L'un des avantages de la méthode Julia, allez savoir pourquoi, est que je supporte beaucoup moins bien le bordel dans la maison. Et même, j'ai besoin que ce soit rangé avant de me mettre au travail (attention, rangé pour moi ça veut dire, hmm, vivant, pour la plupart des gens !).
J'ai besoin d'ordre et donc, je range.
Mais par rapport à avant - Nicolas devait m'attacher pour que je me mette à vider un sac ou trier une bibliothèque, j'avais l'impression d'y laisser ma vie, d'être comme Ulysse ligotée à un mat face au chant des sirènes, et bien sûr l'ambiance était pourrie (faut dire que quand je range deux étagères longues de 40 centimètres, lui il a le temps de ranger deux pièces). Par rapport à ce temps-là, je ne suis pas devenue plus productive ce serait trop beau MAIS je range plus souvent, et surtout plus joyeusement. Ranger devient, voilà, une activité créatrice de valeur pour moi aussi, qui me permet de conquérir mon espace de création, de laisser la place pour que les choses que j'aime puisse être vues - les objets modelés par Chimène, ma collection de carafes et pichets, des fleurs...
Je pense que dans l'écriture et dans tout art, c'est le même processus : jeter, ranger, penser, classer, pour faire émerger le sens et la beauté.
Allé, à l'attaque !
(Hmm, ça sent le poivron grillé : Anna vient déjeuner, chic chic !).









































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