J'ai une amie très chère qui habite au Maroc et dès qu'on se revoit, je lui demande "Tu trouves pas que j'ai grave changé ?" Elle me regarde de haut en bas, puis avec sa moue que j'adore m'assène "Ben non..."
Tss. Compliqué de donner à éprouver nos pourquois du comment.. Ebranlant aussi de se dire que peut-être mes grandes révolutions intérieures se résument à queue de chique. Hein ma grenouille.
Mais quand même.. quand même j'ai le sentiment que depuis quelques semaines j'ouvre plus ma gueule pour défendre mes convictions ("Mais tu t'es toujours copieusement exprimée ma chérie !" dirait ma Maman, probablement de mèche avec la susdite grenouille). Certes, mais pas avec cette puissance et cette pertinence et cette force d'argumentation que je me sens depuis 10 mois que je travaille avec Julia (forcément en trois pages chaque matin on affute ses motivations et quand elles sont fortes, on trouve des raisons ; ou simplement, le juste poids de désir et de feu qui le plus souvent fait basculer la balance).
Avant, quand je voulais un truc et qu'on me disait non, eh bien je me le tenais pour dit (du moins c'est ce que je me raconte). Aujourd'hui, quand c'est important pour moi, j'y retourne : en sachant que l'autre a ses raisons, en en tenant compte, en étant prête à renoncer à mon bout de gras... mais pas avant d'avoir essayé. Pas avant que mon interlocuteur aie mis un poids équivalent d'affect et de raisons dans la balance.
Oui j'ai peur que ça rate et j'ai peur surtout d'abimer la relation... Mais en fait non. La discussion renforce le lien, et cela quelqu'en soit l'issue.
Il n'y a pas un gagnant, un perdant, mais deux personnes qui se connaissent mieux et qui entreprenennent ensemble quelque chose dont elles ont approfondi les motivations et les modalités.
Je ne vous raconte pas la joie quand "ça marche". Et la joie quand ça ne marche pas ! Je ne sais pas pourquoi. Ca doit être cette fameuse phrase du coach de boxeur, "Risque toi. Si tu gagnes, tu gagnes. Et si tu perds, tu gagnes !".
Plus je l'ouvre et plus je me dis que je vais l'ouvrir encore plus ! Pour voir, tiens.
(Y'a ma Yaël qui elle aussi le défend son bout de gras.. wouhouuu ! C'est contagieux..)
(Comment vivre sa passion. This one made my day..)
(Mes chéries je vous fais cadeau aussi de cette prière navajo que j'ai trouvée dans mon nouveau livre - très poil de chèvre et patchouli, ben quoi j'ai fini ma troisième relecture de Julia j'avais besoin de trouver une autre source !
La beauté avec laquelle je vis
La beauté par laquelle je vis
La beauté sur laquelle je fonde ma vie.
Je me la répète en boucle depuis hier matin. Elle m'enchante et m'intrigue et me mène à regarder la beauté partout où elle se trouve. Et vraiment, elle est partout...)








































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