Dans le micro milieu des économistes, et le nano-milieu des économistes blogueurs, l'article d'Olivier Blanchard dans lequel il exprime sa préférence pur Nicolas Sarkozy fait un bel effet. J'avoue qu'il ne me laisse pas indifférent. Blanchard est un des économistes que je respecte et suis le plus, avec Cahuc et Kramarz, sur le sujet de l'emploi. La conversion d'un économiste de centre gauche, de tradition plus proche du PS, à Nicolas Sarkozy ne laisse pas de marbre. Elle est d'ailleurs logique : la vision qu'a Blanchard du marché de l'emploi et de l'université sont évidemment plus proches de celles de Nicolas Sarkozy que des propositions floues et un peu archéo de Ségolène Royal.
Pour lui, comme pour Christian Blanc récemment, ces enjeux majeurs (et ils le sont) valent qu'on passe sur des sujets plus annexes qui peuvent fonder le vote (la fiscalité, la peur que génère l'insécurité, l'immigration, l'intégration, que sais-je encore...) où on peut les imaginer en désaccord. J'avoue que cela fait réfléchir.
Evidemment, je vois déjà les objecteurs habituels rétorquer que Blanchard est aux Etats-Unis, qu'il y a trop longtemps qu'il a quitté la France, qu'il a une vision bien partielle et peu appliquée du marché du travail, qu'il n'arrive pas à croire en une solution plus sociale-démocrate au problème de l'emploi, fondée avant tout sur la qualification, et la normalisation du chômage.
L'autre objection, qui est un peu celle d'Etienne Wasmer, est de dire que Sarkozy a aussi des excès (pop internationalisme bidon, je le prends comme ça), qu'il virera sans doute Sarkozyste, là où Royal trouve un équilibre intéressant entre le modèle nordique qu'elle souhaiterait et le projet archaïque du PS.
Ce débat, je l'ai eu beaucoup de fois. Je crois beaucoup au diagnostic posé par les Blanchard, Cahuc, Tirole, Zylberberg, Kramarz sur notre marché de l'emploi inefficient. Je constate avec effroi que le projet de Ségolène Royal semble passer complètement sous silence ce diagnostic, cette analyse du fonctionnement effectif du marché de l'emploi, et que celui qui s'en approche le plus, c'est effectivement Sarkozy. Je m'effraie des propositions emploi de Ségolène Royal, comme de son flou sur la réforme de structure de l'université et de la recherche.
Pas de quoi être encore convaincu dans un sens ou dans l'autre, mais de la matière à réfléchir sur des sujets majeurs. Parce qu'après tout, it's the economy, stupid...
Plus : Bernard Salanié, Etienne Wasmer, passionnant billet et débat, comme toujours, lancé par Alexandre sur Econoclaste.

Et le billet de Phersu sur le sujet, aussi :
http://alxls.free.fr/index.php?2007/03/14/217-un-cours-de-methodologie-par-olivier-blanchard-paraphrase-et-commentaire-cardamome
Rédigé par : GM | 14 mars 2007 à 18:12
Cher Versac,
Eh bien, voilà un billet bien partisan. Comme si Nicolas Sarkozy n'avançait pas des propositions contradictoires et dangereuses sur un plan économique, notamment en matière de fiscalité. Voir par exemple le commentaire de Piketty sur le sujet (politique.fluctuat.net/blog/14790-nicolas-sarkozy-fait-peur-a-thomas-piketty.html). Comme si la campagne de Sarkozy n'avait pas quitté la clarté initiale d'un projet idéologique de droite pour la confusion d'un clientélisme à la Chirac, promettant tout et n'importe quoi. Comme si le projet de Ségolène Royal pouvait être ramené de manière aussi caricaturale à un vaste flou, là où les propositions ne manquent pas (ce qui n'empêche pas d'exprimer un désaccord, mais tout balayer d'un revers de main, c'est léger comme analyse). Je suis déçu par ce parti-pris, que je ne trouve pas à la hauteur du débat.
Rédigé par : esope | 14 mars 2007 à 18:22
Le billet de Phersu, tout comme celui d'Alexandre Delaigue démontent cette supercherie, de quelqu'un de bien estimable.
Mais là...
On dirait qu'il n'a ni lu les programmes, ni analysé les situations. Il aurait pu-du argumenter.
C'est quand même Ségolène Royal qui veut améliorer le dialogue social, avec ses références nordiques, pour sortir de la confrontations, des accords minoritaires, ...
Idem sur les universités : plus d'autonomie, dans le cadre régionnal, plus de fonds pour la recherche.
Même sur le marché du travail, avec la sécurité pro, et ce qu'elle appelle l'agilité nécessaire à la compétitivité des entreprises.
Son point de vue est cependant défendable, mais il le défend mal...
Et surtout, baser son vote sur ces trois points, pourquoi, comment ? Il y a tant de sujets importants, ceux-ci le sont mais je ne pense pas que ce soit avec Sarkozy, qui réformera dans la douleur et l'affontement, que l'on pourra avancer. Ah moins qu'il se chiraquise... et fasse du Bayrou ?
