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07 novembre 2005

Emeutes en banlieue

J'ai reçu quelques mails et commentaires qui pourraient faire croire que j'épouse la position du gauchiste compatissant, appelant à la démission de Sarkozy. Deux ou trois précisions s'imposent :

- il faut rétablir l'autorité. C'est évident, et il va falloir arriver à montrer à ceux qui brûlent et cassent que le droit existe, et que l'exercice de la violence appartient de manière légitime à l'Etat et lui seul. Alain Lambert a un bon billet sur ce sujet. Mais une fois la violence rentrée, et l'ordre remis en place, on n'en sera pas quitte, et il va falloir gérer celà avec suffisamment de tact pour que l'ordre remis en place ne soit pas qu'un bout de scotch sur une plaie béante.

- Ce défoulement de violence est un exercice d'un nihilisme pur, et je m'étonne de tous ceux qui ne le comprennent pas, qui n'ont pas pris un instant pour saisir ce qu'est la "culture" de ces cités. C'est un défoulement et un concours de la plus grande bistouquette d'adolescents. Non que ça ne soit pas grave. Au contraire, la culture caillera, le quotidien du racket, la violence sans but, cette barbarie, tout ça fait vraiment frémir. Mais, une fois qu'on a frémi, qu'est-ce qu'on en fait, de ces mecs qui sont désoeuvrés et sans avenir dans les banlieues, qui ne sont même pas dans un esprit réel de révolte et de revendication, mais simplement dans le défoulement nihiliste, avec une belle complaisance pour leur sort ?

- Sarkozy n'est pas idiot, et il dit des choses assez justes. Le problème, c'est que les faits ne militent pas pour lui. Depuis 2002, on lui a donné carte blanche pour traiter le problème de l'insécurité. On voulait voir disparaitre les "zones de non-droit". Le sujet était tabou, qu'il fasse son affaire du retour à l'ordre, vu qu'il le clamait haut et fort et partout. Le problème, c'est que rien ne semble avoir progressé, et qu'on sent même depuis des mois la situation s'envenimer, avec un sentiment dans ces cités d'une arnaque totale du sarkozysme.

- Bon, eh ben maintenant ? On prend les moyens nécessaires pour arrêter tout ça, avec fermeté et discipline pour les forces de l'ordre autant que pour les djeunz. En évitant les mesures d'exception (le couvre-feu de Myard, par exemple), mais en y mettant des moyens importants (de l'armée pourquoi pas ?) avec froideur. Avec beaucoup de discilpline, parce que la moindre bavure est une belle étincelle.

Et puis on attend 2007 ? Avec quel espoir de sortir du débat prévention/répression ?

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Voici les sites qui parlent de Emeutes en banlieue :

Commentaires

Il ne s'agit pas de nihilisme, il s'agit d'agression impérialiste du lumpenproletariat national-islamique en France !

Il ne s'agit pas de nihilisme, il s'agit d'agression impérialiste du lumpenproletariat national-islamique en France !

Surtout pas l'armée, pitié... (à part la gendarmerie)

En quoi un soldat serait plus qualifié qu'un policier pour rétablir l'ordre? Ils ont peut-être l'air impressionnants avec leur FAMAS et leur treilli, mais ils sont formés pour des combats urbains contre des adversaires organisés, armés et idéologiquement motivés, pas contre des bandes de gamins nihilistes comme tu dis. Il s'agit ici de crimes et de délits, pas de faits de guerre ou de terrorisme. Je ne cherche pas à minimiser ce qui se passe actuellement en banlieue, mais il y a suffisamment de flics en France (parfois j'ai l'impression qu'il y en a partout) pour traiter le problème. Et au niveau risque de bavure, je ne suis pas sûr qu'on gagnerait au change.
C'est une question de champ de compétence. On ne demande pas à un cancérologue de soigner des caries.

