Finalement les choses se font
avec des petits pas, si petits que c'est pas toujours évident de reconnaître, "tiens je suis arrivée quelque part".
Donc, hier, avec Marie, nous avons envoyé le manuscrit de notre livre "Je travaille à la maison" à notre éditeur. Un simple clic pour courronner 26 mois de travail, solitaire et en commun. Sans elle je n'aurais jamais écrit ce livre et c'est ce qui me réjouit car j'ai adoré nos après midis de travail et échanger avec elle et me sentir soutenue... et c'est aussi ce qui me désole car saurai-je écrire un jour mon livre de mes seules ailes ?
On ne crée jamais seul ma Christie, rappelle-toi cela.
Joie
Fierté
Vide
Questionnement "qu'est-ce qui m'appelle maintenant ?"
Au milieu de notre frénésie de boucler, de notre joie fofolle, de notre peur d'en oublier... On a pris ces photos et on a mangé des macarons. Pour ne pas oublier de célébrer notre création, si modeste soit-elle.
Et en ouvrant le livre d'Anne-Marie Jobin pour préparer notre petit déjeuner de mardi (on dirait que je ne m'arrête jamais.. en fait, si), je tombe sur ce passage intitulé La lenteur :
"Quand on est patient, non seulement on accepte la lenteur du processus créateur, mais on la savoure. Prenant notre temps pour travailler, étant présent dans chacun de nos gestes, la saveur de chaque chose nous pénètre. C'est dans ce sens que la lenteur est notre alliée : elle crée la saveur. Celle-ci nous permet non seulement de jouir davantage de notre création, mais aussi nous protège de l'épuisement en nous nourrissant à mesure que nous avançons."
C'est exactement ce qu'il me semble avoir vécu avec toi et notre livre, Marie. Notre processus de création / conception / écriture / tatonnement, je l'ai savouré... Comme ces petits-déjeuners d'ailleurs qui évoluent de mois en mois, au gré de nos transformations et de nos élans.









































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