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12 février 2007

Commentaires

Vince

Voilà en tout cas qui remet les pendules à l'heure sur le sujet des "bourdes". Parce qu'effectivement, celle-ci est sublime, de démagogie ou d'amateurisme, au choix... NS n'a-t'il pas pourtant été Ministre de l'Economie et des Finances il n'y a pas si longtemps ?

frednetick

Tu vas te faire des amis toi...

Mais , va t-on te répondre Piketty est un indécrottable gauchiste, et pis ségo elle fait pas mieux d'abord, na! ou quelque chose dans ce genre.

Deuxième problème, ces gens là, comme piketty ou les journalistes d'alternatives économiques, souvent critiques des deux bords, n'ont que peu d'exposition médiatique.

Nicolas passe au 20H de TF1 devant 8 millions de personnes, il pèse quoi Piketty? les 200.000 lecteurs de libé?

Ergo

Faire mentir Piketty tout en faisant mieux que Blair, voilà une ambition prompte à fédérer bien des énergies.

petit jardin

Bien vu. Allez, maintenant on attend toujours ton billet sur Blanc et tes impressions sur Ségolène.

ectoplasme

Au moins il y a du défi!

Il va être obligé de définir les contour de l'Etat. Il va forcément passer aux mauvaises nouvelles pour les fonctionnaires.
On sait jamais, ça peut être drastique.

Je sais pas quel est le terme de ses promesse mais ça semble utopique ( en tout cas, il m'a sembler entendre des objectifs à 10 ans).

Déficit à réduire : 1 point ou 2
Promesses de campagne : 2 ou 3 points à trouve
Promesses des 4 points : 4 points à trouver.

Sachant qu'il y a 5 ans pour ça, qu'on va avoir 2,5 points/an de croissance, 1 point d'inflation ça va être tendu tendu tendu tendu

roi bourdieusien

apres le figaro c'est france 5 qui reprend l actualité de sarkozy commentée par votre blog: nous nous retrouvon stous les 2 sure cette page:
http://www.france5.fr/asi/008182/20/141225.cfm

Lisette

C'est intéressant. Vive les économistes. De toute façon avec mon simple bon sens, je sais que Bayrou a raison : on ne peut pas se permettre de baisser les prélèvements obligatoires, on ne peut pas non plus se permettre de les augmenter. C'est pas super enthousiasmant comme objectif, mais c'est honnête, et ça fait pas peur.

politiful people

L'article est effectivement intéressant. Mais je ne partage pas ta conclusion.

Réduire le taux de prélévements dans un pays où on considère qu'ils sont trop élevés n'est pas un objectif stupide.
D'ailleurs, c'est le timing que Piketty attaque (avec raison : en 5 ans, ça relève plus d'une purge traumatique irréaliste), plus que le principe.

1/
Après, le chemin pour y parvenir est certainement plus difficile, Dire que c'est la croissance est effectivement la réponse la plus bête, car on observe même parfois une hausse du taux de prélèvement, quand l'économie va mieux, comme en 1986, mais je crois que l'IS était encore à 50%.
Les leviers pour y parvenir sont assez difficile à manipuler. Mais optimiser la fonction publique, est un, sur lequel NS et SR semblent d'accord.

2/
La grande bretagne était à 37-38%, pas à 44% ,diminuer de 2% à ce niveau quasi incompressible (on commence à grignoter l'os!)est certainement plus dur que diminuer 4% à 44% (ou il reste un peu plus de gras, certainement).

3/
Quant à donner des éléments de grandeur, (du style "c'est la moitié des dépenses de santé !"), c'est tomber un peu dans la démagogie Sarkozy des grands chiffres, pour frapper les esprits.
Piketty maitrise sans doute beaucoup mieux les mécanismes de croissance et de prélévements que ces simples chiffres pour frapper les esprits.
Quand j'entends quelqu'un comme DSK, dont personne ne conteste la compétence économique (et le bilan), dire qu'on ne peut baisser les impôts parce que la France a un déficit à réduire. Je me dis que la façon dont on parle de l'économie (des 2 cotés) est un peu simpliste (ce qui en soi, n'est pas grave, il faut juste etre simple et compréhensible dans la communication, après, il faut juste espérer qu'ils ne le pensent pas)

Cyrille

j'y connais rien au PIB, mais il est vrai que la dette c'est l'enjeu économique?

