Ouf ! Je viens de terminer la lecture de mon chef d'oeuvre de littérature pédagogique commencé cet automne - Parler à nos enfants pour qu'ils écoutent, écouter pour qu'ils nous parlent, de Farber et Mazlich. Les auteures prévenaient qu'il fallait le lire lentement ; c'est ce que j'ai fait.
Aujourd'hui, je ne crie presque plus jamais sur mes enfants, sauf quand je suis de mauvais mauvais poil (et donc ça n'a pas grand chose à voir avec elles...)
J'étais déjà animée des excellents principes, hérités de mes parents, de foutre la paix au maximum à mes enfants et de les supporter dans leurs entreprises (et d'être là en cas de pépin). Mais ce livre va plusieurs steps beyond (je l'ai lu en anglais et jusqu'à la dernière miette).

Ecouter leurs sentiments, sans jamais les minimiser, et même les reformuler pour permettre à l'enfant de se sentir compris.
Ne pas gronder, ni punir, ni rabacher ; à la place, donner ses attentes, permettre de réparer, exprimer ses sentiments, donner les consignes en un mot (Pyjama !) ou parfois, par écrit (la petite note illustrée par les filles, "Fermez la porte du grenier", a fait merveille dans la grande maison de campagne à la Toussaint...).
Rendre autonome, en laissant à l'enfant s'approprier ses propres questions : "à ton avis ?" "qu'est-ce que tu en penses, toi ?".. et en resistant à donner des conseils pour tout.. et en donnant le maximum de choix..
Faire 10 compliments descriptifs par jour.. et tenter de relier le progrès ou le truc bien fait à une qualité. "Il y a plein de détails sur ton dessin, tu t'es vraiment appliquée, la minutie et la concentration sont des qualités très précieuses.."
Sur le plan de la forme, j'ai aimé les bandes dessinées qui donnent à voir la situation... les tableaux récap, toujours pratiques pour mon esprit de moineau... les retours de parents, concrets et nourris de la réalité, de détails, de leurs préventions et objections.
Mes filles s'ouvrent. Me racontent leurs difficultés. Osent m'avouer leurs forfaits. Sont plus indépendantes. Font moins de colères. Trouvent des solutions par elles-mêmes. Sont moins jalouses quand je passe un moment seule avec l'une d'elles. S'ouvrent à mes propositions d'exploration.
Et moi, je me sens une mère plus compétente. J'arrive à passer plus de temps avec elles, à jouer, à peindre, hier avec Alma on a fait un collage, à sa demande... Pi je transmets à Nicolas la bonne parole.
Merci ce livre. Merci moi de l'avoir dégoté et de l'avoir lu en entier, et de tenter de l'appliquer.
Merci aussi jp de m'avoir recommandé les nouvelles merveilleuses de John Updike (en anglais très facile à lire, comme Jane Austen !), la bonne nouvelle c'est que je les ai sirotées et adorées qu'elles sont fines poignantes et bien ficelées ces histoires d'hommes vieillisants... la mauvaise nouvelle c'est que j'ai un gros complexe avec les miennes de nouvelles ! et à la fois ça m'ouvre plein de perspectives...
Et puis, je suis contente car au début de l'automne j'avais du mal à terminer les livres dont j'entreprenais la lecture. Ces fins m'aident à envisager d'aller jusqu'au bout d'autres projets, aussi.
Les amis continuez à m'envoyer vos coups de coeurs et encore mieux à les poster dans les commentaires au fil des jours, comme tu l'avais fait Marijo à propos de ton émission de Christophe Fauré, si ça ne me parle pas à moi ça parlera aux copines !
Bonne journée mes chéries-chéris, pleine de lumières et de découvertes et de partages.

Alma fait de la pub (gratuite) pour les magnifiques Serres d'Auteuil, un jardin ouvert tous les jours, gratuit, exotique, antique, dépaysant.. et qui jouxte Roland Garros. Devinez ce que cette machine à fric a décidé d'envahir d'annexer de détruire, pour s'étendre ?
Et franchement, Roland Garros est mieux géré et sans doute plus puissant et volontaire que ces fragiles serres et les pots anciens magnifiques du jardin (un des batiments du début XXème sert quand même à garer les scooters et les tuyaux d'arrosage des jardiniers ! pi les serres ferment un peu à l'heure où ça arrange les jardiniers... Oui c'est géré à la française versant fonctionnaire et bordèlique, il y aurait de la rationalisation à faire, peut-être.. et quel charme !
No s'etendra par là, Rolando Garroso.
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