Quand la journaliste de Radio Notre Dame m'a demandé de lui citer un mythe de l'école, je suis restée sèche.
Ca m'a énervée : le sous-titre du livre est Mythes, rites et tabous d'une grande école, l'auteur se doit d'avoir plusieurs mythes dans sa manche !
Avec l'esprit d'escalier qui caractèrise... la plupart d'entre nous, j'ai retrouvé un mythe qui faisait rage à mon époque, celui des grèves d'étudiants organisées périodiquement sur le campus, des années 70 jusqu'au début des années 90.
La dernière grève a eu lieu en 1994, l'année avant que j'arrive... Voilà un extrait du texte publié dans le Yearbook 1995 :
"6 mois pour avoir volé un sandwich : qui eût cru qu'on pouvait s'inscrire à HEC pour une bouchée de pain ? C'est pourtant la sanction qui a frappé (..) [deux étudiants] pour avoir dérobé un sandwich... La mobilisation des étudiants fut immédiate, massive... et finalement efficace puisque les sanctions furent aménagées après une semaine d'âpres tractations !
(..) La grève, ce fut aussi : des piquets de grève chaque matin / la grève du RU et ses 1000 sandwiches / des nuits de peinture et d'affichages de slogan sur tout le campus / 3 promos enfin soudées..."
Quand on arrive après un tel évènement (les étudiants ont DORMI tous ensemble dans le batiment des études !!), ceux qui l'ont vécu sont auréolés d'une gloire d'anciens combattants ; nous resterons ceux d'après, ceux qui n'ont pas eu besoin de nous battre manu militari pour préserver nos droits.
Ce genre d'évènements montre aussi à quel point l'esprit critique s'émousse, sur un campus...
[d'autres mythes :
la Fiat 500
les tonneaux faits par les voitures dans la descente vers le lac
le marigot et les objets qu'il contient
la p'tite culotte retrouvée dans le train du week-end d'intégration...
Et vous, quels sont vos mythes HEC ?]
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