Xavier Sardent

Réduire les prélèvements de presque 10% (4 sur 44) en diminuant ou même stabilisant la dette, en finançant un certain nombre de dépenses nouvelles, j'aimerais bien qu'on m'explique comment cela est possible.

Un objectif raisonnable serait déjà de stabiliser le taux de prélèvements obligatoires et la dette, tout en mettant de l'ordre dans le maquis des recettes et des dépenses.

Nicolas J

Gilles Carrez et Eric Woerth confirment l'objectif de Nicolas Sarkozy dans les Echos.

http://www.lesechos.fr/info/france/4536271.htm

versac

politiful people : le rapport pébereau, pas vraiment un truc de méchants gauchistes, a préconisé de ne pas toucher au niveau des prélèvements obligatoires, et de donner la priorité à la réduction de la dette pour l'affectation des gains de productivité de l'Etat.

Compte-tenu des contingences auxquelles l'Etat est soumis, aujourd'hui, baisser les PO en dix ans de 10% serait assez effrayant : on peut à coup sur garantir que cela se ferait par un recours massif à l'endettement. Les gisements de productivité de l'Etat n'ont rien à voir avec les montants dont on parle.

Et puis j'aimerais que NS ne dise pas juste qu'il veut baisser de 10% des PO, mais qu'il dise où il veut diminuer l'engagement de l'Etat. Santé ? Justice ? Défense ? Virer 4 points de PIB, c'est quand même lourd, non ? Ca se fait pas en disant yakafokon ?

Merlin

Piketty a probablement raison, mais essentiellement parce que cet objectif ne peut s'atteindre en 5 ans.

Si on pense que l'appareil d'État français n'a pas été reformé en 60 ans il doit bien être possible de couper 25 a 30% de ses couts de fonctionnement, soit de l'ordre effectivement d'une bonne 60-aine de milliards.

Cela veut essentiellement dire la remise a plat complète du statut du fonctionnaire (avec probablement une redéfinition de ce qu'est un fonctionnaire), le non remplacement des départs en retraite, la mobilité obligatoire en échange de la sécurité de l'emploi, etc.

Bref une organisation moderne du service public remplaçant une organisation stalinienne. On doit y arriver non? Apres tout les pays sociaux démocrates l'on fait.

Autre piste, remise a plat du mille feuille administratif, Région, Département, Cantons, 36000 communes, intercommunalité, etc. et toute le gaspillage que cela entraine.

Pensez hors de la boite, on n'est plus en 1946!

Vous avez dit 4 points de PIB, comme c'est bizarre.

politiful people

@Xavier Sardent

Pour la conciliation de ce catalogue de bonnes intentions avec un timing restreint, accordons leur (à tous) le bénéfice de l'exercice de la campagne présidentielle et focalisons nous sur les volontés des programmes, car "On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse.(Clémenceau)"

En fait, tout le monde est à peu près d'accord sur le mécanisme économique.
Les divergences commencent quand on essaie de définir la poule et l'oeuf pour améliorer le résultat, ie comment enclencher le cercle vertueux, où tous les indicateurs reviennent au vert. Le dosage est certainement subtil, non dogmatique et non politique, mais je pense qu'on va dans le même sens, tu donnes effectivement un objectif de résultat plus réaliste, mais le pire serait de ne pas s'attaquer aux causes du problèmes (réforme de la fonction publique, poids des prélévements): vouloir stabiliser sans prendre ces décisions, c'est sans doute aussi difficile que de vouloir stopper net un supertanker.

