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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























mardi 28 avril 2009

de quoi souffrons-nous ?

Porc

"Presque universellement, le porc symbolise la goinfrerie, la voracité : il dévore et engouffre tout ce qui se présente.(...) Le porc est très généralement le symbole des tendances obscures, sous toutes leurs formes, de l'ignorance, de la gourmandise, de la luxure et de l'égoïsme." 

 Jean Chevalier et Alain Geehbrant, dans leur Dictionnaire des Symboles


"Les intégristes de tout poil, qu’ils soient catholiques, juifs ou musulmans, tremblent devant le corps de la femme, ont peur de son sexe et de sa jouissance au point de vouloir partout l’effacer de l’espace public.
Les cultures du monde entier ont intégré et représenté cette peur fondatrice. Les lieux de culte, les autels et les musées regorgent de représentations de ces déesses-mères toutes-puissantes, avaleuses, dévoratrices; des sirènes et des Circée qui tentent d’hypnotiser les valeureux Ulysse pour mieux les engloutir…"

Serge Hefez, sur son blog - un billet paru sous le titre Sale temps pour les femmes


"Enfant, nous apprenons que les fesses sont liées aux excréments ; le sexe à l’urine et aux smegma. Comment s’aimer soi-même quand on a appris, si jeune, à rejeter ce qui sort de notre corps? Selon lui [Philippe Laporte, auteur du livre L’érotisme ou le mensonge de Freud], il n’existe qu’une seule manière de surmonter ce dégoût: l’érotisme. “L’érotisme est un travail de revalorisation qui permet à l’être humain de satisfaire l’une de ses exigences principales, celle de s’aimer entièrement.” Assimilant la sexualité à un véritable travail de cicatrisation, il définit donc l’érotisme comme une manière de se réconcilier avec soi-même."

Agnès Giard dans son blog, un billet paru sous le titre Erotisme et saleté : le drame de la souillure

Et la correspondance entre Jean Marais et Jean Cocteau vendue hier aux enchères, vous aimeriez ça vous, que soit vendue très chère votre intimité la plus précieuse ? Ma grand-mère a tout brûlé il y a dix ans, comme je la comprends !

Et cette phrase de la psy de l'école de mes enfants : "La pire des violences qu'on peut faire à un enfant, c'est de le vouloir différent de ce qu'il est."

[A part ça, je me sens mieux. Le printemps s'annonce plein de rencontres, de retrouvailles, d'approfondissements. Comme dit Maman, "Les affaires reprennent." Et pour vous ? ]

J'ai trouvé le dessin sur ce site très savoureux. Très envie d'une petite côtelette, tiens...

vendredi 17 avril 2009

je veux une vie en forme d'arrête

Je voudrais pas crever

Chimène apprend une poésie par semaine et j'ai décidé de faire comme elle (mais en choisissant mes poêmes). C'est très vexant car non seulement je mets trois fois plus de temps qu'elle pour apprendre le moindre bout de texte mais en plus je les oublie très vite. Il faut donc que je les "repasse" très souvent. Pour l'instant j'ai quatre poésies à mon actif, une de Desnos, une de Rimbaud, une d'Emily Dickinson et celle de Boris Vian.

"Je veux une vie en forme d'arrête" est issue d'un recueil qui s'appelle Je voudrais pas crever, écrit entre 1952 et 1954. C'était une période de grands doutes pour Vian. Il venait de se séparer de sa femme (il en avait trouvé une autre vous inquiétez pas), son livre l'Herbe rouge ne se vendait pas, L'accroche-coeur avait été refusé, le fisc lui réclamait plein de fric qu'il n'avait pas... Je me sens très proche de cet homme-là.

Ce recueil, jauni, c'est aussi le premier cadeau que Nicolas m'a fait, au printemps 1993. Il l'a annoté un peu partout (mais pas ce poême qui est mon préféré).

En me le récitant tout à l'heure sur la terrasse, j'ai eu très envie de vous l'offrir à vous aussi.. Alors le voilà.


Vous vous souvenez, la barette de son s'affiche mieux sur Safari ou Firefox...

lundi 06 avril 2009

livre de questions (vertiges)

Sur la page qui fut blanche, une douzaine de lignes bleues. Que des questions, mes questions du moment.
Comment faire pour.
Que faire pour.
Quel lieu ?
Quel aménagement.
Comment vivre cette relation ?
Et comment récupérer cette autre que j'ai conduite à la débibochade à coups de débordements ?
Comment je donne mon meilleur ?
Comment je m'autorise à oser demander ce grand accomplissement ?

