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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























mardi 09 juin 2009

aimer ce que l'on a

Vivien-leigh--gone-with-the-wind   

Hier soir Nico et moi avons regardé les quatre heures de Gone with the wind. Nous avions prévu de faire un tas d'autres choses, et puis l'attrait de Scarlett a été le plus fort. Mélange de répulsion pour sa dureté et son aveuglement, et de fascination pour sa force et sa sincérité... Et son taratata irrésistible, et la bonté pragmatique de Rett Butler, et la bonté absolue de Mélanie.... Quelle galerie de personnages dans ce Sud qui me fascine (pourquoi n'y ai-je jamais mis les pieds ?)

Je me suis promis, repromis, de mieux regarder mes amours. De remplacer mes chimères bovaryques par des aventures avec Nicolas, Chimène, Alma, Churchill. Dit comme ça ça fait cucul : le bonheur de l'instant présent est bien moins romanesque que l'insatisfaction ! Je vais essayer quand même.. Elles sont si douces les semaines où je me pose moins de questions, où ma tête ne tourne pas les mêmes peurs en boucle, où je me contente de "juste vivre".

Je vous embrasse tendrement mes chéries-chéris.  

Kitty Scarlett Vivien, l'adorable peste, et son regard devant lequel tout cède.
Photo tirée du film de Victor Flemming, tourné en 1939. Mise en scène de l'imminence de la guerre, de l'horreur de la guerre et du gâchis de la guerre, juste avant une autre guerre...

A part ça j'adore cette phrase de Fonelle, "Ô mon Dieu ce qu’il faut en acheter des merdes, avant de tomber sur soi…"
 

lundi 06 avril 2009

livre de questions (vertiges)

Sur la page qui fut blanche, une douzaine de lignes bleues. Que des questions, mes questions du moment.
Comment faire pour.
Que faire pour.
Quel lieu ?
Quel aménagement.
Comment vivre cette relation ?
Et comment récupérer cette autre que j'ai conduite à la débibochade à coups de débordements ?
Comment je donne mon meilleur ?
Comment je m'autorise à oser demander ce grand accomplissement ?

Impossible d'écrire ici les questions bien précises ; mes questions, ce sont mes désirs les plus poignants. Mes plaintes les plus vives. Mes soft spots. La matière de mon futur livre, certainement.

J'ai l'impression que toute la vie va à peine suffire pour explorer ces recoins. Est-ce une bonne, ou une mauvaise nouvelle ?

Tu te poses trop de questions ! Ne peux-tu pas, simplement, être heureuse ? me disait déjà, quand nous avions 6 ans, mon amie d'enfance.

[Expériences culturelles du week-end. Vu Un chat un chat de Sophie Filières. Me suis identifiée à tous les personnages ; en prime, j'ai bien ri. Y ai trouvé ce verbe superbe dans la bouche de Chiara Mastroiani - Célimène - Natacha - Nathalie, "je me débiboche". L'ai adopté immédiatement.

Lu d'une traite Femme de chambre de Markus Orths. Là aussi me suis identifiée mais seulement à Lynn qui donne des couleurs aux jours («Dimanche bleu pâle, lundi blanc sale, mardi coquille d'oeuf, mercredi gris brun, jeudi bleu cobalt, vendredi rouge vif, samedi noir velours. ») et se couche sous le lit des clients de l'hôtel. «Je voudrais qu'une seule fois quelqu'un soit couché sous mon lit, je voudrais qu'un jour seulement quelqu'un écoute ma vie ». Moi aussi j'aimerais que quelqu'un aie envie d'écouter ma vie ! me suis-je écriée adentro. C'est là que j'ai pensé à vous, qui chaque jour venez lire ma vie et peut-être, trouver parfois un bout de vous-même entre mes lignes. ]

Apprivoiser la nouvelle vie

[Une pensée tendre pour Caro R-R, qui je l'espère passera par là.
Une autre pour les nouvelles mamans qui ont ramené il y a peu leur petitoute à la maison. Etrangeté de ces premiers jours d'une vie.. Je me souviens, quelques jours après l'arrivée d'Alma une amie qui avait déjà deux filles, pas beaucoup plus grandes, m'avait lancé un aimant  "Veinarde !" Ce mot, son intonation, m'avaient aidée à surmonter mes angoisses.]

jeudi 05 février 2009

la dernière messe

J'étais venue retrouver un homme ; écouter la voix posthume de Roland Barthes portée par l'acteur Olivier Py au théâtre de l'Odéon - et c'est à une messe que j'ai assisté.

