L'une des choses que j'aime avec mon blog, c'est qu'il m'a encouragée à prendre des photos (ce n'est pas si facile de se lancer dans un domaine quand quelqu'un de très proche est si doué que l'est Nicolas !).
Au tout début (il y a huiiiiiiiiiit ans mes amis !) j'ai commencé à poster des textes sans photo, ah ah, aucun succès, la gloire internadzionale ne m'est venue que lorsque j'ai eu l'idée géniaaaaale d'associer textes et images (quelqu'une me l'a un tout petit peu inspirée, ah ma Sophil comme je me sentais petite devant ton blog !). Ouf. J'ai failli passer à côté de quelque chose, et ce quelque chose c'est l'expression de mon regard par la captation de l'image.
J'ai pris beaucoup de photos des enfants, beaucoup des photos de la maison, et puis aussi des photos des villes et des bouts de nature que je rencontre. Des vitrines de boutiques aussi, et des cafés. Les gens, j'ose pas trop (à part mes petiotes, qui un jour m'en feront le procès.. ?), et je le regrette car je croise de ces humanités que j'adorerais mettre dans la boîte.
Avant de prendre chaque photo, je vous promets, je me demande "so what ? ce truc a-t-il de l'intérêt" et parfois non et parfois elle me plait.
Ce que j'aime aussi c'est tout l'archivage, nos années de photos qui me montrent les changements survenus dans l'arrangement de la maison. J'aime voir des détails poétiques, comme des fleurs, des dessins des enfants, une manière de mettre une orchidée ça ou là, une sculpture de Chimène, une bougie, des bols, qui y sont à un moment et deux ans ou cinq ans plus tard, ont disparu, ou bien sont assemblés différemment.
No big deal, mes photos, mais quelque chose en moi est heureux d'emmagasiner et de partager cette mémoire de nos petits ordonnancements.
(Je les aime d'autant plus, ces ordonnancements, que je mesure leur fragilité et leur éphémère ; ma grand-mère s'éteint, et piouf en quelques jours, et même en quelques heures c'est un autre ordre qui s'empare de la maison. Je prête la maison à une amie, et pfiou, quelque chose est modifié, quoi je ne saurais dire mais c'est là, la marque de sa présence aimée. Un truc qui m'a charmée et beaucoup rassurée, c'est de voir que chez une autre vieille dame à laquelle je suis très attachée, la perte de mémoire liée à Alzheimer n'a en rien affecté sa manière d'organiser l'espaces, ses photos, ses objets. OUF, cette partie d'elle tant aimée demeure !)
- Aujourd'hui s'est emparé de moi un serrement de coeur, que seul le travail parvient à dissiper.
- Alors, travaille !








































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