Impossible d'écrire ici les questions bien précises ; mes questions, ce sont mes désirs les plus poignants. Mes plaintes les plus vives. Mes soft spots. La matière de mon futur livre, certainement.

J'ai l'impression que toute la vie va à peine suffire pour explorer ces recoins. Est-ce une bonne, ou une mauvaise nouvelle ?

Tu te poses trop de questions ! Ne peux-tu pas, simplement, être heureuse ? me disait déjà, quand nous avions 6 ans, mon amie d'enfance.

[Expériences culturelles du week-end. Vu Un chat un chat de Sophie Filières. Me suis identifiée à tous les personnages ; en prime, j'ai bien ri. Y ai trouvé ce verbe superbe dans la bouche de Chiara Mastroiani - Célimène - Natacha - Nathalie, "je me débiboche". L'ai adopté immédiatement.

Lu d'une traite Femme de chambre de Markus Orths. Là aussi me suis identifiée mais seulement à Lynn qui donne des couleurs aux jours («Dimanche bleu pâle, lundi blanc sale, mardi coquille d'oeuf, mercredi gris brun, jeudi bleu cobalt, vendredi rouge vif, samedi noir velours. ») et se couche sous le lit des clients de l'hôtel. «Je voudrais qu'une seule fois quelqu'un soit couché sous mon lit, je voudrais qu'un jour seulement quelqu'un écoute ma vie ». Moi aussi j'aimerais que quelqu'un aie envie d'écouter ma vie ! me suis-je écriée adentro. C'est là que j'ai pensé à vous, qui chaque jour venez lire ma vie et peut-être, trouver parfois un bout de vous-même entre mes lignes. ]

Apprivoiser la nouvelle vie

[Une pensée tendre pour Caro R-R, qui je l'espère passera par là.
Une autre pour les nouvelles mamans qui ont ramené il y a peu leur petitoute à la maison. Etrangeté de ces premiers jours d'une vie.. Je me souviens, quelques jours après l'arrivée d'Alma une amie qui avait déjà deux filles, pas beaucoup plus grandes, m'avait lancé un aimant  "Veinarde !" Ce mot, son intonation, m'avaient aidée à surmonter mes angoisses.]

jeudi 05 février 2009

la dernière messe

J'étais venue retrouver un homme ; écouter la voix posthume de Roland Barthes portée par l'acteur Olivier Py au théâtre de l'Odéon - et c'est à une messe que j'ai assisté.

Face à la lecture de la quasi intégralité du Journal de deuil, paru ces jours-ci au Seuil et édité par Nathalie Léger (LA Nathalie auteure de L'Exposition dont je vous rabats les oreilles) (le Journal de deuil, ce sont 330 notes prises par RB à la suite de la mort de sa mère, qui fut la femme et le grand amour de sa vie) - nous étions là, ceux qui l'aimaient - seul Eric Marty s'est fait porter pâle. Au deuxième rang, j'étais assise à côté de Pascal Quignard ; derrière moi, son frère Michel, son ami Philippe Sollers, l'écrivaine Nancy Houston ; à ma droite, Nathalie Léger - tous habillés en noir.

Et la voix d'Olivier Py portant le chagrin de Barthes, lourd comme une pierre ; ce texte, cette lecture, notre présence recueillie : le monument que Barthes a érigé à sa mère, à sa Mam dont les derniers mots (Mon Roland, mon Roland !) le hantèrent jusqu'à la fin de sa vie.

C'est dingue que j'aie pu assister à cette messe (avoir l'info, décider d'y aller, temps libre à ce moment-là, une place pour moi). Je portais ma plus belle jupe, ma plus belle blouse blanche de coton fin et mes chaussures de princesse à bouts dorés. En entendant les mots de Barthes sur l'écriture, je me sentais le même rapport que lui (il n'y a que cela, que l'écriture à laquelle se raccrocher quand plus rien d'autre ne tient) ; et je savais que les autres écrivains ici présents, les vrais devrais-je dire, frémissaient à ces mots.

Ensemble, dans ce dernier-dernier adieu, nous avons communié à la source de Barthes. A la fin de la lecture, j'ai entendu Michel le frère de Barthes inviter Philippe Sollers à déjeuner, dimanche. Il m'a semblé que l'invitation s'adressait un peu à moi.

Je suis entrée dans la famille.

