« Europe 1 suite | Accueil | Discussion libre »

19 janvier 2007

Les Français avides de réformes ?

Quand on parle des grands chantiers de réformes nécessaires (retraites, assurance maladie, éducation, ...) l'élite française a en général la réponse : les français ne veulent pas de réformes, ils veulent que les choses changent, mais pas faire de sacrifices, etc, etc... Ce défaussage sur les français des élites est souvent un paravent pour ne pas affronter des projets complexes et lourds, voire potentiellement impopulaires auprès d'une minorité active, quand il ne s'agit pas d'une réelle perte de confiance en elles-mêmes.

Le sondage (fichier) réalisé par LH2 pour l'institut de l'entreprise devrait rassurer nos politiques, et peut-être les inciter à l'action. Les Français ont en effet soif de changement. Plus que tout. Et vite, semble-t-il, car ils sont inquiets : 65% des français jugent la situation économique et sociale de la France mauvaise (66 % des Français de gauche, et par 59 % des Français de droite).

L'immense majorité d'entre eux est insatisfaite du débat entre les candidats sur les grands thèmes économiques et sociaux : 80%, par exemple, estiment que le débat entre les candidats n’a pas donné lieu à des propositions convaincantes.

POur autant, quand on lit leur réaction à quelques propositions de réformes, on se surprend à rencontrer des genss sensibles au sujet de la dette publique, prêts à renoncer (54%à) )à toute baisse d'impôts tant que le budget de l'Etat ne sera pas revenu à l'équilibre ou favorables, à 72%, à l'autonomie de gestion des universités.

Evidemment, le français n'est pas non plus prêt à tout avaler. Pas qu'on ferme son hopital de proximité, ou qu'on lui hausse la CSG pour financer l'assurance maladie (enfin, disons qu'il pense qu'on peut sans doute mieux contrôler les dépenses...).

Mais le message de ce sondage est assez simple, à mes yeux : les français sont angoissés, et ils veulent que ça change, sont prêts à bouger, à consentir des sacrifices, à changer la donne.

Mesdames et messieurs nos candidat(e)s, au boulot : si vous cessiez de décevoir les Français pour le niveau du débat ?

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c4e0d53ef00d8350f871c69e2

Voici les sites qui parlent de Les Français avides de réformes ? :

Commentaires

Nos institutions, avec la concentration entre 2 camps qui, par définition doivent s'opposer, est le principal frein à la mise en oeuvre des réformes, qui ne peuvent se baser que sur le consensus. Regardons ce qui se passe dans les autres pays européens ( Allemagne, Autriche, Belgique, voire Italie..) ou des coalitions gouvernent et son aptes à faire décider les réformes. La priorité, s'aligner sur les pratiques européennes les plus performantes !
Pour la recherche d'un consensus, le meilleur candidat est bien sûr F.Bayrou, qui d'ailleurs met l'accent sur la nécessité de réformes institutionnelles.

Catherine, blog "l'Europe dans la campagne"
http://catymi.blog.lemonde.fr/

Candidature de Jean-Christophe PARISOT :

Pour une France plus humaine

"Alors que le débat public est monopolisé par une élite socio-économique désignée par des partis éloignés des réalités de la vie, d'incontournables questions, situées au-dessus des querelles politiciennes, traversent notre société. Au fil des jours, nous sommes de plus en plus nombreux à avoir le sentiment que l'Occident est menacé d'une glaciation du cœur face au règne de la technique et de la bureaucratisation. Trop sûre d'elle-même, notre civilisation tend à faire de nous des pions, des chiffres, des numéros. La loi du plus fort et la jungle économique sont en train de nous façonner une société hideuse. L'être handicapé ou différent sera t-il condamné à vivre misérablement et à vivre stigmatisé ? Le handicap, véritable baromètre d'humanisation, nous indique que la solidarité recule. Le PIB consacré aux personnes handicapées dégringole de décennie en décennie. Personne ne semble réagir. La question de la place de l'homme et de sa vulnérabilité ne doit plus être évacuée au nom du culte de la performance.

Si le citoyen différent n'a plus la parole, c'est que la technique a pris une place excessive dans nos rapports avec les autres : les péages, les stations-service, les distributeurs, les répondeurs téléphoniques révèlent l'omniprésence des robots. Le progrès technique est nécessaire mais il doit être maîtrisé et mis à sa juste place. Tragique réalité, il est devenu plus rentable de réparer un ordinateur que de soigner un être humain. Signe de cette déshumanisation, les métiers de l'aide humaine sont devenus les moins bien payés. De même, dès qu'on nous demande de faire des économies, ce sont les dépenses de santé qui trinquent et les victimes sont les plus fragiles. L'élan du cœur est, de plus, freiné. Au nom de la responsabilité et de la judiciarisation des relations, beaucoup se déresponsabilisent.