Je ne pense pas non plus que là soit la solution.
Rédigé par : jani-rah | 14 mars 2007 à 18:38
Puisque le "name dropping" sert d'arguments, quelques précisions :
Spécialiste du marché du travail, Philippe Askenazy (CNRS), Eric Heyer (OFCE), Thomas Philippon (NYU), Thomas Piketty (PSE), Philippe Aghion (Harvard)... ont publiquement mis en cause le programme économique de Sarkozy, qualifié de "dangereux" ou d'incohérent et souligné le caractère davantage réformiste du programme de Ségolène Royal.
Maintenant on peut débattre ?
Rédigé par : felisido | 14 mars 2007 à 18:50
eh bien, comme je l'ai aussi écrit chez koz, dommage que M. Blanchard soit si loin de la France qu'il n'y voit que 2 candidats !
Rédigé par : FrédéricLN | 14 mars 2007 à 19:32
J'aime bien le réflexe de certains, comme Jani-Rah, qui sont à l'évidence dans l'incapacité d'imaginer que la personne, antérieurement louée pour ses compétences par les mêmes (lorsqu'elle votait à gauche) mettent les mêmes compétences dans l'analyse des programmes, et dans leur décision ultérieure, lorsqu'elles en prennent une différente de la leur.
Frédéric : peut-être attend-il de savoir qui François Bayrou affrontera au deuxième tour, ce qui permettra de savoir s'il a l'intention de se montrer de gauche, ou de droite ?
Rédigé par : koz | 14 mars 2007 à 19:51
Il est complètement illusoire de croire que Nicolas Sarkozy pourra mettre en oeuvre son programme économique, s'il est élu, avec le climat de haine qu'il soulève dans le pays en provoquant sur des sujets aussi sensibles que les thèmes du FN.
A la première réforme d'importance, la rue se mobilisera, trouvant un prétexte pour renverser Sarkozy, et le pays sera bloqué.
Sans méthode assurant le rassemblement, il n'y aura pas de réforme économique.
Rédigé par : Axel - Page2007 | 14 mars 2007 à 20:14
''ces enjeux majeurs (et ils le sont) valent qu'on passe sur des sujets plus annexes qui peuvent fonder le vote'' ! Voilà bien un exemple de dérive de sens dont les rigueurs économistes s'accomodent trop me semble-t-il. Il n'y a pas de sujets ''annexes''dans une élection, la culture, l'éducation, la solidarité, le projet ''sociétal'', ce que l'on veut ''élever'' ensemble se mêle à l'économie et ne se résume pas à elle. En résumé : pas de lettre sans esprit, pas de volonté sans style et là, question ''esprit'' et ''style'', on peut franchement rêver mieux que Sarkozy n'est ce pas ? L'économie qui fonctionne, c'est aussi un air qui flotte avec une certaine légèreté, une ambiance qu'il vaudrait mieux ne pas plomber, par exemple, avec ce patriotisme et ce moralisme à la noix dont il se gargarise bien imprudemment ces derniers temps.
Rédigé par : petit jardin | 14 mars 2007 à 20:44
esope : hummmm. Billet non partisan. Imprécis, je veux bien, mais il ne me semble pas avoir fait l'apologie du programme économique de Sarkozy, et j'ai relayé en des termes positifs la position de Piketty récemment. Ca commence à devebir énervant, cette accusation de prise de position partisane, dès qu'on dépasse la caricature ou qu'on exprime un doute.
L'argumentation de Blanchard est succincte, certes, et peut-être malhabile, mais le fait qu'il penche pour Sarkozy me parait valoir argument. Ce n'est pas un perdrea ude l'année, et je ne comprends pas pourquoi l'argumentation à peu près aussi succincte de Piketty aurait plus de valeur, à ce compte.
Je ne fais pas du name-dropping, au cas d'espèce, mais je me sens effectivement assez proche, en ignare non économiste que je suis, des arguments de Blanchard sur la dualité du marché du travail, ou sur les rapports Cahuc-Kramarz, qui me semblent opérer d'un diagnostic proche (au-delà de la simple question du contrat de travail).
Au delà du diagnostic ou de l'immense variété des sujets économiques et sociaux, je constate avoir une hiérarchie de sujets assez proches de Blanchard : la solution-clef, les problèmes majeurs me semblent se poser dans les deux domaines de l'enseignement supérieur et du marché de l'emploi. Thèmes sur lesquels je trouve Royal assez faible, Bayrou un peu molasson, là où Sarkozy a effectué un travail intéressant.
Cela n'indique pas un vote, et d'ailleurs, qui s'ensoucie. C'est un des éléments que je mets plutôt au crédit du candidat de droite. On sait, je pense, que j'en mets suffisamment à son débit...
