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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























mercredi 08 avril 2009

à qui appartiennent.. suite

Miracles Avec mes cousins nous n'avons plus de maison pour nous retrouver. D'ailleurs nous ne nous y retrouvions pas, à Belle-île - j'y allais avec mes amis ! Mais quand même. On pouvait. Depuis la mort de ma grand-mère, nous n'avons même plus les Noëls où j'allais en grinçant et dont Nicolas devait me trainer pour que j'accepte de repartir.

Facebook avec tous ses défauts s'avère une ressource inattendue pour garder le contact avec mes cousins les plus jeunes ; et même, un lien bien plus immédiat et quotidien que celui que nous avons jamais eu. Superficiel, certes - mais qui tient. J'apprends les goûts musicaux et les difficultés et les rêves et je fais part de mes petites cuisines. On se réapprivoise.

Nos grands-parents avec tous leurs défauts se sont donné beaucoup de mal pour nous permettre de mener une vie de cousins. Et je suis heureuse de voir que cet héritage-là, la cohésion et la complicité, la gâteau aux pommes et le pili-pili, n'est pas dilapidé.

[A part ça je suis heureuse de vous présenter un miracle du même style : ma future forêt d'agrumiers, me demandez pas lesquels ! J'ai mis deux pots remplis de terre sur le bord de la fenêtre, dans lesquels je sème des pépins d'orange, de pamplemousse et de citron quand ça me prend (c'est-à-dire, quand j'en presse)(c'est-à-dire, souvent). Au bout de quelques semaines où on s'est dit "ça marche pas, àa marche pas", eh ben si !)]

mardi 04 novembre 2008

le gâteau de Grand-Mam

Me voilà de retour, le jour de mes 34 ans.

Gâteau de pommes pour le goûter, recette familiale que nous avons en commun avec tous mes cousins - les jours de gâteau au pommes c'était la fête à la table du dîner. Mes filles auraient préféré un gâteau au chocolat dans un moule Casimir, ignorantes qu'elles sont des traditions belliloises.

Dans ces moments-là je comprends ma gand-mère, l'autre, celle qui me reste et qui reste seule de sa génération, à se morfondre de tous les cousins et frères et soeurs perdus. Elle n'a plus que nous qui avons toujours trouvé à ce délice de son enfance, les craquelins, un goût de carton.

A part ça je me suis rarement sentie aussi sereine le jour de mon anniversaire.

Et vous, comment allez-vous mes trésors ?

[Pour mes 34 ans,
je vous fais le cadeau d'un titre de livre : Magnus.
C'est le plus beau roman que j'ai lu depuis le spendide Vestiges du jour, d'Ishiguro. Ah j'oubliais, depuis Le boulevard périphérique en fait ! (Si je vous en ai parlé d'un autre depuis, dites-le moi, j'oublie en ce moment..)

En trois jours je l'ai dévoré, lappé, porté dans mon coeur. Et il continue de creuser ses petites galeries.

Merci Sylvie Germain. Et merci Henri Bauchau et Kazuo Ishiguro. Vous ne pouvez pas savoir combien vos livres sont matière à tristesse, espoir, inspiration, humanité...

Mon recueil va avancer à grands pas maintenant. (Toute proportion gardée) ma vocation d'écrivaine, à la tâche austère de creuser le vide avec une plume, prend tout son sens quand je pense à ces trois livres-là.]

Petite_reine_2 

mardi 01 avril 2008

du bord de mer au grand marais

La_grande_maison_2 L'autre jour, pour mon nouveau produit de "biographies minutes", j'ai interviewé un client qui, dans ses rencontres business (pour les autres j'ai pas eu l'info), portait une attention minutieuse au nom. "Gulukian il était arménien vous comprenez, j'avais confiance... Je me suis associé avec ce Monsieur Bouillon et j'aurais pas dû, car quelques mois plus tard il a bu le bouillon.."

