Catherine me demande comment j'ai commencé à courir, dans l'intention de s'y mettre elle même. Comme la plupart des choses que je fais, cela a été un processus à la fois évident et riche en méandres.
Tout d'abord il y avait cette plainte, celle de me trouver trop grosse (au niveau des joues et de la taille) : moi qui me vois mince, je ne m'aimais plus ; et j'avais beau pratiquer le yoga et tenter des régimes, le yoga ne me faisait pas mincir et la privation de certains aliments me déprimait.
Quand je me suis mise à courir, physiquement les premières fois ont été dures, mais l'éblouissement de la ville reconquise a été immédiat. Croiser des gens qui vont et viennent à vive allure mais pas trop, des gens qui rentrent du boulot ou promènent leurs enfants, des vieux (ou de beaux mecs) avec leurs chients, être près de l'eau, voir s'éveiller les parcs, confier mon visage nu aux éléments, c'est l'une de mes principales motivations et la sensation n'est pas la même que lorsque tu marches ou lorsque tu fais du vélo.
Puis il y a la tenue.. c'est toujours marrant de s'habiller différemment pour faire une activité, en tout cas moi j'ai trouvé des caleçons de course 3/4 que j'aime beaucoup, de jolies baskets roses, un sweat à capuche... et après chaque étape, genre une course, je m'offre un bout d'équipement supplémentaire.
Il y a aussi la liberté que ça me donne, une ou deux heures à moi pour me balader, réfléchir, écumer ma frustration de ce qui pèse dans ma vie... Très précieux.
Et puis les résultats bien sûr : un corps plus tonique, un pas plus léger, une confiance en moi accrue, j'ai moins mal au dos.
A une époque j'adorais l'après - les étirements, la relaxation, les abdos que je faisais sur une petite pelouse du parc André Citroën. J'ai un peu laissé tomber, c'est dommage, plus que dommage. Mais la douche "repos du guerrier" en rentrant est toujours aussi douce.
Ce qui me touche aussi c'est la fierté de mes trois amours quand je participe à une course, pour les 20 km ils avaient préparé sur les voies sur berges des banderoles en papier qui sont restées un mois, dès qu'on passait devant en voiture j'étais super fière de les retrouver !
Et cerise sur le gâteau, depuis que je cours en musique mes foulées se font plus gazelesques. J'ai l'impression de pouvoir courir beaucoup plus longtemps sans me fatiguer. D'ailleurs mes amies coureuses, si vous avez une compil de musiques pêchues spécial course, je suis preneuse ! Et en échange je pourrais même vous envoyer l'une de mes compils "musique de filles". Si ça vous dit.. Vous pouvez m'envoyer un mail !
Et vous c'est quoi vos trucs pour courir ou persévérer dans votre sport aimé ?
En attendant je vous souhaite un lundi joyeux, mes chéries-chéris.
Ah oui j'oubliais, mes objectifs pour 2009 : deux courses, le semi de Paris et le Marseille-Cassis ; progresser au niveau du temps et de la récupération. C'est très riche une course, car on voit ses failles (le corps raconte rarement des histoires) et cela aide à progresser.
[ça n'a rien à voir... ce texte de Fonelle me rappelle que l'on oublie trop vite le célibataire que l'on a été, au même titre que l'on est parfois tenté d'oublier l'enfant en soi. Ben c'est dommage. Car comme le dit Charles Dantzig, "La famille rend asocial. Heureusement qu'il y a les célibataires, les divorcés, les veuves et les homosexuels pour créer une société."
Les commentaires récents