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lundi 06 octobre 2008

mes déesses, mes bulles

La_confiance

Au bout d'un mois la rentrée a pris forme.

Mes deux babysitters du soir (trouvée grâce à la jeune fille de l'année dernière) vont se relayer pour prendre soin de mes filles ; un mercredi sur deux elles iront chez Maman. Toujours je mesure le miracle de ne pas être seule à m'occuper de mes enfants, ni même seule avec leur papa. En Afrique il faut tout un village pour élever un enfant, ici nous ne sommes pas trop d'une dizaine.

Libérée de l'omniprésence des filles et du "fais vite fais vite", je peux cultiver mes bulles et me concentrer sans culpabiliser à mon travail pendant la journée ; à mes méditations du petit matin et à la course ; je suis moins fatiguée et retrouve l'envie de sortir avec mon homme ; bien sûr, mes petitounes me manquent et j'essaie de mettre toute mon attention dans les moments passés avec elle - ce qui est bien plus facile quand ils sont moins nombreux.

Je me prends à rêver aux activités du prochain mercredi, au yoga du soir et à leurs cheveux doux que j'aime nater. Ca fait longtemps que nous ne l'avons pas fait. Leur lire, aussi, les contes japonais de mon enfance et notamment la merveilleuse histoire de Momotaro né d'une pêche....

jeudi 02 octobre 2008

la percée

Petit_bateau_rougeEn courant ce matin, je cherchais cela - la trouée lumineuse, le ciel dans la ville, le soleil égayant les façades des hauts immeubles de pierres blanches-jaunes.

Et je l'ai trouvée, mon inspiration - la percée joyeuse qui m'accompagnera toute la journée. Comme une ombre pailletée, je laisserai des particules de ma joie sur les joues embrassées...

[La course approche - dans 10 jours !

Commencer à manger plus de pâtes
Aller AUJOURD'HUI acheter ces maudites nouvelles baskets
Continuer sur ma lancée de deux-trois entrainements par semaine.. allonger un peu la durée...
Garder le caaaaap

J'ai hâte d'y être : pour y être, et pour après, initier de nouveaux projets, et pour reprendre la natation (toute ma carcasse appelle l'eau !)

Mais carpe diem l'hic et nunc : courir tous ces instants, c'est top. Alors j'en profite, hein Madame Christie !]

[Aujourd'hui, journée "clients chéris" : ma nouvelle vient déjeuner-brainstormer à la maison, et ce soir les 4 Mousquetaires organisent une fête. Ca va être bien !]

Je vous souhaite une bonne journée pleine de percées lumineuses ! 

mardi 30 septembre 2008

l'espèce de honte

Treeeees_beaux_mes_geraniumsTout à l'heure je montai quatre à quatre les marches de l'école de Chimène et Alma, direction le bureau de la psy qui a déjà détecté que j'étais tarée avec laquelle nous voulons monter un groupe d'échange entre parents, je suis heureuse d'entreprendre cela et j'ai failli m'excuser "Vous voyez, je suis dans ma phase maniaque.." (C'était marrant d'entrer à l'intérieur de l'école de mes filles, sans elles et sans qu'elles le sachent, je suis passée devant la classe de Chimènou et je l'ai vue travailler mon appliquée..)

Certains soirs quand Nico rentre et que je suis déprimée par ma journée, je le vois arriver plein d'allant et ma tête de carême contamine son visage, en m'écoutant il me réconforte mais je m'en veux d'avoir terni sa bonne humeur...

Je viens d'appeler ma cliente pour lui annoncer qu'un éditeur accepte notre projet, cela me met en joie et les mots se sont bousculés dans ma bouche, quelle absence de pondération ! Ce n'est pas pro du tout...

En ce moment j'ai besoin de soutien pour poursuivre certaines activités dans lesquelles je me suis engagée, ma motivation vacille face à ce qui n'est plus animé (et le feu de la nouveauté est un sacré beau feu qu'il faut entretenir), et quand je demande du soutien je me sens boulette...

Dois-je renforcer le filtre entre moi et le monde ?

ô, m'aimer telle que je suis !

Bonne journée mes chéries chéris, à aimer aussi nos défauts...

lundi 29 septembre 2008

ça devient chouette

Eau_de_la_vie_ou_genie_dans_la_bout

Ce week-end, passée la bonne soirée de vendredi, j'ai à peine mis le pied à la maison. Il y a des semaines comme ça, où tout virevolte ; des années devrais-je dire, car depuis 10 mois où j'ai été en me bottant les fesses à mon premier déjeuner chez Chine, pff, j'ai rencontré Anna, Vanina, ce livre top et cet autre livre toop qui m'a menée à cette formation... Il faisait beau ce week-end, je n'avais aucune envie de m'enfermer dans une salle avec des inconnus. Eh ben j'ai eu raison de suivre ma résolution et d'y aller quand même !

