D'après Jules (j'ai toujours eu un faible pour cette nonchalance) :
Le blog, est un petit chez soi, où l’on reçoit sans déplaisir.
Une forme de pension balzacienne que les visiteurs habitent avant de la quitter, pour y revenir parfois et la quitter encore. Son hôte les nourrit d’une cuisine improbable, faite de certitudes et de doutes. La liberté qu’il s’était donné devient bientôt un esclavage ; bienheureux esclavage.
Certains y retrouvent le plaisir du bistrot, les discussions sans queue ni tête et la chaleur de l’invective. L’esprit de comptoir règne.
D’autres y font salon, fenêtre entrouverte. On se visite courtoisement, à la façon de la bonne société de Jane Austen.
D’autres enfin, comme l’on se niche sous un édredon, s’y enfouissent pour crier ; en espérant être entendu, mais pas trop fort.
Et parfois, un peu de tout cela, au gré de l’heure tardive ou d’un matin calme.
D'après Laurent (j'adore ce mauvais esprit et ce mensonge assumé : Laurent est le plus accompagné des blogueurs).
Un blogue, c’est l’expression d’un égo masturbatoire. Beaucoup d’énergie à projeter sa semence en pure perte. Mais ne vaut-il mieux parfois se branler que d’être mal accompagné ?
Le reste est chez écrans, pour les dix (déjà ?) ans du mot "blog".

tiens j'étais pile en train de réfléchir à ce qu'aurait été ma définition.. un doudou que l'on a pris nonchalamment, "tiens je vais essayer", et auquel on prend goût, drogue douce qui nous emmène dans plein de directions d'écriture et d'introspection, et vers de beaux univers aussi, et des rencontres fécondes..
j'écris mon blog pour accompagner et être accompagnée..
Rédigé par : Christie | 19 décembre 2007 à 16:39
(Note à moi même : ne plus répondre à une journaliste en rentrant d'une soirée trop arrosée.)
Rédigé par : Laurent Gloaguen | 19 décembre 2007 à 18:47
Ce peut également être un établi d'écriture, qui appelle lecture sans nécessaire dialogue incessant.
Rédigé par : WebOL | 19 décembre 2007 à 19:05
pas mal du tout, l'esprit du blog est bien rendu, j'ai retrouvé l'esprit qui anime tous ces hommes et femmes, c'est vrai qu'il y a des soirs ou on veut les quitter, mais on y revient toujours, parce que c'est plus fort que nous, on se sent lié à eux...
Rédigé par : maria | 19 décembre 2007 à 20:30
La sérendipité, terme fort peu usité dans une conversation de salon mais très ponctuelle, je dirais même récurrente, dès l'ordinateur allumé.
Merci Nicolas et merci Wikipédia.
Je vais m'endormir mois con.
Rédigé par : Aetius | 19 décembre 2007 à 22:44
Un blog ,c'est une drogue .
Douce ou dure ,that is the question .
Rédigé par : MINERVE | 20 décembre 2007 à 00:00
Je suis très inquiet pour embruns... puisque dans tous ses posts, dans chaque propos ou idée il n'y a que du sexe. Je veux bien que nous soyons des cousins des bonobos que par moment nous retournions à nos instincts primaires, mais dans le cas d'embruns c'est tout le temps et de toute les façons et à tous les ùmoments. A ce niveau là c'est de la frustration.
Il me semble urgent d'aider embruns à se trouver une femelle compétente pour le satisfaire.
Rédigé par : ¨POLITOBLOG | 20 décembre 2007 à 10:27
les caractères des uns et des autres se révèlent dans la forme des réponses (elle avait demandé "court et spontané" :-)
@ Laurent > moi j'adore ta réponse éthylique ^^
Rédigé par : Nicolas Voisin | 20 décembre 2007 à 11:23
D'accord avec Nico, la définition de Laurent est assez juste ; j'ajouterai qu'on ne se contente pas d'envoyer la purée, on la reçoit des autres aussi.
Rédigé par : laurent | 20 décembre 2007 à 12:09
La réponse de Jules est très belle. J'aime beaucoup aussi celle de chryde, qui a tapé très juste :
"Pour moi, un blog, c’est juste un site qui se sert de l’outil blog, soit le premier système qui a permis de publier facilement sur le web.."
L'outil blog est tellement répondu, parfois j'en arrive être surpris de trouver un site sans flux RSS, par exemple, sans la petite icône orange... :)
Rédigé par : balmeyer | 20 décembre 2007 à 12:33
Blog, le trop-plein d'idées, écrire pour mieux se comprendre, ce qu'on pense. Dire Je tranquillement, sans envahir les conversations entre amis de son égo boursoufflé.
Mon blog, un lieu de parole sur l'art contemporain, mon musée virtuel à moi, et puis des bouts de textes qui débordent de mes travaux d'écriture, une sorte de journal pas trop intime, l'intime je le réserve au réel.
http://anthropia.blogg.org
Rédigé par : Anthropia | 20 décembre 2007 à 12:42
9 lettres, 2 lettres compte double et mot compte triple ; " S-E-R-E-N-D-I-P-I-T-E".
Ouah putain la vache ! En plus tu récupères les points du Masturbatoire de Laurent Gloaguen... Bien joué.
Rédigé par : ¨POLITOBLOG | 20 décembre 2007 à 14:56
"Il me semble urgent d'aider embruns à se trouver une femelle compétente pour le satisfaire."
Héhé, ça va bien le faire marrer si il voit ça :D
Rédigé par : Gillou | 20 décembre 2007 à 18:19
@Gillou : C'est exactement la remarque que j'allais faire... XD
Rédigé par : TiPunK | 20 décembre 2007 à 20:02
sérendipité, c'était donc ça la traduction de WWILFing... (le "What was I looking For? syndrom")...
c'est avec des exemples comme ceux là que l'on peut apprecier a quel point la langue anglaise est efficace et la langue francaise élégante.
Rédigé par : gasper | 20 décembre 2007 à 21:12
@ nom
Mauvais coup regarde, dans ton cas il y avait C-R-Y-P-T-O-R-C-H-I-D-I-E (= maladie masculine, caractérisée par l'absence de testicules)! C'est ballot !
Bon moi je fais P-U-S-I-L-L-A-N-I-M-E que je case sur Masturbatoire, ah merde c'est déjà pris !
Rédigé par : POLITOBLOG | 20 décembre 2007 à 22:39
gasper : en fait, la sérendipité existe aussi en anglais. ca se dit ... .serendipity Le terme ne désigne pas exactement la même chose que le WWILF, il s'agit plutôt de la découverte accidentelle, assez pratiquée en recherche.
Et pour rendre à tout signeur tout honneur, c'est à un immense pratiquant de la chose et magnifique sérendipitieur, un blogueur nommé phersu, que je dois la découverte de ce terme magique.
Rédigé par : versac | 21 décembre 2007 à 15:50
Le blog a en plus le mérite d'obliger à un minimum d'effort d'écriture. Vertu non négligeable en ce siècle de podcast...
Rédigé par : Alacon | 24 décembre 2007 à 16:03