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22 juin 2005

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Voici les sites qui parlent de Shorter Thierry Breton :

Commentaires

all

Il voit la France comme une entreprise, avec un actif, un passif, des immobilisations et des dettes, des dirigeants et du personnel, des clients et des fournisseurs, un chiffre d'affaire et des objectifs ; c'est un point de vue. N'en déplaise à Adam Smith.

prevalli

Bon ok, il oublie simplement qu'un pays, c'est un peuple une histoire que la vie d'un etat est long et mouvant, que sa durée de vie n'est pas celui d'une entreprise.

Et surtout il oublie une chose, c'est que dans un pays l'actionnaire c'est le citoyen.

Tiens il y a eu il y a deux-trois jours une analyse brillante de Fitoussi qui expliquait la débilité dogmatique de ce genre de discours. En economie, il y a de multiple recette, chacune est adapté à certaines hypothéses ou circonstances aucune n'est la vérité définitive et absolue.

Paxatagore

@All : sauf erreur de ma part, ce n'est pas ce que dit Versac. Il dit que Villepin voit l'économie comme l'économie d'un père de famille, ce qui est substantiellement différent d'une entreprise.

Les Cris Vains

CQFD : le Paterfamilias ne fait pas beaucoup avancer le schmilblick...d'autant que 100 jours, c'est pas énorme pour relancer la croissance et réduire le chômage.

versac

Paxa et all : wrong. Je pense que Breton (et pas Villepin) voit effectivement l'économie comme un père de famille.
Quant à l'analogie avec une entreprise, je n'y crois pas tellement, du point de vue de la gestion économique, elle a énormément de limites.
Il y a beaucoup de choses à importer de la culture des entreprises dans l'administration (management, prise en compte de l'usager/citoyen, efficacité, gestion de projet, un peu de marketing, de la santé financière dans la gestion...), mais certainement pas une analogie trop simple entreprise-Etat dans la politique macro-économique, non. D'autant que la ratio dette/capitaux propres ne serait pas forcément débile, d'ailleurs, dans ce cas.

alexandre delaigue

Pourquoi "n'en déplaise à Adam Smith"?

Antoine Block

Paxatagore :
Et oui, le coup de l'entreprise ("je gérerai la France comme une entreprise"), c'était Raffarin. Quelle nouvelle analogie nous concocte le prochain ?

all

@delaigue : [Pourquoi "n'en déplaise à Adam Smith"?]

Là j'ai dit une connerie puisque Smith parle d'un gouvernant dans des habits de père de famille et pas ceux de chef d'entreprise.

Richard G

Versac, j'suis encore déçu par ces raccourcis. Et la dette astronomique de la France, c'est avec ce genre de constat copyright Petit Rapporteur 1976 qu'on va la payer? :-) L'argument de l'impôt sur le revenu qui ne sert plus qu'à payer les intérets de la dette vous touche donc moins que les palabres néopaternalistes de TB (que je prends comme une énième tentative de pédagogie ratée)? C'est pourtant sur l'argument du remboursement de la dette que j'aurais aimé lire une analyse. A moins, mais alors faudra me l'expliquer, que ce ne soit qu'un faux problème.

Euh, mon obole : la gestion de la collectivité comme une entreprise, ça existe aussi, je le vois chez certains de mes clients (communauté d'agglo de Grenoble). Notamment les municipalités de droite, qui, plus que celles de gauche, mettent en place des comptabilités analytiques pointues... pour se faire réélire avec l'argument 0 % d'augmentation d'impôts locaux. A contrario, les communes socialistes ont tendance à dépenser sans trop compter, conformément à la vieille recette keynésienne... qui tarde, tarde à porter ses fruits.

alexandre delaigue

Un Etat n'est pas une entreprise, et en matière de dette, l'analogie est franchement crétine :

http://econoclaste.org.free.fr/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=104

Vous en avez marre d'être endetté à hauteur de 17000 euros? mais rien de plus simple pour vous en débarasser : il vous suffit d'acheter dès demain pour 17000 euros de titres de la dette publique. Comme ça, vous vous devrez 17000 euros à vous-même, et vous n'aurez plus à subir de dette publique. Vous n'avez pas 17000 euros à dépenser tout de suite? Mais dans ce cas, vous êtes d'accord avec votre gouvernement, qui préfère financer ses dépenses en payant plus tard, comme vous.

