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mercredi 23 mars 2011

les montagnes à gravir

Paroi de bambou

J'ai beau éprouver beaucoup de joie et d'excitation... quand je pense à cette histoire d'éditeur, le mien, mon futur, ma prochaine maison, je ressens aussi beaucoup de peur, comme si c'était une montagne très haute à gravir et que je pouvais tomber à tout moment dans une congère. 

Hier j'ai parlé avec Vanina et elle m'a fait remarquer des choses que je réussissais non pas sans effort, mais naturellement. Tenir ce blog, par exemple. Rendre et garder vivante ma relation avec Nicolas, dans son imperfection et sa fragilité mais depuis 18 ans (hééééé oui). Ou encore, mon balcon, tout crade tout in process mais pétillant de petites feuilles vert tendre.

Ces trois bouts de ma vie, ils me donnent fierté et joie jour après jour, me posent des questions sont aussi sources de douleurs parfois, d'ennui de serrage de fesse, je me donne du mal mais... sans mal. Je ne me pose même pas la question de leur existence ou non, ils sont, ils sont importants pour moi (à des degrés inégaux vous l'aurez compris) et chaque jour ou presque j'ajoute une petite touche (d'ailleurs mes plantations ont besoin d'eau toujours cette difficulté d'arroser comme il faut). 

Alors je me demande, comment pourrais-je transposer ces petits pas, à la construction de la relation avec mon futur éditeur ? Est-ce un projet de même nature, ou bien certains projets sont-ils vraiment des montagnes très hautes à gravir, qui exigent qu'on souffre un bon coup, qu'on donne un bon coup de rein ?... Comme ces après-midi de mars que je passe à nettoyer désherber jeter replanter charrier des litres et des litres de terre... 

Allé je vais appeler l'homme aujourd'hui, l'homme-éditeur pour lui demander des nouvelles de mes nouvelles !

Commentaires

Merci merci d'exprimer une nouvelle fois avec humanité
que tes réussites passent aussi par l'effort;
à les lire si naturelles j'en aurais oublié que cela paraît toujours plus facile pour les autres alors qu'eux aussi y travaillent!!
Merci aussi de rappeler que ce qui est essentiel pour soi ne pose plus la question d'exister (brrr que je m'exprime lourdement!)
Puisque tu sens ce qui est bon et qui construit, pourquoi ne pas t'y fier pour ton éditeur?
Et est-ce que tomber dans un congère, même plusieurs fois empêche de gravir la montagne?
Avec toute ma bienveillance et la joie du soleil qui vient caresser les petites feuilles bien vertes;

Rédigé par : lady b | 23 mar 2011 11:08:02

mouahah merci pour ce petit mot qui m'a donné du courage avant de partir et que je relis de retour à la maison , alors que je n'ai pas osé appeler l'éditeur et que mon bureau, tel le beurre devant la chatte, m'est passé sous le nez...


les petites feuilles en revanche sont toujours vertes !

Rédigé par : Christie | 23 mar 2011 22:47:28

Oooh, ben zut alors pour le bureau...tu dois être plutôt déçue...
[today pour l'éditeur?!]

Rédigé par : Snödroppe/Sophie | 24 mar 2011 10:00:41

vi
je suis déçue, et soulagée, comme d'hab... et je me demande 'que fais-je maintenant ?'

Rédigé par : Christie | 24 mar 2011 10:08:19

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