" Le problème, c'est que rien ne semble avoir progressé, et qu'on sent même depuis des mois la situation s'envenimer, avec un sentiment dans ces cités d'une arnaque totale du sarkozysme. "

C'est possible ; il me semble cependant un peu injuste d'attendre du seul ministre de l'Intérieur de venir à bout de ce problème d'insécurité qui ne cesse de prendre de l'importance depuis les années 70-80, alors que toutes les politiques sociales ont échouées.
Je note au contraire qu'il y a de la part de Sarkozy une certaine cohérence idéologique sur ce sujet :
On ne peut arriver à traiter le problème d'insécurité de ces quartiers sans offrir aux jeunes qui y habitent des perspectives d'avenir. Ainsi, des mesures (provisoires) de discrimination positive me semblent être indispensables pour redonner de l'espoir aux jeunes de ces quartiers. Sarkozy est favorable à de telles mesures, contrairement à beaucoup de politiques ...

Au niveau risque de bavure, si l'on exclut le cas récent (et s'il est sanctionné sévèrement, je crois que c'est notamment parce que c'est exceptionnel) en Côte d'Ivoire, il me semble que l'armée sait se tenir.

Quant à la police, agressée au fusil à pompe par des tirs à hauteur de la tête, elle n'a pas répliquée alors même qu'elle est armée.

Je pense que l'on peut saluer son sang-froid...

Pour le reste, je suis d'accord sur le fait que j'aimerais autant que l'on n'en vienne pas à appeler l'armée.

Pourquoi pas le couvre-feu ? Au moins pour les mineurs ça me semble salutaire ; la racaille s'est donné rendez-vous le 11/11 à la Tour Eiffel, France 2 et 3 peaufinent déjà leurs reportages anti-Shark et pro-Chirac, les sociologues bobos en chemise à fleur et écharpe rose déconstruisant l'évènement qui s'accomplira sur leur écrans.

Ouah, tu as de ces commentaires de collection (je fais allusion au tout premier...).

2007, je me demande si cette date n'est pas encore plus angoissante que cette quasi guerre civile. Un deuxième tour Le Pen-Sarkozy ? Le Pen-Besancenot ? Vu de l'étranger, ça peut être intéressant. Mais pour nous ?

Et en plus ils boivent, fument, ... puisque de toute façon ils n'ont pas d'avenir, enfermons les et pourquoi ne pas mettre un mur autour cela éviterait la contamination ...

coucou me revoilou
alors les biens-pensants ouiouistes ca brule pas chez vous.
ca brule plutot chez le non
rappelez vous quand vous m'insultiez en mai quand je preferais l'ordre dans les banlieues et en corse plutot que de m'occuper de tchetchenie et autre chose de votre geopolitique de beaux messieurs

Versac, tu voulais éviter les mesures d'exceptions ? Et bien, c'est carrément l'état d'urgence qui va être déclaré demain par le Gouvernement, même si Villepin a préférer dire "loi de 1955" qu'état d'urgence (c'est le nom de la loi). Je ne veux pas me répéter, donc allez faire un tour sur le blog Diner's Room.

Pas que je sois en désaccord politique spectaculaire avec tes écrits, mais :

"l'exercice de la violence appartient de manière légitime à l'Etat et lui seul"

Cette phrase me reste en travers de la gorge. Très fortement.


"le défoulement nihiliste"

M'ouais ça se discute. Je n'apprécie peu qu'on brocarde le mot nihiliste quia -qd même- des significations philosophiques assez bien établies. Cramer une bagnole est il réellement un acte nihiliste. Ca se discute. Ca doit dépendre de l'idée derrière, c'est pas automatique. On est là plus dans une "consommation concurrentielle" de bagnole cramées (voire une interview très rigolote des Clash à ce sujet, c'est pas si facile de faire son rebelle et de cramer une caisse) que dans une démarche politique/idéoligique/revendicative (pour ne pas oser dire philosophique). Un jour c'est cool d'avoir un ipod Video, une autre des godasses X ou Y. Un jour autre de cramer des caisses. C'est creux, bref.

Le monopole de la violence légitime à l'Etat, c'est pas nouveau et difficilement contestable.

je pense que si un candidat se présentait à la présidentielle de 2007 avec un programme très explicitement communautariste, par exemple, en argumentant sur l'évidenté unité de destin des 15-30 ans nés hors des grands centre villes, on sortirait probablement très rapidement du débat prévention/répression.