La France a suffisamment de problèmes réels pour qu'il ne soit pas la peine d'en rajouter des imaginaires, comme la dette publique. La dette est un moyen de financer la dépense publique bien moins nocif que l'impôt, un point c'est tout. Certes on pourrait baisser la dépense publique : bizarrement, Breton n'en a pas parlé, préférant pourfendre le moulin à vent de la dette et se plaindre des français qui sont des paresseux. C'est un pitre.

fredouil

Actuellement les emprunts annuels etant equivalent a nos remboursement de 'interet, j'ai du mal a comprendre comment qq de raisonnable peut sortir " un point c'est tout".

voulez vous dire que l'on ne remboursera jamais cette dette donc pas de probleme ? sa croissance ne vous inquiete pas ? combien faudra t il emprunter dans 20 ans a ce rythme ? scary

all

@delaigue : Faire des dettes oui mais pour quoi, pour payer la retraite des cheminots dès 50 ans ? Pour boucher les gouffres de la sécu ? Acheter des Rafales à eads ?
Si les dépenses publiques représentent un investissement pour l'avenir (par ex. la recherche) OK ; si c'est pour rembourser les déficits du passé OK mais on met un garrot pour stopper l'hémorragie ; si c'est pour payer la note de chauffage d'inutiles bureaux du Trésor Public de province, non.
Maintenant si j'achète 17000€ d'OAT c'est toujours moi qui épongerait la dette de l'état par l'impôt. L'Etat me doit 17000€ de mon fric, un jeu d'écriture que je peux faire en faisant un crédit et en plaçant l'argent prêté en obligations (je sais c'est très con, sauf si les taux courts et longs se télescopent comme déjà vu une fois dans l'histoire avant le krach de 1989).

Mais je ne suis pas économiste, alors...

Hugues

Hum, Versac, désolé mais, comme tout le monde ou presque, je ne pense pas qu'il soit particulièrement anodin de consacrer la totalité du produit de l'impôt sur le revenu aux intérêts de la dette. Et ce n'est pas parce que la gestion d'un pays n'est pas celle d'une entreprise ou d'une famille Bidochon que l'on doit se foutre de la gueule du type qui attire l'attention sur ce léger problème.

Si la dette était essentiellement concentrée sur des dépenses d'avenir, on pourrait évidemment se féliciter de pouvoir compter sur un Etat efficace, capable de gérer à long terme. Mais les déficits sociaux étant les principaux postes d'accélération de la charge de la dette, je ne pense pas que l'on puisse se féliciter de la situation. Ce n'est pas LA dette qui est flippante, c'est CETTE dette, la nôtre.

Et le pire, de mon point de vue, c'est que même cette fuite en avant des dépenses sociales ne se traduit par rien de concret. Un pays qui dépense sans compter et se fiche totalement des déficits publics devrait au moins aligner des hôpitaux en état de marche, des logements décents pour le plus grand nombre et une école performante.

Nos amis scandinaves, qui dépensent autant que nous en restant dans les clous en termes de budget et d'endettement, ont au moins le sentiment que ce pognon sert à quelque chose.

pikipoki

Mais enfin on ne consacre pas le produit de l'împôt sur le revenu aux intérêts de la dette, si ? Ou alors le blog optimum indiqué par versac se trompe ?

Hugues

Mais c'est précisément le problème. Bien entendu, le produit de l'impôt n'est pas directement affecté au paiement des intérêts de la dette. Les choses ne fonctionnent pas comme ça. Mais les deux montants sont à peu près identiques, ce qui revient à dire que cette fraction non négligeable des recettes de l'Etat ne sert qu'à payer des intérêts et n'entame même pas le capital de la dette.

Tu peux aller voir la présentation de Breton sur http://www.finances.gouv.fr/minefi/actualites/actu1/index.htm et cliquer sur "Diagnostic et mesures".

Hugues

Suite de ma réponse à Pikipoki,
Je viens d'aller lire le texte d'Optimum. Mais après avoir rappelé que oui, c'est vrai, un impôt ne peut pas être "affecté", il en tire la conclusion que les deux montants ne peuvent pas être comparés. Je ne veux pas tomber dans la comparaison avec un budget familial, mais si tu reçois un chèque d'un montant égal à celui de ton loyer, que tu déposes ce chèque sur ton compte et que ton loyer est prélevé par ailleurs, ce ne sont effectivement pas les mêmes euros au "sens physique" qui passeront de ton créditeur à ton propriétaire. Mais, on est peu dans le sophisme, là, non ?

