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"Presque universellement, le porc symbolise la goinfrerie, la voracité : il dévore et engouffre tout ce qui se présente.(...) Le porc est très généralement le symbole des tendances obscures, sous toutes leurs formes, de l'ignorance, de la gourmandise, de la luxure et de l'égoïsme."
Jean Chevalier et Alain Geehbrant, dans leur Dictionnaire des Symboles
"Les intégristes de tout poil, qu’ils soient catholiques, juifs ou musulmans, tremblent devant le corps de la femme, ont peur de son sexe et de sa jouissance au point de vouloir partout l’effacer de l’espace public.
Les cultures du monde entier ont intégré et représenté cette peur fondatrice. Les lieux de culte, les autels et les musées regorgent de représentations de ces déesses-mères toutes-puissantes, avaleuses, dévoratrices; des sirènes et des Circée qui tentent d’hypnotiser les valeureux Ulysse pour mieux les engloutir…"
Serge Hefez, sur son blog - un billet paru sous le titre Sale temps pour les femmes
"Enfant, nous apprenons que les fesses sont liées aux excréments ; le sexe à l’urine et aux smegma. Comment s’aimer soi-même quand on a appris, si jeune, à rejeter ce qui sort de notre corps? Selon lui [Philippe Laporte, auteur du livre L’érotisme ou le mensonge de Freud], il n’existe qu’une seule manière de surmonter ce dégoût: l’érotisme. “L’érotisme est un travail de revalorisation qui permet à l’être humain de satisfaire l’une de ses exigences principales, celle de s’aimer entièrement.” Assimilant la sexualité à un véritable travail de cicatrisation, il définit donc l’érotisme comme une manière de se réconcilier avec soi-même."
Agnès Giard dans son blog, un billet paru sous le titre Erotisme et saleté : le drame de la souillure
Et la correspondance entre Jean Marais et Jean Cocteau vendue hier aux enchères, vous aimeriez ça vous, que soit vendue très chère votre intimité la plus précieuse ? Ma grand-mère a tout brûlé il y a dix ans, comme je la comprends !
Et cette phrase de la psy de l'école de mes enfants : "La pire des violences qu'on peut faire à un enfant, c'est de le vouloir différent de ce qu'il est."
[A part ça, je me sens mieux. Le printemps s'annonce plein de rencontres, de retrouvailles, d'approfondissements. Comme dit Maman, "Les affaires reprennent." Et pour vous ? ]
J'ai trouvé le dessin sur ce site très savoureux. Très envie d'une petite côtelette, tiens...
avril 28, 2009 dans Inventaires , Pas un jour sans un livre | Permalink | Commentaires (17)
Tien, Ezy sur Eure est tout près de chez moi! J'ai travaillé longtemps à St André de l'Eure, tout à côté. [dis, il a un sacré nom ce boucher!]
Rédigé par: Snödroppe/Sophie | 28 avr 2009 14:44:32
:o)
Rédigé par: Anne-So | 28 avr 2009 15:10:51
Bonjour Christie,
contente de te lire à nouveau.
Dans le billet d'hier je vois pour la première fois ce mot bizarre, "égrégore",je n'aime pas tellement sa sonorité un peu barbare mais beaucoup sa définition.
Et sinon, je t'ai aperçue sur la plage il y a quelques jours à Dinard, c'est ton chien Churchill qui m'a mis la puce à l'oreille… Je ne m'y attendais pas, j'ai eu le même sentiment étrange que si j'avais croisé une personnalité connue, l'impression de te connaitre un peu et pas du tout à la fois !
Rédigé par: Sandra | 28 avr 2009 16:18:54
Oui c'est un mot très intrigant egregore. Et sa définition aussi, j'avoue que je n'ai pas tout compris.
ça me met souvent un peu mal à l'aise quand quelqu'un me dit qu'il m'a croisée quelque part, sans s'être signalé au moment donné. Je préfèrerais une rencontre "en direct", même toute courte. Parce que là vous connaissez mon visage et moi je ne connais pas le vôtre alors je me sens en position moins forte, j'ai besoin d'un peu plus d'équilibre...
Rédigé par: Christie | 28 avr 2009 16:25:48
Le rapport - c'est moi ! ou plutôt, le champ de conscience créé en moi Christie, par la lecture ou l'écoute de ces auteurs, et qui tous m'ont paru révéler des maux du moment. Champ de conscience que j'ai eu envie de matérialiser ici, et dans lequel j'ai projeté ma question : de quoi souffrons-nous.
Le rapport c'est moi Christie et c'est vous lecteurs, si vous vous emparez de cette question et la projetez dans un champ de conscience que vous créez..