nounours

Il b'est pas nouveau que le seul contenu du candidat sarkozy est .. sarkozy et non un programme. Sarkozy veut SE faire élire et considère qu'il peut diriger le pays. les caciques et classiques qui le rejoignent s'abritent derrière lui dans cette même optique; Ségolène et Bayrou ont une autre approche qui consiste à proposer de gérer la France en faisant un diagnostic et en appliquant des mesures/programmes issus d'une "enquête" auprès de la population. Ils se veulent des représentants du peuple + que des dirigeants. l'affrontement est donc clair entre "comm et dirigeants " et "écoute et représentants". Personne ne peut savoir quelle est la meilleure méthode pour gagner et pour être efficaces (l'ambition personnelle est elle plus motivante et un meilleur aiguillon que l'ambition de servir ou d'être un relai ?)..
C'est aussi une bataille entre contenant contre contenu..

GM

"...une organisation stalinienne..." ... il y a des endroits où on aurait invité l'auteur d'une d'une comparaison d'aussi mauvais goût à y réfléchir une bonne dizaine d'année au fin fond de la Sibérie. Les temps ne sont plus ce qu'ils étaient, en effet...

Merlin

@GM: le problème c'est que si l'auteur des lignes va en Sibérie, il ne pourra plus financer l'organisation.

Nous avons les moyens de vous faire payer!

Gilles T.

J'aimerais bien savoir combien de points de prelevements pourraient etre supprimes par de simples astuces comptables. Le nombre d'acteurs economiques (et en pariculier de menages) qui simultanement recoivent des subventions, des retraites, des traitements de l'Etat et autres organismes publics d'une part et paient des impots, cotisations sociales, etc... est tout a fait colossal.

Pour prendre mon exemple simple, je suis fonctionnaire. Si on dispense les fonctionnaires d'impot sur le revenu tout en diminuant d'autant leur salaire, on gratte du taux de prelevement obligatoire sans fatigue si j'ai bien compris.

N'y a-t-il pas un gigantesque gisement d'economies purement comptables ?

Ségo

Je crois que les français vont commencer à ouvrir les yeux sur Sarko

et voir qu'il n'est pas du tout l'homme de la situation

aucun programme si ce n'est un patchwork de promesses enfilées les unes sur les autres

des promesses aussi démagogiques que le bonhomme

et dire qu'en quelques mois :

- il est passé du caniche de Bush ( critiquant ouvertement la position française sur l'Irak ) à son ennemi

- il est passé du libéralo-mondialiste au socialo-communiste draguant les électeurs du FN

- il est passé de l'ennemi aux amis puis aux ennemis et enfin aux amis des fonctionnaires

et j'en passe et des meilleurs : une vraie girouette

de l'autre côté : les candidats adverses restent fidèle à leur vision, à leurs idées

Mr Sarkozy croit que c'est en citant Jaurès qu'il va gagner des suffrages à gauche

mais c'est en citant jaurès qu'il perdra des suffrages à droite

ça doit être assez déstabilisant pour les électeurs de droite d'avoir un candidat qui n'a pas de programme mais que des promesses et qui un jour se dit de droite et un autre se dit de gauche puis du centre et bientôt du FN

Pauvre de toi Nicolas

Merlin

Ce qui n'est pas destibilisant pour les électeurs de droite, c'est qu'ils se souviennent des 110 propositions de 1981 parce qu'ils n'ont pas encore finit de les payer.

Alors avant d'en reprendre pour 25 ans avec les 100 propositions, ils vont réfléchir a douze fois.

frednetick

Messsieurs CARREZ et WOERTH sont bien gentils mais ils omettent de dire que la réduction du déficit ces dernières années est principalement dû à la vente d'actifs de l'état (ça va pas durer), et un truc un peu moins glamour, les transferts de compétences aux CL non financées. C'est facile d'afficher un déficit en baisse quand on refile le bébé (sans l'eau du bain) aux autres...ressources en plus, dépenses en moins, effet ciseau favorable, communication onaniste. CQFD. Merci messieurs.

stephane

Je suis entièrement d'accord avec le caractère irréaliste de cette baisse de 4 points des prélèvements automatiques. Mais si l'on tape sur les propositions stupides, je suggère que l'on s'intéresse également à celle de Royal qui promet de faire passer le Smic à 1500 euros "dès que possible". Tout le monde sait, y compris chez les socialistes, qu'une augmentation brutale du Smic engendre mathématiquement une augmentation du chômage, en détruisant les emplois les moins qualifiés.

