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Une phrase de Hölderlin a pris possession de moi depuis que je l'ai lue hier dans le métro en allant à mon cours de yoga.. Je l'ai trouvée, comme beaucoup d'autres merveilles, dans les Cinq méditations sur la beauté de François Cheng que je lis à petites gorgées.
Cette injonction, c'est "Il faut habiter poétiquement la terre". (Je suis sûre qu'elle plaira à jp , à Laurent Prum... qui n'ont pas attendu Höldernlin pour s'y mettre, ou alors, leur mère leur a sussuré des mots poétiques lorsqu'ils étaient au sein. Et à vous ?)
Que c'est fort la littérature ! Cet homme a vécu à la fin du 18ème siècle et est encore capable de nous donner des ailes avec une phrase de rien du tout. Ce matin, l'envie de reprendre des photos. De parler à mes orchidées. De conconcter un bol de tisane rouge, avec des orties et de la lavande du jardin, que je bois elle aussi à petites gorgées. Elle me donne envie de continuer à la suivre pour voir ce qu'elle a encore à me dire.
Je vous embrasse mes chéries-chéris.
[Un lien juste un lien.. vers cette explication très claire du déni de grossesse : la maladie inverse de la mienne !]
[Hommage soit rendu à Nicolas dont les photos et tout un tissu impalpable font beaucoup pour la poésie de mon blog.]
juin 16, 2009 dans la petite voix | Permalink | Commentaires (11)
Il y a aussi cette belle phrase du poète Géo Norge: "Quand un monde meurt, il meurt d'impoésie".
Rédigé par: Titoune | 16 juin 2009 11:20:13
Sur le déni de grossesse, il y a un livre très intéressant et touchant de Gaëlle Guernalec-Lévy: "Je ne suis pas enceinte" (chez Stock), avec beaucoup de témoignages de mères.
Rédigé par: Titoune (qui ferait mieux de réfléchir avant de poster pour ne pas doubler les comm) | 16 juin 2009 11:23:30
tu as le droit à l'esprit d'escalier ! je l'ai tout le temps, moi, ici.. et partout !
Rédigé par: Christie | 16 juin 2009 11:48:46
Et une pensée émue pour mon Canon qui me manque me manque....
Rédigé par: sophie | 16 juin 2009 17:16:13
Cette magnifique phrase résonne à merveille avec le haiku de l'autre fois...
Rédigé par: Olympe | 16 juin 2009 17:18:54
'Dans l'intime des mères' éclaire également cet état d'être.
Sophie Marinopoulos y parle de façon très juste des rêves et des larmes de toutes les mères...
Rédigé par: sophie | 16 juin 2009 17:36:55
ah ben je l'ai celui-là
je vais le lire tiens ! ça me fera patienter..
(mais non Christie ce n'est pas lire qu'il faut faire)
Rédigé par: Christie Vanbremeersch | 16 juin 2009 18:05:16
Hölderlin - le poète que mon maître Jean-Marie Domenach plaçait au sommet de son Panthéon. Pauvre de moin qui ne lis point.
Rédigé par: FrédéricLN | 16 juin 2009 18:22:32
"la maladie inverse de la mienne ", et non elle a tué les bébés, ce n'est oas l'inverse de vous. Vous n'avez de symptomes particulier. Oubliez vous, ne vous projetez pas sans cesse dans l'autre, effacez vous et il se passera des choses très fortes.
Rédigé par: Françoise | 16 juin 2009 22:57:53
ha oui
cette phrase de Friedrich Hölderlin m'a toujours travaillé car c'est très difficile de se débarrasser des lunettes de Martin Heidegger ... (Bâtir, Habiter, Penser) qui n' rien compris aux présocratiques pour bien entrer dans la pensée d'Hölderlin,
c'est un beau projet que d'habiter pour approcher les grandes tensions et les présences qui construisent notre monde, et ensuite les chanter.
C'est grâce à Hölderlin que je suis devenu un fidèle de Pindare, et c'est pourquoi nous terminons un théâtre dans notre jardin.
il faut habiter en célébrant
Rédigé par: jp | 16 juin 2009 23:17:04
pan
dans le 1000 avec Hölderlin et jp ! je suis très contente..
Rédigé par: Christie | 16 juin 2009 23:22:39
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