Je ne sais pas si tous "les écrivains - écrivants" ont cette image - moi, quoi que j'écrive, j'ai en tête mes lecteurs imaginaires. (C'est d'ailleurs pour cela que les lettres administratives sont si douloureuses, ça a quelle tête une administration ??)
En écrivant Nos années HEC, je pensais à qui ? Qui est le "vous" auquel je me suis adressée au long des pages et au cours des deux années pendant lesquelles nous avons porté le livre ?
Tout d'abord je pensais à mon père, ancien de l'école et qui désirait tellement que je fasse cette école.
Puis à tous mes amis et camarades de promo, qui ont pas mal façonné ma vision de l'école, forcément..
Puis à tous ceux que j'ai interviewés, tous ceux à qui je parlais de mon projet de livre et qui s'exclamaient Ah, tu écris un livre sur HEC ? Alors moi.. Et c'était parti pour une histoire, une critique, un éclairage que j'enregistrais soigneusement (un écrivain, c'est une éponge).
J'ai pensé à tous ceux qui sont investis dans l'école, parce qu'ils font partie de la communauté des anciens, ou qu'ils sont professeurs, administrateurs.. ou élèves !
Enfin, j'ai pensé aux futurs, futurs-peut-être HEC, les élèves de Terminale, de prépa, et leurs parents. Je me suis dit que peut-être ce livre leur livrerait quelques clés utiles.
Ce qui est étrange, quand un livre est publié et qu'il vous échappe, c'est de voir que son destin diverge de celui qu'on avait imaginé. Ainsi m'est apparu un nouveau pool de lecteurs auxquels je n'avais pas pensé : tous les parents des "actuels HEC" et des anciens. "Mais que font-ils, qu'ont-ils fait pendant ces 3 ans dont ils nous si peu raconté ??"
Hé hé..
Heureusement Nos années HEC ne donne pas toutes les réponses !
[Je signale au passage à mes lecteurs imaginaires n°3 une nouvelle occasion de vous faire dédicacer le livre, je serai au Gala, demain soir. Pour me reconnaître c'est facile : une petite brune enceinte, presque ensevelie sous une grosse pile..]
Les commentaires récents