EXP-ROLANDBARTHES  

[Photo prise à Casablanca en 1978, probablement lors de l'un de ces séjours sans goût qu'il fit pour distraire de son chagrin - en vain.]

dimanche 01 février 2009

la possibilité d'un livre

Couple rouge

Encore une journée où rien ne se passe comme prévu - j'ai séché ma Voie des contes pour rester avec les trésors, on s'est mis à ranger l'appart alors on a squizé le défilé du Nouvel An chinois, puis on est sorti voir une de nos grands-mères... qui avait oublié qu'on venait puisque, quand on a sonné à sa porte, il n'y avait personne.

Ma part du rangement (qui n'est pas terminée) portait sur les livres. C'est indubitable, j'en achète trop - mais je ne peux pas m'en empêcher (et Nicolas non plus, quoi qu'il en dise). La bibliothèque déborde encore et cela fait plusieurs semaines que trois piles à côté de mon lit, qui tanguent à chaque passage de Churchill, ça commence à me titiller. La question, à chaque coup de balai, c'est "quels livres on enlève" et "qu'est-ce qu'on en fait"? Bah oui deux questions auxquelles répondre ça fait beaucoup pour une seule tête c'est pour cela que je ne range pas souvent.

La dernière fois, nous avions exposé nos livres en trop sur la commode du salon pour que les gens qui passent se servaient,certains étaient ravis de repartir avec trois ou quatre bouquins, mais il faut avouer qu'au bout de 6 mois l'exposition était toujours conséquente et j'ai dû remplir quatre ou cinq sacs IKEA pour aller chez le bouquiniste du quartier. Il nous a accueilli, moi, mes sacs et mon chiot, dans son réduit déjà surencombré de piles, un sourire d'une joue à l'autre et m'a dit qu'il allait les lire. Je l'ai aimé tout de suite. 

Mais comme j'aime varier les plaisirs et que nous partions en goguette, j'ai rempli mon panier (celui de la photo de l'autre jour) de tous les loulous qui écorchent mon regard et je les ai semés sur mon passage. En trainant pour regarder si les gens les prenaient ou pas. Nina Bouraoui en bas de l'immeuble, pour voir si ça tentera mes voisins. Parler de la solitude dans le métro, - Hé Madame, vous avez oublié un livre ! - Ah non, il n'est pas à moi je vous assure... Un singe en hiver dans le Jardin des Tuileries. Nico sauve Lignes, de Haruki Murakami.

J'ai posé sur une table de terrasse d'un café, le bon polar Ouest de François Vallejo. Nous étions assis à l'intérieur (fallait bien se réfugier quelque part après la défection de notre vieille oublieuse), avec la table bien en vue. La beauté d'un livre abandonné sur une table de café, avec en toile de fond les derniers rayons sur le parc. Le flot des gens qui passent sous les arcades, sans même se douter de sa présence. Une femme élégante l'aperçoit, s'en saisit, le feuilette. Mon coeur bondit. Je pense à toute la chaîne de désir qui a amené ce livre sur cette table : la première inspiration de l'auteur, son lent travail d'écriture, puis l'éditeur séduit par le texte, puis les représentants, les libraires, les critiques... Jusqu'à moi, qui ai tourné longtemps autour de ce roman avant de l'acheter, qui l'ai finalement lu d'une traite et modérément apprécié.

La femme le repose.

Si personne ne l'a emmené d'ici à ce qu'on ait bu notre thé, je le reprends.

Un homme, grand, la silouhette molle, sort du café un gobelet fûmant à la main. Il le pose sur notre table, celle occupée par le livre. Il le prend, le soupèse, regarde à droite et à gauche.. Moi je remarque les poches de chaque côté de sa veste matelassée : pile la taille de mon livre. Qui est le sien, à présent ; je le vois dépasser de la fameuse poche. L'homme traverse tranquillement vers les Tuileries. 

Allé, j'y retourne, des livres y'en a encore plein sur mon lit !



Découvrez Léo Ferré!

vendredi 23 janvier 2009

livres que j'ai du mal à terminer

La grosse femme d a cote Il y a les pépites qui me ravissent mais elles sont un peu ardues et du coup ça traine je tombe sur un autre chef d'oeuvre et vlan je le laisse en plan (Quatre soeurs, Sous le volcan, Guerre et paix... Bouooh !)