Refusant ce déclin moral qui laisse jeunes, personnes handicapées, personnes âgées au bord de la route, nous appelons les Français à offrir une alternative citoyenne et créative, à dessiner une société fondée sur le respect de la personne et le dialogue. Refusant de vivre sous le règne de la démesure (stocks options, fonds de pension, délocalisations...) et de l'égoïsme inhumain, les Français doivent reprendre en main leur destin et refuser cette perte de valeurs solidaires, soutenir une économie éthique, consommer et se développer autrement. Il est urgent de retrouver la générosité, l'altruisme qui doit animer toute société dite "avancée". Toutes les générations sont concernées. Les jeunes ne sont pas corvéables à merci. Nos anciens ont autre chose à apporter qu'un portefeuille dans une maison de retraite. L'aide à l'enfance, aux jeunes et la lutte contre les différentes maltraitances (familiales, économiques, sociales) sont des priorités nationales.

Dénoncer les erreurs de gouvernance du pays ne suffit pas. Se tourner vers l'avenir exige plus que jamais une confrontation des projets de société. Il est ainsi devenu urgent d'organiser la compétitivité entre les peuples et d'abandonner le chemin solitaire des nations. La fin du pétrole, les futurs Tchernobyl, la transition énergétique impliquent une modification drastique des modes de vie.

Certes, les Français veulent des arbitrages clairs, une restauration des finances publiques et une relance de la croissance, mais il nous faut redonner à nos concitoyens l'envie du "vivre ensemble", retrouver l'essence des valeurs fondatrices de la République, réconcilier la France avec elle-même, refonder un système d'aide social généreux et ambitieux, renouveler le personnel politique.

Nous voulons faire nôtre la représentation des millions d'exclus actuels que sont les personnes handicapées et leur famille, à qui l'on dénie jusqu'à leur statut de citoyens à part entière.

L'élection présidentielle est l'occasion pour beaucoup de candidats de se rappeler, par simple clientélisme, que le handicap existe. La prise en considération ne sera effective qu'avec une véritable révolution culturelle, indispensable à la survie de notre démocratie.

Comment se reconnaître dans un État qui " exile " des milliers de ses concitoyens dans des instituts spécialisés en Belgique, préférant payer à l'étranger pour des établissements dont il refuse de se doter ? Comment accepter que des milliers d'enfants ne soient pas scolarisés, parce que handicapés ? Il est grave que les Droits de l'Homme soient ainsi bafoués dans le pays qui les a créés. L'éducation est institutionnellement obligatoire, mais les plus démunis en sont exclus.

Il faut obliger à la reconsidération de notre environnement, notre cadre de vie. Que celui-ci soit conçu pour TOUS et accessible à TOUS.

Seule une politique ergonomique volontaire de la cité peut permettre une valorisation des liens intergénérationnels.

Après l'accès à l'éducation et à la santé, l'accès à l'emploi doit être garanti dans un marché du travail de plus en plus souple : nous devons "déscléroser" la société qui n'a offert, jusque maintenant, que des solutions inachevées.

En abordant la question du handicap, il n'est pas question de faire de "communautarisme ", mais nous n'avons pas le droit de laisser des millions de personnes très dépendantes sans accompagnements, sans aucun respect de leur intégrité, dans la plus grande précarité.

Le XXIème siècle sera-t-il celui des égoïsmes ?

Nous sommes porteurs de la parole de nombreuses personnes qui vivent en esclavage, discriminées ou maltraitées dans notre pays. Il s'agit de crier notre droit fondamental de vivre dans ce pays avec les mêmes droits que les autres!

Pour retrouver l'espoir, nous devons retrouver le goût de la participation et de la fraternité.

Nous, membres du Collectif des Démocrates Handicapés, adhérents d'associations humanistes et libres citoyens, unis dans une FORCE CITOYENNE ET HANDICAPÉE, avons la prétention d'alerter les électeurs sur l'urgence d'humaniser la France du XXIème siècle".