Au fond, le débat en reste à ce niveau principalement parce que les "jeunes" ne votent pas, mais représentent un réservoir de voix facilement mobilisable donc aucun candidat "honorable" ne veut.

Je ne sais pourquoi mes trackbacks ne sont jamais acceptés par les blogs "typepad".

Je vous prie donc d'excuser la longueur de mon commentaire et si, pour une raison qui lui serait propre, l'auteur de ce blog décidait de le supprimer, je ne lui en voudrais pas. Versac : ;)

Passé, Présent, Politique : la règle des 3 P

Après un échange avec mon ami allemand Kai Littmann où je lui demandais la perception allemande de la situation française en rapport des émeutes actuelles, j'en suis arrivé à la conclusion que les causes profondes de ce genre d'évènements sont toujours politiques.
Les Allemands ne comprennent pas notre situation, ils la découvrent avec stupeur et ont peur. Pour tenter de comprendre les origines d'un tel phénomène, le parallèle des systèmes politiques entre nos deux pays est très utile.
Le système politique allemand est très largement plus représentatif que le nôtre. Tout mouvement réunissant plus de 5% des voix est représenté tant au niveau national que régional ou local. Ainsi, chez eux, les citoyens mécontents de leur situation trouvent facilement un forum politique où exprimer leur insatisfaction. Ils sont écoutés. Toute la différence est là. Non parce que les Allemands sont plus démocrates que les Français mais surtout parce que leur système politique a su tirer les leçons du passé. La paupérisation populaire et la non-représentativité ont conduit l'Allemagne au nazisme. Ils ne l'ont jamais oublié.
Nous devons adopter la même démarche en France si nous voulons sortir de la crise que traversons. Il serait d'ailleurs plus juste d'écrire les crises parce que les constats sont sévères sur tous les pans de notre société. En effet la crise est politique,institutionnelle, sociale, économique mais aussi individuelle, familiale et collective. Dans cette situation comment adopter la bonne démarche ? C'est là que nous devons adopter la "règle des 3 P" comme méthode d'analyse et de prospective.
Passé :
La France n'a jamais évacué correctement son passé colonial. Cette histoire s'est transformée en un "racisme" institutionnel. La République, une et indivisible, laïque et sur les frontons de laquelle nous pouvons lire "Liberté, Égalité, Fraternité" n'a jamais été fondamentalement respectée et l'est de moins en moins, y compris et surtout par nos dirigeants économiques et politiques.
Notre pays n'a jamais hésité à faire appel à de la main d'œuvre étrangère, essentiellement africaine après guerre. Il a par l'emploi apporté la liberté à ceux qu'il intégrait mais ne leur a jamais offert l'égalité ni la fraternité. Ils ont été parqués dans des cités, des quartiers où la seule fraternité qu'ils ont connue fut celle de leur communauté. La seule égalité qu'ils ont vécue fut lorsqu'il leur fallait payer, leur argent n'ayant pas la couleur de leur peau. Ces dernières décennies ont vu l'aggravation de toutes ces discriminations malgré l'argent massivement injecté à des fins électorales. Ceux que l'on a appelé pour bâtir, pour reconstruire un pays où ils devaient gagner leur dignité n'ont gagné que leur survie. Et encore l'ont-ils gagnée alors que cette survie semble inaccessible pour la plupart de leurs enfants et petits enfants. Et le présent, c'est eux. C'est principalement de ces populations que sont issus les émeutiers.