Il y les pépites qui me tombent des mains tellement je les trouve chiantes et méandreuses (Le quatuor d'Alexandrie, Ulysse de Joyce... Bah oui)

Il y a les livres vraiment mauvais, bon, je n'ai même pas d'exemple tellement ceux-là je m'en débarrasse vite (alors que les livres des deux premières catégories je les garde au cas où je voudrais les relires ou pour mes filles plus tard, faut penser à dans 20 ans dans la vie !) (les deux premières catégories, quand on y pense, sont vraiment désolantes : quel gâchis de tomber sur un chef d'oeuvre trop tôt ou trop tard dans sa vie, et de passer à côté ! et malheureusement, jusqu'à présent en matière de livres je n'ai jamais été trop pour le réchauffé).

Il y a les livres géniaux et exigeants que j'adore de bout en bout et qui demandent de la concentration, dont certaines idées ou images creusent leurs galeries et du coup tous les jours je recherche ce que j'ai lu la veille et qui m'a ravi (c'est Marie Louise et sa femme dans les contes de fées, ou Karen et son pavé d'Afrique, ou L'exposition que j'ai finalement terminé hier..) Ceux là je finis par les finir, mais à regret, en espèrant que vite je trouverai un chef d'oeuvre derrière.

Il y a les livres que je ne peux me résoudre à quitter tellement ils sont géniaux ; du coup sur les cent dernières pages, je fais trainer (mon meilleur exemple, c'est le 6ème tome de la série Fortune de France, je pensais que Robert Merle n'en écrirait pas d'autre et du coup voilà, il me reste ce 6ème tome inachevé et je n'ai jamais lu la suite !)

Il y a aussi les livres qui vont bien dans un espace temps mais qui ne conviennent plus quand on en a changé : l'évidence de Karen Blixen au Kenya, et puis, une fois rentrée, plus moyen. J'étais passée à autre chose.

Et enfin, mes petites gâteries, comme le dernier recueil de nouvelles d'Alice Munro ou la somme de Michel Tremblay (Chroniques du Plateau Mont-Royal), que je rouvre et dont je poursuis la lecture quand j'ai besoin d'être rassurée sur le merveilleux de la littérature contemporaine.

Et vous mes chéries-chéris...
Comment allez-vous aujourd'hui ?
J'ai remarqué que depuis mon retour du Kenya, vous me laissez moins de petits mots. Sont-ce les textes qui sont moins justes, vous qui êtes un peu ailleurs.. ou moi ?
Anyway, je vous embrasse fort.


jeudi 22 janvier 2009

personnes qui ont du panache

La Castiglione Cyrano qui porte son nez comme un emblême ; Gérard Depardieu dans sa grandiose humilité dans ce film, et celui-là bien sûr;

Tous les êtres humains qui, ayant rencontré le succès, refusent néanmoins de vendre leur âme au diable : ils continuent à vivre en accord avec leurs principes, quand ils s'ennuient dans un boulot ils en changent (je cherche des clients, des patrons, trempés à cette eau-là ; certains copains me disent, "Mais tu rêves", et moi je sais que non, des gens fidèles à eux-mêmes moi j'en connais une floppée, on pourrait même dire que je vois que ceux-là) ;

La Comtesse de Castiglione, qui après avoir resplendi au bal de l'empereur et sous l'objectif du photographe Pierre-Louis Pierson, se reclut dans sa maison-cloaque, aux volets tirés et où pourrissent les cadavres de ses chiens.
Dans ce livre que je ne me hâte pas de terminer tellement je savoure les phrases une à une, revenir en arrière pour retrouver une idée, Nathalie Léger cite le manuel de prestigitation de Robert Houdin : "Quelle que soit, du reste, la position où vous ait mis un insuccès, gardez-vous toujours d'avouer votre défaite : payez au contraire d'aplomb, d'enjouement et d'entrain ; improvisez, redoublez d'adresse, et le public, étourdi par votre assurance, pensera peut-être que le tour devait se terminer ainsi."

Moi peut-être, dans ma veste en poil de petits lapins.

[Une autre phrase qui me bouleverse parmi tant d'autres, dans le livre de Nathalie : "Cette femme, ma mère, ou une autre, au seuil de sa vie, menue, timide, ployée sous le corps d'une autre. Et moi qui voulais écrire sur la joie, l'ondée intérieure, le froissement là, très haut, saisissant à la gorge, un ravissement, le bonheur, encore raté."]

jeudi 08 janvier 2009

je ne veux pas devenir un imprimé

 Imprime

"Personne n'a payé aussi cher que moi son entrée en littérature", déclara Karen Blixen longtemps après que lui soit venue la reconnaissance et l'indépendance matérielle grâce à son magnifique Out of Africa. Parmi les nombreux drames intimes vécus par cette femme (divorce d'avec son mari Bror, maladies incapacitantes, déséquilibre de sa relation avec Denys, naufrage lent de son exploitation de café et perte de sa ferme), celle qui aujourd'hui fait le plus écho en moi est la peur de devenir un imprimé.

