Il y a une histoire de la mythologie grecque que j'adore, c'est celle de la petite déesse Baubo. Baubo a trouvé ce qu'il fallait pour sortir Démeter de sa noire peine (quand sa fille Perséphone, enlevée par Hadès, restait introuvable et que personne ne se souciait de l'aider à la retrouver). Comment Baubo s'y est-elle prise ? Elle a soulevé sa robe et exhibé sa vulve. A la vue de ce spectacle, Démeter est partie d'un grand éclat de rire qui l'a guérie.
Trois jours après la mort de Churchill, nous avons dû repasser par Lyon pour une obscure histoire de clés que nous avions embarquées par erreur. Nous quittions la place Bellecour quand, au passage piéton, une femme complètement nue a surgi devant la voiture. Elle a traversé en courant la rue, puis toute la place rouge. Derrière elle, un homme catastrophé tentait de la rattraper, de la contenir... La femme, elle, avait l'air ravie, tant de sa course à l'air libre que de faire la nique à ce mec (son mec ?).
En temps normal, j'aurais peut-être été gênée, surtout qu'il y avait les enfants.. Mais sa jubilation et son absence de complexe nous ont contagié, et on est tous les quatre partis d'un bon grand rire qui venait du ventre.
Ca me fait du bien de savoir qu'il existe sur terre des personnifications de ma petite Baubo. (De même que j'ai ma cliente Athèna, ma copine Aphrodite, ma cousine Artémis, ma nourrice Démeter... et que moi, je me sens tour à tour l'incarnation de l'une ou l'autre des déesses. Tiens, aujourd'hui je ne sais pas très bien qui je suis, Artémis l'amie peut-être..)










































Les commentaires récents