21 juillet 2006

bienvenue...

... aux nouveaux lecteurs qui arrivent du site de l'association des anciens vieux de la vieille diplômés !

De nouveaux lecteurs, c'est souvent trèèèès stimulant pour ces personnes qui, comme pas mal d'anciens HEC moi, ont un ego démesuré ne donnent pas dans la fausse modestie.

Du coup ce blog qui dormait un peu depuis la fin de la promo du livre, a décidé de se réveiller.

A très vite !

[Et vous ? quels sont les sujets qui vous tiennent à coeur sur l'école l'Ecole ?]

15 mars 2005

au salon du livre...

Logo_salondulivre2005_1L’un de mes rêves commun à ceux de nombreux aspirants écrivains se réalise enfin : je vais dédicacer mon livre au salon du livre de Paris ! Le salon a lieu du 18 au 23 mars à la porte de Versailles, et moi j’y serai (pour bosser) dimanche 20 mars, de 13h30 à 15h.

Si vous passez  par là (stand Publibook, E151 – D150) à ce moment là, un coucou me fera vraiment plaisir ; j’essayerai peut-être d’en profiter pour vous vendre un exemplaire de Nos années HEC, j’espère que vous ne vous en formaliserez pas (ni que vous vous sentirez forcé) !

10 mars 2005

on se tutoie ?

Avril 1998. Nous étions trois élèves de troisième année. Via la majeure HEC entrepreneurs, nous commencions une mission de conseil dans un groupe de presse financier en vue de mener une étude de faisabilité sur un nouveau produit : fallait-il lancer un fil de presse reprenant les communiqués des sociétés cotées ?

Notre « client » était Jean-Charles Morisseau, H 93 et directeur administratif et financier du groupe. Notre équipe était composée, en plus de moi, de Sylvain, « HEC pure souche », et d’un ingénieur qui faisait son mastère.

Lors du premier rendez-vous, Sylvain, très à l’aise, serra la main de Jean-Charles : « On se tutoie ? » « Non », répondit, glacial, notre aîné (de 5 ans !)

Quelques mois plus tard, lorsque Jean-Charles m’a embauchée au marketing de ce groupe, il m’a spontanément proposé d’adopter le tutoiement…

« Si le tutoiement est une règle entre anciens, il reste toujours à l’initiative du plus âgé », précise Jean-Luc Allavena, Président de la Fondation HEC. « Le jeune ne doit pas spontanément tutoyer son aîné– Pas plus qu’il n’est supposé refuser de tutoyer ni d’être tutoyé lorsque cela lui a été proposé. Sinon, l’ancien a toutes les raisons de s’offusquer ! »

Quant à moi, je ne peux m’empêcher de ravaler un sourire lorsqu’un ancien de 70 ans me tutoie comme si nous étions des amis de 30 ans !

04 mars 2005

le syndrôme Jean de Florette

Jean_floretteMon éditeur m'annonce que la librairie de l'ESCP a récemment commandé 5 exemplaires du livre ; celle de l'ESSEC, zéro.

Lorsque je me suis engagée dans l'écriture de Nos années HEC, on m'a dit Si tu t'intéresses à la concurrence, ce n'est pas l'ESSEC qu'il faut regarder, mais plutôt Harvard et Polytechnique.

C'était oublier le syndrôme Jean de Florette, vous savez, l'histoire de ces deux villages provençaux, Crespin et les Bastides blanches ; passer de l'un à l'autre, c'est trahir et encourir le banissement définitif. Alors bien sûr, les Parisiens on ne les aime pas, mais la haine fratricide, on l'éprouve pour le village d'à côté.

D'où, peut-être, cette rumeur d'actions souterraines, relatant des méthodes dignes de romans d'espionnage. De même que Les Bastides blanches n'ont pas les moyens de s'en prendre à Paris, dur-dur pour HEC de venir rivaliser avec les business schools américaines, si ce n'est par des actions positives et à très long terme. Avec un voisin, la lutte est plus directe, gratifiante - et permet d'exprimer les aspects obscurs de la force.

Quand je suis abordée par un ESSEC inconnu - et qu'il sait que j'ai fait HEC, il commence  généralement par ces mots Désolé, je suis ESSEC.

Les diplômés de Wharton ne s'excusent jamais d'avoir fait Wharton ; en fait, ils ne m'abordent pas. J'imagine que la plupart n'a jamais entendu parler d'HEC.

[addendum... mon éditeur me signale que la librairie de l'ESSEC a commandé 3 exemplaires.]

03 mars 2005

mythes dans l'escalier

Escalier_colimaon_1Quand la journaliste de Radio Notre Dame m'a demandé de lui citer un mythe de l'école, je suis restée sèche.