Face à la lecture de la quasi intégralité du Journal de deuil, paru ces jours-ci au Seuil et édité par Nathalie Léger (LA Nathalie auteure de L'Exposition dont je vous rabats les oreilles) (le Journal de deuil, ce sont 330 notes prises par RB à la suite de la mort de sa mère, qui fut la femme et le grand amour de sa vie) - nous étions là, ceux qui l'aimaient - seul Eric Marty s'est fait porter pâle. Au deuxième rang, j'étais assise à côté de Pascal Quignard ; derrière moi, son frère Michel, son ami Philippe Sollers, l'écrivaine Nancy Houston ; à ma droite, Nathalie Léger - tous habillés en noir.

Et la voix d'Olivier Py portant le chagrin de Barthes, lourd comme une pierre ; ce texte, cette lecture, notre présence recueillie : le monument que Barthes a érigé à sa mère, à sa Mam dont les derniers mots (Mon Roland, mon Roland !) le hantèrent jusqu'à la fin de sa vie.

C'est dingue que j'aie pu assister à cette messe (avoir l'info, décider d'y aller, temps libre à ce moment-là, une place pour moi). Je portais ma plus belle jupe, ma plus belle blouse blanche de coton fin et mes chaussures de princesse à bouts dorés. En entendant les mots de Barthes sur l'écriture, je me sentais le même rapport que lui (il n'y a que cela, que l'écriture à laquelle se raccrocher quand plus rien d'autre ne tient) ; et je savais que les autres écrivains ici présents, les vrais devrais-je dire, frémissaient à ces mots.

Ensemble, dans ce dernier-dernier adieu, nous avons communié à la source de Barthes. A la fin de la lecture, j'ai entendu Michel le frère de Barthes inviter Philippe Sollers à déjeuner, dimanche. Il m'a semblé que l'invitation s'adressait un peu à moi.

Je suis entrée dans la famille.

EXP-ROLANDBARTHES  

[Photo prise à Casablanca en 1978, probablement lors de l'un de ces séjours sans goût qu'il fit pour distraire de son chagrin - en vain.]

lundi 26 mai 2008

le mystère et la puissance

Les_temps_qui_changent

Hier soir j'ai eu la grande joie de revoir, avec Nico qui ne l'avait pas vu, ce superbe film de Téchiné Les temps qui changent. Je ne sais pas si lui a pu savourer le film, d'abord parce qu'il cherchait sur son ordi des références de télé (la nôtre a 25 ans, elle marche toujours très bien, mais tant pis on la remplace par une plus grande, plus belle, plus plate et équipée d'un boîtier TNT pour ne pas rater ça), et ensuite parce que toutes les deux minutes je m'exclamais Regarde sa main regarde comme il tremble ohh cette scène des chiens je l'avais oubliée mais qu'il est sublime, qu'il est subliiiiiime !

Rien que d'évoquer Depardieu caché derrière son pot de fleurs, ou Deneuve qui hésite à se déshabiller, je tremble.

Mystère et pudeur, et dureté et intensité retenue de Catherine Deneuve. Et son regard sur sa jeunesse enfuie..
Fragilité et dérision et passion de Gérard Depardieu, pour moi c'est son plus beau rôle depuis Cyrano.
Et Gilbert Melki qui se perd dans sa fausse légèreté.
Et les personnages de Nadia et Samy, leur relation. Et le désir sexuel source de vie surtout quand il s'approche de la mort.
Et le rôle du lieu, Tanger, frontière tragique vers l'Europe, ajoute au drame de l'action.

J'adore ce film, pour moi tout y est, je palpite à chaque seconde. Je crois en tous les personnages, même et surtout quand ils sont grandiloquents ou ridicules.

J'ai beaucoup aimé aussi le dernier Desplechin, Un conte de Noël ; les dialogues, les personnages, l'intrigue, tout m'a ravi (et la perversité d'Amalric ; la sensualité de Chiara ; et encore une fois, le mystère de Deneuve... ah la la, que j'admire cette actrice de durer et de trouver des rôles à la mesure de son talent une fois sa prime beauté passée, d'imposer sa présence et sa puissance et de les rendre désirables ! Oui c'est de ce mystère et de cette puissance que je décide de m'inspirer cette semaine.) Et puis je vais revoir Sous le sable tiens, l'un de mes autres fétiches.

Bon lundi mes chéris !

