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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























lundi 06 juillet 2009

7 raisons pour lesquelles j'aime mes robes portefeuille


Parce qu'elles peuvent être élégantes sans être empesées
Parce que j'aime la sensation du vent qui s'engouffre, par le haut, par le bas..
Pour l'impression de vulnérabilité quand elles s'ouvrent
Parce qu'elles se nouent avec un ruban sans faire petite fille
Parce qu'elles me font une jolie silouhette malgré mon gougnaffier de ventre
Pour les gris gris que j'accroche autour du décolleté pour les assagir un peu
Parce qu'elles plaisent à Nico ET à moi (contrairement à notre habitude de "j'adore, il déteste")

Dans le même ordre d'idée je ne dédaigne pas les robes chemisiers...

Et vous, c'est quoi votre vêtement fétiche du moment ?

[Demain : grande journée. Mon petit déjeuner avec Anna suivi d'un déjeuner client où je présente plein de trucs suivi le soir du dîner à la maison du 1er mardis du mois. Je me mobilise. Gros bisous !]

Templescalier

Je ne trouve pas de photo où je porte une robe portefeuille. A la place, un temple thaï... (le rapport ? il faut un rapport ?  J'éprouve la morsure de l'exotisme à ce moment où je suis si heureusement amarée dans l'ici et maintenant !)


 

lundi 29 juin 2009

incurable

Statue 2

Honnêtement on ne devrait pas me laisser en liberté dans un vide-grenier. Dès que les vendeurs commencent à me raconter l'histoire de tel objet qui retient mon attention, j'ai beaucoup de mal à repartir sans lui. 


Et donc me voilà l'heureuse propriétaire
d'une bouilloire en fer orange 70'es, qui a servi à ses anciens propriétaire pas plus tard que l'hiver dernier
d'une magnifique carafe presque pas écaillée
d'un service de porcelaine de Gien jaune vif, le clou de la matinée
et d'un plumier en bois ayant appartenu à une Christel, la fille de la vendeuse, qui en plus de son prénom a gravé sur le bois celui de son amoureux d'alors : Frédéric... 

+ un superbe lot de billes et une voiture "Oui-Oui" et La potion magique de Roger Bouillon et 2-3 Fantomettes et 3 fèves pour compléter notre collec. 

(Je cherchais aussi un livre de Colette et un pied de pimprenelle et un almanach Vermot, mais  "Ah non ça on les garde Madame !"). 

Hier soir en revenant, la joie de déballer mes trésors. 

Bon lundi mes chéries-chéris ! 

mardi 23 juin 2009

while I was away

Follettes   

J'ai pris des notes pour mon nouveau livre
J'ai accompagné ma nouvelle nièce dans sa vie d'enfant de Dieu
J'ai éprouvé le manque et la tendresse et la vacuité et la fébrilité
J'ai cueilli des groseilles et des cassis et essayé de soigner mon petit monde subliminalement (les cassis c'est hyper bon pour la santé mais chez moi je suis la seule à aimer les manger)
J'ai testé une nouvelle recette de gâteau
J'ai répondu à des demandes par mail, et parfois non
Je me suis demandé si ça avance mon projet de radio, et peut-être que oui
J'ai exploré un ravin plein d'herbe tendre et drue, un vrai ravin de chèvre de Monsieur Seguin
J'ai mis ma nouvelle robe une robe portefeuille couleur de mes yeux peut-être un peu trop ouverte 
Je me suis émerveillée de la beauté des vallons et des champs
J'ai vu courir et sauter et s'échapper et obéir et pleurer et caliner... les amis de classe d'Alma 
J'ai pensé à vous, souvent

Merci pour vos petits mots mes doux

lundi 15 juin 2009

vivre ses rêves, le soutien des aimés

La caresse   

En quelques mois j'ai connu plusieurs fois la grande joie intime d'éprouver la confiance que mes amis placent en moi pour réaliser mes rêves. Souvent une confiance plus forte que celle que j'ai moi, et qui s'incarne dans de petits gestes à bas bruit mais qui moi m'illuminent pendant des jours et des jours

L'amie mère d'un tout petit enfant, qui lorsque je m'extasie devant son coussin fauteuil me sourit "je te le prêterai" du genre "évidemment que tu vas tomber enceinte !"

