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Vous devez vous demander où je suis passée... Vous vous demandez, hein ? En fait je travaille travaille travaille et devrais travailler encore plus, car comme dirait l'un de mes mousquetaires, "j'ai du travail ras la gueule". Ce client avec son engagement et sa générosité, qui me donne sa confiance et à qui j'essaie de donner le plus possible, avec qui on s'encourage mutuellement car notre projet est costaud.
Parallèlement, une ancienne cliente, redevenue une prospecte, est en train de négocier pour 100, ou 200, ou peut-être 500 euros. Qui sont une somme, certes, mais ça fait un mois qu'on bloque sur ce gap. Un mois qu'on aurait pu employer à travailler ensemble, une énergie qui aurait pu être mieux employée à imaginer, avancer, écrire, son livre. Et si on bosse ensemble et qu'elle a l'impression de trop payer.. et moi, de ne pas être valorisée à un prix qui est juste... quelle ambiance ça va mettre entre nous ?
J'ai la sensation de ne pas compter les idées, l'implication, le soutien, l'humour, tout ce qui ne passe pas dans les feuilles de temps ou dans les propals et qui fait la différence à la fin.
Pour cela, je demande un prix, pas un prix ridicule mais pas un prix qui me permette de vivre si bien que ça non plus.
En face de ma générosité, j'ai besoin que réponde une autre générosité, comment sinon donner plus que sa mesure ?
septembre 8, 2010 dans Au boulot ! | Permalink | Commentaires (18)
Elle devrait comprendre, ta cliente, ce que tu expliques dans ce billet. Un prix, c'est un prix, il a été réfléchi, il correspond à quelque chose d'évalué, de pesé, de construit. Que je sache, ton travail n'est pas de vendre des tapis dans le grand bazar d'Istanbul mais bien de mettre en valeur, grâce à ton savoir-faire, l'histoire que te confie quelqu'un.
Sois ferme, Christie, c'est pas parce que c'est la crise que c'est soldes à tous les étages toute la journée !
Rédigé par : Natalie | 8 sep 2010 11:05:59
j'adorerais qu'elle tombe sur ce billet par hasard.....
Rédigé par : Christie | 8 sep 2010 11:13:41
oh mais c'est vrai que tu me manques quand tu ne viens pas un jour ! je déteste négocier j'ai l'impression de... perdre mon âme ? à chaque fois (hum en revanche je n'ai pas peur des grands mots) Mon nouveau boss voulait bien me prendre mais seulement à plein temps, j'ai fini par lui dire que je comprenais son besoin et qu'il pourrait surement trouver quelqu'un de disponible mais que moi je ne voulais pas travailler le vendredi... bon il a fini par me rappeler mais le plus important c'est que s'il ne l'avait pas fait je n'aurais pas regretté.
Rédigé par : alice | 8 sep 2010 11:28:55
Bah oui je me demandais pourquoi tu n'étais pas plus présente !!!
Vaste sujet que le rapport à l'argent ... ce doit être la partie de ton métier la plus difficile à gérer, non ?
Elle avait déjà négocié comme cela la première fois ?
Mais oui je préfère le sujet de la générosité, plus facile pour moi à aborder ... surtout que tu es tellement généreuse avec nous !!
Rédigé par : Gridou | 8 sep 2010 11:37:41
Oui oui, je me demandais !
Déjà que je trouve toujours difficile de fixer un tarif juste pour mon activité pourtant rationnelle, j'imagine la difficulté que c'est pour toi...!
Rédigé par : swahili | 8 sep 2010 12:05:35
L'argent complique tout...
Mais, il est vrai que rechigner à payer est dévalorisant pour celui qui reçoit. Surtout dans un travail comme le vôtre qui implique la confiance.
Rédigé par : garance | 8 sep 2010 12:34:32
Si cette femme rechigne sur le prix, c'est qu'elle n'a sûrement pas compris à qui elle a affaire, et conscience de la valeur de ton travail.
Reste ferme et garde confiance, le prix que tu as choisi est le bon.
Rédigé par : Cenina | 8 sep 2010 13:57:03
C'est drôle ce post, juste le jour où moi aussi je me bats pour un reportage dont j'étais contente mais qui m'a été payé bien moins que prévu...
J'espère que la négociation aboutira pour vous.
A partir de demain, j'abandonne pour quelques semaines mon bureau chez moi pour tenter l'expérience d'un bureau partagé, je vous raconterai ! A bientôt.
Rédigé par : virginie | 8 sep 2010 16:17:23
j'aime bien la prise des photos spontanées. ca donne la vraie valeur je trouve !
Rédigé par : astrologie | 8 sep 2010 16:25:22
Coucou ! Ooohh Virginie vous n'avez pas une petite place pour moi ? Moi aussi je cherche à partager un bureau avec des personnes que j'aime bien...
