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15 novembre 2004

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Voici les sites qui parlent de Week-end prolongé :

» Avais je des choses à dire ? de PaxaBlog
Je voulais aussi suivre le conseil de versac et acheter le dernier exemplaire de Le Débat, avec les positions de Monique Canto-Sperber qui avaient l'intéressantes (grande habituée de France Culture elle aussi). Mais le Furet du Nord de Cambrai ne fait pas [Lire la suite]

Commentaires

Damien

Les discours de Chirac, Raffarin & autres sur la laïcité sont quand même tempérés par les signes ostentatoires de christianisme que ces mêmes personnes ne manquent pas d'agiter par ailleurs.

Trasimarque

Que voulez-vous dire exactement, mon cher Versac ?
La loi de 1905 n'est-elle pas une de ces "idées régulatrices" ? Et si on peut accorder que la "réalité sociale" de la France a changé, le "détail" du changement renvoie à quoi ? "L'idée régulatrice" est-elle, elle-même, régulée ? Soit ! Et comment, selon quelle régle, loi "détailant" la régulation ? Un "détail" est une marque, une distinction. Comment dont ce "détail" est-il possible ? En vient à être "re-marquable" ?
Le caractère "intangible" de la "marque", du "détail" n'est-il pas une condition du "tangile" du "palpable" de ces derniers ?
Changer un détail n'est-il pas, parfois (-et le plus souvent-) changer le critère de régulation, changer d'"idée régulatrice" ?
Car avec ce "détail" le Profane est "dé-marqué" du Sacré, le Politique du Religieux selon une certaine "idée régulatrice" du remarquable, du distingué.
Ainsi, dans un registre plus lèger, un beau jour Radio-France décida d'ajouter un "s" au bout du nom d'une de ses station qui devint alors " France-MusiqueS" Léger détail graphique qui, dans le vague souvenir que j'ai des propos de Mr Bouteiller à cette occasion, emportait avec lui toute une "conception", "idée régulatrice" de ce qui pouvait être élévé à la dignité de "MUSIQUE".
Cordialement,
Trasimarque.

fabrice

Quel est ta vision de la France ?
Pour moi, la France est une république laïque.

versac

Je vais préciser un peu. Je suis en effet pour une république laïque. Maintenant, il existe à peu près autant de manière de faire vivre une république laïque, son rapport aux religions et aux groupes communautaires, qu'il existe de républiques laïques et non laïques d'ailleurs.
Sarkozy s'engage sur une voie périlleuse, en optant pour une valorisation de l'engagement religieux, en soulignant publiquement et à travers un livre ses valeurs chrétiennes, et son respect pour les religions, et il entre dans un rapport de régulation par l'Etat de la religion musulmane en France (CFCM). Etape suivante : il parle de dépoussiérer la loi de 1905 (donc de l'adapter à ses idées, entendent Chirac et ses amis).

Terrain rêvé pour Chirac : je me pose en gardien du sanctuaire. Or, je pense que la loi de 1905 doit très manifestement être revue. Elle a été conçue et votée dans un monde très différent du nôtre, où les problèmes de la laïcité n'étaient pas les mêmes. Si les principes peuvent rester les mêmes (et le doivent-ils ?), il y a sûrement une redéfinition des règles nécessaire pour intégrer les groupes religieux qui n'existaient pas àç l'époque, et faire face à des groupes communautaires qui sont venus avec force d'interposer comme une nouvelle solution entre le citoyen et l'individu.

Que cette évolution soit celle que N. Sarkozy semble souhaiter, je ne le veux pas. Mais qu'une évolution soit nécessaire, celà me parait assez nécessaire...

Damien

> Trasimarque : désolé, mais je n'ai rien compris !
> Versac : cette "régulation par l'Etat de la religion musulmane" ne te paraît pas nécessaire ? Il est temps, je crois, de prendre cette question au sérieux.
Et au fait, "la colonne du temple" qu'est-ce que ça signifie ?