Pour plus d'informations :

www.force-citoyenne2007.com

www.cdh-politique.org

Les français ne veulent pas qu'on répète par l'écho des sondages leurs attentes. Ceux qu'ils souhaitent, ce sont des propositions.

Sur le même sujet et le même sondage :
un article du monde citoyen

Reste à voir si nos zompolitiques auront trouvé le courage et l'imagination qui leur faisaient tragiquement défaut pour le TCE en 2004-2005.

Ou alors, là aussi, c'est Chirac qui va s'y coller ? Mais c'est vrai, j'oubliais : le dernier homme politique à avoir présenté pendant sa camapgne un projet de société n'était-il pas un certain Jacques Chirac en 1995, projet s'opposant, il est vrai, à l'esquisse libérale d'Edouard Balladur ?

54% prêts à renoncer à une baisse d'impôts ?

Ca s'approche du nombre de foyers non imposables.

Attention, je ne dis pas que c'est un scandale. Je paye moi-même des impôts et suis d'ailleurs prêt à ne pas les voir baisser pour réduire la dette.

Mais ça biaise un tantinet les résultats. A moins, évidemment, qu'ils n'aient interrogé que les imposés.

80% estiment qu'il n'y a pas eu de débat ? Pour qu'il y ait débat d'idées, il faut à tout le moins qu'il y ait des idées. Ségolène Royal étant en phase de construction, cela n'arrivera pas tout de suite. Attendons mars, donc.

@Dom les impots concernent aussi les non imposables : impots indirects par exemple.

Mais qu'est-ce qu'on met derrière le mot "réformes" ???

CERTAINEMENT PAS LE NEOLIBERALISME, la diminution de la dette et du déficit !

Au contraire : l'amélioration des conditions de vie et de travail.

Arrêtez définitivement de prendre les gens pour des cons : les réformes de l'UMP ou de l'UDF, c'est à dire le passage à un capitalisme à l'anglo-saxonne, n'est souhaité par personne dans notre pays, hors l'élite politico-médiatique qui fait parler l'opinion.

Ni celles du PS socialo-blairiste, d'ailleurs.

Cher Versac,

Les sondages c'est intéressant, mais les faits ne sont pas mal non plus.

Combien de réformes ont été remisées au placard sous la pression de la rue ?
Des paquets (je laisse la liste aux amateurs).

Combien de réformes ont été réclamées par la rue ?
Bien peu.

Le seul moyen pour nos dirigieants politiques de faire passer les réformes est, tout simplement, de se faire élire en annonçant la couleur. Ils se grandiront et pourront (peut-être) travailler.

Mais le corps électoral se grandira aussi en ne donnant ses suffrages qu'à ceux qui font l'effort de donner de la perspective et s'engagent sur des objectifs concrets.

C'est, je le pense modestement, l'enjeu de cette campagne.

Comptons sur les bloggeurs et commentateurs pour distinguer parmi les gadgets électoraux les vrais réformes proposées par les candidats.

Cela fait plus de vingt ans que les Français font des sacrifices... Pas tous, la classe moyenne (moins de 400 euros nets mensuels) et la classe ouvrière, victime des "restructurations"...

Il y a même une catégorie de Français qui font des sacrifices, qui vivent le sacrifice, qui sont sacrifiés sur l'autel du libéralisme : les titulaires du RMI...

Vingt ans de réformes libérales. Vingt ans que le déficit s'agrandit. Vingt ans de baisses symboliques d'impôts pour les plus aisés et de baisses de charges sociales pour les entreprises (comme si on allait concurrencer la Chine esclavagiste). Vingt ans que les rentiers sont réapparus. Vingt ans qu'on essaie de nous imposer le modèle social américain ou anglo-saxon...

Pas étonnant que les Français veulent des réformes... Sans doute d'autres réformes, améliorant leur vie quotidienne, imposant une meilleure répartition des richesses, et inversant cette tendance lourde de la reproduction sociale.

Vingt ans aussi que le FN améliore ses résultats électoraux... Jusqu'où, la victoire ?

"Combien de réformes ont été réclamées par la rue ?"

Ca marche pas comme ça la politique. L'analyse des politiques publiques et de la prise de décision montre qu'il y a des sources multiples et contradictoires de mises sur l'agenda (ce que t'appelle "la réclamation de réformes"). Ce n'est en aucun cas "la rue" qui est l'acteur principal. Donc inutile de le déplorer.