Rédigé par : versac | 14 mars 2007 à 20:51
petit jardin : tu touches là le point sensible. Ce qui n'est pas étonnant. C'est un calcul proche de celui de Blanc, qui peut s'arbitrer, je pense. On peut faire le choix d'une politique globale qui n'est pas celle qu'on aimerait, si l'on juge que des enjeux vraiment majeurs, structurels, sont mieux traités par un camp proposant un projet de société auquel on adhère moins.
Je ne suis vraimet pas sur de faire ce choix, je constate que Blanchard l'a fait, je me pose la question, l'arbitrage n'est pas aussi simple. Si Royal était rassurante sur la gestion du chômage ou le relèvement de l'université, et avait un programme économique ambitieux et réaliste (à mes yeux), je n'hésiterais pas beaucoup...
Rédigé par : versac | 14 mars 2007 à 20:59
Voici un extrait de ma réponse au post d'Olivier Blanchard (posté sur Telos)
Cher Olivier Blanchard,
Vos arguments expliquent que certaines de nos élites, certains même de nos amis, plus sensibles au paramètre économique qu’au positionnement « moral » et culturel, se rangent derrière la bannière Sarkozy.
(...)
malheureusement je ne partage pas votre point de vue sur plusieurs aspects.
1) sur le diagnostic : vous omettez de préciser que la France s’est déjà bien adaptée à la mondialisation et s’est déjà largement modernisée. Ses entreprises sont en réalité plutôt très compétitives. Parler "d'ajustements structurels en matière de salaire" présuppose déjà un type de solution. On n'est plus dans le diagnostic. Vous omettez un autre problème tout aussi crucial que la flexibilité salariale, et peut-être même davantage, parce qu’il freine l’innovation, c'est la ringardise du crédit en France. Pour avoir moi-même été PDG d'une PME d'environ 300 salariés, je parle en connaissance de cause. On demande sans arrêt aux mêmes salariés, déjà fragiles, d'être flexibles, mais c’est peut-être ailleurs qu’il faut libérer des énergies.
2) sur les solutions : il y a clairement 2 modèles qui s'affrontent, c'est le modèle social-démocrate nordique et le modèle libéral anglo-saxon. L'un est défendu par Ségolène Royal, l'autre par Sarkozy. J'en reviens à ma PME, mais ma plus grosse filiale se situait au Danemark, et j'avais une autre filiale à Londres. J'ai vu de mes propres yeux les différences d'approche et je peux vous dire que le modèle nordique, très efficace, a quand même le gros avantage sur le modèle anglo-saxon de ne pas laisser toute une frange de la population sur le bord de la route. Le résultat : une société apaisée, moderne, moins violente, avec des relations entre partenaires sociaux de qualité. (...)
L'Europe a une vraie chance de développer un modèle social-démocrate performant plus conforme à son histoire, soucieux du plus grand nombre, moderne, innovant, démocratique et écologique. La fin du pétrole, à cet égard, sera un formidable catalyseur pour l'innovation. Sarkozy, au milieu de ce projet ambitieux apparaît avec ses recettes conservatrices d'une ringardise totale.
Entre nous, c'est toujours la gauche sociale-democrate qui finit par faire les réformes économiques structurelles dans un pays : Delors/Beregovoy en France, Blair aux UK, Schroeder en Allemagne... et bientôt Ségolène/Strauss-Kahn en France...
très cordialement,
Bernard
Rédigé par : Bernard | 14 mars 2007 à 21:55
"Parce qu'après tout, it's the economy, stupid..."
La dernière fois (midterm elections 2006), c'était : "it's the foreign policy, moron!"
Rédigé par : Melanchthon | 14 mars 2007 à 22:09
Un article très intéressant sur le sujet des soutiens de spécialistes:
http://economistes.blogs.liberation.fr/chiffrage/2007/03/pourquoi_je_ne_.html
J'avoue que cet article est intéressant principalement parcequ'il est plutôt contre-intuitif: on a reproché à Piketty lorsqu'il appoprtait son soutin à Royal de ne pas user de son autorité scientifique (en faisant de la psycho de bazar) et je trouvait le reproche plutôt censé, l'occasion du ralliement de Blanchard à Sarkozy avec des explications relativement liées à sa spécialité me parraissait bien plus naturelle... mais l'article de Bruno Amable lié précédemment m'interpelle sérieusement à ce sujet.
(en plus du fait que je n'ai pas le moindre doute que tous les deux ont évidemment vu les candidats avec leurs yeux d'experts et de citoyen 'de base' avant de prendre partie, même si les arguments présentés sont profondéments différents)
Rédigé par : JaK | 14 mars 2007 à 23:01
Ah un grnd éco vote pour Sarko. Ca fait du bien ! Désolé pour les indigents idéologues du PS et de l'UDF !!
Rédigé par : Lionel | 14 mars 2007 à 23:46
@Jak
En plus il est drôle. Je viens de lire au même endroit son article sur l'obsession de la dette.