Et quand Optimum explique que la dette est un bonne chose d'une manière générale, il part du principe que la dette représente les seules dépenses d'investissement du pays, ce qui est faux, ouisqu'elle représente aussi les déficits cumulés des différents exercices négatifs.

Et en tout état de cause, insistons tout de même là-dessus, nous ne parlons même pas du capital mais des seuls intérêts. L'équivalent de tout l'impôt sur le revenu pour le remboursement des seuls intérêts, bon sang ! Et une accélération de l'endettement lié au déficit chronique du budget de l'Etat.

Je ne sais pas s'il faut être catastrophiste, mais ce "dormez en paix braves gens", est un peu court...

alexandre delaigue

@ all : bravo, vous vous posez enfin la bonne question; qui est celle de la dépense publique, pas celle de son financement. Et de toute façon la dette publique a été la votre dès que les dépenses publiques ont été engagées. Vous auriez préféré payer des impôts sur le moment? Moi pas. Je préfère payer la dépense publique plus tard parce que plus tard je serai plus riche. Vous ne voulez pas acheter 17000 euros d'OAT? Dans ce cas vous préférez être endetté plutôt que payer la dépense publique tout de suite.

@fredouil : non, la croissance de la dette publique ne m'inquiète pas. La croissance de la dépense publique m'inquiète. La façon dont cette dépense est financée est globalement neutre, et plus elle est financée par la dette, mieux c'est pour moi. Pour vous aussi d'ailleurs.

@Hugues : même remarque : vous mélangez le problème de la dépense, de son niveau, de son affectation, avec le problème de son financement. Son financement est neutre, et le niveau de la dette n'a aucune importance : c'est une dette qu'on a envers nous-mêmes.

Se préoccuper de la dette, c'est la porte ouverte aux mauvaises politiques, tendance Juppé 95 : le matraquage fiscal pour "équilibrer les comptes" (alors que l'équilibre des comptes publics ne signifie rien). Ou alors les manipulations comptables. Il n'y a pas de problème de dette publique en France : il y a un problème de dépense publique inefficace. Mais pour Breton, c'est beaucoup plus facile de résoudre un problème imaginaire qu'un problème réel.

Hugues

Alexandre,
Désolé, mais je ne crois pas mélanger quoi que ce soit même si je mentionne effectivement ces différents éléments dans le même souffle.

La dette et la dépense publique sont deux choses différentes, mais la croissance rapide de la dette française est une vraie inquiétude, surtout lorsqu'elle sert à financer des dépenses courantes plutôt que de l'investissement.

Expliquer que le financement de la dette est neutre, c'est un peu comme demander un peu plus d'inflation, un peu plus de déficit, un peu plus de n'importe quoi au prétexte que ces disciplines sont des carcans qui brident la croissance. Mais je ne pense pas que l'on puisse parler de neutralité du service de la dette si l'Etat est privé de l'une de ses principales ressources (l'impôt sur le revenu) parce qu'il doit rembourser des intérêts disproportionnés.

Et je remarque tout de même que les pays qui s'en sortent le mieux (et j'en reviens toujours à mes amis scandinaves) sont généralement ceux qui ont la discipline budgétaire la plus rigoureuse et la dette la plus contenue et qui, en fait, sont plus maastrichtiens que les pays de l'eurozone.

alexandre delaigue

et je maintiens qu'il y a mélange. La croissance de la dette n'est pas une source d'inquiétude, et la distinction fonctionnement-investissement a peut-être un sens pour un individu ou une entreprise : pas pour un Etat. Les recettes futures de l'Etat ne dépendent pas de son investissement : elles dépendent de la capacité des français à s'enrichir, qui sont assez largement indépendantes de la répartition de la dépense publique entre ces catégories de la comptabilité publique que sont "investissement" ou "fonctionnement", et heureusement d'ailleurs. (un salaire de prof, c'est quoi? Un salaire de militaire, c'est quoi? une dépense de santé, c'est quoi? toutes ces dépenses d'aujourd'hui ont des conséquences futures).

