Inlassablement je cuisine et recuisine le cake aux zests de pamplemousse de jp et Gaston. Trois essais en quinze jours, et le bougre n'a jamais le même goût - il faut dire que je ne lis pas les recettes jusqu'au bout ; à chaque fois un truc me semble chelou, alors je me penche sur le texte et Ahhhhhoui bien sûûûûr ! Cela ne m'a pas empêché de remercier la vierge ce matin encore pour le croustillant de la croute enfournée très chaude puis on baisse la température du four, mamamia. Et l'amertume des zests mélée au sucré de la pâte, il ne m'en faut pas plus pour affronter un dimanche matin.
Mais une chose que j'ai retenue et que j'accomplis sans faillir, c'est cette consigne de jp : faire tremper les zests dans trois eaux pour en ôter l'amertume. La première raison est sans doute que cette consigne se trouve au début de la recette. Mais il y a quelque chose de plus ; les mots roulent et roulent dans ma tête.
Et s'il nous fallait trois eaux, à nous aussi, pour ôter l'excédent d'amertume et nous rendre comestibles ?
Bouillotte/ huile à la prune / Chanel n°5.
Lèche de Churchill / écriture par ici / expérimentations culinaires.
Yoga devant la fenêtre / correspondance / visite à ma grand-mère.
Tour de pâté de maison / parlotte avec Chimène / plongée dans le beau regard de l'homme aimé.
Réunion inspirée / complots avec une amie / visite à la boutique de ma copine Le Truc.
Courrir le lond de la Seine / fin de soirée zapping / raccompagnage d'amis à leur voiture.
Et me voilà prête à être accomodée en cake devant lequel on s'agenouille.
T'inquiète pas jpb, je ne risque pas de les oublier les trois eaux.
Je suis heureuse car ma liste me semble infinie... Allé je vais regoûter une tranche de mon cake.
Et ça, c'est pas beau ça ?









































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