Rédigé par : Bernard | 14 mars 2007 à 23:53
A l'adresse chère à Bernard :
http://www.bazardecampagne.com/article-6010135.html
sous le titre " Ségo, Bayrou, Sarko : quel programme économique pour la France ?" je découvre un excellent article :
Extraits :
" Cinq prix Nobel américains d’économie, de sensibilité variée, jugeaient récemment avec une certaine sévérité la situation économique en France, et proposaient quelques recettes pour améliorer les choses."…."Nos 5 experts reconnaissent cependant que la « révolution libérale » n’ira pas sans quelques inconvénients : il y aura davantage d’écart entre les riches et les pauvres, (l'un parle même de davantage d'inégalités), et peut-être aussi davantage de laissés pour compte."
Définition des acteurs, à 40 jours de l'échéance :
" Sarkozy : peu importe qu’il soit profondément réactionnaire, fâché avec les chiffres, complètement mégalo, pas fondamentalement démocrate, cancre dans de nombreux domaines, un peu corrompu, un peu mafieux, un peu raciste sur les bords, pas très fin, et qu’il flatte ce qu’il y a de plus bas chez nos instincts pour se faire élire. Tout ça est secondaire, il est le seul à vouloir mettre la France sur les bons rails du libéralisme économique.
Ségolène en bonne sociale-libérale et Bayrou en bon libéral-social préconiseraient selon nos 5 professeurs américains de bonnes et de mauvaises choses, mais aucun des deux n’aurait pris l’exacte mesure des réformes radicales nécessaires au redressement de la France."
Et Bernard de conclure :
" Que penser de tout ça : il semblerait, à les entendre, que nous n’ayons plus le choix. La mondialisation est en marche, la révolution libérale également, soit on prend le train et on reste dans la partie, soit on continue à vouloir (sur)protéger nos salariés et on est carrément hors-jeu à brève échéance. Concrètement : soit on baisse les coûts salariaux et on permet à nos entreprises de rester compétitives, soit on ne le fait pas et c’est davantage de chômeurs et de pauvres à l’horizon. Bref, la révolution libérale se fera sur le dos des salariés les plus faibles, mais elle se fera, elle se fait, elle est là."
Fin de citations.
Un modèle nordique semble fonctionner, différent et moderne.
Et vous voulez me faire croire qu'un autre monde n'est pas possible ?
Et j'en vois ici prêts à vendre leur âme au sacro-saint libéralisme !
Mais vous voulez quoi ? Vous cherchez Quoi ?
La Révolution ?
Rédigé par : Aetius | 15 mars 2007 à 00:01
@ bernard
Que Ségolène représente "le modèle scandinave" est un mythe et qu'elle le ferait avec DSK un mythe encore plus grand. Que DSK le représente c'est possible mais je n'en ai pas encore vu l'application. Jusqu'à présent je n'ai vu que les deux voudraient en gros préserver le statu-quo et même en rajouter sous forme de subventions étatiques qui maintiendraient les chômeurs dans une situation artificielle, smicarde de faux-vrais emplois.
Ayant habité 30 ans de ma vie en Suède et revenu récemment en France, je crois savoir de qoi je parle. Il est vrai que le système nordique est plus humain que l'anglo saxon, mais il est basé sur le fait que la prestation demandée aux travailleurs est compensée par une couverture sociale vastement supérieure à celle de la France (santé, chômage, logement, aides sociales aux plus démunis - jamais eu besoin d'"Abbés Pierre") financée par un prélèvement d'impôts sur le revenu supérieur à celui de la France : un salaire de mi-carrière d'un prof du secondaire est de 18 000 couronnes (1800€/mois) mais après taxes, il lui reste 1100€ dans le portefeuille. Donc un peu plus que le SMIC avec une nourriture 1/1/2 plus chère qu'en France et des loyers analogues (mais donnant plus de confort).
Mais le plus important dans l'histoire c'est ce qu'on demande aux travailleurs :
semaine de 40h prolongeable à 48h mais pas plus de 4 semaines d'affilées. Maximum de 200h d'heures sup/an, taxées à 75%. Refuser des heures sup est un motif de licenciement.
Mêmes conditions dans le public (trains, postes etc...) et l'éducation nationale (5 semaines de vacances pas 20). Pas de fonctionariat des profs (employés des municipalités à 80%), le fonctionariat est en gros réservé aux fonctions type préfecture et grandes administrations. Cependant celles-ci on souvent des conditions de travail analogues à celles des secteurs généraux, pas de régimes spéciaux etc...
Pas de "régimes spéciaux" surtout pour les retraites à part quelques exceptions type pilotes de ligne et conducteurs de locomotives. Retraite à la carte de 61 à 67+, ne devient économiquement intéressante qu'à 65 ans. C'est pourquoi ici en France je bosse encore à 60 ans ce qui me fait mal voir de tous les profs que je connais, qui les pauvres sont "usés". Ah j'oubliais : système par répartition combiné avec fonds de pension, oh l'anathème.
Prélèvement à la source qui permet d'employer facilement quelqu'un pour des courtes durées sans contrat spécial, seulement une description de mission.