Et de fait en revenant d'Afrique en 1931, elle avait 46 ans, ses espoirs de devenir fermière et d'apporter assistance à ses black brothers étaient définitivement éteints ; la grande affaire de sa vie était derrière elle, elle n'avait plus d'homme à chérir. Que pouvait-elle faire à part se laisser mourir (ce qu'elle a envisagé)... ou opter pour la littérature ? 

Ecrire est une chose merveilleuse mais pour elle, comme pour moi, cela vient en compensation d'autre chose que nous ne parvenons pas à être. Karen Blixen aurait voulu par dessus tout pouvoir rester a farmer. Pour moi vous le savez, écrire est comme respirer. Et cela ne me suffit pas... Je vais faire de mon mieux pour écrire des textes valables, et pour devenir autre chose, autre chose qu'un imprimé.  

Je vous embrasse fort mes chéries-chéris. J'aimerais bien qu'il reneige.

Lullu

[Antilope photographiée par Nicolas dans la réserve du Massaï Mara. Peut-être ressemble-t-elle à Lullu, l'antilope apprivoisée par Karen, qui longtemps vint musarder à la ferme ].

jeudi 18 décembre 2008

un beau cadeau à vous faire pour Noël

Vonfranz1Cruel dilemne.

Rien n'est prêt pour notre départ (on part dans 1h30, sachant que j'ai trois sacs à préparer..) et il me reste 4 pages à lire de mon Marie-Louise von Franz. A raison d'une ou deux pages par soir, on peut dire que je l'ai savouré ce livre, depuis un mois ou deux que je le lis.

Vais-je les lire à l'arrache, vais-je emmener le livre pour 4 pages dans notre chargement qui menace d'être déjà ultra lourd, ou vais-je abandonner ces quatre dernières pépites au risque de ne plus être motivée à mon retour dans 3 semaines ?

Bon.

On verra bien.

Mes amies, mes chéries, vous qui avez aimé Clarissa Pinkola Estès et peut-être pas d'ailleurs, arrêtez-vous sur Marie-Louise. Profonde, généreuse, pénétrante, à travers son livre elle a été pour moi et pour de nombreuses femmes je suis certaines, une source d'inspiration et de soutien très précieuse pour moi au cours des deux mois qui viennent de s'écouler.

Le processus de devenir soi est un sentier tellement long et parfois, solitaire, intérieur, on a peur de faire fausse route... Des livres comme celui-là (c'est une grande scientifique, caution caution ! pas n'importe quel gourou d'une secte obscure) rassurent et accompagnent sur ce sentier de crête.

Allé vous m'avez convaincue, je l'emmène au Kenya pour le terminer et relire les pages cornées (une sur deux), méditer à nouveau tout ce qu'elle a à me dire.   

Je vous embrasse très fort mes pucettes (et vous aussi les bourdons). Merci à vous qui êtes bien vivants de m'accompagner sur mes sentiers escarpés.  On se retrouve en janvier ?

D'ici là j'espère que nous serons tous scandaleusement gâtés...

lundi 08 décembre 2008

la bonne nouvelle du jour

Hu hu, la pub pour notre livre est prête ! C'est Sylvain, le frère de Marie, qui l'a réalisée.. Savent tout faire dans cette famille..

La voili, la voilou (attention les yeux... l'acteur est le mari de Marie ! quand je vous disais qu'ils sont doués) :

Je suis super fière. Toute contente. J'ai envie de la montrer à tout le monde. Ben quoi ?

D'ailleurs si elle vous amuse vous pouvez aussi la poster sur vos blogs, comptes Facebook etc. Comme ça y'aura un méga effet viral hé hé...

[Aujourd'hui est un jour faste. Mon inspiratrice parle de nous ! Moi qui rêve de voir mon nom dans le journal, je suis servie.]

[Finalement, la vraie bonne nouvelle du jour c'est ça (merci Guillemette).]

[Le poême que je vais apprendre cette semaine ça va être celui-là je crois. Je ne comprends pas tout et ça ne me dérange pas.]

Ma Photo

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