Ludovic

George Bush a diminué les prélèvements obligatoires de 4 points en 4 ans (de 29,9 en 2000 à 25,4 en 2004, chiffres OCDE, http://www.libres.org/francais/actualite/archives/actualit%E9_1004/ocde_a1_4504.htm ) : pour quelle étrange raison une telle démarche ne serait-elle pas possible ici ?

Tom Roud

Il y a peut-être quelque chose qui m'échappe, mais il me semble tout à fait normal qu'on ait un taux de prélévement obligatoire supérieur aux autres pays vu la quantité de services qui sont publics en France (éducation, santé...). Il faut bien payer tout cela; du coup c'est totalement absurde de vouloir à tous prix s'aligner sur le taux de prélèvement obligatoires d'autres pays dont les systèmes sont différents (mais qui de toutes façons paient l'école par ailleurs). Cela pose d'ailleurs des problèmes quand on parle d'harmonisation fiscale européenne : je ne vois pas comment on peut harmoniser fiscalement entre des pays dont les services publics (financés par l'Etat) sont très différents.

frednetick

@ Ludovic : parce que dans le même temps la dette publique est passée de 3.000 à 4.500 milliards de $. Diminuez fortement les impôts et vous aurez un beau taux de prélèvements, mais plus d'argent pour faire tourner la machine. Enfin tant que les chinois et les japonnais financeront l'économie US ça tiendra, ensuite... Qui vivra verra.

versac

Merlin :

"Si on pense que l'appareil d'État français n'a pas été reformé en 60 ans il doit bien être possible de couper 25 a 30% de ses couts de fonctionnement, soit de l'ordre effectivement d'une bonne 60-aine de milliards."

Je m'intéresse vaguement à la réforme de l'Etat depuis quelques temps. Dire que l'Etat n'a pas été réformé depuis 60 ans et croire qu'on va y puiser une 60aine de milliards est complètement irréaliste à mon avis.

En faisant une grande revue des programmes et en nettoyant fortement les agences qui ne servent à rien, les hautes autorités stupides et les gaspillages divers, on doit pouvoir gagner 1 à 2 milliards par an sur cnq ans. Soit 5 à 10mds€.

Pas plus. Sauf à dire qu'on arrête vraiment certaines activités publiques.

Christophe

Dans son programme, NS prévoit de consacrer au desendetement l'intégralité du montant d'égager par le différentiel

croissance - inflation

Dans un hypothèse basse de croissance cela on a 1,5% et une hyptohèse haute d'inflation 0;5%. Cela fait 1% au minimum. Il n'y a plus qu'à rentrer les chiffres dans la calculette et vous aurez une hypothèse basse.

En ce qui concerne le reste de son projet, il a dit ouvertement qu'il y aurait moins de fonctionnaires. Sur le personnel administratif je pense que les gains peuvent être considérables et permettront aussi de renforcer les effectifs comme les infirmières, les enseignants...

Merlin

Personnellement je n'ai d'expérience que dans la restructuration de sociétés privées. D'une façon générale la tendance a faire du gras est similaire dans le public et le privé si ce n'est que dans le public il n'y a pas (ou avait pas) de contrainte financière minimale et par conséquent rarement de pression a revoir ses missions et contrôler les coûts de façon radicale.

Dans mon expérience donc, 25% de réduction de coût est "no brainer", après il faut remettre complètement à plat l'organisation et ses objectifs.

Je fais aussi partie de ceux qui pensent que nous avons en France, non seulement 50% de fonctionnaires aux finances en trop, un ministère des anciens combattants ou de l'agriculture pléthorique, mais également trop de flics, et d'infirmières. Trop d'enseignants aussi et tous très mal utilisé avec une gestion néolithique de la fonction publique (j'ai dis Stalinien, je pourrais a des intérêts conflictuels et ou les préoccupations des clients ne sont pas prioritaires). Donc on ne gratte pas uniquement les comités Théodule. On pourrait également rationaliser la SNCF (combien de lignes inutiles), supprimer les avantages particuliers du CE EDF et de GDF, aligner les statuts du public sur le privé comme dans les pays scandinaves, etc.