Licenciement facile, préavis d'un mois au bout de 2 ans de travail (sans préavis la 1ere année). Il est bien sûr "motivé" (tu ne fais pas ton boulot dans 90% des cas et le reste licenciement économique). Cependant le licencié touche pratiquement toujours les assedic sauf faute grave. Les prud'hommes se retrouvent sous forme d'un tribunal administratif et existent surtout pour des contentieux d'attribution de poste dans l'administration/grandes entreprises ou de discrimination, mais j'imagine que 90% des cas en France ne seraient même pas pris en compte, car le licenciement est parfaitement légal. Il est assez difficile aujourd'hui d'obtenir un CDI (c.a.d contrat sans durée spécifiée) mais les conditions de licenciement y restent les mêmes sauf que les préavis s'allongent et passent à un an après 50 ans. L'indemnité de licenciement est en gros équivalente à un mois de salaire.
Droit de grève virtuel. Réglé par convention collective patronat/salariat sans intervention de l'état. La gréve peut arriver au moment de renouveller la convention (en gros tous les 3-5 ans) mais est sujette à un préavis d'un mois et d'une intervention d'un médiateur si la négociation échoue complétement. Sinon elle est illégale et en cas de grève "sauvage" c'est le licenciement sec qui attend. Pendant mes 30 années je crois que j'ai assisté à 3 grèves majeures et une dizaine du mineures, toutes dans la fenêtre convention-convention.
CES/CEA assez fréquents et camouflent le chômage des jeunes, mais il faut le dire en résultent en une insertion en emplois plus stables après une dizaine d'années. En France on appelle ça de la précarité.
Université type mixte américain/français. Mais si la partie française publique fonctionnait comme la partie publique suédoise, on crierait au miracle. CNRS ? inconnu. Et c'est pas simplement une histoire de ronds, c'est surtout un partenariat avec l'entreprise et une liberté inconcevable pour les universitaires français. Ils se gérent eux-mêmes sans attendre la bénédiction de Stockholm.
Tous les suédois trouvent ce modèle normal à part les communistes (8% des voix) qui ont en gros la même réthorique que Ségolène et al et l'extrême-droite qui est plus occupée à "parler d'immigration" que de s'occuper de problèmes sociaux.
Donc le fameux modèle nordique :
1) Sarko l'applique et c'est la guerre civile
2) Ségolène le propose et ne se fait pas élire et taxer de fasciste par tous ceux à gauche de DSK.
3) Bayrou l'applique à doses homéopathiques jusqu'à finalisation pendant 10 ans en achetant la CFDT et quelques autres par quelques réformes simples. Il laisse sa place dans l'histoire comme celui qui a sauvé la France, redressé la dette, coupé le chômage ouvert à 6% et a un excédent budgétaire. Il faut ajouter qu'il aurait aussi besoin de virer 1/3 des fonctionnaires et supprimer les bureaucraties ridicules dans la santé, l'éducation; l'ANPE et j'en passe et des meilleures..
Mesdames, Messieurs, faites votre choix
Mais quand on parle du modèle nordique, il faudrait savoir de quoi on parle.
Rédigé par : | 15 mars 2007 à 00:35
@ " "
Merci pour le panorama complet sur la Suède. Au Danemark c'est à peu près pareil, il y a aussi une grande flexibilité de l'emploi, contre-balancée par une sorte d'accompagnement dans le reclassement. Les charges sont extrêmement faibles au niveau des entreprises, mais l'impôt personnel est beaucoup plus élevé ce qui au final revient à peu près au même. Je retiens que vous convenez que le système nordique est plus humain que l'anglo-saxon et que Sarko déclancherait la guerre civile :). Pour savoir qui est le mieux placé pour appliquer ce système, chacun fera son choix en fonction de ses inclinations personnelles... Comme le dit bruno Amable dans l'article cité par jak plus haut, "Il ne saurait y avoir de validation scientifique de la politique".
Rédigé par : Bernard | 15 mars 2007 à 01:03
Une précision importante manque à la description du modèle suédois.
Quand le salarié touche ses 1100 euros nets, que lui coûte la santé, la scolarité des enfants, les transports ? Pas grand chose, je crois.
De plus, "le système nordique est plus humain que l'anglo-saxon et n'a nul besoin d'Abbés Pierre".
N'est-ce pas mieux que le modèle britannique, vers lequel un petit candidat veut nous emmener ?
Rédigé par : Aetius | 15 mars 2007 à 02:06
à aetius
c'est bien ce que je dis mais peut-être mal exprimé.
quelques précisions :
santé : remboursé en gros à 80% puis gratuit si maladie longue (+ de 3 visites ou diagnostic direct). Pas de mutuelles ou très peu. Peu de paperasses, pratiquement pas de médecins libéraux, attentes assez longues aux urgences. Pharmacies d'état, privées interdites. Frais dentaires et lunettes non remboursés, mais on peu demander une déduction d'impôts. Si la personne est complétement démunie les frais peuvent être pris en charge au cas par cas par les assistantes sociales. Pas de CMU mais l'équivalence par l'assistance sociale. A remarquer que le budget de la Sécu en Suède coute 2 fois moins cher en % du budget français du à une administration efficace. Revenu en France j'ai failli piquer une attaque avec toutes ces paperasses : labos qui remboursent pas, tiers-payants etc.. etc... Pris en charge ci est mi et là ... Les gens qui ont inventé ça sont soit des cons soit des sadiques ou les deux.