Le noeud qu'il faut faire sauter pour réformer, il est très simple ce sont ; les syndicats ! Personne n'est syndiqué en France. Et lorsque l'Etat veut réformer ils se tournent vers les partenaires sociaux, les syndicats. Il représentent quoi entre 2 à 10 % des français en voyant large. Mais qu'elles sont les personnes qui sont syndiquées, les gens les plus à gauche. Ce sont eux qui sont censés représenter la majorité des salariés. Que faire ? Soit on les fait sauter par la force et là c'est la guerre civile et puis je suis modéré alors je préfère tout de même la douceur. La solution elle est simple obliger tous les salariés à ce syndiquer. Comme cela dans les syndicats ce seront désormais la majorité des modérés qui sera représentée et le dialogue social sera non plus conflictuel mais constructif. En France on fait la grêve puis après on négocie, alors que le droit de grêve doit normalement être le dernier recours. Il y a 5-6 ans je ne sais plus très bien mais le Time a fait un cahier sur les particularismes français et il pointait le nombre de jours de grêve dans l'année comme bizarerie.

NB : c'est dingue ce que la weed élargit le champs des possibles.

"Combien de réformes ont été réclamées par la rue ?"

Cette question était largement rhétorique, évidemment. Encore que l'exemple du droit opposable au logement montre qu'une action de protestation accompagnée d'un agenda politique peut être couronnée de succès.

Je voulais dire : les réformes, cela commence sur un agenda politique venu d'en haut et, depuis des lustres (école libre, Devaquet, CIP, Falloux, Juppé, CPE etc), cela se termine sur un boulevard parisien.

Ceux qui répondent "des réformes !" au sondage cité par Versac sont parfois ceux qui protestent. Ou alors on les oublie au profit de ceux qui défilent.

Bref, une réforme qui fâche doit s'accompagner d'un mandat électoral le plus clair possible, histoire de se rappeler au bon souvenir des mécontents.

Les élections de 1995 et 2002, jouées l'une sur du marketing politique creux et l'autre sur un accident institutionnel, ne fournissaient pas ce mandat clair.

versac,
on peut faire une lecture à l'opposé de ce que vous dites: les Français sont bien opposés à faire des sarifices.
En effet, quelles sont les points sur lesquels une majorité est d'accord? En regardant un peu, ce n'est que ceux sur lesquels il n'y a aucun sacrifice concret.
Par contre, dès qu'un sacrifice concret est en vue, la réponse est non. C'est le cas de la fermeture des hostos et sur le problème des retraites (pas d'allongement de la durée du travail, ni coup de rabot sur les pensions).
En fait, on en revient toujours au même point: le gens veulent que ça change, mais les sacrifices doivent être pour les autres. Et on se bat pour préserver ses propres avantages. En ce sens, l'analyse des "élites" — toujours autrui, d'ailleurs — a un fond de vérité.

Et puis, si on analyse les derniers scrutins, ce n'est pas brillant sur l'acceptation des sacrifices. Au niveau national, ceux qui ont gagné les élections sont toujours ceux qui ont promis de raser gratis (Chirac 95, Jospin 97, dans une certaine mesure Chirac 2002), et je ne parle pas du dernier référendum...
Une conclusion s'impose donc si on veut être élu: il faut promettre de raser gratis et dire que ce qui est inconciliable est finalement possible. Après évidemment, il y a de légers problèmes pour gouverner, on est plus ou moins condamné à l'immobilisme.

Dans les sondages les français plébiscitent Arte et France 5. Dans la réalité, ils regardent TF1.

Ce n'est pas forcement le niveau des débat qui sont bas, mais le relais qu'en fait la masse médiatique qui est mauvais et consternant.


Et concernant les sondages, prudence .....

pardon pour les fautes,


Ce n'est pas forcement le niveau des débats qui est bas, mais le relais qu'en fait la masse médiatique qui est mauvais et consternant.


Et concernant les sondages, prudence .....