L'amie qui m'appelle L. du nom d'une grande dame de la radio, du genre "évidemment toi aussi tu vas être une grande dame !"

Nicolas qui longtemps m'a surnommée "Virginia". C'est vrai que moi aussi j'aimerais écrire des choses qui restent, et mourir dans l'eau plutôt qu'à l'hôpital... (mais pas aussi jeune !)

Ma tante toujours la même, l'aînée qui me connait bien et appelle Maman "Il y a plein de maisons à vendre à Belle île, j'ai pensé à Christie !" alors que je n'ai pas le premier sou...

Toute cette confiance vous imaginez comme elle m'irradie et vient relayer la mienne lorsqu'elle défaille. Une caresse.  

Mes chéries-chéris, je vous souhaite une journée pleine de signes de tendresse et de confiance que vous allez réaliser vos rêves !

[L'un de mes rêves, d'ailleurs, est en train de se réaliser : Anna et moi animons notre premier petit déjeuner commun sous la banière "Ecrire pour".
Dans ces petits-déjeuners ateliers, nous projettons de transmettre et d'échanger au sujet de notre savoir-faire en matière d'écriture. Le permier a lieu le 7 juillet et le suivant, le 22 septembre.
Pourquoi un rêve ? eh bien cela fait un an que j'ai très envie de travailler avec Anna et je suis heureuse de monter ce projet avec elle !]

dimanche 24 mai 2009

ce soir

Je me remets à peine du roulis et du tangage
Longue conversation avec mon homme, Nicolas, le seul que j'aie
Fabriqué du gloubiboulgour et un rhum arrangé à l'ananas
Les filles dorment à côté, probablement découvertes, va falloir que j'aille jeter un oeil
Churchill me rappelle qu'il est là, qu'il a envie d'aller voir ce qui se passe dans la rue et que j'ai encore mes baskets aux pieds
Une musique de piano, dans le salon
Je ne suis plus très sûre de ce que j'ai envie d'écrire ici,
Et j'ai confiance ;

Oui ce soir j'ai confiance dans le flux et le reflux du désir qui signe toute vie, à sa manière singulière.

Bilan de ma journée, je n'ai pas trop crié, j'ai essayé d'être aimante sans toujours y parvenir, j'ai fait du yoga au square devant les gens étonnés et sous les filles qui tentaient de m'escalader, j'ai entendu lire cette phrase que j'avais déjà noté pour moi-même : "Dis donc espèce de grosse bûche, t'imagines-tu être le seul à avoir de la force dans les bras ? Ce qui me plait de le faire, je le fais !"

[Happy 300, Beauty !]

Chimene 1

Qu'elles étaient belles, nos petitounes, à 4  et 1 ans ! Je me demande si un autre enfant, un troisième, sera aussi beau que ces deux petites filles-là..

Alma petitoune

vendredi 15 mai 2009

traversée du midi en solitaire

Alma bikey

(Note dédiée à Titoune. 
E
t à moi. Et à celles et ceux qu'elle concerne.
Pour nous rappeler ceci : nous avons le pouvoir de transformer chaque moment en une fête.)

Les jours où je suis seule pour déjeuner - une fois une copine a annulé notre dej et j'en ai pleuré. Quand je me suis clamée, cette réaction m'a parue un peu disproportionnée... Les jours de solitude donc, un à deux dejs par semaine

* je vais chez ma grand-mère

* je cours le matin ou vois un client dans l'après-midi (something has to happen !)

* je vais explorer un nouveau magasin (comme celui tout mignon de la rue Violet ou Sayuri l'épicerie asiatique rue Lecourbe où le vendeur est SI gentil ou les rayons collant s-chaussettes ou gels douche du Monop')

* Churchill et moi allons pique-niquer entre deux péniches

* quelqu'un s'invite à l'improviste chez moi

* j'appelle LA personne que j'ai envie de voir ce jour-là (et parfois elle peut !)