Ca m'a énervée : le sous-titre du livre est Mythes, rites et tabous d'une grande école, l'auteur se doit d'avoir plusieurs mythes dans sa manche !

Avec l'esprit d'escalier qui caractèrise... la plupart d'entre nous, j'ai retrouvé un mythe qui faisait rage à mon époque, celui des grèves d'étudiants organisées périodiquement sur le campus, des années 70 jusqu'au début des années 90.

La dernière grève a eu lieu en 1994, l'année avant que j'arrive... Voilà un extrait du texte publié dans le Yearbook 1995 :

"6 mois pour avoir volé un sandwich : qui eût cru qu'on pouvait s'inscrire à HEC pour une bouchée de pain ? C'est pourtant la sanction qui a frappé (..) [deux étudiants] pour avoir dérobé un sandwich... La mobilisation des étudiants fut immédiate, massive... et finalement efficace puisque les sanctions furent aménagées après une semaine d'âpres tractations !

(..) La grève, ce fut aussi : des piquets de grève chaque matin / la grève du RU et ses 1000 sandwiches / des nuits de peinture et d'affichages de slogan sur tout le campus / 3 promos enfin soudées..."

Quand on arrive après un tel évènement (les étudiants ont DORMI tous ensemble dans le batiment des études !!), ceux qui l'ont vécu sont auréolés d'une gloire d'anciens combattants ; nous resterons ceux d'après, ceux qui n'ont pas eu besoin de nous battre manu militari pour préserver nos droits.

Ce genre d'évènements montre aussi à quel point l'esprit critique s'émousse, sur un campus...

[d'autres mythes :
la Fiat 500
les tonneaux faits par les voitures dans la descente vers le lac
le marigot et les objets qu'il contient
la p'tite culotte retrouvée dans le train du week-end d'intégration...

Et vous, quels sont vos mythes HEC ?]

02 mars 2005

librairies and co

HolmesimageloupeOù trouver Nos années HEC ?

La question m'est très souvent posée... et la palette de réponses s'enrichit de jour en jour, puisque les librairies sont de plus en plus nombreuses à le commander.

- Si vous le voulez tout de suite, le livre est présent dans la plupart des Fnac parisiennes : Etoile, Rennes, La Défense, Forum, Italie, Saint Lazare ;

- Vous le trouverez dans les deux librairies du campus, ainsi que dans la librairie de l'ESCP et celle de l'ESSEC ;

- Dans les quartier des grandes prépas parisiennes... à la librairie Lamartine, 118 rue de la Pompe dans le 16ème, et à la librairie Jean Touzot, 38 rue Saint Sulpice dans le 6ème ;

- Si vous êtes fidèle à la librairie en bas de chez vous, vous pouvez aussi le lui commander ;

- Les librairies on line ne sont pas en reste : fnac.com, amazon.fr, decitre.fr et chapitre.com ;

- Et bien sûr, vous pouvez vous adresser en direct aux Editions Publibook, via leur librairie en ligne ou par téléphone au 01 53 69 65 55.

Voilà ! et si vous le trouvez à un point de vente pas encore inclus dans cette liste, je compte sur vous pour me le signaler !

18 février 2005

en sortir ?

Ponts_des_artsOn me fait souvent la réflexion que la plupart de mes amis sont issus d'une école de commerce.

Eh oui : entre la prépa et l'école, sans compter les amis de mon mari lui aussi estampillé HEC, on doit avoir 3 amis sur 20 qui n'ont pas fait ESC quelque chose.

En sortir, pourquoi ? Changer de prisme, "sortir le dimanche", avoir sur le monde un autre regard que celui de l'entreprise (j'aime bien les dîners avec des copains dentistes, profs, avocats, journalistes..).

En sortir, oui, mais comment se constituer une nouvelle bande d'amis qui ont autant de souvenirs et d'intérêts en commun (l'entreprise justement, l'entreprenariat) ?
La plupart de nos nouveaux amis sont des amis d'amis, rencontrés dans des cabinets de conseil... ils sont pour la plupart issus d'une école de commerce.

Peut-être est-ce également une forme d'esprit, un pragmatisme, une certaine manière de rêver tout en ayant les pieds sur terre.

[J'ai conscience qu'après avoir écrit Nos années HEC, vous pourrez m'opposer que je suis l'hôpital qui se fout de la charité !Hé quoi, depuis quand n'a-t-on plus le droit de vouloir le beurre et l'argent du beurre, l'ancre et le grand large...]

17 février 2005

coup de blues à la classe prépa ?

Logo_lacroixUn article paru hier dans La Croix met le doigt sur le malaise des "cracks qui craquent". Un sujet qui me tient à coeur, effleuré dans Nos années HEC...