J'entends ce que vous dites et je partage. Si il y a une pluralité de républiques laïques réelles, ce n'est pas d'une quelconque de celles-ci que nous inquitons mais de cette république dans laquelle nous vivons.
Nous avons, en France, la manie de d'appeler "public" (ce qui est à la vu de tous, se montre à tous) aussi bien le proprement politique que le social, d'englober ce dernier trait dans le premier afin de mieux lui opposer le "privé" comme " ce qui se dérobe à tous au profit de certains". C'est une manoeuvre féconde et une arme redoutable.
Cela fait disparaitre le sociale comme lieu, champs de relation spécifique, comme intersection entre le politique et le non politique, cela reduit tout rapport, toute relation, tout échange, conflit à une institution politique et toute institution à une constitution politique. Nous vivons plus ou moins sous le dogme du polique à tous les étages (sous-sol compris).
Mais la loi de 1905 n'a pas renvoyé l'eglise chatholique (c'est d'elle qu'il s'agissait) dans l'obscure privé étriqué, à ses catacombes originel et à ses initiés. Elle a séparer des institutions dans l'espace publique quand à leur caractère politique. Les institutions religieuses ne pouvaient plus se prévaloir d'une dimention, se proclamer en charge d'une fonction politique. Privilège de l'Etat manifestation dans le social, dans la socièté francaise du public "politique". La religion était, est nullement interdite dans la socièté ausis bien sous son aspect public que "privé".
Maintenant que l"état francais n'aitt pas toujours été à la hauteur de ce à quoi il s'obligait c'est un fait (en Algérie par exemple pour ce qui nous occupe), ce serait hypocrite de s'en offusquer, de s'en indigner ( je ne me sens pas "responsable" des actes bons ou mauvais des mes grand-parents ou de mes parents. La tradition consiste à re-prendre ce que l'on vous transmet nullement à s'encombrer de tout ce qu'on peut vous refourger sous le nom "sacré" d"héritage, patrimoine...) et plus efficace de se charger de la tâche, d'en faire son affaire et de s'y affairer.
Il ne s'est jamais agit en 1905 "d'intéger" les catholique dans on ne sait quoi sinon abstraitement dans les visions abstraites des théoriciens philosophes de "la république idéelle".
Il en va de même aujourd'hui où l'on malaxe alégrement immigrés/descendants/musulmant/islam/exclus/pauvres/
discriminés/inégalités/antisémite/ressentiment/palestiniens/faibles/et j'en oublie dans un grand fait-tout baptisé "fait sociale". On y plonge la louche pour en retirer un brouet indistinct où brilles des détails chatoyants et intéressants.
Séparer le religieux de tout cela n'est ni la solution ou son amorce, ni un problème ou le problème mais, je le croie, nécessaire à mieux voir ce qui ni le politique ni le sociale, autrement dit tout un chacun, ne veut voir : les injustices (au sens du droit non moral) que nous acceptons, laissons d'accomplir pour notre plus gand intéret.
(long, fastidieux et peu clair. Désolé)
Cordialement,
Trasimarque.

Hugues

Mais cette montée de communautés intermédiaires entre l'Etat et les individus est-elle une si bonne chose pour qu'il nous faille l'encourager en changeant la loi ? Une loi d'ailleurs mise en place parce que ces communautés intermédiaires, ou plutôt l'une d'entre elles, tentait de contrôler le domaine public (morale, école, société...).

S'il faut une intermédiation, elle peut être sociale, philosophique ou politique mais je ne vois pourquoi il faut financer des lieux de culte pour améliorer la cohésion du pays.

skoteinos

L'obsession du générateur aléatoire de texte…
Tu ne dois pas trop goûter aux surréalistes, j'imagine.

Emmanuel

Les phrases -objectivement ridicules- qu'on reproche à Raffarin sont d'ailleurs souvent tirées de la vulgate marketo-communicante des entreprises françaises. Ainsi du "code génétique", qui reprend l'américain "corporate DNA".

versac

Je savais qu'en touchant au sujet de la laïcité, j'aurais du répondant. A vrai dire, la réponse aux problèmes posés notamment (c'est bien en grande partie de celà qu'il s'agit) par l'intégration de l'islam dan la république est forcément complexe.
Comme Damien le dit, il est grand temps que l'on se préoccupe de la question. Sarkozy a sûrement eu raison de forcer la constitution d'une assemblée représentative de l'Etat français. Mais l'ingérence de l'Etat dans la religion est délicate. Il s'agit sûrement d'une étape de transition vers la représentation effective des musulmans, avec l'équivalent de ce qui existe pour les juifs avec le CRIF.