Ces bouts de conversations m'ont rappelé les fous rires qu'on pique à la table de mes beaux-parents en évoquant leur plombier qui s'appelle Lacrotte ou leur dentiste qui s'appelle Dumolard ; Nico a perpetué la tradition familiale en choisissant un ophtalmo qui s'appelle Beauregard ; sans doute ces noms associés à la profession inspirent confiance, tandis que Bouillon, hein..

En parlant avec ce client je me suis prise au jeu, et ai pensé à mon propre nom, Vanbremeersch. A chaque fois que je l'énonce les gens me demandent Vous êtes Belge ? et jusqu'à présent je m'excusais presque, Heu vous savez c'est le nom de mon mari... En oubliant que ce nom, personne ne m'a forcé à l'adopter voilà 8 ans (on fête aujourd'hui nos 8 ans de mariage civil). C'est le mien aussi, aujourd'hui ! Cela m'a pris 6 mois de m'habituer à dire "Christie Vanbremeersch", et donc 8 ans pour revendiquer comme mien ce nom. A côté de l'autre. L'autre qui parle de mer dans sa partie domestiquée, rassurante : le Bord de mer. Mes copines m'appelaient d'ailleurs souvent comme ça, Christie Bord de la mer. Et moi je pense à la côte d'émeraude, à la digue de Dinard bordée de falaises de pierres et de hautes maisons de granit.

Vanbremeersch aussi cela parle d'eau : la traduction littérale est "du grand marais". Mais une eau sourde, verte, féconde en plantes, insectes, grenouilles. Une eau qui nourrit, qui ne se laisse pas deviner, qui intrigue et inquiète... Le grand marais irrigué par de petites rivières, parfois souterraines. En nous baladant dans le Nord l'autre jour (la famille est originaire de Saint Omer et son fameux marais Audomarois) on en a vu partout des marais de ce genre ! 

Je suis heureuse de tanguer d'une eau à l'autre.

Et vous, que vous dit votre nom ?

vendredi 14 mars 2008

élever ses enfants à plusieurs

Maman_et_almaMaman est venue chercher les filles mardi soir et me les a ramenées mercredi vers 19h. Elles étaient (toutes les 3, + Mam qu'elles sont passées voir au retour) ravies enchantées, excitées comme si elles revenaient de vacances - et c'est vrai qu'à l'écoute de la liste de tout ce qu'elles avaient fait, on aurait dit qu'il s'était écoulé non pas une mais sept journées !

Quel soulagement pour Nico et moi (un peu malades, un peu submergés de boulot en ce moment) de ne pas porter seuls nos enfants ; quel soulagement de pouvoir les oublier complètement pendant 24 h, parce que nous savons qu'elles sont heureuses - et du coup nous nous concentrons sur ce que nous avons à faire, le travail, se soigner, aller au ciné tous les deux...

J'ai l'impression que les mamans modernes se reposent moins sur leurs parents qu'auparavant. Avant, quand y'avait pas la pillule et que les enfants venaient quand ils venaient - ben les mamans assumaient tout à fait l'idée de s'en "débarrasser" quelques jours ou plus longtemps auprès de qui elles pouvaient. Elles n'avaient pas le choix et ne se posaient pas trop la question.

Mais aujourd'hui que la contraception nous permet de choisir - et ben nos enfants "désirés", c'est comme si nous nous imposions le diktat de les désirer et de nous en occuper 365 jours sur 365. Nous culpabilisons d'avoir besoin de souffler et de penser à autre chose, le temps d'une parenthèse. "Je les ai voulus, je les ai.. mais je morfle !"

Le truc c'est que c'est pas sain pour nous ; et les enfants patissent aussi de cette influence limitée, de ces parents ronchons, crevés, déprimés parfois de devoir s'occuper non stop de leurs petits, sans temps pour faire ce qui les intéresse avec leur rythme propre. C'est ainsi que Nico et moi, super crevés le WE dernier, avons passé nos deux jours à enjoindre les filles à faire moins de bruit, à être sages parce que Papa et Maman étaient malades. C'est gai pour des enfants.. et pas tellement plus pour nous.