[Photogramme Les temps qui changent, d'André Téchiné (2004)]

[La puissance est le troisième pied du trépied sur lequel je vais fonder "ma mission" de vie - bah oui c'est pompeux mais faut bien se prendre au sérieux une fois de temps en temps ! ; car l'inspiration et l'amour ne peuvent pas grand chose s'ils ne sont pas portés par un souffle, une présence, un impact bref : une puissance.]

Hier c'était la fête des mères. Merci Bruno Frappat pour ce beau texte. Libé est plus grinçant mais drôle quand même. Et moi j'ai été super chouchoutée.   

dimanche 01 juillet 2007

les films d'amour

A une époque je ne voulais pas qu'on aie la télé à la maison - mon frère et moi avions été tellement intoxiqués que j'avais vis-à-vis d'elle la méfiance d'une ancienne alcoolique à l'égard d'une bouteille. Et puis mon père nous a apporté la vieille télé de mon enfance... c'était l'horreur, elle était dans notre chambre et quand Nico voulait regarder une émission tard le soir, ça m'empêchait de dormir. Et puis nous avons découvert Six Feet Under. Ont commencé les private jokes, les références à la série, les regards quand une situation nous rappelait un moment ou un personnage... Et cette série, puis les quelques autres qui ont suivi, le rire et l'émotion choisis, m'ont réconciliée avec la télé.

Grgoire_et_louis_2

Cette année j'ai découvert le bonheur de regarder des films d'amour à deux. Après Chatterley, Les chansons d'amour hier soir. Les acteurs beaux et justes, un scenario très fort et très fin, des situations émouvantes... Nous l'avons adoré tous les deux, et depuis nous chantons les chansons du film, nous nous posons des questions, et moi je me suis identifiée à Alice, le pont de toi à toi et Erwann, le breton qui sent le vent et la crêpe au citron. J'aime le paysage imaginaire et sentimental tissé grâce à ces films.

"petite garce, qui je préfère, tu le sais mieux que moi / je préfère que tu sois légère dans cette guerre à trois"
"aime moi moins, mais aime moi longtemps", écrivent Alex Baupain et Christophe Honoré

Chansons_damour_2

Allez voir ce film ! Beau, léger, douloureux, plein d'amour, à la fois féérique et réaliste.. J'ai envie de le revoir, déjà..

[Ouille ouille ouille, les filles sont parties à la montagne, je les retrouve vendredi, Paris est à nous et elles me manquent déjà !

Ouille ouille ouille, j'ai promis à Nico que j'allais ranger mon bureau ce soir.. et je ne sais pas par où commencer. Jeter un kleenex, rassembler les feuilles de la compta, allé, je me lance.

Bon début de semaine mes Loulous..]


mercredi 14 mars 2007

café du commerce

* Vivre dangeureusement : j'ai eu chaud ce matin.. une coupure d'eau était prévue, je me suis jetée sous la douche 5 minutes après l'heure annoncée, elle coulait à flot mais le jet s'est tari au beau milieu de mon shampoing.. je me suis rincée au goutte à goutte !

* Mauvais casting : pff, ça m'a énervée, j'ai beaucoup aimé le roman d'Anna Gavalda Ensemble c'est tout, et voilà qu'ils le montent au ciné... avec Audrey Tautou dans le rôle de Camille. Trahison. C'est comme José Garcia dans le rôle d'Adamsberg.
A quoi ils pensent les cinéastes quand ils nous cassent nos images des personnages ? Moi je la voyais blonde, Camille, et pas du tout Améliepoulinesque-boudeuse-niannian, plutôt comme Natacha Régnier ou Mélanie Thierry, enfin, blonde et complexe, pas brune et charmante. Tss.
(En revanche sortie aujourd'hui du film Angel, j'ai adoré le livre et l'histoire de cette odieuse nénétte dont tous les rêves se réalisent.. odieuse et pathétique dans son autisme.. impressionnant. Et j'adore François Ozon, ça promet héhé. Comme quoi à ses chouchous on leur passe tout.)

* Books : je lis deux livres top, en ce moment. Le premier, la honte, mais très, très positif l'impact de la pensée positive ; elle renouvelle le regard sur l'autre, sur soi, sur soi dans le couple... Wahouh !
Le deuxième mérite bien son prix Fémina. J'ai rencontré Nancy Houston au théâtre, elle est venue s'assoir à côté de moi à la comédie musicale Cabaret (géniale), et j'ai été tellement charmée par son accent, sa voix, son urbanité et ses petites jumelles, que le lendemain je me suis précipitée pour acheter son livre.. Bonne pioche !