En reponse à JC parisot
Oui exactement le 21ème siècle est le siècle de l'égoisme.
La nature de nos sociétés a profondement changé.
La société traditionnelle, fortement soudée par des valeurs communes, ou le controle social s'exerçait par l'absence de vie privée ou tout au moins par une vie privée qui s'exerçait au vu et su de tout le monde. Ou la charité ne se faisait pas seulement par bonté d'âme ( ah Rousseau) mais comme une obligation coercitive sous peine d'être réjeté du reste de la communauté;
Et, une société "moderne", "multiculturelle" où dans le sens où vivent sur le même territoire des populations avec des codes de conduite différents,donc l'impossibilité d'une solidarité reposant sur des valeurs communes et l'obligation de légiférer sur des problèmes qui échappaient à la loi autrefois : d'où ces lois "contre la ségrégation raciale" la protection des enfants mineurs ainsi que celle des adultes handicapés ou " vulnérables"
Ce n'est pas tant la technique qui est la fossoyeuse de nos conduites que le changement radical du système d'échange et de hierarchie de nos sociétés et l'angelisme réclamant la solidarité ancienne + les conditions de vie actuelle me semble impossible : chaque pièce à un côté pile et face, ne pas tenir compte des deux est une faute d'appréciation, ainsi les meilleurs intentions peuvent mener aux pires situations.
Il faut être adulte et c'est peut-être ce qui nous manque le plus. A la société des pères ( jusqu'en 1968) on a substitué celles des frères qui est beaucoup plus cruelle et on a pas encore tout vu...

Les Français sont-ils à la hauteur de l'Histoire ou à la dimension d'aspirations bassement prosaïques ?

Moi je dis comme Politoblog !

En effet les syndicats sont la composante essentielle de l'opposition à des réformes d'inspiration vaguement libérale sauce franchouillarde.

Ma boule de cristal me dit d'ailleurs que N.Sarkozy sitôt élu provoquera ces mêmes syndicats (probablement sur le service mininimum) dans un combat à mort, sur le modèle Thatcher début 80.

Et il gagnera.

Et la droite pourra dérouler un ensemble de réformes, les fameuses réformes attendues par Versac, de manière plus ou moins consciente, qui rapprochera progressivement la France du modèle Anglais. Il fera le sale boulot et même la gauche sociale-démocrate ou sociale-libérale (cocher la bonne case !) s'en félicitera en coulisse.

Bon après l'image s'est brouillée dans ma boule de cristal ...

Versac, je te donne rendez-vous (pas dans 10 ans comme Bruel) mais en 2009/10. Je te paries que tu écrira un billet sur ce ton : il a fait le boulot avec courage, c'était difficile, parfois cruel et injuste, mais bon il fallait le faire sinon on partait dans le mur. Pari tenu ?

Toujours L'angleterre, l'angleterre... J'y ai habité de 2005 à 2006 et j'en suis revenu au propre comme au figuré.
Certains ne voient que les Ferrari sur Oxford Street, moi je n'ai vu là-bas que le tiers-monde intégré dans la cité comme une composante essentielle de l'économie. La réussite de ce pays, c'est, entre autres injustices, un pressage systématique des working-poors.
A mon sens, le seul succés de Tony Blair, c'est un succés de communication : faire croire à l'europe que son pays est dynamique !
Le seul dynamisme anglais que j'ai vu c'est une pression sociale qui ne laisse aucun répit, c marche ou crêve. Au passage, cela a tué tout débat ou contre-discours.

J'ai effectivement bien peur que La France devienne l'Angleterre. On en reparlera dans 10 ans...

Vous avez une vision optimiste des choses, comme en témoignent quelques réactions de la part de ceux qui pensent que la France vient de vivre 20 ans de néo(ou ultra) libéralisme et qu'il s'agit d'un pays foncièrement inégalitaire, alors que les faits démontrent que la France est un pays largement aussi socialisé que les social démocraties nordiques et l'un des seuls ou l'éventail des revenus s'est resserré ces 20 dernières années.

Dire que la plupart des gens sont prêt a arrêter les réductions d'impôts participe de ce mirage. La plupart des gens ne se rendent pas compte du montant des prélèvements sociaux qu'ils payent et ne payent pas réellement l'impôt sur le revenu ou l'ISF par conséquent ne se sentent pas concernés.

La France fera comme les autres pays, elle se réformera lorsque elle sera humiliée ou complètement ruinée. Nous en sommes encore loin et les symptômes de déclassement n'affectent pas encore la fameuse "classe moyenne".

Sans compter que l'on trouvera toujours un bouc émissaire, le plombier Polonais, la fourmi Chinoise, l'impérialiste Américain, etc.