Maman travaillait et apparemment n'avait pas ce complexe. J'ai beaucoup été élevée par ma grand-mère paternelle, et par des nounous de tous poils (en plus de Maman qui s'est énormément occupée de moi) ; elle-même avait été élevée en grande partie et avec bonheur par sa grand-mère adorée. Et le flambeau se poursuit avec mes enfants. Je suis reconnaissante que Chimène et Alma bénéficient d'autres airs, d'autres rythmes, et puissent s'identifer à d'autres figures de femmes. Sans parler de la cohésion familiale apportée par ce genre d'éducation à plusieurs générations (Maman ne manque jamais de les emmener chez ma grand-mère, parfois elles s'installent carrément chez Mam pour la nuit, toutes les trois !)

[Note inspirée par le dossier de La Croix.]

[Maman et Alma en juin 2005... J'ai redécouvert cette photo l'autre soir, souvent à la fin de ma journée de travail Alma grimpe sur mes genoux et me demande de lui montrer des photos de quand elle était "un tout petit bébé".. J'aime bien..]

jeudi 03 janvier 2008

anniversary

Dimanche cela fera un an que ma grand-mère maternelle, Grand-Mam, est morte ; nous a quittés et assiste peut-être, de là haut, au délitement de ce qu'elle et son mari avaient construit sur terre : une famille ; une maison au milieu d'un jardin, au milieu d'une île. On ne m'avait pas demandé mon avis, remarque, et je ne l'ai pas donné, j'ai regardé de côté, mais maintenant que la maison est vendue, j'ai mal à ma maison fantôme.

Je ne digère pas la vente de notre maison de famille. J'ai peur de ce qui s'effiloche, peur de ne pas savoir prendre le relais et construire à mon tour quelque chose qui tienne. N'est-il pas présomptueux de vouloir se survivre à coups d'édifices ? Je me demande si notre génération saura faire - aura l'audace, la volonté, la capacité à se sacrifier (il en faut des sacrifices pour un militaire avec 8 enfants, pour acheter un terrain et faire bâtir une maison ; il en faut des sacrifices pour rester ensemble tout au long d'une vie...). Voilà, je vois ce que j'ai perdu et je ne sais pas ce que je saurai bâtir de mes mains, de mon intelligence et de mon coeur.

Au revoir, Grand-Mam, nous n'en finissons pas de vous perdre. Et grâce à vous je retrouve mes cousines, les filles des soeurs de Maman - une maison ne tiendrait-elle que par ses filles ? celles qui, précisément, ne voulaient pas qu'on le vende, notre maison... Nous nous serrons fort la main et nous sourions bravement et essayons de nous accrocher à de nouveaux projets, recréer de nouvelles traditions. Sans lieu commun, c'est plus difficile, mais nous y arriverons.

Maracasse

mercredi 28 novembre 2007

les tartines de rillettes

Mioum

Malgré toutes les différences entre nos caractères, Nico et moi sommes presque toujours d'accord sur l'éducation des enfants ; les gestes appropriés, les activités, les punitions - et nous rencontrons souvent les mêmes dilemnes (présentement, faut-il choisir une école primaire moyenne mais tout près de la maison, ou une école à meilleure réputation et à perpet).

Mon analyse de ce surprenant accord, c'est qu'en nous mariant nous cherchions aussi un conjoint qui ne reproduirait pas certains excès ou carences de nos familles d'origines (pardon les parents)... du coup, même quand l'un de nous aurait fait différemment que ce que l'autre propose, nous faisons confiance à notre tandem pour trouver le bon équilibre.

Il y a cependant un point ou deux où nos points de vue divergent... l'attitude face aux risques, l'expression de "je veux", et... les tartines de rillettes.

