée soit par E.Plenel, soit par S.Royal (j'emploie le conditionnel car il n'y a aucune preuve et nous sommes dans le domaine de l'idéologie pure) : nous serions plongé dans un univers médiatique orwellien où l'indépendance de la presse serait en grave danger, ce qui nous est demandé est présenté non sous forme de contrat entre client et fournisseurs, mais comme, au mieux, une souscription permettant d'établir sur le Web un espace où l'indépendance serait enfin possible.
Nous sommes donc en face d'un projet idéologique qui demande une participation militante, et donc en effet face à un impôt participatif. Nul n'est tenu de le payer, certes, mais la promesse idéologique de bien commun à venir fait que cette démarche se rapproche curieusement de l'esprit de l'impôt et non du contrat de service.
On pourrait aller plus loin : il ne s'agit donc nullement d'un "business model", ni d'un modèle tout court, si vous me soutenez le contraire, cela voudra dire que les fondateurs de ce projet considèrent la politique comme un business.
Rien de grave dans tout cela c'est ce qu'on enseigne dans tous les MBA de la planète en demandant aux étudiants d'ouvrir leurs yeux à d'autres conceptions du "business".
Mais n'y a-t-il pas alors contradiction avec le projet initial, celui d'éviter la collusion entre le politique, le médiatique et l'argent ?
La démarche de Médiapart est bourrée de contradictions...
Rédigé par: thierryl | le 15 décembre 2007 à 20:43
@ CQFD
Les blogueurs qui se prennent au sérieux, qui pensent que leurs propos et leur démarche sont révolutionnaires (ce qui a l'air d'être ton cas), qu'ils ont une vision décalée alors qu'ils passent leur temps à paraphraser les journaux; il y en a trop !
Rédigé par: POLITOBLOG | le 15 décembre 2007 à 22:55
_ "Et n'oubliez pas nous sommes des influenceurs !".
_ Mais ferme ta gueule !
Rédigé par: POLITOBLOG | le 15 décembre 2007 à 22:58
@ thierryl
Un "impot participatif", dites vous, pour parler d'abonnement. Puisqu'il ne s'agit que de cela, au fond, si j'ai bien compris la formule de Mediapart.
Etes vous vraiment sérieux ? Ou Est ce une blague ? Ou est-ce que votre aveuglement vous égare à ce point ? "impot participatif"... franchement! Ce n'est pas très sérieux ce que vous dites là.
Pour ma part, en vous lisant, je me dis que si idéoplogie il y a, c'est surtout dans vos posts qu'elle se niche. Concernant le business model, je suis d'accord avec vous. Rien n'est acquis pour Mediapart comme pour les autres.
Bon dimanche à toutes et tous.
Rédigé par: Joséphine O. | le 16 décembre 2007 à 10:19
On ne peut que se féliciter de l'apparition d'un nouveau média, par principe. Bravo Edwy! En revanche, c'est insupportable de le voir rebâcher à longueur d'interview l'indépendance de son futur canard. Car à y regarder de près, il revendique seulement une opposition à Sarkozy. La belle affaire! Il y a déjà des journaux positionnés contre Sarkozy (Libération, Marianne, Rue89 pour ne citer qu'eux). En filigrane il y a surtout chez Plenel une grande acrimonie contre son ancien journal. Je suis parti du Monde donc le Monde est devenu un journal nul, à la botte du pouvoir, sous-tend l'ensemble du discours du journaliste à la moustache.
J'espère que Mediapart sera un media de qualité, mais de grâce, arrêtez les leçons de morale, c'est insupportable!
Rédigé par: Etienne | le 16 décembre 2007 à 10:53
Vous allez vite en besogne sur cette question.
Le soutien de S. Royal à Médiapart intervient-il à la demande d'Edwy Plenel ou d'un membre de Mediapart? Vous n'en apportez certainement pas la preuve. Comme le disent certains ici même, rien n'empêche un politique de soutenir une action, une démarche, sans que cela ne soit le signe d'une connivence ou d'un conflit d'intérêts. Mediapart n'a, jusqu'à preuve du contraire, rien demandé à Mme Royal. Je partage votre sentiment sur un point: c'est une démarche déplacée et maladroite, et son soutien (strictement personnel) aurait dû prendre une autre forme. Si je voulais être rude, je dirais qu'elle a encore manqué une occasion de se taire. Certes, mais cela ne décrédibilise pas pour autant le projet Mediapart.