Apres vous pouvez supprimer au minimum un échelon territorial, bref, il y a du boulot, mais c’est ce qui me rend optimiste.

Je sens que ça va choquer. Pensez "hors de la boite" Versac.

ioupi-youp

Est-ce que 3 fonctionnaires, là où 2 suffiraient, est considéré comme gaspillage ?

politiful people

@Tom Roud
tout à fait d'accord, il faut limiter la portée des comparatifs

ci dessous un extrait du rapport sur les Prélèvements obligatoires du Ministère des Finances (loi de finances 2007)
"
Le taux de prélèvements obligatoires, qui rapporte le montant des prélèvements au PIB, est certes un indicateur synthétique qui favorise des comparaisons rapides. Pour autant, il convient d’être prudent en matière de comparaison et ce, pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, les prélèvements obligatoires relèvent de conventions comptables qui ne convergent pas d’un pays à l’autre. A l’échelon international, des groupes de travail se réunissant sous l’égide de l’OCDE (groupe de travail n°2) et d’Eurostat (NAWP) s’attachent à décrire les différentes mesures possibles du taux de PO et s’efforcent de converger vers une définition commune entre les Etats de la notion de prélèvement obligatoire.
Par ailleurs, les prélèvements obligatoires ne comprennent pas toutes les recettes des administrations publiques. Ils dépendent des choix d’organisation et de modes de financement de l’action publique variables selon les Etats. En Allemagne, par exemple, les 10% des ménages les plus aisés peuvent s’affilier à des systèmes privés d’assurance maladie en lieu et place d’une affiliation au système général, ce qui conduit à une minoration des prélèvements obligatoires. Le caractère public ou privé, facultatif ou obligatoire, des systèmes de socialisation des risques sociaux influence directement le taux de prélèvements obligatoires et rend délicat les comparaisons internationales, sauf à intégrer dans celles-ci la part des cotisations volontaires des agents économiques à des systèmes assurantiels privés.
Les prélèvements obligatoires, enfin, ne constituent qu’une des caractéristiques, parmi d’autres, d’un système de finances publiques. L’analyse de leur niveau est alors indissociable de la prise en compte du niveau de dépense publique et de la place des services publics dans l’économie nationale.
"

@versac
dans tes chiffres, tu parles là de "chasse au gaspi" ou de rationalisation et d'effort de productivité, par ex : une réforme sur la collecte des impots, que Picketty évoque(Distinction Centre des impots/ Trésorerie, incompréhensible, voire plus courageux, retenue à la source, qui aurait la vertu de nous simplifier la vie, enfin aux salariés)

frednetick

@merlin :

Quand vous dites : "D'une façon générale la tendance a faire du gras est similaire dans le public et le privé si ce n'est que dans le public il n'y a pas (ou avait pas) de contrainte financière minimale et par conséquent rarement de pression a revoir ses missions et contrôler les coûts de façon radicale" vous êtes sérieux?

Vous n'avez jamais entendu parler de la nécessité de voter un buget en équilibre, de recommendation de la cour régionale des comptes? de sanction électorale pour avoir augmenté les impôts?

La FP c'est pas le pays des bisounours, parfois y'a trop de fctaires c'est clair, parfois on en manque. Réduire de 25% non brainer c'est irréaliste.

Et si vous voulez aligner le privé sur le public, ça veut dire que je vais avoir une augmentation de 25% de mon salaire? Je vote des deux mains OUI !!!

Des lignes "inutiles"? C'est le principe même du SP, là où la rentabilité privée n'est pas assurée, le SP se doit de se substituer..

Apres on peut aussi faire chacun pour soi, ça tombe bien la mercedes CLS de mon voisin , je la kiffe bien...