TRasimarque : effectivement, peu clair ;-). Je ne suis pas sûr de tout bien saisir. Même si je suis tout à fait d'accord qu'il y a une assimilation joyeuse des problèmes (banlieues, insécurité, terrorisme, intégration des djeunz des banlieues, etc...) avec l'islam, qui a le bonheur d'être vaguement mêlé à une partie de tout celà.

Damien : la "colonne du temple", tel que je l'ai compris dans la bouche de Chirac, c'est que la "loi de 1905" est la base de l'édifice, de notre vie en commun... Au risque de ne surtout pas y toucher. Autant je suis plus que d'accord sur la nécessaire laïcité de notre république, autant je pense que l'échange entre l'Etat et les institutions religieuses peut évoluer, de même qu'entre l'Etat et les individus et leur perception de la religion.

Quand à favoriser les "groupes intermédiaires", ce n'est pas forcément la question, mais de s'assurer qu'ils sont bien en accord et pas en substitution à la communauté des citoyens...

jean-sébastientien

je suis assez d'accord avec vous Hugues, mais : le problème c'est qu'il y a une disproportion entre les églises (qui existent déjà et sont rénovées par l'Etat il me semble quand elles sont classées monument historique - ce qui est le cas de beaucoup non?)et les mosquées (qui sont inexistantes, qui sont la plupart du temps des lieux pas vraiment conçus pour ça)...donc il faut bien régler cette disproportion, avant que des pays comme l'Arabie Saoudite finance elle même des mosquée et place à leurs têtes des imams fondamentalistes (ce qui est déjà arrivé je crois...)
alors au delà de la question que pose très justement Dominique Schnapper et qui dépasse le cadre de la religion (mais touche aussi à la reconnaissance de l'homoparentalité par exemple), il y a un principe de réalité auquel on nepeut pas déroger...il faudra bien trouver des solutions qui pacifient plutôt que ds solutions qui crisquent...

jean-sébastientien

"crispent" bien sûr...

Hugues

Je vois mal comment effacer cette disproportion, sauf à construire autant de mosquées, de temples bouddhistes, etc. que d'églises.

Ca ne veut pas dire que la société ne doit pas changer, mais ça veut dire qu'il n'appartient pas à l'Etat de prendre en charge les besoins des communautés religieuses. Qu'il entretienne des édifices historiques est une autre histoire, lorsque ces édifices peuvent raisonnablement être considérés comme le patrimoine du pays (ils sont d'ailleurs propriété publique, seul l'usage en étant délégué au clergé). Et je n'ai d'ailleurs pas besoin d'être catholique pour visiter et apprécier une petite église romane en Provence. Par contre, la cathédrale d'Evry, construite il y a quelques années, l'a été par l'église catholique et n'est pas entretenue par l'Etat.

Mais on peut évidemment imaginer des formules de financement ou d'aide au financement des nouveaux lieux de cultes qui ne passeront pas le budget de l'Etat mais plutôt par des assouplissements fiscaux, des systèmes de déductions... Les communautés religieuses peuvent financer elles mêmes leurs besoins et, éventuellement, être fiscalement aidées.

Même aux Etats-Unis, où la religion est beaucoup plus présente dans la vie des gens, l'Etat n'intervient pas dans le financement des églises. Et ici, alors que nous voulons à toute force conserver la séparation de la religion et de l'Etat, il faudrait qu'il existe un mode de redistribution organisé par le budget de l'Etat pour rétanlir l'équilibre entre les différents cultes ? Je ne suis pas d'accord avec ça.

Hugues

Nicolas, t'as tout changé dans ton blog on trouve plus les liens, comme dans ces hypermarchés où on veut te faire visiter toutes les allées...

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