* c'est le jour où je vais chercher les filles à 16h30 donc je suis short en temps

* je file à la piscine

* je me prépare un petit gueuleton nananère, comme la fameuse omelette gruyère menthe et la salade aromatisée au ponzu-miam...

* La vérité c'est que j'aimerais faire tout ça. Parfois je le fais. Parfois comme hier, ça ne m'empêche pas en effet de me sentir toute grise !  Mais le vide, le vide donne aussi la possibilité de faire ce que nous aimons vraiment.

Et vous mes chéries-chéris ?

[Aujourd'hui est un jour impair : embellie. Et puis ma cousine justement vient de s'inviter à l'improviste.. ]

Chimene bikey

mercredi 13 mai 2009

cinq joies et une contrariété

Sur ma robe préférée,
un trou. Un trou minuscule, mais un trou.

Et la joie de travailler hier avec une amie sur un projet pro à nous deux. Dieu que j'aime coopérer, faire quelque chose pour quelqu'un et pour moi, et pas seulement aider les autres à réaliser leurs buts ou réaliser mes buts toute seule ou payer pour être écoutée. Juste, la simplicité de travailler "entre consoeurs".

Et la joie de retrouver mon amie S. qui habite si loin, de la retrouver comme si nous étions voisines, d'avoir envie de passer la nuit à tchatcher avec elle mais nous n'avons qu'une heure alors on concentre toute la tendresse et les nouvelles et les regards et c'est déjà si bon...

Et la joie de voir avec Nico ce film de Clint Eastwood, Gran Torino, admirer le talent d'acteur du vieil homme, et le génie du scénariste qui nous a fait rire et pleurer.

Et la joie de repartir à l'attaque, rencontre avec un nouveau futur client (j'espère !) qui a un projet très ambitieux et j'ai envie de me battre avec lui contre l'adversité d'un délai court et de son sujet pointu et qu'il s'agit d'embrasser de la bonne manière...

Et la joie de me tenir là vivante cheveux lâchés assise sur le velours violet d'un café du boulevard Saint Germain, Seigneur certains cafés ont le WIFI à présent et moi comme j'aime travailler au café !

Une contrariété, cinq joies, pas mal comme ratio !

[+ 1 joie : déposer sur vos joues fraiches un gros baiser mes chéries-chéris.]

Happy 

Il y a un an,
moi,
happy.

mercredi 29 avril 2009

choses ramenées de Dinard

5 ou 6 crêpes pour Nico

La plage dans nos chaussures

Des mines jolies bronzées

61 coques pêchées vendredi pour des spaghettis à la vongole

Des rêves de jardin herbu, la tristesse d'un lieu qui se délite un peu, la nécessité de gagner des sous pour empêcher / redresser / ralentir / recréer (mais si l'argent était un prétexte ?)

Une centaine de photos (restées dans l'appareil resté dans la voiture)

Aucun livre de la super librairie, pas de fringues chouettes du marché, même pas cette jolie paire de boucles d'oreilles multicolores... (mais des plants de verveine, quand même, et de tomates..)

Une petite fille qui passe son nez dans les livres et une autre qui dépense encore beaucoup d'énergie à occiler entre son désir de croître et celui de rester ma toute petite

La difficulté accrue de me séparer de mes enfants - heureusement les livres de pedopsy et la psy de l'école et leur envie de grandir et leur papa et mon amour pour elles sont là pour m'aider (ça fait du monde mais c'était pas de trop ce matin quand il a fallu les emmener au centre de loisirs pour la première fois depuis la rentrée)

Une soif de vivre. De renaître. De remettre le métier sur l'ouvrage. De bouffer le monde. J'adore ces soirées qui s'allongent. J'aimerais que toute l'année soit un printemps.

Bouffer le monde 

[D'ailleurs y'a du nouveau par là aussi..]

mardi 28 avril 2009

de quoi souffrons-nous ?

Porc

"Presque universellement, le porc symbolise la goinfrerie, la voracité : il dévore et engouffre tout ce qui se présente.(...) Le porc est très généralement le symbole des tendances obscures, sous toutes leurs formes, de l'ignorance, de la gourmandise, de la luxure et de l'égoïsme." 