On peut dépecer le mammouth oui, mais après vous aurez intérêt à avoir uen bonne milice privée pour vous protéger, parcequ'avec des idées comme ça les émeutes de novembre ça sera de la guimauve a coté..

Merlin

@frednetick: Vous développez un argument?

"Vous n'avez jamais entendu parler de la nécessité de voter un buget en équilibre, de recommendation de la cour régionale des comptes? de sanction électorale pour avoir augmenté les impôts?"

Je comprends c'est de l'humour. Pour les reste c'est trop djeune pour moi.

versac

Merlin : je suis dans le privé aussi et ai mené des rectructurations, et touché au sujet également dans une grande entreprise publique. Je sais ce qu'est "penser hors du cadre". Je sais aussi que s'illusionner sur ce que ça pourrait créer est assez ilusoire.

Je ne pense pas qu'il y ait 25% no brainer. Preuve simple, par exemple : Bercy. On est passé en quelques années d'un coût den collecte de l'impôt qui était de 50-70% supérieur aux autres pays de l'OCDE à quelque chose de beaucoup plus proche de la moyenne. Il y a encore 10-15% à rattraper pour que le coût de collecter soit normal.

Idem dans la majorité des administrations : les audits, les revues de programmes, les chasses au gaspi, les grandesrevues d'achat, etc... Tous les leviers qu'utilisent les entreprises ont été mis en oeuvre. Ce n'est pas le grand soir, mais la réforme a lieu dans l'Etat.

Alors oui, il y a encore énormément à faire, mais enfin, on n'en tirera pas 4 points de PIB. Faut pas réver.

Et pour virer 4 points de PIB, il faut indiquer des choix clairs d'abandons de politique publique : je préférerais que NS passe par là. Que fait l'Etat qu'il ne devrait plus faire ?

Vu qu'il considère que l'Etat devrait en faire beaucoup plus que ce qu'il fait (pour au moins 60Mds€), j'en déduis qu'il est peu fiable quant à cet objectif de réduction des PO (c'est un euphémisme).

frednetick

@merlin: vous faites de l'humour?

Ke suis bien sûr que mon directeur financier gouterait vos propos avec toute l'attention qu'ils méritent. Une collectivité locale à un budget à tenir si tant est que l'on ne souhaite pas augmenter sans cesse la pression fisclae, alors si il existe une contraine financière, malgré ce que vous semblez croire.

POur le reste, les lignes à maintenir, les différences de salaires FP/privé, je comprends que cela ne vous fasse pas rire, ça n'est pas hilarant.

Pas comme la simplicité de vos propos. Il parait que bernard Tapie était super fort pour la restructuration -25% no brainer...

Gus

En me basant sur les chiffres fournis par Piketty dans l'article lui-même, j'en déduis qu'il suffirait d'organiser la concurrence entre assurances maladies pour transformer 8 points de prélèvements obligatoires en 8 points de secteur concurrentiel.

Nicolas, si tu as besoin d'un faiseur de miracles au gouvernement, 11.000 euros mensuels me suffiront (ou juste 4.000 pour 35 heures)

Merlin

Versac, je suis d'accord avec vous. Il faudrait dire exactement ce que l'on va faire, comment et pourquoi et le système de valeur qui sous tend votre action. Apres les électeurs seront juges. Dans le contexte Français, autant se suicider.

Ce qui me frappe c'est que partant d'une situation probablement la plus socialisé en Europe, a égalité avec les pays du Nord et sans le pragmatisme et la cohérence de pensée des pays du Nord on puisse penser que la France manque de social.

Ce qui me frappe c'est qu'avec une comptabilité de caisse dans le rouge depuis 25 ans et une dette "intéressante" on continue a distribuer des promesses alors qu'on n'a pas de quoi payer celles que l'on a déjà fait depuis 25 ans. Croyez vous sincèrement qu'il suffira de faire "payer les riches"?

Alors, par expérience, un jour ou l'autre il faudra prendre des mesures d'autant plus drastiques qu'on les aura retardées.
Il faudra effectivement fermer des lignes, fermer des hôpitaux, fermer des gendarmeries, degraisser des ministères, fermer des bureaux de poste, diminuer les retraites et participer a la lutte contre le CO2 en laissant la foret regagner du terrain.