Souvent j'ai l'impression de stagner.. Pourtant la décision que j'ai prise en mai de me former chaque mois de chaque année, au moins deux jours (mis à part les mois d'été qui sont une initiation à eux tous seuls) est une bonne décision. Elles sont trop belles ces rencontres, avec un courant de pensée, avec d'autres âmes qui cherchent, avec les infinis à l'intérier de moi.

[Ce n'est pas une secte au moins ? me demande Nico à chaque fois que je reviens, toute retournée ou au contraire lavée de ma fatigue d'être. Meuh non je ne m'enferme pas dans des sectes : au contraire, je m'ouvre ! Et je reviens avec un bon viatique à travailler chaque matin en attendant le week-end du mois prochain !]

Et vous, qu'est-ce qui vous anime en ce moment ?

Je vous souhaite une bonne journée pleine de vitalité ! 

vendredi 26 septembre 2008

t'as pris ton Gérimaaaaax (le Chili dans ma vie)

Une chose que j'aime avec Nico, c'est la manière dont nous nous aidons mutuellement à atteindre nos objectifs. Nos entreprises, les livres qu'on écrit. Se garder en bonne santé, physique (c'est plutôt moi qui l'aide) et psychique (devinez qui remonte le moral de l'autre un jour sur deux). Et parfois l'inverse.

En ce moment on fait une petite cure de ginseng pour contrer la fatigue de la rentrée. Gérimax ça s'appelle, ce nom m'éclate on dirait un medoc pour 3ème âge (retarder le vieillissement des neurones...) C'est peut-être le cas.

Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la gale : j'ai compris depuis deux jours que ce blog est une bon pour moi (il donne de l'énergie et du soutien), tant que je m'enracine dans la vie réelle

les amis réels
les voisins réels
les activités hors écriture et lecture (quoique, je suis en train de préparer le retour à mon recueil, je suis très excitée)
le retour à mon royaume chilien (vie intérieure, accueil de l'autre, spontanéité : pas mal hein mon Chili rêvé !)

Et ça marche ! ce soir nous organisons une fiesta improvisada, vous ne pouvez pas savoir comme ça me met en joie... d'inviter les copains, les voisins, l'ancienne maîtresse de Chimène, mon client qui vient d'emménager pas loin... Les filles sont ravies. Et les deux voisines que j'ai été rencontrer, leur oeil s'est allumé... Je vais même aller inviter la dame du dessous.. enfin, peut-être.

Ma_petite_alliee

Je vous souhaite une bonne journée à mettre du Chili dans votre vie.

jeudi 25 septembre 2008

mes soirées chiliennes (ubiquar se)

Cultiver_son_jardin

Un aspect que j'ai aimé de mon année passée au Chili, ça a été les soirées. J'imagine votre sourcil arqué, votre intérêt réveillé à côté de la tasse de thé, Wahou elle va nous raconter ses nuits latinos...

Bien sûr j'ai participé à des soirées très conviviales et bien arrosées de pisco (mes amis chiliens faisaient la fête à la moindre occase) (tiens ça me rappelle que Nico et moi n'en avons pas organisé depuis très longtemps, de fête). Le truc c'est que le pisco sour est une boisson délicieuse à base de citron, j'adore ça, au premier verre je rigole, au second je passe ma jupe par dessus la tête et au troisième je roupille sur la cuisse de qui que ce soit sur le canapé. A vous de me dire auquel verre valait mieux s'arrêter.

Il y avait aussi les soirs où j'avais envie de me balader, je marchais dans les rues de la poblacion et allait squatter chez l'une ou l'autre de mes copines ; si elle était couchée (Rosa), je me couchais à côté d'elle et on regardait le film qui passait ce soir-là. Si elle était assise à tricoter dans son salon (Magda), elle me préparait une assiette pleine de fruits (son mari était maraîcher) et nous picorions des grains de grenade ou de raisin jusqu'à pas d'heure. Et si elle faisait je ne sais quoi (Lucy)... le sol de la maison de Lucy était en terre battue et elle adorait qu'on se lise des poèmes de Neruda.

