Comment s'adresser au vide ?
Vous savez de quoi je parle : cette sensation d'angoisse qui nous prend à certaines heures, pour moi c'est souvent l'après-midi et ça s'accentue en début de soirée...
Où mettre son trop plein de libido, celui qui n'est pas absorbé par notre vie familiale et de couple et au travail et amlcale... ?
Il y en a qui bouffent, qui boivent, vont fumer leur clope. D'autres qui travaillent sans s'arrêter. D'autres qui vont instagramer, facebooker, checker leurs mails ou les commentaires sur le blog. D'autres qui font cela tour à tour.
D'autres développent aussi des dépendances relationnelles.
Ma 2ème psy (c'est fou de compter les psys) m'avait alertée des dangers que représentaient ce vide, pour moi.
Pi j'ai recontré la méthode Julia et les pages du matin. J'avais lu aupravant Femmes qui courent et La femme dans les contes de fée, qui comme ma psy m'avaient alertée sur ce problème du vide, et permis de donner un nom et une cause à mon puits sans fond.
Mais "la méthode Julia", elle, incite à faire. Et c'est le faire - le mouvement, la matière - le faire censé j'entends (rien à voir avec l'activisme névrotique) qui me permettent, et à des milliers de gens je crois, d'apprivoiser ce vide.
A quoi suis-je appelée ?
Qu'est-ce qui serait amusant aujourd'hui ?
Comment puis-je être le plus utile ?
Qu'est-ce qui m'attire, me dégoute ?
Quelle est mon histoire ?
Qu'est-ce qui me comble ? Qu'est-ce qui me manque ?
Ces questions que je me pose chaque jour, et leurs réponses qui surgissent au fil de la journée, m'ont permis peu à peu d'apprivoiser mon vide. Qui n'est plus à présent une eau stagnante mais un vrai puits, qui se remplit et se vide et se remplit et se vide et me permet je crois de vivre plus harmonieusement.

Mes piratesses, qui aujourd'hui s'occupent avec un bout de papier et trois foulards, devront-elles elles aussi apprendre à combler ce vide existentiel ?
By the way mon expo photo se poursuit par là !
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