Présent :
La "mixité sociale" n'existe pas. Dans certains quartiers il n'est pas rare de voir tous les élèves d'une classe être d'une même nationalité étrangère alors que certaines écoles sont inaccessibles à tout habitant ne présentant ni le bon faciès ni la bonne adresse. L'école républicaine qui devrait leur offrir l'égalité s'est transformée en formidable machine à exclure dès le plus jeune âge. Entendre aujourd'hui certains prétendus spécialistes prétendre détecter dès la maternelle les délinquants en puissance relève de la ségrégation la plus arbitraire. Seuls les régimes autoritaires, totalitaires et ségrégationnistes appliquent ce genre de méthodes. C'est une fuite en avant qui a mené au "déclin de la France". Cette expression que je ne supporte pas par sa propension à l'auto-flagellation n'a pour moi qu'une seule justification : le déclin français n'existe que sur un domaine, c'est un déclin politique.
Comment faire accepter l'idée de l'égalité des chances lorsqu'il suffit de se référer au pouvoir de l'image pour la voir contestée ? Combien d'animateurs arabes, noirs ou chinois sur nos écrans de télévision publique ? Combien de députés ? Combien de ministres ? Quelle perspective offre l'école, en théorie accessible à tous, lorsqu'aucune manifestation d'une hypothétique réussite professionnelle ne se présente ? Les employeurs se sont installés en zone franche et ont bénéficié d'exonérations de charges mais combien d'habitants locaux ont-ils embauché ?
Le pouvoir de l'image, ce qu'elle montre mais surtout ce qu'elle ne montre pas, est d'autant plus important pour cette catégorie désœuvrée de notre population qu'elle a plus de temps pour la consulter. Les inégalités sont criantes pour peu que l'on ne soit pas formaté. Lorsque les politiques menées s'attachent à montrer, à attirer les caméras sur ce qui doit être vu mais qu'elles ignorent totalement ce qui ne l'est pas les résultats sont dramatiques. Tous les exclus de notre société sont par définition ce qu'on ne voit pas. Ils décryptent l'image par ce qui n'y est pas montré, se sachant invisibles eux-mêmes. Ils ont constaté que le seul moyen d'apparaître à l'image était le fait divers. Nous voyons tous aujourd'hui où cette attitude a mené. Le chômage, qui constitue le plus grand drame de la société française actuelle, n'existe qu'en statistiques. Aucune représentation dans des instances décisionnaires des chômeurs n'existe. Pour ceux qui cumulent les handicaps les exclusions sont multiples : sociale, professionnelle mais aussi politique. Pour éviter de le voir le système politique français a été modifié de façon à être encore plus inique en relevant le seuil de représentation. De l'exclusion qui était subie on est passé à une ignorance constitutionnelle délibérée. La situation a été interprétée par les populations concernées comme une évolution de son traitement, un glissement de l'exclusion vers la ségrégation. Le terme est fort mais approprié. Non seulement on n'intègre plus, on n'assimile plus mais de surcroît on condamne au silence avant de condamner pénalement pour des actes de révolte ou de survie. L'accumulation de ces attitudes discriminantes a fait imploser un système que personne ne voulait plus voir. Le défaut d'image a conduit à briser un miroir qui ne renvoyait plus de reflet. Pour reprendre un lieu commun, on a cassé le thermomètre pour ne plus voir la fièvre.
Comment sortir de cette impasse ? Par la Politique.