En Suède on casque sa différence à la caisse (souvent pas plus de 15 € 1ere visite) on en rajoute autant à la pharmacie et la carte "vitale" enregistre tout. Je viens de prendre l'exemple d'une grippe banale. Si on a la jambe cassée, c'est différent, là les mécanismes à 100% rentrent en compte. Congé maladie = 3 jours de carence. On a pas besoin de voir un docteur si la maladie ne dépasse pas 7 jours. On appelle son boulot puis la sécu par tel ou internet et on dit je suis malade, donc on recevra 4 jours à 80%.
Scolarité primaire-secondaire gratuite. Système de prêt à bas intérêts pour les étudiants en fac, dépendant des résultats (ne pas redoubler !), une partie est allocation. Rembourser le prêt est assez cher quand on commence à travailler et il faut compter 15-20 ans pour le faire dépendant de la longueur des études. Applicable à tous, sans différence de revenu. Les parents ne sont plus responsables de leurs enfants quand ceux-ci sont devenus majeurs, mais les lycéens qui vont jusquà 21 ans oui. Après zéro. Il n'y apas non plus d'obligation des enfants à s'occuper de leur parents.
Transports : je ne vois pas la différence envers la France (essence/transports en commun) sauf que souvent du à l'étendue du pays les distances sont plus longues. La Laponie a un "régime spécial".
Logement : il y a du logement pour tous, pas d'HLM dans le sens français. Tout le monde peut accèder à un logement décent à un prix abordable. La moitié des gens vivent dans des grands ensembles (couches pauvres et moyennement basses) mais la queue est réglée par un office municipal (agences immobilières privées interdites de faire du logement locatif, servent simplement à la vente de maisons). Si on a pas de ronds la CAF couvre (pas les célibataires, la on tombe dans l'assistance sociale). Mais la différence est qu'on a pas besoin de justifier d'un revenu ou d'une caution. On a une piaule en 6 mois. Loyer pas payé ? viré au bout de 3 mois même par -40°. par contre les assistances sociales vous repêchent directement et vous mettent en foyer (cas rares car souvent résolus avant). Mendicité interdite. Il y a des "SDF" dans les grandes villes, mais la plupart sont des alcooliques graves et naviguent de foyer en foyer. La prise en charge humaine est meilleure qu'en France, les solutions plus simples et pragmatiques.
Rédigé par : oldfrog | 15 mars 2007 à 04:24
je me recommente pour clarifier le message :
protection sociale supérieure est compensée par travail.
Mais en France des catégories privilégiées veulent avoir le beurre, l'argent du beurre et le c.. de la fermière de chabichou.
qui accepterait un retour au 40 h ?
qui accepterait une retraite à 65-67 sans régimes spéciaux ?
qui accepterait une école ou les profs travaillent 40h et ont 5 semaines de vacances ?
qui accepterait la privatisation d'à peu près tous les services publics sauf la partie transport de la SNCF et l'énergie (ou l'état reste majoritaire) ?
qui accepterait un droit de grève extrèmement limité ?
Tout ça pour un filet social extrémement serré par lequel la pauvreté abjecte est pratiquement éliminée et les classes pauvres protégées de tomber dans cette pauvreté abjecte.
Si Ségolène le propose la gauche explose. Sarko n'en parlons pas.
la seule solution c'est de voter libéral-social pour passer doucement au social-libéral quand les caisses seront renflouées et la bureaucratie réduite à un minimum.
Je ne vois pas d'autre option sinon d'aller droit dans le mur par 2 chemins différents et quand tout le monde est bien meurtri dans 5 ans voter pour une coalition Bayrou/DSK.
Sautons une étape.
Rédigé par : oldfrog | 15 mars 2007 à 04:52
-qui accepterait un retour au 40 h ?
personne même la Droite et les patrons puisqu'en 5 ans ils n'ont pas supprimés les 35h.
La question de notre compétitivité ne se pose t'elle pas plutôt en terme de productivité au travail ?
J'ai vécu au Japon et je peux vous dire qu'ils ont beau travailler très très longtemps, ils ne sont pas plus efficace que nous.
-qui accepterait une retraite à 65-67 sans régimes spéciaux ?
ceux qui ont des boulots tranquilles : les présidents de la république?
serieusement, ça depend de son parcours prof
-qui accepterait une école ou les profs travaillent 40h et ont 5 semaines de vacances ?
personne, ç'est trop usant
-qui accepterait la privatisation d'à peu près tous les services publics sauf la partie transport de la SNCF et l'énergie (ou l'état reste majoritaire) ?
que les néolibéraux pour ne garder que les fonctions régaliennes.