* A part ça, tous mes copains sont dingues de notre disque El Perro del mar. Et moi j'adore suila aussi. Un peu déçue par le deuxième d'Arcade Fire (mais le premier est une merveille, un bijou de pop entraînante).

* Dwich : à part ça, fait beau, je vais aller lire mon La Croix (me suis abonnée, Alleluia) au parc avec un sandwich au pain frais, hou la la, ça va être dur d'attendre midi !

Lou

[A la limite, pour Camille, Lou Doilon.. sa violence, sa sensualité.. et cet oeil ! j'adore la photo qu'a prise Nicolas. C'est fou comme on ne voit pas les mêmes choses, quand on se balade..]

[Au fait, ampm est de retour après une journée d'absence, rapport à ce que Nico avait emmené l'appareil photo.. qui est le sien, faut pas l'oublier..]

Et vous sinon, la famille, les enfants ?.. 

mercredi 28 février 2007

davantage de tendresse

Oui Houbi, ce film attendrira le regard que je poserai sur les gens, pendant un ou deux jours - ou plus.

J'ai aimé la maladresse, la pudeur, les silences, le chemin parcouru par cet homme et cette femme - la justesse de la restitution des émotions, des sensations ; j'ai aimé leur communion avec la nature, la féminité de Constance, la rusticité virile et pudique de son homme.

Miracle d'un amour.

Constance'ai

J'ai été heureuse de partager ce film avec mon homme.
Moi aussi, pendant, après, encore maintenant, ça m'a rendue toute chose !

Après la projection, les gens ne se considéraient plus de la même manière ; ils se laissaient passer, se tenaient la porte, se regardaient en coin avec un voile de pudeur, rapprochés d'avoir vibré devant la même tendresse.

Miracle du cinéma. 

lundi 15 janvier 2007

le film Memoirs of a geisha,

Geisha_1 regardé samedi soir avec mon Papa, m'a appris deux choses

La première : peu importe le métier que l'on choisit, l'important est de trouver des clients solvables (et de se mettre au niveau du prix qu'on leur demande)

La seconde : il est possible de faire tomber un homme avec un seul regard bien aiguisé.

[A côté de ça, les images sont superbes, l'intrigue vous tient en haleine, le s femmes sont très belles, mystérieuses et pudiques orientales...]

mardi 18 avril 2006

ces fois où j'ai pleuré

Amours

* Le premier livre qui ma fait pleurer, à 8 ans, c'est Viou d'Henri Troyat, à la mort de son grand-père

* J'ai pleuré comme une madeleine à la fin de Broderback Mountain, quand le beau blond serre la chemise de son amour contre sa poitrine et qu'il réalise qu'il est seul pour toujours, qu'il a raté sa vie... L'impression de désespoir m'a poursuivie pendant plusieurs jours.

* A la fin de sur la route de Madison, oh la la, quand Clint Eastwood regarde Meryl dans le retroviseur et que la petite croix se balance, torrent de larmes

* L'autre jour Chimène m'a demandé de chanter le Requiem pour elle, j'ai mis le CD et me suis mise à entonner, mais j'avais la gorge trop nouée de chanter devant ma petite fille, tout est sorti en couacs

* J'ai été très émue il y a 10 jours en regardant le téléfilm sur l'avortement, avec Sandrine Bonnaire en mère-fille-mère et mère d'une jeune fille qui refuse de garder son enfant, et mère seule qui aide son petit à avorter... Quand elle plaide à son procès, face à des hommes, et qu'elle dit Je ne regrette qu'une chose, c'est d'avoir failli perdre ma fille, je me suis étranglée de sanglots et de vous l'écrire j'en ai encore les larmes aux yeux

* Ma dernière larmelette a été l'autre soir vers les minuit et demi, dans mon lit dinardais à côté de Nico endormi, lorsque Mazarine raconte la manière dont son enfant rêvé est mort.. pauvre loute, pauvre, pauvre fille-femme abandonnée par son père puis par son fils, dans la solitude de la mort contre laquelle les vivants ne peuvent rien.

lundi 30 janvier 2006

et vous ?

Nouvel_an_chinois_1 A l'an neuf, envie de neuf.

Nouveaux livres pour moi, nouveaux dixes pour nous, nouveaux dixes pour Chimènou, nouveaux blogs dans mon blogroll (cela ne veut pas dire que je me lasse des vieux hein !)

Vous me feriez partager vos récents éblouissements ?

Allé....

Ma Photo

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