un vendredi soir de rires avec Nico
un samedi matin de lessives et de croissants
puis la campagne chez nos amis - le soleil ras sur les champs qui reverdissent
les enfants qu'on voit à peine tellement ils jouent ou se chamaillent
les amis qu'on a le temps de regarder sans rien dire
les paroles vraies échangées
le coin du feu difficile à quitter
plongées légères, comme en balade, dans mes livres magiques (essayez ! croyez ! ça marche...)
les bons gâteaux
les gestes offerts sans rien dire
Churchill qui s'en donne à coeur joie, traverse par miracle le lac à peine gelé, court après les moutons, lèche ses pattes endolories
le soleil, oui, le soleil sur l'herbe gelée et sur nos peaux affamées
les bêtises des enfants qui sautent des arbres, de la maison en plastique devenue trop étroite pour eux - déjà
l'odeur de feu de broussailles ramenée sur mes vêtements - et la mèche de cheveux qui a brûlé quand je soufflais sur les braises
c'était bien.
[Les larmes sont bonnes, souvent, car elles disent qu'un truc cloche et qu'on l'a compris, elles disent aussi qu'on ne se rend pas, qu'on n'accepte pas. Un chapitre de Clarissa en parle merveilleusement bien, la selva subterranea, prenant appui sur le conte de la jeune fille sans mains. Anna aussi, ici..]
[Et c'est qui, c'est qui ce soir qui va se customiser son petit shampoo aux huiles essentielles ? Bah oui c'est moi ! Je ne sais pas encore quel mélange je vais concocter mais j'en rigole à l'avance.]














































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