Mais en même temps, les subventions déguisées ça y va (cf Boeing)
- qui accepterait un droit de grève extrèmement limité ?
personne
Y a t'il vraiment bcq de grève de plus de huit jours en France?? non
Par contre pas de dialogue social : oui
Le taux de syndicalisation en France est trop faible du coup il ne reste que les "extremistes".
Nous n'avons plus le temps de tergiverser,
allons s'y doucement.
La vrai révolution, ce n'est pas Bayrou qui prolongera la politique de DeVillepin/Borloo
Le vrai changement c'est NS ou SR, libéralisme anglo saxon ou social démocratie nordique, la société des propriétaires ou la société solidaire.
Rédigé par : sangaku | 15 mars 2007 à 10:21
Merci oldfrog pour ces précisions sur la vie suédoise de tous les jours.
Maintenant, c'est un modèle qui ne semble pas générer de trou, mais ce n'est certainement pas le seul.
La France n'est pas composée que d'égoïstes et des fainéants. Si la tête de l'Etat montre l'exemple, ce qui est loin d'être le cas actuellement, ils sont prêts à accepter un modèle différent plus juste, qui n'accentuerait pas les disparités déjà exorbitantes et n'oublierait personne en chemin.
Et parmi les grands candidats actuels, personne n'est en capacité d'écrire ce nouveau modèle.
Certes, ils essaient de pondre un nouveau texte, mais se contentent, une gomme dans une main, un crayon dans l'autre, de corriger le modèle existant, qui dérive tranquillement mais irrémédiablement vers un libéralisme plus dur. Tout ça manque furieusement de gaucher.
Et, ce brouillon écrit de la main droite, les français n'en accepteront bientôt plus la lecture.
Rédigé par : Aetius | 15 mars 2007 à 11:01
Mon cher Versac, quelques commentaires s’imposent à la lecture de Blanchard…
« Des règles de retraites amènent bcp à arrêter de travailler, alors qu’ils veulent continuer »… ouais, ouais… et la majorité qui est virée car considérée comme pas assez rentable ? La difficulté des quinquas pour trouver un boulot est, elle aussi bien réelle… c’est de leur faute je suppose ?
Le passage sur la recherche et l’université… au niveau des facs… gauche et droite n’ont pas fait grand-chose… c’est un fait… en matière de recherche… depuis 5 ans… ça morfle sévèrement. Ah oui, c’est vrai la recherche c’est pour trouver (devedjan je crois), pauvre politique qui ne fait pas la différence entre recherche fondamentale et appliquée…
« La solution est clairement ds une forme de contrat unifié, sinon unique, donnant plus de garantie aux jeune, peut être au prix d’une diminution de la protection des autres travailleurs ». Le lien entre contrat unique et protection sociale plus efficace est à démontrer… mais bon admettons. Petite question pourquoi donner plus de droits aux premiers… au nom de quelle logique ? un postulat moral ? une idéologie ?
Concernant la deuxième partie de son propos.
« Sur les relations du travail » il préfère les propositions de Sarkozy…. Heu… il était où depuis 5 ans notre numéro 2. Il n’a ni réclamé plus de concertation sur le CNE, ni sur le CPE (au passage très fort son virage à 180° sur Airbus… un peu inconstant comme candidat) …. Sauf quand on a passé le stade du million de personnes dans la rue… et je l’entends rarement parlé des syndicats un oubli je suppose….
Pour Blanchard « renforcer l’autonomie dans le cadre national » cela lui semble sans contenu…. Pour moi c’est relativement limpide… garantie du caractère national des diplômes et donc européen (ça n’a rien d’anecdotique). Et autonomie pour une plus grande liberté en matière de recherche avec des partenariats croisés. Ah oui, marrant qu’un prof du MIT ne souligne pas l’implication de l’Etat fédéral, à travers une multitude d’agences, dans la recherche fondamentale…
« j’ai l’impression que Sarkozy a mieux identifié les problèmes de la France » mais alors pourquoi avoir été au gouvernement pendant 5 ans et attendre ???
Au final… ben comment dire… j’ai trouvé ça plutôt décevant comme copie ; ça ne vaut pas la moyenne. On est plus sur du factuel que sur des arguments économiques….
Enfin, il voté PS jusque là… diantre… je n’ai pas vu de gauchisation extrême dans le pacte présidentiel. Le programme législatif de 97 l’était peut être même un peu plus… marrant, je crois que si le candidat du PS avait été DSK sur une base similaire (ben oui le projet socialiste)… meuhh non……..
Au fait : il y a aussi de grands nobels de l’économie qui se sont exprimés sur la croissance en France. Quelques extraits sur mon blog.
Ah oui, tes réactions sur son entretien dans les échos de SR ?
Rédigé par : Marc | 15 mars 2007 à 11:46
@koz "peut-être attend-il de savoir qui François Bayrou affrontera au deuxième tour, ce qui permettra de savoir s'il a l'intention de se montrer de gauche, ou de droite ?"