Dans la famille à Nico on ne mange pas entre les repas (du moins, hum, le pool des aînés dont fait partie Nico). Mes parents, eux, détestaient avoir leurs petits dans les pattes au moment de préparer le dîner, qui râlaient, j'ai faim, et qu'est-ce qu'on mange, du coup, dès que mon frère ou moi apparaissions dans la cuisine, Papa proposait "Tu veux une tartine de rillettes ?"

Total j'ai développé une passion pour ces petits filaments roses et salés (bien plus que pour la soupe obligatoire qui suivait ou les galettes du samedi). Total, chaque soir les filles ont droit à un apéro, ce qui au début a un peu énervé mon homme... mais qui moi me permet de cuisiner peinardote, avec les loulouttes à côté certes mais occupées à machonner leurs tomates cerises et raisins secs. Ainsi j'accompagne sans crier, et mes filles vont devenir obèses (mais nan...)

mardi 30 octobre 2007

les yeux ouverts

Que_devient_le_reveAu moment de mon mariage avec Nicolas, j'ai pensé pouvoir me fuir. Son amour inconditionnel et l'attrait hypnotique de sa famille m'ont permis de renier d'où je venais - d'autant qu'en me mariant j'ai changé d'appelation. C'était pratique d'oublier les Reboul et les Bord, les disputes pour un lopin de terre, la couperose sur les joues, la dépression héréditaire, le "trop de bouffe à table faut finir les restes tant pis si vous explosez" d'un côté et le "on mourt de faim dans cette maison" de l'autre.

Et puis cet été. Je suis allée dire au revoir à la maison de Belle-île.

J'ai repris le chemin de l'église (je force les filles à m'accompagner, une fois sur deux ou trois - c'est leur héritage - mais je préfère aller seule à ma messe qui prend son temps).

Je recommence à faire des soupes - toujours un peu trop, je suis tombée du côté du "trop" - je vous recommande celle-là, hmm...

J'ai repris les bavardages avec ma tante du côté de Papa, je me projete avec ma cousine du côté de Maman (elle veut me faire courir un tas de courses trèèès longues ouille ouille ouille !)

Je réécoute la musique qui m'enchantait, enfant ; Balavoine, Jane Birkin, la disco, Anne Sylvestre...

Quelle naïveté de penser que je pouvais me fondre. C'était tentant, mais.. je suis heureuse de me retrouver, petit à petit. Renforcée par la gaîté, l'accueil, la noblesse de ma seconde famille. Ancrée dans la ténacité de Maman, encouragée dans l'esprit d'entreprise de Papa, pleine de la joie de mon petit frère et portée par l'amour lumineux-dépressif de Mam...

[Et Nico aussi est heureux, je crois. On s'aime mieux libres ; on aime mieux son amour lorsqu'il devient davantage lui-même.]

Total pour les vacances, nous partons tous les quatre quelques jours dans sa famille en Bourgogne, puis les filles et moi rejoignons la mienne à Dinard. Nous fleurirons les tombes du grand-père de Nico à Vitry, et celle à Rennes de ma tante Annick, la petite soeur de Mam qui m'a donné sa maison.

mardi 25 septembre 2007

ma maison

Le retour dans ma maison après deux mois. Etrangeté du jardin vide dans la nuit, l'apparence nette du lieu sans bordel. Odeur de moisi (les fenêtres resteront ouvertes tout le week-end). Des livres que nous n'avons pas lu, des magazines posés ça et là, mais pour l'essentiel, tout est à sa place.

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Un truc que j'aime dans cette maison, ce sont les bruits qui circulent entre les murs, trèèès rassurant pour une jeune maman (moins pratique pour faire la grasse mat', mais vous en connaissez vous des jeunes mères qui ne se soient pas assises sur le concept de grasse matinée ?) Le mieux, c'est quand je suis dans mon bain - une salle de bain inondée de lumière naturelle, ça me change de ces pièces aveugles - et j'entends Nicolas papoter avec les filles, ils se disent des choses qu'ils ne se diraient pas si j'étais là, sauf que j'entends tout, et je savoure, ma maison de Dinard c'est la mort du fantasme "j'aimerais être présente à mon enterrement".