Mais l'ordinaire de mes soirées chiliennes, c'était d'aller me coucher vers 22 heures (entre 18 h et 22 h on avait eu bien le temps de papoter avec ma famille d'accueil). J'emmenais mon grand cahier brun et relisais ma journée, ce qui s'était passé de bien et ce que je désirais améliorer. Puis j'écrivais une lettre, une lettre pas jour, à l'un de mes amis ou membre de ma famille plus ou moins proche. Puis je lisais. Ces deux heures à moi, dans mon royaume-lit, étaient souvent les plus belles de ma journée (qui pourtant ne manquait pas de bons moments). Mais cette relecture-pilotage des heures écoulées m'aidait énormément à vivre. Je me sentais près de moi-même, dans le juste (et quelle jubilation de corriger le lendemain une attitude qui avait déconné la veille ; les Chiliens ont un mot pour ça, desubiquada / ubiquar se).

Une fois par semaine à peu près, Nico a un dîner sans moi à l'exterieur ; à cette occasion je vais me coucher vers 22 heures et, dans mon lit-royaume, m'efforce de relire ce qui a besoin d'être relu. 

[J'ai la nostalgie de cette liberté d'aller et venir chez les uns et les autres ; de cette disponibilité des femmes qui les rendait tellement accueillantes. D'ailleurs cette semaine je décide de remettre un peu de Chili dans ma vie !] 

dimanche 21 septembre 2008

la belle personne

La_belle_personne_2

Les films de Christophe Honoré sont à la fois corrosifs et subversifs. Ils nous rappellent que nos vies peuvent basculer en un frôlement de peau et se ramener au plus important : l'émoi amoureux. Je fantasme cet homme en adolescent devenu adulte, qui aurait gardé le sens de l'essentiel sans se laisser corrompre par le reste (une famille. un travail sérieux. un plan de vie).

O la grâce du geste de Louis Garrel lorsqu'il prend le crayon des mains de Junie. C'est quand la dernière fois qu'un garçon m'a ainsi effleuré la main ? Et l'apparition juste une seconde de Chiara Mastroiani dans toute sa grâce d'adolescente vieillie, de muse un peu triste et toujours si belle.. Il la fait exister en un plan. Et le visage de Louis Garrel filmé inlassablement, avec ses soubresauts, ses regards en coin, ses traits mobiles qui se moquent des règles. Oh la la si j'étais cinéaste moi non plus je ne pourrais me lasser de filmer cet homme-là. Et la lumière blanche de l'hiver sur ces visages lisses et torturés.   

Les films de Christohe Honoré instillent une tentation anarchique, nihiliste, celle de me défaire de toutes mes peaux pour partir à la recherche l'émoi.

Que dois-je laisser mourir pour advenir ?

[J'ai la nostalgie de cette liberté adolescente ET l'amour de ma vie d'aujourd'hui, de mes Nico Alma et Chimène !]

[Crédit photo La belle personne de Christophe Honoré] 

jeudi 18 septembre 2008

la plénitude

PlenitudeOn devient adulte lorsqu'on a accepté ces 5 i

Irreversibilité du passé

Imprévisibilité du futur

Imperfection du présent

Irrémédiabilité de la mort

Insensé du tout.

Carlo Moïso

Parfois sans raison elle arrive : pataclam, la plénitude. Je trouve des solutions aux ennuis, les beaux moments s'enchainent, l'inattendu surgit, les inspirations se bousculent au portillon, je me sens belle belle belle. Toutes les déesses à la fois, mais surtout Aphrodite et ce n'est pas si facile de marcher perchée sur des talons hauts !

Je remercie mon père de m'avoir donné ce conseil, Ne néglige pas la compagnie des livres..
Et Vanina qui a parlé du livre sur son blog
Et je me remercie moi, qui ai tellement besoin de ces germes de changement dans ma vie, je m'accroche au premier qui passe et c'est souvent le bon à ce moment-là.

Faire confiance.

Temps volé, temps donné : mon regard s'est modifié. Un dej s'annule, il y a peu j'en aurais pleuré, aujourd'hui j'en ai profité pour courir au soleil ; Nicolas arrive plus tard que prévu, avant j'étais hystérique, aujourd'hui je prends le frais sur le balcon "déjà ?"

Ô c'est bon de sentir que peu à peu je m'équilibre...

Ah ah je fanfarronne si ça se trouve je suis juste dans ma phase maniaque ! Tant pis, j'en profite !

lundi 15 septembre 2008

espace mental

Trouver_ce_que_je_cherche

Ces deux mots hantent la Christie du mois de septembre 2008. Nouvelle expression valise, après l'inspirante d'avril, l'aimante de mai et la puissante de juin, je me répète à longueur de journée toutes les choses pour lesquelles j'aimerais créer davantage d'espace mental.