 Jean Chevalier et Alain Geehbrant, dans leur Dictionnaire des Symboles


"Les intégristes de tout poil, qu’ils soient catholiques, juifs ou musulmans, tremblent devant le corps de la femme, ont peur de son sexe et de sa jouissance au point de vouloir partout l’effacer de l’espace public.
Les cultures du monde entier ont intégré et représenté cette peur fondatrice. Les lieux de culte, les autels et les musées regorgent de représentations de ces déesses-mères toutes-puissantes, avaleuses, dévoratrices; des sirènes et des Circée qui tentent d’hypnotiser les valeureux Ulysse pour mieux les engloutir…"

Serge Hefez, sur son blog - un billet paru sous le titre Sale temps pour les femmes


"Enfant, nous apprenons que les fesses sont liées aux excréments ; le sexe à l’urine et aux smegma. Comment s’aimer soi-même quand on a appris, si jeune, à rejeter ce qui sort de notre corps? Selon lui [Philippe Laporte, auteur du livre L’érotisme ou le mensonge de Freud], il n’existe qu’une seule manière de surmonter ce dégoût: l’érotisme. “L’érotisme est un travail de revalorisation qui permet à l’être humain de satisfaire l’une de ses exigences principales, celle de s’aimer entièrement.” Assimilant la sexualité à un véritable travail de cicatrisation, il définit donc l’érotisme comme une manière de se réconcilier avec soi-même."

Agnès Giard dans son blog, un billet paru sous le titre Erotisme et saleté : le drame de la souillure

Et la correspondance entre Jean Marais et Jean Cocteau vendue hier aux enchères, vous aimeriez ça vous, que soit vendue très chère votre intimité la plus précieuse ? Ma grand-mère a tout brûlé il y a dix ans, comme je la comprends !

Et cette phrase de la psy de l'école de mes enfants : "La pire des violences qu'on peut faire à un enfant, c'est de le vouloir différent de ce qu'il est."

[A part ça, je me sens mieux. Le printemps s'annonce plein de rencontres, de retrouvailles, d'approfondissements. Comme dit Maman, "Les affaires reprennent." Et pour vous ? ]

J'ai trouvé le dessin sur ce site très savoureux. Très envie d'une petite côtelette, tiens...

lundi 27 avril 2009

Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe !

Piquants

quand je dois m'atteler à la compta annuelle puis honorer ses conséquences (déclarations à des organismes divers, trouver les sous pour les régularisations de TVA..)

quand je dois appeler le plombier, ou l'électricien, ou le dentiste pour Chimène, ou le garagiste pour le contrôle technique

quand je dois pour finir trouver les moyens de gagner ma vie

quand je ne sais plus, je ne vois plus la contrepartie à assumer les contraintes de l'âge adulte (la liberté, le sexe, regarder la télé aussi tard que je veux... vivre avec Nico et mes enfants, bien sûr)

Alors j'ai envie de téléphoner à Papa,  de lui demander Viens me chercher ! Retourner dans l'appartement de mon enfance, me rouler en boule dans le canapé, la tête contre ses hanches. Me coucher dans mon lit de jeune fille, sous la couette de liberty bleu. J'aimerais aussi qu'il me dise "Tu vas y arriver", comme il me le disait quand j'étais enfant.

Il me semble que je n'ai grandi qu'à l'extérieur.

[Alma qui dit souvent vouloir retourner dans mon ventre. Et l'image de ce loup de Tex Avery qui court en regardant derrière lui, tombe dans la falaise, retropédale pour revenir en arrière et se scratche dans les rochers.
Alma a trop grandi pour retourner dans mon ventre ; et le loup après avoir vu 36 chandelles, repart toujours pour de nouvelles aventures !]

[A part ça, les vacances, c'était drôlement bien. J'ai toujours un peu de mal à rentrer, or so it seems. Ma psy avait une thérorie sur les égregores, le groupe d'âmes qui à Paris sont tristes, tristes, et s'abattent sur moi à chaque retour. Et je veux bien la croire, car cette tristesse il me semble n'est pas complètement mienne. ]

Ma Photo

juillet 2009

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