Les Français veulent le changement, attendent des réformes. Oui mais qui sont "les Français", comme si derrière ce mot existait une réalité homogène. Et quels changements?
On sait tous que déménager peut être une aventure merveilleuse, à condition de déménager dans plus grand. L'inverse est douloureux et c'est ce qui attend une partie importante de la population qui encombre la fonction publique, le privé ayant dû faire son ménage depuis longtemps. Pour survivre. Au sein de ces "services", vitaux pour l'activité, une minorité agissante peut aujourd'hui bloquer le système au nom de la démocratie, refuser le vote à bulletin secret (fasciste) et confirmer aux yeux du monde le stéréotype immobiliste français.
Oui Fulcanelli, vivement juin et le service minimum, le vote sur la reconduction des arrêts de travail.

une nouvelle rumeur qui circule sur le net : Nicolas Sarkozy serait-il très dépendant d'une drogue dure? http://www.dailymotion.com/sarkonnexion/video/x10saj_sarkozy-cocainomane

Hello,
Pour ceux qui pensent que la France est la championne du conflit social et de la grève :

http://coursdesocio.online.fr/Devoirs/La_greve.zip

Ahh les syndicats, la plaie !!!
Je ne me souviens plus si c'est la pourriture de Friedrich August von Hayek , ou la saloperie (ouf il est mort, il ne reste plus qu'à faire crever ses idées) de Milton Friedman qui disait exactement la même chose, « pour pouvoir s'étendre, il faut limiter absolument le pouvoir syndical » ce que pinnochet, «un grand ami» selon Mme Thatcher et M.Reagan (encore un étron avalé par la chasse d'eau) a bien mis en pratique en les zigouillant. Finalement Fascisme et néolibéralime s'entendent vraiment bien....
Pourquoi les «efforts», les «sacrifices», les «réformes» sont ils toujours suportés et imposés aux plus pauvres, aux plus «fragiles», se vétir, se nourrir, se loger, se soigner devient presque un luxe.....alors que depuis trente ans, les cadeaux au patronat se multiplient (exo de charges, allegement d'impôts etc...) conduisant aux deficits qui sont repris commes des arguments pour imposer encore plus de libéralisme et de réformes....
Courage travailleurs et précaires, faites les sacrifices qui nous enrichiront encore plus.

Bien cordialement.

Effectivement, il faut dire les choses avant, pour pouvoir faire les réformes ensuite.

Soit exactement ce qu'applique Nicolas Sarkozy.

A l'opposé, Ségolène Royal, c'est celle qui "ne veut pas crier sur les toits" ses merveilleuses idées de réformes (elle ne veut pas "prendre des coups des organisations syndicales enseignantes" et préfère "un pacte avec les organisations syndicales pendant la préparation du programme du PS"...)

Ca laisse songeur.

salut,

les réformes ça veut tout et rien dire:une réforme du temps de travail peut être les 35h ou les 32h comme elle peut être le déplafonnement du nombre d'heures des salariés.Tout dépend du CONTENUdes réformes.Ce qui me fait rire les fois où j'écoute Bourdin (mais il n'est pas seul dans ce cas) sur RMC le matin c'est que journalistes,invités et auditeurs parlent des réformes de façon général, sans parler du contenu qui est quand même le sujet principal.Il est vrai que la mode de l'utilisation du mot de façon généraliste date de Raffarin...

@ Contrefeux

Je ne dis pas qu'il faut faire taire le syndicalisme, mais il faudrait peut être le moderniser ? Les syndicalistes protégent leurs intérêts privés, leurs corporatismes, mais s'en moquent totalement des autres.
Syndicalisme ne doit plus vouloir dire archaisme ! Traiter des réformateurs de fachos, c'est un archaisme !
Je fais parti des travailleurs pauvres, le petit salarié du privé. Pourquoi les syndicats ne défendent jamais nos intérêts ?
Il y a que les corporatismes ! Quand il a été proposé d'obliger tous les salariés à se syndiquer, tous les syndicats (CGT, cfdt, Fo...) s'y sont opposés au nom de la liberté syndicale ???? Alors que ca aurait amené de nouveaux adhérents, de nouvelles cotisations, une véritable représentation.

Le livre "La nuit des politiques" de Roland Cayrol, président du CSA, est exactement sur ce thème, et partage votre analyse.
Je regrette juste qu'il n'insiste pas plus sur, tout de même, la responsabilité individuelle (c'est bien beau de demander des débats par exemple, mais encore faudrait-il s'y rendre...), mais la thèse et le constat sont plus que convainquants.

Bref, je vous le conseille.

A.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

(...)


Search


  • (avec google)
    Web ce blog

Evénements et participations

Et sur Publius.fr

For intérieur

Boutons divers


  • Creative Commons License
    This work is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivs 2.0 France License.




  • Site 
Meter


  • Listed on BlogShares
  • ...