Politique :
J'entends par la Politique, avec l'emploi volontaire de la majuscule, non pas le jeu qui consiste à gagner un trône en éliminant ses adversaires mais celle qui consiste en le respect de l'opinion et de la population.
L'économie française, contrairement à ce que certains prétendent, n'est pas en panne. Jamais autant de richesses n'ont été produites, jamais autant de bénéfices n'ont été réalisés et pourtant jamais il n'y a eu autant d'exclusion. Il n'est pas ici question de pénaliser ces réussites mais d'en appeler à la responsabilité collective. Faut-il admettre qu'une entreprise puisse licencier massivement lorsque ces résultats lui permettraient au contraire d'embaucher ? Il n'est pas ici non plus question de l'empêcher mais de faire en sorte qu'une représentation de toutes les catégories, de toutes les personnes concernées, existe afin de déterminer au niveau national si de tels évènements sont favorables à l'intérêt général ou non.
La solidarité française n'est pas en panne non plus. Les Français n'ont jamais été autant solidaires à chaque fois qu'on les sollicite. Tous les ans, lors du Téléthon par exemple, les records sont battus. Chaque fois qu'une cause internationale l'impose (souvenons-nous du tsunami du sud-est asiatique) les Français démontrent leur générosité et cette générosité n'est pas sélective. Les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne relèvent donc pas d'un défaut de solidarité mais d'une inégale répartition catégorielle du bien public et des richesses nationales.
Comment désamorcer la situation ?
Le reflet politique n'existe plus. Le Parlement ne représente plus la population et les institutions, qu'elles soient politiques ou médiatiques n'expriment plus la réalité et les besoins des citoyens. Si tel avait été le cas il aurait été tenu compte des nombreux avertissements qui ont été faits : 21 avril 2002, 29 mai 2005, etc. Pour ma part je préviens depuis longtemps qu'une partie de plus en plus grande de notre population, représentée nulle part, n'a plus rien à perdre et que la colère gronde. Aujourd'hui il est déjà trop tard tant l'enfermement de nos dirigeants les a conduit à l'arrogance et au mépris.
Les émeutes sont intolérables, il faudra bien que l'ordre revienne si nous voulons construire quelque chose sur les cendres de notre système actuel. L'emploi de la force, s'il n'est pas souhaitable, va devenir nécessaire si aucun message fort de compréhension n'est envoyé. Notre République ne peut continuer de se voir bafouée, nos concitoyens qui ont déjà bien de la peine à envisager un avenir ne peuvent voir détruire leur présent impunément. La compréhension du phénomène ne peut s'accompagner de sa tolérance.
Toutefois il serait inconscient et dangereux que ce mouvement de révolte ne se transforme pas en mouvement politique. Évacuer une fois de plus la poussière sous le tapis conduirait à l'implosion civile. La révolte contre les pouvoirs publics évoluerait en affrontements entre citoyens. Le maintien de l'ordre doit avoir lieu pour éviter cette escalade. Aujourd'hui il faut être suffisamment conscient pour admettre que notre pays se trouve au bord d'une guerre civile entre ceux qui ont et ceux qui n'ont rien. Mai 68 avait donné lieu à une formidable ouverture politique trop vite oubliée par ceux qui ont obtenu le pouvoir après l'avoir renversé. Ce sont eux qui aujourd'hui sont en passe de l'être.
La solution n'existe pas, du moins je n'ai pas la prétention de l'avoir, mais les moyens d'y arriver si : remettre à plat tout notre système institutionnel. Les tables rondes, les multitudes de commissions uniquement crées pour recaser les refoulés du suffrage universel, tout cela n'a rien produit. La concentration des pouvoirs a conduit à l'aveuglement et à la poursuite effrénée de la course au poste suprême. L'accélération du calendrier électoral n'a mené qu'à la multitude de phrases assassines, de coups bas médiatiques et la presse, concentrée et unanime dans sa médiocrité, ne reflète plus le quotidien des citoyens mais celui du ménage de tel ou tel présidentiable potentiel.
Il faut rendre le pouvoir au Peuple.
L'heure est grave et cette nécessité n'est pas accessible dans l'immédiat puisqu'il faut commencer par maintenir l'ordre public mais il faut l'imposer comme prochaine. Il faut rendre la perspective d'une représentation réelle de notre population afin que l'état catastrophique de notre société soit constaté et analysé au plus haut pouvoir de décision. Il ne suffit pas de cumuler des lois mais permettre leur application pour et par tous.
Annoncer la dissolution prochaine de l'Assemblée , un gouvernement d'union nationale de type grande coalition, redescendre le seuil de représentativité à 5% des voix comme en Allemagne, abroger le 49-3 permettant au Gouvernement d'outrepasser le vote des députés et ainsi assurer que tous les citoyens auront leur mot à dire pour toutes les décisions qui les concernent, serait un bon début.
Politiquement, ces premières annonces auraient pour effet de redonner l'espoir à la population d'intervenir sur son avenir. C'est ce manque cruel qui conditionne un nombre d'entre nous de plus en plus important : le manque de perspective d'avenir.
Il faut rendre la Politique au Peuple. Il faut lui rendre effectivement le pouvoir pour éviter qu'il ne s'en saisisse par la force ou qu'un "chef" ne le conduise à un fascisme qui ne serait que l'évolution du régime actuel.
Le prix à payer n'est pas si lourd : c'est celui de la fin de la monarchie républicaine que nous connaissons.

