Les media en parlent. C'est du lourd, pour eux. La mort d'un quotidien qui a bercé leur formation dans les écoles de journalisme. Le nom de Lazareff est une référence, France Soir a été un grand canard. Les journalistes qui y restent sont en lutte. L'AFP et les media relaient les événements un peu pathétiques qui réunissent des célébrités de calibre moyen et nous livrent la chronique de la lutte entre.
Le blog des journalistes en lutte n'accueille que très peu de commentaires. Comme un indice de cet état de l'opinion : les français n'en ont cure. La presse vit, meurt. Plus grand monde ne lisait France Soir. C'est un peu triste. Mais bon, les querelles internes d'un magazine vieilli ont-elles vocation à faire ainsi la Une aussi longtemps ? Ou bien tout ce tapage n'est-il qu'un événement de plus pour alimenter l'impression de rupture entre l'opinion et les choix de sujets des media ?

Ce tapage paraît davantage un évènement organisé par les seules personnes susceptibles de voir leur propre histoire prendre fin avec cet épisode de France Soir. Aussi, il n'est par surprenant que les français se désintéressent de ce qui leur apparaît comme un combat de plus de quelques futurs chômeurs ... combat devenu si tristement banal.
Rédigé par : Actupuncture | 28 avril 2006 à 11:50
****************** find de commentaire modérée pour son caractère potentiellement diffamatoire*********************
Rédigé par : .Moland.Fengkov.. | 28 avril 2006 à 12:28
je fais le paris que si ce stupide repreneur n'avait pas promis de licencier 80 , la suppression des rubriques n'aurait posé aucun problème !
Rédigé par : alain | 28 avril 2006 à 12:31
Personnellement, effectivement, la mort de France Soir m'est indifférente, sauf bien évidemment en ce qui concerne les difficultés humaines rencontrées par le personnel.
France Soir était déjà pour moi loin d'être un journal de qualité, et un tirage de "seconde zone".
Au inal, je trouve que cette opération est largement surmédiatisée. Non pas qu'il ne faille pas en parler du tout. Mais pas tout ce foin...
Rédigé par : Julien | 28 avril 2006 à 12:34
Déjà que la grippe aviaire n'intéresse plus le moindre plumitif, alors la mort d'un canard, cher Nicolas, vous pensez bien ...
Rédigé par : Monsieur Prudhomme | 28 avril 2006 à 13:08
Merci à toi Monsieur Prud'hommes... Depuis ce matin, je me demandais qui était LE mort de France Soir... maintenant j'ai compris que c'est le canard.
Rédigé par : Fred de "Et Maintenant ?" | 28 avril 2006 à 14:24
Maintenant Versac, si tu corriges ton titre sans prévenir ici, ma vanne tombe un peu à plat...
Rédigé par : Fred de "Et Maintenant ?" | 28 avril 2006 à 15:25
fred : Oups, désolé.
Pour le lecteur : le titre était "Le" mort de france soir, évidente coquille.
Rédigé par : versac | 28 avril 2006 à 15:50
Non, tout le monde ne s'en fout pas et G. Klein l'a bien souligné : quelques vedettes de 2eme zone s'en soucient encore.
Problème ? Elles ne le paient pas...et ne le lisent plus.
Rédigé par : mongka | 28 avril 2006 à 22:26
Non,vous avez tort.On ne se réjouit pas de la mort d'un quotidien.C'est scandaleux d'écrire cela.Il y a des éditoraiux,ily a des équipes de journalistes,et vous vous les insultez...Ingrats et indifférents à la misère du Monde...
Rédigé par : GlobLog | 28 avril 2006 à 22:36
Si elle a fait pleurer à chaudes larmes sa fille, et c'était tout de même émouvant, la présence des journalistes de France-Soir autour de la tombe de Pierre Lazareff pour l'anniversaire de sa disparition était pathétique. France Soir est devenu au fil des années un mauvais journal, fait par des journalistes de mauvaise qualité, administré par des administrateurs pitoyables, délaissé par des lecteurs qui n'achètent pas un quotidien - fort heureusement - comme un s'acquitte d'un impôt. La tragédie d'un naufrage médiatique ne justifie pas que l'on pare soudainement nos confrères de toutes les vertus. C'est bien avant qu'il fallait réagir, lorsque la brèche a été ouverte en publiant des textes qui sont un peu l'équivalent des marronniers qui ne sont plus, au fil du temps, que des catalogues de publicité, pour des newsmags tombés dans l'escarcelle d'industriels qui fantasment sur le pouvoir de la presse. La profession, la nôtre, ne peut évidemment accepter aucune régulation et c'est pourquoi elle a le devoir de s'autocritiquer, de s'autoprotéger de ses propres pratiques parfois douteuses. Il serait temps que les rapports se clarifient un peu au sein des groupes journalistiques, par exemple au Monde, où les intérêts financiers, personnels, stratégiques, politiquement personnels, sont absolument consternant. Les liens néfastes que le temps a offert à la presse française de rompre enfin, elle les a trop souvent retissés pour survivre au nom de compromis insensés. Il faut commencer par être rude avec soi-même.
Rédigé par : Stéphane Trano | 30 avril 2006 à 11:54
Ce n'est pas parce qu'un journal a eu son heure de gloire qu'il faut le garder vivant. Un journal mediocre qui tire peniblement a 35000 exemplaires dans ses bons jours, et qui repompe les critiques de cinema, je ne vois pas en quoi c'est un tresor national.
Alors au lieu de pleurer pour sauver un zombie, faisons-lui un petit monument quelque part, ou bien une rue, tiens, on n'a jamais vu ca, une rue nommee d'apres le titre d'un journal, et donnons a ses 120 salaries de quoi se reconvertir, e cosi basta.
Rédigé par : Philippe | 01 mai 2006 à 22:42
******************commentaire modéré : une polémique inter-personnelle qui n'a pas lieu d'être ici***********************
Rédigé par : Richard Gianorio | 22 mai 2006 à 21:10