mes déesses, mes bulles
Au bout d'un mois la rentrée a pris forme.
Mes deux babysitters du soir (trouvée grâce à la jeune fille de l'année dernière) vont se relayer pour prendre soin de mes filles ; un mercredi sur deux elles iront chez Maman. Toujours je mesure le miracle de ne pas être seule à m'occuper de mes enfants, ni même seule avec leur papa. En Afrique il faut tout un village pour élever un enfant, ici nous ne sommes pas trop d'une dizaine.
Libérée de l'omniprésence des filles et du "fais vite fais vite", je peux cultiver mes bulles et me concentrer sans culpabiliser à mon travail pendant la journée ; à mes méditations du petit matin et à la course ; je suis moins fatiguée et retrouve l'envie de sortir avec mon homme ; bien sûr, mes petitounes me manquent et j'essaie de mettre toute mon attention dans les moments passés avec elle - ce qui est bien plus facile quand ils sont moins nombreux.
Je me prends à rêver aux activités du prochain mercredi, au yoga du soir et à leurs cheveux doux que j'aime nater. Ca fait longtemps que nous ne l'avons pas fait. Leur lire, aussi, les contes japonais de mon enfance et notamment la merveilleuse histoire de Momotaro né d'une pêche....

















En courant ce matin, je cherchais cela - la trouée lumineuse, le ciel dans la ville, le soleil égayant les façades des hauts immeubles de pierres blanches-jaunes. 







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