il y a en france un tres fort besoin de techniciens chauffagistes, d'electriciens, de plombiers, de specialites de la chaine du froid et j'en passe, dont les plus astucieux, les plus organisés et les plus volontaires montent une affaire, embauchent, servent des clients, et se versent des salaires de patrons qui ne feraient rougir vraiment personne ;

personne, sauf ces adolescents casseurs qui crachent dessus

Comment expliquez vous que ces adolescents meprisent autant ces metiers dont les formations leur tendait les bras, leur etaient payées ?

Comment expliquez vous que ces adolescents ou jeunes adultes au chomage ne se remettent jamais en question : oui, ils ont foiré leur etudes, avant d'etre refusés par des patrons ;

Oui certains en stage ou en entreprise ont decouragé les patrons potentiels par leurs attitudes déjà violentes ; oui ils ont une grande part de responsabilité. Et leurs parents plus encore.

il est triste pour eux que l'on ne leur donne pas cette chance de commencer à les considerer comme responsables de leur vie ;
on ne les grandira pas beaucoup en ecoutant uniquement leur recriminations .
pourquoi ne pas leur parler avec respect, et aussi en hommes ?
ils ne sont pas devenus violents à 20 H un soir en ecoutant les JT; ils ont grandi en violence aussi car ils n'ont jamais rencontré un adulte pour leur montrer que leur pulsions devaient avoir des limites .

Demission des parents qui ne rappellent pas chez eux des enfants qui zonent , demission de l'ecole où même les heures de colle sont taboues, demission collective qui permet aux parents de refuser un redoublement , demission de tous et de chacun pour refuser des moyens en prevention et en encouragements, c'est à dire en solidarité nationale, sonnante et trebuchante

il y a surement des bourses à multiplier pour encourager, et des punitions à multiplier pour decourager ;

Mais oui, juger, punir , récompenser,encourager, tout cela qui aide à se construire, cela demande du temps et cela peut amener à se tromper ; Qui veut encore prendre ces risques , prendre ce temps ?

Je me demande en quoi le défoulement de ces jeunes est plus "nihiliste", est plus "un concours de la plus grande bistouquette d'adolescents" "avec une belle complaisance pour leur sort" que les défoulements des lycéens ou étudiants des dernières années (qui s'attiraient eux la sympathie d'une grande partie des "élites").

Certes le mode d'expression est différent (et condamnable).
Mais est-ce vraiment la faute de ces jeunes s'ils ont été relégués dans "le ghetto français" et n'ont pas appris, acquis, les modes d'expression jugés légitimes par la société?

Que d'angélisme bobo..

Au contraire, je constatais justement que "l'angélisme bobo" qui s'applique généralement aux étudiants (notre monde) disparaît lorsque des jeunes déscolarisés et désoeuvrés sont en cause (l'autre monde).

Un rappel des réalités socio-économiques n'a rien à voir avec de l'"angélisme".

Dépassé pas les événements, le gouvernement a choisi l'exception répressive en lieu de l'exception sociale et économique qu'il faudrait pourtant savoir imaginer. Je crains que cette attitude classique, cette incapacité désormais chronique à innover, ne fasse qu'aggraver la situation et installer une incompréhension globale de la situation à tous les niveaux. Le gouvernement pilote à (courte) vue.

Une réflexion très constructive d'Alceste, comme d'habitude....

Philippe, je suis d'accord avec vous. La voie unique de la répression semble avoir été choisie et cela ne présage rien de bon.

Merci à l'analyse de José.

