Tu es une reine, tu es une reine
je me répète quand je me sens ainsi : une forme de sous-moi, de moi qui peine à s'aimer et à se rendre aimable. Je suis entourée pourtant de personnes que j'aime et dont j'éprouve l'amour. Je me conquiers peu à peu suis ma propre terra incognita et les processus d'individuation nous font passer par toutes les couleurs de l'arc en ciel mes contours je ne les palpe plus lorsque je croise mes bras de part et d'autre de ma poitrine
alors voilà ces derniers jours j'ai besoin de me répéter
Tu es une reine tu es une reine
pour essayer de m'en convaincre.
Ca ne marche pas trop
je ressens à vrai dire les agressions du monde (les passants que je croise dans la rue et qui ne sourient pas quand je les laisse passer, les usagers du métro toujours pendus à leur téléphone, à l'école les mères la morale, surprise douloureuse de porter attention, pourquoi se fixe-t-elle sur ces mini agressions qui me blessent comme autant de petites mitrailles ?)
(L'influence dans ce texte des Chroniques d'Antonio Lobo Antunes. Je n'ai pas le droit de le lire cette semaine et il me manque j'aime sa voix et du coup je m'en imprègne je la détourne je raconte avec ma voix).
(Deux expos magnifiques en ce moment à Paris dans la maison de Balzac Moi Eugénie Grandet qui se termine dimanche courrez-y et dans la maison de Victor Hugo ces troublants Portraits d'écrivain je rêve d'y retourner avec mon Nicolas c'est bien Paris pour ça vous avez vu je me spécialise en maisons d'écrivains bonne journée mes chéries-chéris).
.. et pour vous un p'tit cadeau, mes adorés Syd Matters








































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