Et oui, à niveau de dépense publique donnée, la façon dont cette dépense est financée (par l'impôt ou par la dette) est neutre. C'est l'un des résultats les plus anciens de l'économie, qui se préoccupe fort peu de "morale", de "discipline", ou de "carcan". Ces choses-là sont peut-être très intéressantes pour l'inquisition espagnole : pas pour les économistes. Les intérêts de la dette, pour ne prendre qu'eux, sont peut-être une "charge" dans le budget de l'Etat : ils ne sont pas une charge pour les français, qui ont bénéficié d'un prêt lorsque l'Etat leur a versé de l'argent sous forme de dépense publique sans leur demander d'impôts en échange. S'ils avaient eu à payer sur le moment, leur richesse actuelle serait inférieure d'un montant exactement égal à cette charge d'intérêt. Ils n'ont rien perdu, ni rien gagné, dans l'opération. Cette dette est une pure illusion comptable si on prend l'économie dans son ensemble. C'est d'ailleurs aussi une illusion comptable dans le budget de l'Etat, qui ne compte pas l'essentiel de ses engagements futurs (genre retraites des fonctionnaires) dans sa dette. Ce chiffre ne veut rien dire, ni pour l'Etat, ni pour les français.

La crainte de la dette, c'est un réflexe de paysan près de ses sous : pour un gouvernement qui décide du montant de ses recettes, cela n'a rien à voir. Les pays qui s'en sortent le mieux font preuve de "discipline" budgétaire? Mais où est la cause, où est la conséquence? Il n'existe pas une théorie économique, je répète, pas une, qui mette en évidence un impact positif de l'équilibre budgétaire sur la conjoncture ou la croissance (sauf dans les pays très pauvres, et encore). La "discipline" et la "vertu" salvatrices, c'est judéo-chrétien, pas économique. L'inflation ce n'est pas pareil : ça nuit réellement à la croissance à un niveau trop élevé. Le déficit, la dette? Niente.

Il y a une chose par contre qui est nuisible (et qui le serait d'ailleurs encore plus si c'était financé par des hausses d'impôts plutôt que par des dettes) : c'est la croissance de la dépense publique inutile. Pour ma part j'ai plein d'idées pour réduire la dépense publique : je pense par exemple que le budget intégral du ministère des affaires sociales est un gaspillage, que ce ministère et ses dépenses pourraient être supprimés sans dommages. Je pense la même chose de 90% des effectifs du ministère de l'agriculture; je pense enfin que la France devrait consacrer les 12 milliards d'euros annuels qu'elle reçoir de l'UE pour ses vaches à des dépenses utiles. Je pense également que l'Etat ne devrait pas verser un centime aux entreprises qui font faillite genre alstom; ceci n'étant que quelques idées.

Dire cela, ce n'est pas "dormez en paix, braves gens" : c'est l'expression d'une lassitude devant un gouvernement qui n'a rien d'autre que sa morale à vendre. Il n'y a pas une mesure dans les propositions Breton qui tendent à réduire la dépense publique dans un domaine ou elle ne sert à rien. PAS UNE. Qui essaie de nous endormir? Qui nous envoie vers le moulin à vent plutôt que de traiter les vrais problèmes?
Ce qui est incroyable, c'est que cela fonctionne depuis si longtemps. Les dépenses publiques clientélistes augmentent; ensuite on pleurniche sur la dette qui nous opprime et "qu'il va falloir travailler"; enfin, on augmente les impôts, et les moutons français paient en maugréant, en se disant que c'est pourlaFrance et que la dette, c'est mal. Ben non.

fredouil

@delaigue

"leur richesse actuelle serait inférieure d'un montant exactement égal à cette charge d'intérêt."

franchement je ne comprend pas cette phrase, inferieur au montant du pret, Ok, mais au montant cumule des interets ???? non je ne pige pas.

actuellement le montant de la dette etant le meme que la charge d'interet, donc cette dette ne sert pas a investir mais a payer les interets, je ne pense pas que les OAT soient totalement detenu par les francais (je n'en sais rien, par les assurance et fonds de pension...peut etre) donc ces remboursements sont une perte seche de richesse et la dette est en croissance mechanique. A ce rythme il arrivera bien un jour ou nous seront insolvable, non ? dans 20 ans, lorsque les depenses auront explose pour soigner/entretenir la generation des 68.

je vis en Australie, ils n'ont visiblement pas la meme philosophie que vous en matiere de dettes et je ne sais pas si les gouvernants ici gerent avec des models peres de famille ou entreprise pour le fonctionnement de l'etat, chose qui vous semble stupide, mais ils semblent tres pragmatiques et raisonnable, ils font tout pour ne pas obliger leurs enfants a rembourser leur depenses actuelles.

