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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























mercredi 01 juillet 2009

et les draps s'en souviennent

Dans ma tête

Drôle de nuit passée (seule, Nico est à New York) à imaginer mon livre.  Ma difficulté à trouver une forme pour cet objet-là, mon chef-d'oeuvre-à-venir. (Je n'arrive pas à écrire un livre tout modeste qui porterait mon nom et donnerait à éprouver un bout de ma vision du monde, comme je fais un peu ici tous les matins sans me mettre la rate au court bouillon... alors je vise le chef d'oeuvre).  

Moi qui me suis toujours vue comme écrivain, qui passe mon temps à écrire, qui écrit pour mes clients sans (trop) de difficultés.... Pouquoi ça passe aussi difficilement quand il s'agit d'un projet à moi ?

[Dans le même ordre d'idées
je me sens impuissante pour tout un tas de trucs.]

Hop hop hop assez ratiocipleurniché. Je m'élance. On verra bien. 

vendredi 05 juin 2009

apprend-on quelquefois ?

Tatasse un jour tatasse toujours

"Tu ramènes tout à toi !"
La soeur aînée de Maman m'a fait cette remarque lorsque j'avais quatorze ans. Ca m'avait énervée sur le coup, parce qu'elle avait raison. Et je m'étais promis de changer et de faire attention et d'entrer dans ma petite tête que le monde ne tourne pas autour de moi.

Ben tiens.

Hier soir rendez-vous important pour mon avenir professionel (dit comme ça ça fait sérieux hein !) (je vous raconte dès que je suis fixée mais s'il vous plait ne me posez pas trop de questions déjà que je meurs d'envie d'en parler à la terre entière !..). Rendez-vous important donc, Nicolas se joint à nous... Et quand on quitte notre interlocuteur il me debriefe : "Tu as commencé toutes tes phrases par Moi je."

Crucifiée je suis. Au lieu d'écouter en profondeur, de brainstormer, de creuser, de rassurer, tout ce que j'ai su faire c'est ramener le sujet à ma petite personne qui sait faire ce qu'on lui demande et a toutes les capacités requises et et et et Maîtresse ! A trente-quantre ans et sept mois. Dans un rendez-vous professionnel. Et c'est bien beau de me demander "Comment puis-je mieux faire la prochaine fois ?".. Je n'en ai pas 10 000 des rendez-vous avec une personne que j'estime, pour une cause qui a du sens pour moi.

Allé. J'arrête de me traiter de crétine des Alpes et je me demande quand même comment je m'y prendrai, la prochaine fois, pour mettre le projet au centre et pas ma toute petite personne. 

[Hu hu.. mon ami de blog Laurent a donné ici puis là une trèèès belle définition à ma question "qu'est-ce que grandir" : avec lui j'ai l'impression de grandir encore.

Bon moi je ne sais pas encore pour qui je vais voter dimanche, et vous ?... ça n'a rien à voir en principe avec pour qui je vais voter, mais l'agence de Nico a réalisé une très belle vidéo de campagne pour l'un de ses clients !

Et à part ça, une bonne nouvelle pour nous les mamans.. ]

vendredi 03 avril 2009

ma vie en chiffres

Moi je rapporte de l amour

[Grande innovation cette année : dans le cabinet de comptables où je suis enfermée pour aligner des chiffres qui tombent rond, ils m'ont mis internénette ! Les fous...]

Chaque avril revient l'heure de la compta. L'heure que dis-je, les JOURS où je suis obligée de trier des factures et de regarder en face ce que Plume de vie a rapporté, mon petit toutou. 


C'est à cette époque, l'année dernière, que j'ai pris la décision de faire une pause dans la prospection car vraiment, le rapport effort / rému + plaisir était devenu défavorable.... 

Premier constat en regardant ma compta 2008 : c'est moins déprimant que prévu. Mon travail a au moins servi à me former (beaucoup) et à faire vivre la famille (un peu, mais de plus en plus). 

Après quelques nuits d'insomnie, je reprends confiance pour la suite. Oui, je crois que... je vais arriver à gagner très bien ma vie en exprimant ma personnalité profonde. N'est-ce pas ce à quoi nous aspirons tous ? 

Allé j'y retourne, mon comptable va venir vérifier ce que j'ai fait depuis une heure.. Ferait pas beau voir qu'il me retire mon accès.