Le sujet de l'argent est parfois difficile, parfois pas : ça dépend en fait, de l'autre qui est en face. Mais avec cette cliente-là, oui, c'est touchy Et tu vois Alice je me dis exactement comme toi, si ça marche aux conditions que je propose tant mieux, si ça ne marche pas.. ben vu que je déborde déjà de boulot...
Rédigé par : Christie | 8 sep 2010 19:04:07
Je suis d'accord avec l'ensemble des opinions partagées ici: maintiens ton prix, c'est celui de ton respect. Que la générosité vienne par dessus, waouw, ça ne m'étonne pas de toi. Mais se brader, non. Comme c'est difficile, cela quand on doit reddéfinir à chaque fois les contours de son travail, ses collaborations et ses "négociations". Il n'y a de négociation réussie que celle qui respecte tes besoins. Amitiés
Rédigé par : catherine Piette | 8 sep 2010 21:25:13
Les conditions de travail (en tant qu'indépendante mais aussi en tant que salariée je pense) sont les bases de l'activité pro et doivent (qd c'est possible financièrement bien sur!) répondre à nos besoins! L'autre jour j'ai eu un entretien, poste décroché mais poste qui ne m'intéressait pas du tout au niveau pratique/population mais aussi qui ne répondait pas à mes besoins (45mn aller mini pour aller au boulot, 3 structures sur un tiers temps de travail..), j'ai donc refusé le poste. Je sais que si je l'avais pris j'y serai allée à reculons, dans un mal être déjà connu ailleurs et ça je dis non! Je préfère me serrer la ceinture avec mon salaire de mi temps plutot que d'accepter tout et n'importe quoi! Ce poste me permettant d'être en 3 mois (depuis que je suis ici à 85% alors que là bas je n'ai réussi à avoir qu'un 75% et en plusieurs mois) nombreux sont ceux qui n'ont pas compris mon choix mais moi je me sens mieux maintenant que je l'ai fait que je suis restée sur mes convictions et non posée dans la réponse au désir de l'autre donc Christie reste ferme!!;)
Rédigé par : catherine | 9 sep 2010 08:33:18
on n'a pas toujours le choix.. c'est important de créer les conditions d'avoir ce choix.
Rédigé par : Christie | 9 sep 2010 09:29:18
Laissez tomber, si l'argent est un problème à l'origine, il en sera un tout au long de la relation professionnelle. Indépendante moi aussi, souvent généreuse, je crois qu'il ne faut jamais l'être à ses dépends. C'est notre travail, notre investissement, c'est à nous de déterminer ce que nous valons pour la prestation que nous donnons, ni à un quelconque "marché", encore moins à un "acheteur". on doit avoir le droit de faire librement un prix à la tête du client, et pas l'inverse (quoique, un client à la tête du prix, ça ne veut rien dire... mais vous m'aurez comprise, enfin j'espère!). Et gageons que tout ce temps gagné (puisque pas perdu) sera consacré à des projets qui en valent humainement la peine (et le prix).
Mais comme il est détestable de voir à quel point l'argent, et la sensation qu'il peut donner, ont le pouvoir de tout pervertir...
PS : toujours contente de vous lire
Rédigé par : agnès | 9 sep 2010 09:35:25
Je ne sais pas si c'est l'argent qui pervertit. Il est révélateur d'autre chose, d'une angoisse.. sauf que je peux entrer un peu dans les raisons et angoisses de ma cliente, mais pas passer 3 mois à lui tenir la main (sans aucune contrepartie, pour le moment, autre que m'angoisser moi même) au sujet de ses états d'âme
Rédigé par : Christie | 9 sep 2010 09:44:37
Tout à fait d'accord, ce n'est que le révélateur d'autre chose.
Manifestement toute profession libérale joue un peu un rôle de psy à l'égard de certains clients (je suis avocat!)... Il faut donc apprendre à se protéger soi même et à prendre de la distance vis à vis d'angoisses qui ne sont pas les vôtres mais les siennes (plus facile à dire qu'à faire, il est vrai)! Allez zou, au boulot !!!
Rédigé par : agnès | 9 sep 2010 10:07:58
Je te dirai de laisser tomber, mais bon ça n'a pas l'air facile; l'angoisse est contagieuse. Si ta cliente à la fois te transmet une trop lourde angoisse et en plus rechigne à payer le juste prix, peut être mieux vaut-il lui dire que tu ne peux pas travailler avec elle dans ces conditions.
Je connais bien trop l'angoisse, mon compagnon me dit toujours que je dois apprendre à les gérer, j'ai avancé là dessus mais que c'est long !
Et oui l'angoisse est extrêmement contagieuse, je ne le sais que trop pour avoir reçu celle de ma maman trop lourde, trop preignante, qui a entravé toute son existence.
J'aime bien lire ce blog, on s'y pose les bonnes questions !
Rédigé par : florence G | 9 sep 2010 10:49:03
dis lui! dis lui ce que tu viens d'ecrire, surtout la derniere phrase
(g pas lu les com peut-etre qu'on te disait la meme chose)
Rédigé par : caro(roca) | 10 sep 2010 12:00:40
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