Car l'intérêt général, celui qui s'intéresse à la qualité de la démocratie, pour l'information de tous les citoyens éclairés, mérite d'être défendu. Le pluralisme des sources d'information est une exigence démocratique. Edwy Plenel, Laurent Mauduit, l'équipe de Mediapart ne critiquent pas seulement la connivence entre Sarkozy et les grands groupes de presse. Ils critiquent le principe de cette connivence, celle qui permet à un homme politique quel qu'il soit de partager les mêmes intérêts que des puissances financières. Il s'avère que Sarkozy en fait beaucoup sur ce plan-là ces derniers temps, mais ils ne sont pas tendres avec la "gauche" non plus.
Il y a un constat affligeant sur la qualité de la presse en France aujourd'hui. Après tout, Sarkozy lui-même a osé dire que les medias étaient contre lui pendant la campagne présidentielle. Il est possible de ne pas partager ce constat, mais là encore il faut démontrer sa thèse. Avez-vous lu, par exemple, "Petits conseils" de Laurent Mauduit qui intervenait un peu plus haut? La crise de la presse est aussi une crise des contenus, et à ce titre c'est une crise structurelle. Avez-vous déjà oublié les prises de position du Monde dans ses éditoriaux pendant la campagne présidentielle? Avez-vous oublié la campagne du "oui" en 2005? Je vous rappelle que même le CSA est intervenu pour demander plus de pluralisme dans le traitement des points de vue. Lisez-vous Le Monde avec un peu d'esprit critique ou est-ce que des dépêches AFP vous suffisent? Avez-vous eu vent des remontrances des grands patrons financiers à l'égard de certaines rédactions, de certains journalistes, pour déformer l'information afin de ne pas froisser le pouvoir en place? Est-ce cela du journalisme? Y-a-t-il par exemple aujourd'hui en France une rédaction qui a lancé une investigation sur la façon dont les choses se passent en matière d'immigration? Parle-t-on vraiment de la scandaleuse "mésaventure" de Guillaume Dasquié?
Le journalisme, c'est décrire au mieux la réalité du pays, de ses habitants, de ses avancées, de ses idées, de ses troubles et de ses faiblesses. Or il y a bien peu de journalistes aujourd'hui. C'est le pari de Mediapart, précisément, y compris sur le plan de la formule payante: si les citoyens savent qu'ils ne seront pas pris pour des abrutis, alors ils seront prêts à payer.
Je ne suis pas encore adhérent de Mediapart, mais ce projet mérite un peu plus de crédit - même après l'intervention de Royal - que vous ne semblez lui en accorder.
Rédigé par: Guillaume | le 16 décembre 2007 à 12:52
Guillaume : vous êtes bien gentil, mais ce que je critique, c'est justement le remplacement d'une connivence Sarkozy-media par une autre connivence, Royal-media, qui n'est pas meilleure.
Je ne critique pas mediapart en soi (j'ai mes doutes quant au business model et au fonctionnement d'un media participatif quand il est mené avec l'arrogance de Plenel), mais je ne critique que cela, cette association qui dépasse le simple soutien d'un politique à un projet.
Quand Mediapart sera indépendant, efectivement (pas les mêmes personnes aux commandes, pas d'utilisation des fichiers de partis ou associaitons politiques pour recruter), on pourra juger du fond et de la démarche.
Rédigé par: versac | le 16 décembre 2007 à 14:19
Jospéhine O. : je ne vous lis pas, personnellement, et n'aime pas le trolling qui ne répond pas aux questions. Si le débat "prend cette tournure", c'est bien parce que vous avez introduit vous-même l'idée d'une critique de Mediapart en soi. Et d'ailleurs, pourquoi Mediapart, comme l'internet, ne pourrait pas être librement critiqué ?
George's : pas de la flagornerie. Je lis Riché depuis des années, et ai regretté quand il a quitté le service éco de Libé, où il excellait, ai eu le plaisir de le lire aux Etats-Unis. Haski a été un formidable correspondant en Chine. Beaucoup, à Libé, les ont à ma connaissance regrettés. Quand à Maria Pia, j'aimerais pouvoir lire plus souvent des choses comme ce qu'elle a fait sur la Nouvelle Orléans, ailleurs, ou ce qui est fait sur le blog de la présidentielle américaine de Rue89, également. Ce sont de trèsbons journalistes, des passionnés de leur métier, et, en outre, des gens qui ne donnent pas de leçons. Pas des petits parisiens qui font des bouffes à saint germain et refont le monde dans les salons, mais des amoureux du terrain, de l'enquête, du scoop...
Tous, en outre, découvert de manière profonde ce que peut être la relation d'un journaliste à ses lecteurs, en ligne, et ne s'imposent pas comme les grands manitous qui ont tout compris à l'internet. Leur démarche est humble et sérieuse. Autrement appréciable que ceux qui clament qu'ils vont tout changer au journalisme sans jamais avoir ouvert un agrégateur...