[Hou la méchante langue, il vient de m'apporter des bonbons !]


lundi 30 mars 2009

la terre rejoint le ciel

Soleil timide

Ranger le bureau
Me plonger dans les dossiers
Faire le point avec mes clients
Lire les petites lignes des relevés de banque
Préparer sérieusement mon intervention de demain
Ecouter mon amie L. quand elle m'affirme que j'ai des choses intéressantes à transmettre
Ramasser les tasses qui traient (et les chaussettes, et les doudoux et.. tout le reste !)
Rester ferme quand Chimène conteste ma décision d'acheter une paire de chaussures à Alma et pas à elle
Montrer à Alma les gestes simples qui vont l'aider à devenir autonome.. de plus en plus humaine

Le remède à mes angoisses  du week-end réside dans cette solution simple : dresser le constat de ce qui merdoie ;  m'engager de tout mon coeur dans les actions correctives.

(Et continuer à écrire des haïkus, préparer mon prochain podcast, rêver encore à cette relation professionnelle et humaine en train de se nouer, ne pas oublier mon yoga et de lire, bien sûr. Comme dit Jean-Pascal, Va falloir se lever de bonne heure ! Tant mieux, je suis du matin..)

Et vous mes chéries-chéris, y'a quoi au programme de votre lundi ?

jeudi 26 mars 2009

8 raisons pour lesquelles je suis fidèle à France Culture

Un compagnon du quotidien

Parce que j'aime la radio sans pub - le respect induit par cette absence de cris et de jingles ; contrairement aux affiches ou aux pubs télés, la pub audio est rarement aimable.

Parce que j'aime le rythme de leurs Matins - la voix mesurée d'Ali Badou, la diversité d'opinions politiques et de personnalités des chroniqueurs, le temps pris pour écouter l'invité...

Pour les incursions dans la société de l'émissin Sur les docks. Sans commentaire, sans jugement, avec humanité et empathie, donner à voir une réalité complètement étrangère à la mienne.

Pour le rire qui surgit dans Les Papous le dimanche à l'heure du déjeuner.. Les surprises de "qui est l'invité" de A voix nue.. Pour l'histoire lancinante et captivante du feuilleton à 20h30.. Pour la voix chantante de Francesca Isidori..

Pour l'adresse à l'intelligence. Il y des moments où le sujet me gonfle, mais très rares sont les fois où je me dis d'un intervenant "c'est un con".

Pour Matthieu Conquet, le défricheur musical du Rendez vous, et qui déniche chaque soir un groupe qui vient jouer en live.

Pour Frédéric Mittérand et feu son Ca me dit l'après-midi, deux heures de découverte de l'univers d'une personne bien, en live du café de l'industrie.

Pour Jean Lebrun, avec qui j'ai eu envie de travailler dès que je l'ai rencontré la première fois... 

Mes chéries-chéris, je suis fourbue et heureuse. Dieu que j'ai envie d'appartenir un peu, un tout petit peu, à une Maison !

lundi 16 février 2009

nostalgie du temps d'avant (problèmes de riches)

Vais je y arriver

Les gens qui réussissent après de longues années de lose (elles sont toujours longues, les années où on exprime une fraction de son potentiel)... A la fois ils savourent leur chance, et à la fois on sent pointer, au milieu de l'incrédulité émerveillée (C'est à moi que ça arrive, toutes ces belles choses ?), une forme de nostalgie.

Nostalgie du temps passé à glander. Du temps dédié à des activités improductives comme étirer le temps sur une terrasse avec des citronniers en caressant un vieux chien et en buvant une citronnade ; temps dédié à bloguer, à jouer à des jeux sur l'ordi jusqu'à pas d'heure. Disponibilité pour ses enfants, pour rendre service, pour accueillir des amis à la maison. Nostalgie de la liberté, "On part 3 jours ?".

Réussir au delà de la première inspiration qui relève du coup de génie - s'engager dans cette première inspiration - demande un souffle de longue haleine, maintenir le niveau d'énergie et de flamme dans les yeux ; sinon le carosse redevient citrouille et la robe scintillante, des habits déchirés ; et la chute est encore plus terrible lorsque l'on a eu un goût du paradis. 