Je suis trop vieux pour revivre les *onneries de 1981.

Liberal

Frednetick,

Personne ne prétend que l'administration publique n'a AUCUNE contrainte financières, seulement qu'elle a des grosses marges de manoeuvre que n'ont pas les entreprises privées :

1. la dette
2. la hausse des impôts
3. la baisse de qualité du service

L'expérience montre que malheureusement l'administration sait largement user de ces 3 leviers.

Oui, au bout du compte il y a le verdict des urnes. Mais c'est loin d'être la panacée :

1. il est plus facile de convaincre les électeurs avec un bon discours qu'avec une bonne gestion
2. l'élection sanctionne l'élu, pas l'administration

Au total, même si beaucoup de fonctionnaires sont consciencieux et efficaces, la pression sur l'organisation n'a rien avoir avec celle d'une entreprise privée où ce sont la survie et les salaires qui sont en jeu.

S'agissant des lignes SNCF, votre position m'inquiète : "C'est le principe même du SP, là où la rentabilité privée n'est pas assurée, le SP se doit de se substituer.."
Etes vous alors favorable à l'ouverture d'une ligne TGV entre Tulle et Guéret? Plus sérieusement, si une ligne n'est pas rentable, c'est que la valeur du service apporté aux usagers (mesurée par ce qu'ils sont prêts à payer) est inférieure au coût du service. Si la ligne est déficitaire, il faut peut-être la remplacer par un service de bus, ou par un système de taxis mutualisés si le trafic continue de baisser.

Là est toute la difficulté de gérer le service public. Partir du principe qu'on a "le droit de ne pas être rentable" ruine l'efficacité de l'outil de gestion. Comment savoir si un déficit est "normal" ou le fruit d'une mauvaise gestion?

frednetick

j'avais fait court mais je suis totalement d'accord avec vous -oh mon dieu d'accord avec un gars qui signe liberal!!!ahhhh : ) - : Si la ligne est déficitaire, il faut peut-être la remplacer par un service de bus, ou par un système de taxis mutualisés si le trafic continue de baisser.

Mais je ne suis pas sûr que l'idée de merlin allait dans ce sens. Si c'est le cas alors mea culpa.

Pour ce qui est des CL et des ents, effectivement il y a une dimension que "nous" n'avons pas c'est la "survie" de notre activité, bien que certaies communes oient a l'heure actuelle en situation de quasi cessation de paiemnets.

Ceci dit effectivement cela relève de la morale publique de gérer une administration comme une entreprise en fournissant mieux au même "prix" que symbolise les impôts.

J'ai la naiveté de croire que c'est le cas dans la majorité des villes comme c'est je l'espère dans la majorité des entreprises de ne pas bacler le boulot pour tirer sur les coûts. Dans un cas comme dans l'autre (j'en fait l'amère expérience tous les jour) tout n'est evidemment pas si simple.

Laurent GUERBY

Gus, ça s'appelle transformer 8 points de prelevement obligatoires en 15 points de prelevements "privés" pour un resultat bien moins bon, cf la santé aux USA, chiffres :

http://www.prospect.org/deanbaker/2006/05/two_points_on_health_care.html

Cyrille, pour l'importance de "la" dette, voila une petite histoire ici :

http://guerby.org/blog/index.php/2006/11/02/123-les-dettes

palpatine

Au delà de prouver une fois de plus l'économicisation de la politique et la politisation de l'économie. Cet article met en lumière l'importance cruciale de la question fiscale dans notre pays, et donc la justice (ou l'injustice) sociale. Et puis en quoi un expert n'aurait il pas le droit de donner son avis et nous dévoiler son opinion politique ? Ca ne me choque en rien.
Piketty futur ministre de l'économie de Ségo ?!
Pour ceux qui veulent continuer à payer des impots:http://www.alternatives-economiques.fr/petition/
Tout y est dit.

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Boutons divers


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