Radio blog suites
Billet intéressant sur l'affaire radio.blog.club sur postscriptum. Décryptage et rappel des règles juridiques, mais dont on se demande s'il s'applique effectivement au cas radio.blog. Ce service est-il une webradio ?
Je reprends mon commentaire posté sur postscriptum en le modifiant un peu :
Personne n'ignore les règles de la SACEM, et évidemment, la situation était prévisible. La nouveauté de radio.blog.club, c'est qu'il ne s'agit pas d'un site unique, une webradio centralisée, mais un service de "radio peer to peer" si l'on peut dire. Chacun utilisait l'interface de radioblog pour mettre à disposition ses chansons à ses lecteurs. Radioblog n'hébergait pas les chansons, mais se contentait d'offrir un moteur de recherche, et le "logiciel". Les chansons étaient hébergées chez chaque blogueur. Je retrouve ce billet de M. sur sa quète d'une légalité pour la diffusion d'Offenbach. J'en ris encore, un peu jaune.
D'où une plus grande complexité malgré tout, que la simple applicaiton de règles appliquées au webradios, avec ses tarifs légaux décidés de manière définitive. Je ne connais pas les dessous de la négociation, et la Sacem est dans son droit, bien évidemment. La nouveauté du modèle de radioblog impliquait à mon avis une attitude plus positive que la porte fermée et l'application de règles de base décidées dans un cadre différent.
On peut se contenter d'appliquer le droit actuel. On peut aussi
rechercher des règles nouvelles quand les modèles de diffusion changent
drastiquement. Cette attitude me semblerait positive, quand on voit un modèle de diffusion connaître un tel succès. Fermer n'est pas une solution appréciable, si l'on s'intéresse au développement inéluctable, même si elle est légale.




Tiens, en lien avec cette histoire, la note très intéressante de Daniel Schneidermann sur son blog : http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=566
Rédigé par: Lancelot | 17 mars 2007 at 15:42
Merci d'avoir pris en compte mes observations. Mais comme indiqué par ailleurs, je crains que les précisions sur le service proposé n'en change pas la nature.
De deux choses l'une, soit radio.blog.club n'était qu'un moteur de recherche, renvoyant ses utilisateurs vers chaque source de diffusion, auquel cas le principe même d'un paiement par radio.blog.club est contestable, soit les morceaux étaient "agrégés" dans un player, et il s'agissait alors de webradio, et donc de radio.
Le cas échéant, j'avoue ne pas comprendre la position qui consiste à dénoncer la fermeture parce que l'exploitant a refusé de payer, qui plus est un paiement proportionnel. Ce n'est pas comme si la SACEM avait refusé par principe toute exploitation numérique. Bref, quelle aurait été, selon toi, l'attitude à adopter ?
Quant au problème du guichet unique, il est réel, mais je vois mal le rapport qu'il y a, ici, entre radio.blog.club et le blog d'un étudiant (d'ailleurs, ce dernier se serait-il acquitté du paiement de droits pour la diffusion de contenus qu'une reprise de ceux-ci par radio.blog.club n'en eut pas été justifiée pour autant).
Rédigé par: Calamo | 17 mars 2007 at 17:32
Youpi ! Hourra ! Radio Blog remarche !
Rédigé par: Lancelot | 18 mars 2007 at 14:34
Quand on voit ce que proposent boomp3.com ou http://www.projectplaylist.com/ comme services la sacem risque d'avoir pas mal de boulot...
Rédigé par: Pierre | 18 mars 2007 at 21:42
Je comprends l'interrogation de Calamo : que faire ? Car c'est un vrai come back à la situation d'avant 82. A nouvelles pratiques nouvelles règles : si l'encadrement de la radio est aujourd'hui basé sur le principe de rareté, force est de constater que les webradios ne sont pas soumises à cette contrainte. Mais restent à rémunérer les ayants droits.
Une conférence entre ayants droits, distributeurs et diffuseurs semble plus que jamais la bienvenue.
Rédigé par: micol98 | 19 mars 2007 at 07:53
Une précision qui a son importance. Le responsable de radioblogclub n'est pas obtus. Ce qui lui a paru inacceptable dans la demande de la SACEM, c'est le taux demandé 8% alors que radioblogclub a maintenant essentiellement une clientèle étrangère qui ne sont pas du ressort de la SACEM.
Rédigé par: bee human | 27 juillet 2007 at 11:45