En ce moment j'oscille entre l'immense envie de me hisser - et la flemme, et la peur. Peur que ça ne marche pas, peur que ça marche !

Eux ils ne se posent pas toutes ces questions

Je vous souhaite une bonne journée tendues vers un objectif à votre mesure, mes chéries-chéris. Un tout petit peu plus haut que votre mesure.

[A part ça, je viens de terminer ce livre. Un bijou de finesse et de personnages denses, humains.. cruels et souffrants dans leur humanité. J'ai bien fait de ne pas le lâcher, parce que je l'ai adoré ! (en anglais c'est toujours un peu plus dur de s'accrocher..)]

http://www.deezer.com/track/191703

mardi 10 février 2009

persévérer

Fragile

Au menu de la semaine : la persévérance.

L'histoire de ma vie, je reçois dans ma tête des idées par brassées, j'en concrétise un grand nombre (ce qui au passage me demande un travail dingue). Et piouf, une fois que les 3/4 du chemin sont parcourus, je me décourage ou me lasse ou suis happée par une nouvelle idée qui brille vachement plus, forcément, que ce vieux machin rouillé (= le projet en cours de réalisation). Et voilà que ma vie est pleine de recueils de nouvelles presque envoyables, de newsletters qui s'arrêtent au n° 3, de livre qui commence à marcher et puis le soufflet retombe. Enfin pas des tonnes mais un de chaque ça suffit non ?

Donc cette semaine je dis : halte au sabotage ma cocotte. Je termine le n°4 de ma newsletter et je hisse mon recueil de nouvelles au niveau de l'éditeur que je cible et dont j'ai réussi à choper les coordonnées. Ah ah. Moi on (je) ne m'arrête pas comme ça.

[La phrase qui m'a mise en joie : une de mes grandes copines dont la carrière cartonne, celle de son mari aussi, et qui est venue chougner : "Tu comprends on n'a même pas de quoi s'acheter une piscine pour notre résidence secondaire !" Elle était super triste. J'ai adoré qu'elle me dise ça ; la fille qui demande toujours plus à la vie ; la confiance que je ne vais pas la juger (elle le sait pourtant que j'ai un blog !) ; et l'envie que ça m'a donné, à moi, de bosser aussi pour pouvoir acheter des choses qui ont du sens pour nous. Une maison à Belle île par exemple (on a aussi besoin d'un nouveau four mais ça fait moins rêver, pas vrai !).

En attendant, vendredi 13 on va jouer au loto.

Il est grand temps de se jeter dans les bras de la chance.

Et vous mes chéries-chéris, qu'est-ce qui vous a fait rire ces jours-ci ? ]

http://www.deezer.com/track/134192

lundi 09 février 2009

la voix toute nue

A la porte d un nouveau monde J'ai commencé il y a quinze jours une démarche de... coaching vocal. (Nico dit que je devrais gagner ma vie avec une activité où je me développe. C'est bien mon intention que mon travail me fasse progresser ! mais pour l'instant j'explore ce nouveau domaine en payant : la voix).

J'avais envie de le faire depuis longtemps, sortir de la "simple" écriture pour incarner ce que j'ai à dire (ou les mots des autres)... Et une occasion est venue précipiter ce désir. Voilà, en août je vais commencer à transposer l'esprit de ce blog dans une chronique à la radio. Deux minutes quotidiennes pour un carillon d'été (s'il vous plait, ne me demandez pas la station je préfère ne rien écrire de fixe tant que ce n'est pas fixé), en un haïku du matin d'une couleur différente chaque jour. Je suis, je suis, je suis... Super excitée. Pleine d'énergie et de peurs. A la porte d'un nouveau monde où je peux tout foirer ou m'épanouir comme une fleur (ce sera probalement un truc entre les deux).

Bref je m'entraîne à lire mes textes, certains textes - et je trouve ça duuuur ! Dur d'intimer à la voix l'inflexion désirée pour traduire l'émotion désirée. Dur aussi d'avoir devant moi Sheherazade (elle s'appelle Sheherazade, ma coach, j'adore son prénom, et vous entendriez sa voix...) : mon visage nu face au sien, mon corps debout face à son corps assis, ses grands yeux noirs, et moi obligée d'assumer ce que j'ai écrit ; le désir, le manque, la perversité qui affleure. Confrontée à ma pauvreté d'intonations et d'imagination lorsqu'il s'agit d'incarner toutes ces choses que j'écris si facilement, planquée derrière ma feuille ou mon écran.