Les facteurs de déprime évoqués sont :

- en prépa : j'ai du mal à m'adapter à la charge de travail / aux mauvaises notes
-
une fois qu'ils ont intégré : je ne sais pas ce que je veux faire / n'ai-je pas été pris dans les mailles d'un destin familial qui n'est pas le mien ? Et puis il y a les étudiants surprotegés depuis toujours, et qui tout d'un coup se trouvent très libres sans savoir quoi faire de cette liberté.

La conclusion de l'article, cependant, est rassurante : même si les excellents élèves de prépa ont leurs fragilités, ils sont 62% à être confiants pour leur avenir, contre 39% des étudiants en université (source ministère de l'éducation nationale).

Prépas, grandes écoles, instillateurs de confiance ?

11 février 2005

à qui s'adresse Nos années HEC ?

Affiche_gala_hecJe ne sais pas si tous "les écrivains - écrivants" ont cette image - moi, quoi que j'écrive, j'ai en tête mes lecteurs imaginaires. (C'est d'ailleurs pour cela que les lettres administratives sont si douloureuses, ça a quelle tête une administration ??)

En écrivant Nos années HEC, je pensais à qui ? Qui est le "vous" auquel je me suis adressée au long des pages et au cours des deux années pendant lesquelles nous avons porté le livre ?

Tout d'abord je pensais à mon père, ancien de l'école et qui désirait tellement que je fasse cette école.

Puis à tous mes amis et camarades de promo, qui ont pas mal façonné ma vision de l'école, forcément..

Puis à tous ceux que j'ai interviewés, tous ceux à qui je parlais de mon projet de livre et qui s'exclamaient Ah, tu écris un livre sur HEC ? Alors moi.. Et c'était parti pour une histoire, une critique, un éclairage que j'enregistrais soigneusement (un écrivain, c'est une éponge).

J'ai pensé à tous ceux qui sont investis dans l'école, parce qu'ils font partie de la communauté des anciens, ou qu'ils sont professeurs, administrateurs.. ou élèves !

Enfin, j'ai pensé aux futurs, futurs-peut-être HEC, les élèves de Terminale, de prépa, et leurs parents. Je me suis dit que peut-être ce livre leur livrerait quelques clés utiles.

Ce qui est étrange, quand un livre est publié et qu'il vous échappe, c'est de voir que son destin diverge de celui qu'on avait imaginé. Ainsi m'est apparu un nouveau pool de lecteurs auxquels je n'avais pas pensé : tous les parents des "actuels HEC" et des anciens. "Mais que font-ils, qu'ont-ils fait pendant ces 3 ans dont ils nous si peu raconté ??"

Hé hé..

Heureusement Nos années HEC ne donne pas toutes les réponses !

[Je signale au passage à mes lecteurs imaginaires n°3 une nouvelle occasion de vous faire dédicacer le livre, je serai au Gala, demain soir. Pour me reconnaître c'est facile : une petite brune enceinte, presque ensevelie sous une grosse pile..]

09 février 2005

back in the campus

Bat_zetUn lundi gorgé de soleil ; sortie Vauhallan, lumière blanche sur les champs de terre, des mouettes picorent.

Matinée dédicaces sur le campus, dans le Bat'zêt, je suis là pour vendre mon livre ; tentation de me cacher derrière un Libé. Abritée à côté de la librairie, le dos chauffé par le soleil, une odeur de crêpes chatouille mes narines. Ma venue coïncide avec une anim' crêpes organisée par le BDE. J'avais oublié cela, les cadeaux qu'on reçoit en trouvant ça normal.

Un étudiant s'approche ; il a déjà le livre "C'est mon père qui l'a acheté, il n'a pas fait HEC mais était très curieux de savoir ce qui s'y passe.."

Un autre "Vous vendez quoi ?"

Une discussion commence sur ce qui a changé / ce qui est le même. Les traditions dans cette école me semblent être des serpents de mer, parfois enfouies quelques années - question de personnes, de bastons - et qui reviennent sous d'autres formes. Ainsi, le HH (journal de ragots) qui a disparu de mon temps pour cause de représailles musclées de la part du rugby club, est devenu le site sortie Vauhallan. HEC débats était coloré à gauche, "de mon temps" ; aujourd'hui, il est présidé par le fils de Jacques Barrot. La semaine où la campagne BDE bat son plein est devenue la semaine des 4 jeudis.

Les étudiants parlent de leurs projets, soutenir ou animer une liste BDE, créer une entreprise pendant l'année de césure entre la 2ème et la 3ème année, travailler dans une organisation humanitaire.

Des visages, des silhouettes me rappellent des copains de l'époque. Je repense à la phrase de Marie Serna, "Ils sont beaux."

A 13h30 je repars, je regrette de n'être pas venue dédicacer mon livre pendant que je l'écrivais, ce matin j'ai rattrapé beaucoup du parfum de mes années HEC.