l'attente
En fait ça ne me dérange pas tant que ça d'attendre. Il y a bien sûr des jours où c'est désespérant. Mais le délai entre l'éclosion du désir et sa réalisation me permettent de vérifier que c'est bien ça que je veux. Parce que parfois, on se trompe de désir.
Puis de le savourer quand ça arrive (car les voeux finissent souvent par se réaliser, non ?).
Entre les deux, j'en profite pour créer toutes ces petites choses qui sur le moment me paraissent anodines, des compensations en quelque sorte, que je mets en route presque sans y penser, juste pour ne pas désespérer ou m'aigrir... Car l'aigreur quand même guette et c'est un piège terrifiant.
Il y a aussi tous ces chemins que l'on emprunte pour essayer de dompter ou plutôt, apprivoiser la chose convoitée. Il s'agit très souvent d'accorder deux désirs, d'entrer dans les raisons de l'autre ou dans les nôtres propres. De regarder de très très près nos élans et notre ombre et ça c'est douloureux mais aussi, c'est ce qui nous fait grandir non ?
Avec le recul, quand "ça" arrive enfin, je regarde avec amour le parcours accompli pour réaliser ce désir, et je comprends que c'était lui, le chemin, qui contribue à rendre si précieux l'enfant ou la maison ou le job ou l'homme - je comprends que toute ma vie est un chemin vers ce désir.
Avril 2005 - dix jours avant la naissance d'Alma. Sa maîtresse hier m'a dit que je l'habillais avec des affaires trop petites, du coup ses amis se moquent d'elle. Il serait temps que je la laisse grandir.







































Les commentaires récents