Et puis petit à petit, face aux contraintes (ARTICULE chaque mot... Va super vite... Va super lentement.. Lis de plus en plus vite.. Exagère les silences), le plaisir de sentir comment je peux faire passer mon texte. Grande fragilité, grande jubilation. Je n'ai pas fini de grandir.

Mes chéries-chéris, s'il vous plait, croisez les doigts pour moi. J'ai besoin de me hisser à la hauteur des chances qui me sont données.

[Prochaine étape, le théâtre d'impro ? Si vous connaissez un cours que vous aimez dans l'ouest parisien, je suis preneuse.]

vendredi 16 janvier 2009

la plante gelée

Elle doit s appeler Christie celle la Hier ma cliente qui n'avait pas donné signe de vie depuis deux mois, m'a envoyé un mail sans trop d'équivoque ; j'aurais dû m'y préparer mais, comme souvent quand une relation agonise, j'évite surtout de porter ma conscience là où ça fait trop mal.

Je suis peut-être l'anti-modèle dans ma gestion d'une relation CLIENT - pour moi un client certes me donne l'argent qui me permet de vivre, mais c'est surtout un potentiel d'inspiration fantastique ; et d'action, d'élan, de râlerie, bref, de vie. C'est par elle que j'ai regardé Into the wild ; par elle que je me suis mise à apprendre des poésies (va falloir que je m'y remette, d'ailleurs..)

Ma première rencontre avec cette cliente m'avait tellement enthousiasmée que pour la fêter, j'avais acheté un hibiscus rouge, du rouge de sa robe. L'hibiscus a fleuri tout l'été, tout l'automne, et puis début décembre il a commencé à se flétrir. Je n'ai rien fait ; pas davantage que j'ai levé le petit doigt quand les températures sont devenues négatives, ce qui a achevé de l'enterrer.

Mon bel hibiscus est mort. Ma relation avec cette belle personne, mourante. Au moment où je vous parle, d'autres clients sont en train de décider s'ils continuent leur livre. Le métier que j'ai voulu quitter, à présent c'est lui qui me quitte.

[Je prends grand soin en revanche, d'une toute petite plante offerte par une amie au loin, modèle de robustesse et de vitalité. Quand elle va mal, je lui rappelle la ténacité de sa plante. Moi au moins, cela me réconforte.]

[Troforte cette Fonelle : elle pose encore la question qui tue..]

jeudi 09 octobre 2008

10 métiers que j'ai rêvé d'exercer

Mon_pistolet* Boulangère patissière, à cause de la bonne odeur et pour manger des gâteaux toute la journée

* Jardinière pour gratouiller la terre et travailler dehors et repaître mon oeil de verts et de fleurs

* Factrice, pour apporter aux gens les lettres qu'ils attendent avec tant d'impatience.. voire les écrire moi-même à ceux qui n'en reçoivent pas souvent

* Ecrivaine bien sûr ; je n'avais pas spécifié le type de livres, j'ai bien fait...

* Religieuse-missionnaire, au Chili ou au Brésil ou en Birmanie, pour la vie aventureuse et être entourée tout le temps...

* Sage femme.. Accompagner une femme, lui tenir le dos, la main, être là sur la longueur du travail, prendre un peu de sa douleur, aider son mari à savoir où se mettre et comment soutenir au mieux sa précieuse qui souffre... enfin, accueillir dans mes mains la petite tête ou les fesses maigrelettes du petit qui a réussi à résoudre le dilemme, s'extirper de son nid pour aller regarder le monde

* Psychologue, ça m'a toujours intéressée de comprendre ce qui n'allait pas et d'aider à aller mieux

* Ah oui, éleveuse de chiens ; et avant cela, vétérinaire. Je me voyais très bien faire des piqûres aux moutons et aider une vache à véler, en pleine nuit, les genoux dans la paille et la bouse. Les ambiances d'étable ne m'ont jamais rebutée...

Finalement, mon métier actuel est une bonne synthèse de tous ces métiers-là!

Alma mon petit pistolet nous a prévenus : "Moi quand je serai fleuriste, je roulerai en décapotable rose et j'aurai un zèbre.."

Ma Photo

juillet 2009

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