Rédigé par: Christie | 28 avr 2009 17:13:09
Je la trouve très forte la phrase de la psy de l'école, j'espère que je saurai m'entourer de personnes inspirantes qui m'éclaireront comme le fait cette phrase ! Mes affaires stagnent et ça m'énervent un peu alors j'engrange j'engrange en espérant que ça finira par porter ses fruits
Rédigé par: alice | 28 avr 2009 17:19:34
Désolée Christie, je comprends tout à fait ! Par pudeur je n'ai pas osé vous aborder à ce moment-là, je regrette, peut-être une autre fois…
Rédigé par: Sandra | 28 avr 2009 17:25:19
Ta discretion me touche ! mais bon un petit bonjour ça n'est pas trop intrusif.. je t'embrasse !
Rédigé par: Christie | 28 avr 2009 17:35:40
ah ben moi quand je vois un porc
je pense à grippe porcine
ben oui je pars (en principe) 15 jours dans l ouest américain mardi prochain
à suivre ...
Rédigé par: marijo | 29 avr 2009 00:03:52
"La pire des violences qu'on peut faire à un enfant, c'est de le vouloir différent de ce qu'il est."
Mais qui peut dire, qui il est vraiment cet enfant ? Qui ?
Souvent, je regarde ma gande Ségo, et j'ai le sentiment étrange et doux d'être proche d'une inconnue. Mais qui est cette très jeune femme ? Mais, enfin c'est ta fille !
Et la dernière, mon Alcine, un être du siècle dans le lequel, je ne suis pas, qui est cette petite fille de 8 ans qui m'appelle Papa. Je ne sais pas. Vraiment. Je ne sais pas qui elles sont.
Insondables. Imprenables.
Rédigé par: Égide | 29 avr 2009 07:09:21
Cette phrase, "la pire des violences...", je l'ai comprise comme "...c'est de le vouloir conforme à nos attentes". Et j'adhère complètement à ça. Même si comme toi Egide, je me demande parfois qui ils sont, mes trois grands chouchous. Mais même si je ne sais pas qui ils sont, j'essaie au mieux de mes possibles de les guider/soutenir à distance de mes attentes [je ne sais pas si je suis claire!]
Rédigé par: Snödroppe/Sophie | 29 avr 2009 09:45:57
C'est beau la manière dont vous parlez de vos enfants, tous les deux !
Marijo je crois qu'il existe un vaccin contre cette grippe, à laquelle moi aussi je faisais allusion dans mon premier extrait.
Rédigé par: Christie | 29 avr 2009 09:59:29
Pour Snödroppe/Sophie en particulier, mais pour tous évidemment !
  Dans Amour fou, André Breton s'adresse à sa fille.
Étrangement, il la vouvoie mais c'est si beau ce qu'il lui écrit. Extrait.
Chère Écusette de Noireuil,
Je suis loin d'être fixé sur votre avenir - laissez-moi croire que ces mots "L'amour fou" seront un jour seuls en rapport avec votre vertige. Ils ne tiendront pas leur promesse puisqu'ils ne feront que vous éclairer le mystère de votre naissance.
Je vous souhaite d'être follement aimée.
Rédigé par: Égide | 29 avr 2009 12:57:54
J'ai bien envie de reprendre votre phrase, Franck... "Pour l'homme, il n'existe pas de vaccin"... ou contre l'homme? Finalement, ce dont nous aurions le plus peur, ne serait-ce pas notre humanité? Ou pire, l'humanité de l'autre en ce qu'il a de différent de moi... que ce soit l'humanité de mon enfant, de mon voisin, ou de l'"étranger" potentiellement porteur d'un virus mortel...
Rédigé par: Titoune | 29 avr 2009 14:51:44
"je vous souhaite d'être follement aimée".. quel beau rêve pour ses enfants !
Rédigé par: Christie | 29 avr 2009 16:41:50
très jolies citations qui portent à réflechir, et comme cela fait grand bien.
A part ça, je vous trouve bien déraisonnable d'hexiber à notre vue une image de porc probablement nord américain et hautement contagieux, capable de décimer les mieux portants d'entre nous...
A ce propos, j'ai reçu dans l'après midi, sur mon fax professionnel une publicité pour acheter quelques miliers de masques de protection à prix cassé. Ce genre d'attitude des sans scrupules m'étonnera toujours !
Rédigé par: agnès | 29 avr 2009 19:03:20
Merci Egide!...
Rédigé par: Snödroppe/Sophie | 30 avr 2009 22:31:39
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