Je ne sais pas si elle vous parle, cette image de deux petits engrenages qui roulaient tranquillement imbriqués l'un dans l'autre, jusqu'à ce qu'un puis deux puis plusieurs grains de sable viennent imperceptibles provoquer le décallage des roues. Oh un tout petit cran qui ne se voit presque pas mais moi je m'en rends compte et les autres le sentent, ils s'étonnent, ils se reculent, ils zappent.
Y'a un truc qui bugue.
Non, je ne suis pas la copine de mes filles, ni la mère de mon mari, ni la fille de mes clients.
Maintenant que j'ai mis le doigt dessus, j'arrête de pleurer, j'arrête de trembler, j'arrête de me recroqueviller, je prends ma loupe et je regarde de près ces grains de sable, je prends mes gants de cuir, ma binette d'huile et je replace délicatement les roues where they belong scrogneugneu.
Bon ok ça risque de prendre un peu plus de temps.
Fatigante et ô combien précise roue de la vie qui nous oblige à passer par le même chemin d'orties again and again, jusqu'à ce que nos mollets nos genoux nos coeurs aguerris aient compris ses messages.
(Et comme un message sérendipitique, la séance du film que nous voulions voir hier soir était complète et nous avons atteri dans la Femme du Vème, si poignante histoire d'une folie qui prend les traits d'une femme... Au début du film la situation du héros craint carrément, et ne fait qu'empirer tout au long du film et pourtant.. c'est comme ça.. poétique et somptueux - je vous avais dit que je suis nulle pour raconter les films !)






































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