mais je suis totalement en accord avec vous qu'une dette si elle est bien utilise, donc une depense publique d'investissement est utile, mais nous savons que l'etat est mal gere, inefficace, confortable pour ses "serviteurs", que la depense va majoritairement a des depenses sans interet pour le futur (comme la sante des vieux, provoc ;-) )

all

Et le produit des privatisation, qui devrait être affecté au remboursement de la dette, est utilisé pour financer des dépenses courantes : En bon père de famille :D je ne vendrai jamais les meubles pour payer la note d'électricité...

alexandre delaigue

@ fredouil : Vous oubliez que la dépense publique n'est pas entassée au milieu de l'Elysée et brûlée : elle est entièrement reversée aux français. Qui ont donc reçu l'ensemble du déficit public sans avoir à le payer tout de suite. Ils ont donc accumulé des recettes successives exactement égales au montant du déficit, qui valent aujourd'hui exactement le montant de la dette + les intérêts.
S'ils avaient dû bénéficier du même montant de dépense publique sans dette publique, les français auraient dû payer des impôts; aujourd'hui leur patrimoine serait d'une valeur égale exactement au montant de ces impôts passés plus les intérêts qu'ils auraient reçu sans avoir payé ces impôts.

Loin d'être une "perte sèche" les remboursements d'emprunt ne sont que la contrepartie de ce patrimoine que nous avons pu accumuler grâce au fait que nous avons pu éviter quelques impôts. Donc la dette publique ne crée pas d'insolvabilité. Elle pourrait le faire si le gouvernement français ne reversait pas les montants empruntés aux français sous forme de dépense publique, qu'au contraire ils fassent comme Mobutu et déposent tout sur leur compte en Suisse. Les dirigeants français sont parfois malhonnêtes, mais pas à ce point.

Le gouvernement Australien trouve "raisonnable" de ne pas faire payer les générations d'après? C'est son droit (et c'est faux mais c'est un autre sujet). Pour ma part je constate que dans 25 ans, les français seront deux fois plus riches qu'aujourd'hui. Faire payer les riches (les français de demain) pour les pauvres (les français d'aujourd'hui) me semble tout à fait moral et sain.

C'est vraiment freudien ces idées sur la dette. Cela dit, c'est la chance de Breton : ça lui évitera de devoir faire un vrai travail.

fredouil

"si le gouvernement français ne reversait pas les montants empruntés aux français sous forme de dépense publique"

si je considere que la dette actuelle ne sert qu'a rembourser les interets de la dettes, je ne vois pas ou est le retour de cette dette en depense public aux francais !!! deplus toute la depense public ne va pas au francais :

budget europeen
subvention diverses a l'export
aide aux pays tiers
etc...

et je n'aime assez peu l'idee de faire payer les enfants car ils seraient (peut etre !! loin d'etre sur, vos 3% de croissance sont hautement improbable) plus riche, surtout que dans 25 ans ils auront a supporter une grosse charge (les vieux).

all

« Debt is good » ; le crédo d'Econoclaste.
Lire cet article du NY Times à propos du rachat d'Unocal par les Chinois
http://www.nytimes.com/2005/06/26/business/26unocal.html?ei=5065&en=12dfe370f6a318e8&ex=1120363200&partner=MYWAY&pagewanted=print


The financial stability of the United States, with its chronic budget deficits and propensity to spend far more than its saves, depends increasingly on the willingness of China to buy American government bonds. Any breach in relations could lead to higher interest rates.

Demain les nems.

alexandre delaigue

C'est vrai, c'est horrible, ces chinois qui investissent dans les pays développés. Il paraît que ces gens mangent des oeufs pourris et des nids d'hirondelles, vous vous rendez compte? Pour éviter un tel malheur, il nous faut tout de suite augmenter les impôts de 3 points de PIB. Il faut savoir faire des sacrifices.

all

C'est pas comme ça que je le vois, M. Delaigue, et après j'arrête de flooder.

Les américains sont partis en Iraq pomper du pétrole pour une coût humain et financier extraordinaire et le résultat que l'on sait.
Les Chinois premier créanciers du trésor US viennent maintenant pomper le pétrole chez eux grâce à leurs $.
Le pétrole est une matière première devenue rare et chère, celui qui l'a est le gagnant, l'autre le looser.

A dancer la java sur des déficits on se réveille un jour avec la gueule de bois.

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Boutons divers


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