J'ai cru comprendre que M. Blanchard vit et travaille aux Etats-Unis. Il peut, de là-bas, mesurer le peu d'intérêt des notions françaises de "gauche" et de "droite". Ou bien, sans que je m'en rende compte ? le parti démocrate américain serait-il devenu de gauche ? ou de droite ?
Rédigé par : FrédéricLN | 15 mars 2007 à 12:26
Ca fait quand même un moment que Sarkozy est au gouvernement. S'il avait eu des idées sur les moyens de réduire le chômage, en particulier celui des jeunes, cela aurait été bien de les énoncer... Depuis le temps!
Une des causes majeures du chômage des jeunes est la discrimination à l'embauche des noms à consonance étrangère, et des adresses en zones d'habitat défavorisées. La nature du contrat de travail n'est ici pas en cause.
L'autre cause du chômage des jeunes est le manque de qualification d'une partie de ces jeunes.
Dans les deux cas j'ai infiniment plus confiance en Royal pour s'attaquer à ces problèmes. Elle seule met vraiment l'accent sur l'éducation et la formation.
Je pense que Royal, parce qu'elle est de gauche, est la seule à pouvoir réformer sérieusement notre pays.
En particulier, je ne vois vraiment pas Sarkozy pouvoir modifier le blocage du dialogue social en France!
Par contre Royal me paraît tout à fait déterminée à faire bouger les choses.
Rédigé par : Orange | 15 mars 2007 à 15:11
Olivier Blanchard est membre du conseil d'orientation de l'Institut Montaigne, think tank légèrement à droite, à ma connaissance.
Une inclinaison Sarkozienne de sa part n'est pas très surprenante.
Bien entendu, on va me dire que je suis réducteur et que je ramène tout à une appartenance gauche / droite (archaïque paraît-il), que c'est son analyse des programmes qui l'amène à ce choix ...
Bien sur, ça doit être ça.
Rédigé par : xsteph | 15 mars 2007 à 15:21
Très très très intéressant.
Articles et commentaires
@ Oldfrog la description suédoise est passionnante ... la conclusion bayrouiste plus surprenante. Si je ne m'abuse la politique nordique s'appuie quand même sur une opposition, une alternance (très apaisée vu d'ici)
Nous ne pourons jamais copier un modèle;mais nous pouvons nous en inspirer pour trouver une voie. encore faut il mettre en place les base d'une cohésion sociale avant de pouvoir trouver un consensus social qui semble t'il nous manque.
Cela me semble être le rôle du politique et me fait pencher pour Ségolène Royal: renouer les fils, retrouver du liant pour pouvoir s'ouvrir, se projeter vers l'avenir.
A noter le fan club des pays nordiques et de Ségolène Royal (si si ça existe)
http://www.gonordisk.net/
Rédigé par : Erasme de Metz | 15 mars 2007 à 16:24
Ségolène Royal sera ce soir sur France 2 dans l'émission à vous de juger, où elle devrait préciser (du moins je l'espère) ses idées en matière économique et fiscale notamment.
Bonne soirée.
Rédigé par : Ninon | 15 mars 2007 à 18:48
Bonjour,
Je m’appel Amandine et j’ai 12 ans et j’ai créer un blog politique. J’aimerais avoir des conseils de gens adultes qui se connaissent en blog pour faire les choses encore mieux. Et comme votre blog est bien fait et que vous écriver bien et que vous saver raconter des choses compliqué j’aimerais votre avi.
Merci !!!
Rédigé par : amandine pascal | 15 mars 2007 à 19:55
bonjour,
cela m'amuse toujours quand j'entends les gens parler du modele nordique.
La plupart du temps, ils n y ont jamais mis les pieds et encore moins parle a des chefs d'enteprise.
Alors, oui il y a des choses a prendre mais en revanche toute personne qui a cree une entreprise en suede vous dira que 1) le cdi suedois pose un probleme pour la petite entreprise du fait des rigidites du droit du travail et autres avantages legaux type longue parternite pour les peres (en soit c'est un tres bonne idee!) 2) la pression fiscale est un bien trop forte et n'encourage pas la domiciliation de l'entrepise en suede.
Pour les grandes entreprises c'est moins un pbm mais pour les petites ca l'est bcp plus.
Rédigé par : wookee | 15 mars 2007 à 19:57
Tu as parfaitement raison sur l'efficience du marché de l'emploi. L'analyse libérale qui perçoit le chômage comme volontaire est totalement transposable à la France. Il y a d'une chômage parce qu'il n'y a pas d'accord entre l'offre et la demande d'emploi. C'est le salaire qui empêche la concordance entre offre et demande. Donc le blocage de l'efficience du marché de l'emploi c'est le salaire minimum.
Brillant très brillant comme d'habitude !
Rédigé par : politoblog | 15 mars 2007 à 22:56
Pendant que j'y suis :
Votes électroniques, déjà des incidents dans dix pays :
http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39364062,00.htm
Un procédé antidémocratique ?
http://www.marianne-en-ligne.fr/e-docs/00/00/D1/9A/document_une.phtml
Rédigé par : Aetius | 16 mars 2007 à 01:46