Rédigé par: versac | le 16 décembre 2007 à 14:27
Précisément, Versac, vous n'avez rien compris à ce que j'ai écris, je vous prie de me relire. Je critique votre démarche qui consiste à dire qu'il y aurait une connivence entre Royal et Mediapart. Mediapart n'a jamais rien demandé à Royal jusqu'à preuve du contraire. Vous voyez une alliance là où il n'y a qu'une démarche unilatérale.
Rédigé par: Guillaume | le 16 décembre 2007 à 14:38
Versac: pardonnez moi si je vous donne l'impression de troller. Tel n'est pas mon but, croyez le bien. Je pense au contraire répondre aux remarques, sans partir dans des procès d'intention comme beaucoup, et votre dernier post en témoigne, hélas, le font.
Pas grave. Mais je ne comprends vraiment pas votre ton: pourquoi vous sentez vous donc si menacé par des projets comme Médiapart ou Arret sur images?
Allez, j'arrête là mes contributions au débat. Bonne continuation à toutes et tous.
PS: juste une dernière chose, dans le genre journalistes d'investigation, et autres "amoureux du terrain, de l'enquête, du scoop...", pour reprendre vos propos, excusez moi mais Plenel, Mauduit, Encyan, ils se posent là, non? De plus, je ne comprends pas votre opposition Rue89 contre Mediapart. Il me semble, au contraire, que les uns encouragent les autres. Enfin, bon.
Rédigé par: Joséphine O. | le 16 décembre 2007 à 15:01
Josphine : effectivement, je n'aime pas du tout votre ton. Par exemple, ce "pourquoi vous sentez vous donc si menacé par des projets comme Médiapart ou Arret sur images?" qui est de votre pure création. Ou idem pour l'opposition rue89 / mediapart.
Et non, vous ne répondez pas à la discussion. Vous contourner sans cesse le débat, pour recentrer sur des sujets non évoqués, c'est assez pénible. Vous êtes un troll.
Rédigé par: versac | le 16 décembre 2007 à 18:12
Guillaume : Royal n'a rien demandé à Mediapart, mais l'équipe qui s'occupe de désirs d'avenir est la même que celle qui s'occupe de mediapart. Même webmaster, si je peux me permettre. Même équipe mêmles bureaux pour ceux qui font le développement technique et la promotion/modération en ligne. Ca ne suffit pas ?
Rédigé par: versac | le 16 décembre 2007 à 18:14
Versac: merci d'avouer enfin le fond de votre pensée! Pourquoi vous n'en parlez pas dans votre billet, si cela vous semble si flagrant?
D'où cette question: est-ce parce que le site est conçu par la boîte qui a crée Désirs d'Avenir (la même boîte a crée le site du Grenelle de l'insertion de notre cher gouvernement, soit dit en passant...) que le contenu sera influencé?
Rédigé par: Guillaume | le 16 décembre 2007 à 19:59
"Guillaume" : je n'avoue pas le fond de ma pensée, merci d'aviter ce genre d'insinuations stupides, ou de les porter sans l'anonymat que Monsieur Plenel semble détester et vilipender partout ailleurs.
j'ai critiqué un spam commercial sur fichier politique, qui me semble peu coller avec les belles intentions d'indépendance affichées par un monsieur qui chie par ailleurs sur le web.
Votre insistance, votre envie de me prêter des intentions qui ne sont pas les miennes, et votre anonymat me font croire, bêtement, que vous êtes partie prenante dans l'affaire.
Je ne vous répondrai plus, merci de ne pas insister.
Rédigé par: versac | le 16 décembre 2007 à 20:37
@ Versac : je ne réponds pas à la discussion? Chacun jugera. Mais il me semble que si, bien au contraire. Quand je parle d'investigation, j'avance des noms. Pour le reste, un débat est un débat. On peut choisir de l'ouvrir (ce que je fais) ou de le fermer (ce que vous faites). Tant pis. Comme promis, j'en resterai donc là, désolée.
Rédigé par: Joséphine O. | le 17 décembre 2007 à 09:22
Et oui Joséphine O., restez en là, après avoir insinué et répété que je serais opposé ou jaloux de tous ces projets (alors que j'ai moi même indiqué que je m'abonnerais à mediapart, que je cite ASI ou bakchich régulièrement...). Je ne me plains pas que vous cessiez votre trolling plein d'insinuations, drapé de vertu.
Rédigé par: versac | le 17 décembre 2007 à 10:37
Versac : mouais. Votre plaidoyer pour faire de Riché et Haski "les meilleurs journalistes de leur génération" est plutôt léger.