Mon travail bien sûr, l'actuel et l'à-venir.
Mes amis (mais ça va mieux)
Et le sexe, ah, le seeeeeexe.

En attendant, ces deux mots je les colle un peu partout et jusque dans les propals à mes clients (c'est qu'il en faut, de l'espace mental pour écrire un livre !).

Au lieu de me faire des reproches qui tournent en boucle, je ferais mieux d'être concentrée à la tâche du moment. Mais c'est plus fort que moi, j'ai au dedans une fébrilité qui ne me lâche que lorsque je cours (une drogue, on m'avait prévenue).

En attendant, je vais commencer à ranger ma maison. Take care of my insides, cela me parait un bon début pour libérer de l'espace (mental ou pas).

Je cherche sans savoir quoi. Mais je vais le trouver. C'est cela l'espace mental, des cases vides pour les remplir de ce que l'on a choisi ; ou de ce qui, peu à peu, s'impose à nous comme the right choice.

Allé, je retourne à ma propal ! Je vous souhaite une bonne journée, consacrée (aussi) à ce qui vous tient vraiment à coeur..

Et vous, quels sont vos mots mana du moment ?

[J'ai découvert ce blog récemment. Agnès Giard parle de sexe de manière à la fois passionnée et documentée, elle y met de l'intelligence - j'aime son approche ; tu vas rigoler Titoune mais elle me fait penser à celle du prêtre qui nous a mariés, un Jésuite. Sa grande idée est que nous devions être aussi bien armés intellectuellement pour parler de notre foi que du reste, la littérature ou le boulot par exemple. Eh bien Agnès Girard met une grande intelligence pour penser le sexe (du moins trouvé-je à mon petit niveau de femme en recherche). Le titre de son dernier texte me hante : les yeux sont des organes génitaux.]

[A propos. Je vous le dis, quand même... Nico a une chronique tous les lundis soirs sur France Culture (93,5 à Paris). C'est vers 19:30 dans l'émission Le Rendez-vous, animé par le génial modeste Laurent Goumard. Attention danger : 1. mon mec a une très belle voix et 2. après chaque interview d'écrivain par L G, j'ai envie de me ruer à la Fnac. Sans parler de la programmation musicale....]

lundi 01 septembre 2008

l'oubli

Je pars en vacances pour oublier ce que je ne sais pas résoudre : comment rendre la maison habitable ; comment me nourrir de mon activité professionnelle, au sens propre comme au figuré ; qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grande ?

Nous chargeons la voiture, parcourons quelques centaines de kilomètres, nous installons dans un lieu presque vierge de nos questions... Wahou, c'est les vacances ! Bien sûr, d'autres questions surgissent (on va à quelle plage ? vous venez mercredi ou jeudi boire l'apéro ?) mais globalement, le ciel immense et le soleil qui joue librement sur la peau tiennent leur rôle à la perfection.

Et puis les jours se font plus courts, et on s'aperçoit que les vacances touchent à leur fin. Nous chargeons la voiture, parcourons quelques centaines de kilomètres, tournons la clé dans la serrure... Et bam, comme les miettes sur la table et les lits défaits que nous avions laissés avant de partir... les questions nous sautent au cou et nous font une vraie fête "tu nous as laissées là pendant l'été, sans nous arroser ni nous donner de croquettes, mais surprise : nous voilà, et nous tenons une forme olympique !"

Elles n'ont pas menti les bougresses. Le pire c'est que dans l'euphorie des vacances, j'ai négligé de cultiver mes outils chassent-angoisses, résoud-questions. La médit', mouaif. Les temps de relecture quotidiens ou hebdo ? On verra plus tard. Du coup je me sens assez démunie, en manque d'énergie face à la montagne de choses pas drôle à trancher, à exécuter. 

'Reusement, Nico est parti moins longtemps que moi et ne s'est pas complètement défamiliarisé avec ces questions. Il impulse les moments de rangement et de réorganisation de l'espace, et m'aide à ne pas m'éparpiller. Souvent les gens me disent que j'ai l'air heureux et je hausse un sourcil dubitatif ; mais une chose est sûre : la tendresse fait repousser les ailes.

Et vous, comment vous sentez-vous ce lundi ?

[La question, la question que tout le monde semble se poser en cette fin août, début septembre : comment faire pour que cette année qui s'avance soit vraiment, mais vraiment différente de la précédente ?]

Juillet_c_etait_bien

Juillet - c'était bien...

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