Davantage de politique en direction des citoyens.
Des institutions pensées dans l'intérêt général:école et qualité d'instruction en lieu et place de garderies scolaires, états généraux des réformes , respect de l'égalité des droits des citoyens et non des chances, mot à dire sur la gestion des entreprises...etc. Un projet pour le long terme...
Le gouvernement du peuple par le peuple.

pourquoi ne pas "supprimer" la Nationnalité à ces crétins et les renvoyer dans leur pays d'origine comme cela a été suggéré par certains.
Par la suite ils aurons tout loisir de regretter la France.
C'est des pauvres mecs qui profitent de notre sécurité sociale pour s'habiller avec des fringues de marque

pourquoi ne pas "supprimer" la Nationnalité à ces crétins et les renvoyer dans leur pays d'origine comme cela a été suggéré par certains.
Par la suite ils aurons tout loisir de regretter la France.
C'est des pauvres mecs qui profitent de notre sécurité sociale pour s'habiller avec des fringues de marque

Il est étonnant de voir quelqu'un faire de la NATIONALITÉ une valeur suprême alors qu'il ne sait même pas l'écrire.

je constate que certains sont tombés a un nivo bien bas et pitoyable au point de sortir des idées lumineuses comme supprimer la nationalité!je susi moi meme issu de l'imigration et j' ai grandi au milieu de francais de souches, jai un regart plus objectif que ces jeunes qui ont grandi en banlieues et les habitants du centre es villes.c bien par nihilisme que ces jeunes ont agi ainsi , d' ailleurs ceux qui souffrent en banlieues et qui veulent s' en sortir et qui veulent se donner les moyens de s' en sortir , eux ne font aps parti d casseurs d voitures et d' incendiaires d ecoles.les causes de cette tragedie sont nombreux.deja il ya le chomage trop elevé en farnce qui touche plus durement les minorités et puis il ya les discriminations et la c pas faire passer les rachid et les noirs pour des victimes il suffit de regarder:sur TF1 des noirs on en vois on n' en voi que kan lequipe de france joue, au cac40 d francais d origine asiatik et arabe je n' en voi pas, enfin bref il ya un gros pb en france c que la france est metissée elle est plus blache et chretienne.l identité francaise a changé mais les elites ne veulent pas l'admettre et l' assumer!oujourdui il ya plus d francais d souche qui se convertissent a l'islam que de francais qui decident de devir prete ou soeur catholik!aujourdui a toulouse 1 nouvo né sur 3 a un parent d' origine etrangére( hors communauté européenne).c ca le nouvo visage de la france! il pe ne pas plaire mais il est la et IL NE DISPARAITRA PAS, les patron,s peuvent ne pas embauché d noirs et d francais d origine arabes c pas ca ki va les pousser a partir mais ces discriminations vont alimenter les comunautarismes et la désintagration de la france!!!

Bahh ; ISLAMO-IMPÉRIALISME OU PAS : CROYEZ-VOUS QUE LES CLASSES QUI SE SENTENT "NON CONCERNÉES" AIENT JAMAIS RÉAGI AUTREMENT QU'AVEC STUPEUR ET CRAINTE À UNE ÉMEUTE, D'OÙ QU'ELLE VIENNE ET QUELLE QU'ELLE SOIT?

Bahh ; ISLAMO-IMPÉRIALISME OU PAS : CROYEZ-VOUS QUE LES CLASSES QUI SE SENTENT "NON CONCERNÉES" AIENT JAMAIS RÉAGI AUTREMENT QU'AVEC STUPEUR ET CRAINTE À UNE ÉMEUTE, D'OÙ QU'ELLE VIENNE ET QUELLE QU'ELLE SOIT?

réponse à lache anonyme
Mais tu rèves l' ami. Dans notre pays chacun est libre indépendant. La fraternité n'est qu'un mot et l'égalité aussi. Chacun doit faire le mieux qu'il peut et sinon l'exclusion se fait toute seule. Au lieu de dire comme tu fais c'est la faute à l'autre
il faut leur dire soyez les meilleurs en classe et partout. Parfois il y a la faute à pas de chance ça arrive. Pour les aides ça ne manque pas, tout le monde peut effectuer un stage. Quand au réflexe communautaire c'est normal pour tout un chacun. Si je vois mon voisin et quelqu'un d'une autre ville je parlerai avant tout à mon voisin.

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