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Piouf

L'autre truc bien, de mon point de vue, c'est le passage. Cette maison est un moulin. Elle appartenait à Tante Annick, ma 3ème grand-mère, la petite soeur chérie de ma grand-mère, la tante chérie de papa et maman, la mère adoptive de mes deux cousins-oncles... Bref tout le monde se sent un peu chez lui dans ce lieu, c'est ce qu'avait voulu Tante Annick et je suis heureuse qu'elle m'ait transmis ce flambeau (même si la responsabilité est lourde). Faut juste que nous arrivions, Nico et moi, à le transformer petit à petit en un lieu à nous.

mercredi 19 septembre 2007

atavisme

Will_i_be_sued

Pour éviter qu'Alma ne se fasse pipi sur les pieds, sur la robe, sur la cunotte.. Je la porte et elle fait pipi sur mes pieds, sur ma robe (heureusement, ma culotte reste sèche).

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Dans ma famille, ma famille d'origine, enfin, ma grand-mère paternelle qui nous l'a légué à Papa et moi, on est exclusifissimes ; nous aimons les relations deux à deux - à plus, on essaye parfois, et l'intensité des échanges s'en trouve, comment dire, amoindrie. On est pollués par les tensions regnant entre les uns et les autres.. Total, je vois souvent mon père tout seul, ma mère toute seule, ma grand-mère toute seule.. et mes copains seul à seule et mes copines seule à seule.. Et voilà Alma commence à se réveiller un peu plus tôt pour passer un quart d'heure seule avec moi ; et Chimène aime les soirs où, à la sortie de l'école, nous n'allons pas chercher directement sa petite soeur.

Caramba, j'ai réussi à transmettre cet atavisme ! (ainsi que le caquetage de compèt ; mais celui-là, je ne sais pas qui me l'a refilé...)  

mardi 28 août 2007

je voulais de l'aventure...

Bond

... j'ai été bien servie !

Wahou, j'aurais jamais crû que retourner dans "mon île" serait source de péripéties si nombreuses et joyeuses. J'étais seule au milieu des autres, rencontres de fortune, membres de ma famille et vieux amis croisés au port ou à la plage, mais seule joyeuse, la Christie de 14 ans dans sa version épanouie, comme si enfin j'avais trouvé une joie qui m'a longtemps manqué. Sans Maman, sans Nico ni mes petites, je ne voulais rien, n'étais responsable de rien que de moi, au plus près de mes envies, en m'arrangeant pour les faire coincider avec la vie de la maison.

On a mangé comme 4. J'ai fait plein de vélo, ramassé plein de mûres, croisé un voisin-copain avec qui on aurait pu, un jour... et puis non.. J'ai dit au revoir à la maison, emporté quelques objets, un pull de ma grand-mère, une passoire en poterie (moi et la poterie...) ; j'ai découvert mes cousines beaucoup plus jeunes que moi, nous avons dormi toutes les 4 dans le grenier des enfants, nous avions le même âge...

La force d'un gâteau aux pommes, d'une tourte aux mûres, d'une giclée de nuoc-mam dans le riz ; les yeux verts dont nous avons hérité Maman, Chimène et moi, les colères soudaines, les rancoeurs ressassées, les mufleries, les confidences assassines... et l'amour au milieu de tout cela.

Que va devenir notre famille ? ça dépend de moi, aussi.

[Total j'ai loupé un bateau, un train, ai été prise en stop par trois étudiants, je reviens tout juste de Vannes, où j'ai passé la nuit à l'hôtel de la gare pour prendre le 1er train du matin !]

Ma Photo

juillet 2009

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