Par exemple, si on parle du service éco, on peut citer Nicolas Cori. Là oui, il fait l'unanimité, jusque dans les crèmeries d'en face.
Mais j'ai peur que finalement ces jugemenst à l'emporte-pièce (quand même, les meilleurs de leur génération), ne soient qu'enfants d'une méconnaissance de la chose, bien compréhensible par ailleurs.
Ainsi des phrases du genre : " Pas des petits parisiens qui font des bouffes à saint germain et refont le monde dans les salons, mais des amoureux du terrain, de l'enquête, du scoop..."
Parce que le journalisme d'enquête (qui a peu de choses à voir avec le scoop), c'est précisément ce que ne font pas Riché et Haski. Ils font du commentaire. Et Rue 89 est à cette image.
D'où la bouffée potentielle d'air frais de Médiapart !
Rédigé par: George's | le 17 décembre 2007 à 13:00
Je suis resté courtois, cher Versac, et je vous prierai de faire de même. Si vous ne souhaitez pas être contredit, alors il faut supprimer les commentaires qui ne vous plaisent pas. Au moins ainsi les choses seront claires. Vous me demandez d'arrêter d'écrire sous couleur de "partie prenante" avec Mediapart. Vous n'avez strictement aucune preuve (au-delà du fait que vous ne portez aucun crédit à ce que j'ai pu écrire plus haut, vive la confiance lorsque l'on souhaite parler des vrais sujets), mais ce n'est pas grave, vous n'êtes pas journaliste.
J'arrêterai de vous lire, point final, et je ne vous ferai pas de publicité.
Rédigé par: Guillaume | le 17 décembre 2007 à 13:42
Guillaume : je suis également resté courtois. Mais arrêtez donc de me lire, ne me faites pas de pub (ouhlala, vais-je survivre ?). J'accepte volontiers la contradiction, je la recherche même, mais je n'accepte pas qu'on me colle des procès d'intention ou qu'on me prête des idées qui ne sont pas les miennes.
Vous avez d'ailleurs finement remarqué que je n'avais aucune preuve de ce que je n'avancais que comme une hypothèse. Et votre anonymat non levé et votre départ soi-disant indigné ne me font que m'y conforter. Bien le bonsoir.
Rédigé par: versac | le 17 décembre 2007 à 14:52
Bon en résumé,
Depuis l'élection de NS, vaut mieux s'empêcher de lire le Figaro, Le Monde, Les Echos. Les journalistes savent toujours écrire mais le feraient sous la dictée. Ils figureront sur une liste noire à moins de faire parvenir un courrier signé de leur main, comme quoi ils sont manipulés et doivent renier chaque matin leur talent pour servir une prose "aux ordres".
Pour Mediapart, les "autres" journalistes se retrouvent quasiment dans le même cas, puisque le lectorat se fait recruter par le biais du fichier "désirs d'avenir". Donc les voilà incidemment aux ordres de Dame Ségolène.
Enfin, les journalistes qui ont critiqué durement la gauche, semblent se résumer à celles et ceux qui pleurent depuis les lustres que celle-ci ait commencé d'abandonner ses vieilles lunes, et ait renoncé au radicalisme qui fit sa grandeur.
C'est beau un pays qui vit chaque matin d'énormes tempêtes dans un verre d'eau. Au moins, ça occupe pas mal de monde.
Nasdravié !
Rédigé par: matéo | le 17 décembre 2007 à 18:10
Avant de s'auto-proclamer seul média indépendant, il faudrait déjà exister...
Je ne pense pas que ce soit faire prendre d'indépendance que de prendre ses désirs pour la réalité absolue.
Anti-sarkozysme ne veut en aucun cas dire indépendance..., auquel cas, l'humanité et minute sont les journaux les plus indépendants aux yeux de médiapart.
Je trouve votre projet non crédible. On a du mal à voir en monsieur Plenel une vierge éffarouchée, qui garantira une indépendance tant financière que politique... Déjà les ralliements de gauche ont cassé cette idée d'indépendance.
Inviter des journalistes du Figaro ,du monde , de libé ... Cela aurait été une vraie preuve d'indépendance..... Prendre un apparachick du clan ségolène.... c'est un ralliement.
Oh on va sans doute m'insulter, en disant que j'insulte tout le monde (sous pretexte d'IP identique), comme cela a déjà été fait sur ce thème et dans ce blog....
Laisser les gens s'exprimer, même s'ils ne sont pas d'accord, sans les insulter... Voilà la vraie indépendance...
Rédigé par: guglielmi | le 22 janvier 2008 à 13:13