"Le plus court chemin entre deux points n'est pas la ligne droite, mais le rêve." (proverbe malien)
Nos filles me rattrappent.
7 ans, presque 8 - Chimène skie presque aussi vite que moi, du moins sur les pentes douces ; l'année prochaine, si nous retournons skier, j'ai prévu de reprendre des cours pour rester dans le coup.
Samedi un ami (un ami.. mon GRAND ami) vient passer l'après-midi à la maison. Pour lui dire un secret, je passe à l'anglais - au bout de trois minutes, Chimène lui demande "What's your name ?" et Alma désigne tous les objets de la pièce par leur couleur dans la langue de la Reine.
Zut, nan ? Déjà qu'on ne pouvait plus dire de gros mots, supposedely. Maintenant on va devoir exhumer nos manuels d'allemand !
[Et en même temps, être poussée en avant, me percevoir de nouveau comme un être apprenant : j'aime. Maman me dit souvent à quel point elle apprécie qu'on lui fasse découvrir des choses, des musiques par exemple.]
Et ma grand-mère, petit oiseau fragile, qui me dit qu'elle ne passera pas l'année...
Pourquoi les choses ne peuvent-elles pas rester comme elles sont aujourd'hui ?
[Et pourtant, samedi, le fils de mon ami, ce Magnifique âgé de deux mois je l'ai tenu un long moment contre moi. Nous avons chantonné, pris le biberon, dormi, fait de nombreuses grimaces. Joie de la proximité d'un Tout petit. Proximité immédiate avec certains enfants ; cela n'est possible que lorsque leurs parents laissent un peu de place.
Et moi, quelle genre de mère ai-je été, quelle mère suis-je encore rapport à la place que je laisse entre mes enfants et les autres ? Encore un cadeau que m'a fait Maman.]
[Alors ça, vous avez vu ? un designer a créé le lit de la princesse sur le pois.. ou des 7 nains, au choix !
Je veux le même, pour ma Chimène... Merci Fanny !]
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