Bienheureuse séparation d'avec les enfants. Non que j'en aie eu trop - quoique, ces derniers temps les colères de mon petit ours (Maman. Je ne suis pas ton bébé ours mais une grande fille humaine !) m'étaient difficiles à supporter.
Alors, enfin, c'était prévu avant la vague de colères, Maman a emmené Chimène et Alma une semaine à la montagne. Je salue au passage l'énergie, la disponibilité, la patience, l'argent aussi offerts par ma maman pour les initier au ski.
Pouvoir travailler sans regarder l'heure
Sortir en amoureux, ou pas
Voir nos amis
Faire une cure de cinéma
Trainer dans Paris, sans but, sans horaire (finalement on repasse toujours par les mêmes endroits, la place Vendôme, Colette, le cafetier Verlet, puis la rue François Miron, l'épicier Izraël, puis la place de la Bastille et ses cinémas, puis le restaurant Yasube rue Sainte Anne)
Aller visiter une expo en prenant notre temps, en se faisant engueuler même car on rigole et on veut prendre des photos et on veut vivre un peu dans le musée (le noir de Soulages qui se terminait à Beaubourg)
Mais à 18 h, chaque soir, l'oppression du noir
Le ras-le-bol du silence
Le désir de ces petites mains qui viennent mettre du désordre
La nostalgie de leurs bras endormis autour de mon cou
Du coup, mon corps englouti dans un bain, mes mains ont pétri trois ou quatre cakes
Elles sont revenues - Maman nous les a rendues - samedi soir, vers 1h du matin
Joie, timidité de retrouver nos grandies, petite fête sur les lits, déballage de médailles et de livres. Et la pente qui s'impose, entre les 8 ans de Chimène, nos agendas pleins de rendez-vous, le soleil et le froid, la rencontre avec Pilar, et les amis qui répondent à l'appel : Mars sera une fête.
Pour celles et ceux qui s'intéressent à la philosophie de nos petit-déjeuners Ecrire pour.. j'ai développé une idée par là.











































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