Cherchez, trouvez


  • (avec google)
    Web ce blog

Février.. l'ours ouvre un oeil
















Ca peut servir



























« tiens toi au pinceau... | Accueil | au programme de l'aprèm »

jeudi 08 janvier 2009

je ne veux pas devenir un imprimé

 Imprime

"Personne n'a payé aussi cher que moi son entrée en littérature", déclara Karen Blixen longtemps après que lui soit venue la reconnaissance et l'indépendance matérielle grâce à son magnifique Out of Africa. Parmi les nombreux drames intimes vécus par cette femme (divorce d'avec son mari Bror, maladies incapacitantes, déséquilibre de sa relation avec Denys, naufrage lent de son exploitation de café et perte de sa ferme), celle qui aujourd'hui fait le plus écho en moi est la peur de devenir un imprimé.

Et de fait en revenant d'Afrique en 1931, elle avait 46 ans, ses espoirs de devenir fermière et d'apporter assistance à ses black brothers étaient définitivement éteints ; la grande affaire de sa vie était derrière elle, elle n'avait plus d'homme à chérir. Que pouvait-elle faire à part se laisser mourir (ce qu'elle a envisagé)... ou opter pour la littérature ? 

Ecrire est une chose merveilleuse mais pour elle, comme pour moi, cela vient en compensation d'autre chose que nous ne parvenons pas à être. Karen Blixen aurait voulu par dessus tout pouvoir rester a farmer. Pour moi vous le savez, écrire est comme respirer. Et cela ne me suffit pas... Je vais faire de mon mieux pour écrire des textes valables, et pour devenir autre chose, autre chose qu'un imprimé.  

Je vous embrasse fort mes chéries-chéris. J'aimerais bien qu'il reneige.

Lullu

[Antilope photographiée par Nicolas dans la réserve du Massaï Mara. Peut-être ressemble-t-elle à Lullu, l'antilope apprivoisée par Karen, qui longtemps vint musarder à la ferme ].

Commentaires

Oh non pas de nouveau de la neige! moi je galère pour me rendre au boulot!!
Bonne année Christie!

Rédigé par: catherine | 8 jan 2009 10:09:58

ah zut! c'était la petitecatherine, me suis trompée de pseudo! ;)

Rédigé par: catherine | 8 jan 2009 10:11:00

J'ai beaucoup apprécié la lecture de La ferme africaine, et je comprends combien tu es habitée par ton voyage et la personnalité de Karen Blixen.
En revanche, la peur de devenir un imprimé ?
Tu crois que l'on devient ce que l'on écrit ?

Moi aussi, j'ai hâte qu'il reneige, hélas, je crois que ce n'est pas au programme...

Rédigé par: MarieMay | 8 jan 2009 10:24:16

Je crois qu'elle voulait dire - n'exister que par ce que l'on écrit, ne laisser une empreinte sur terre que par cela.
Il est vrai qu'elle n'a pas eu d'enfants...

Rédigé par: Christie | 8 jan 2009 10:26:42

Et pourtant, si elle savait ce qu'elle crée de rêves en nous, elle ne serait pas affligée de laisser au moins cette trace.
Cette femme avait l'air d'avoir une véritable intelligence du coeur.
quel don.

Rédigé par: MarieMay | 8 jan 2009 11:28:47

Mais c'est tellement puissant, ce qu'elle a écrit, que ça va bien au delà de la simple lecture, comme le dit MarieMay, elle en a fait rêver plus d'un. Comme toi, quand tu écris, tu nous fait rêver, réfléchir, nous poser un tas de questions...c'est bien au-delà d'un imprimé !

[tiens, maintenant, j'ai la musique d'out of Africa dans la tête. Avec le spectacle des écureuils et des mésanges qui viennent chercher leur nourriture dans la neige, tout ceci fait que je garde plus le nez en l'air que devant mon écran d'ordi !]

[elle est belle la première photo !]

Rédigé par: swahili | 8 jan 2009 12:00:05

Chère Swahili, je te souhaite encore de longues minutes le nez en l'air, elles sont si rares (et à Paris, si fugaces), ces journées enneigées !

Rédigé par: Christie | 8 jan 2009 12:04:59

Karen Blixen a vécu , plus que vécu, amour, vie en Afrique ...Keren Blixen écrivit : " Je me rends compte combien j'ai été favorisée d'avoir pu mener une vie libre et humaine sur une terre paisible, après avoir connu le bruit et l'inquiétude du monde ".

ce n'est oas un imprimé !!!!

Rédigé par: amadine | 8 jan 2009 22:55:25

Elle a écrit avec 46 ans ...A la fin de 1904 (Karen a 19 ans), elle commence à travailler sur une série de contes sous le titre " Histoires Vraisemblables ", de style gothique, pleines de spectres, de visions et de cas de possession. Il furent publié en 1908 sous le nom d'Osceola. Tanne allait publier deux autres contes sous ce pseudonyme

Rédigé par: amandine | 8 jan 2009 22:59:30

La première photo est magnifique. Entourée de silence.
C'est Nicolas, le photographe? (Question rhétorique, je suppose...)

Rédigé par: Lola | 8 jan 2009 23:05:36


Mais non, vous n'allez pas devenir un imprimé, vous êtes bien réelle !

Rédigé par: unevilleunpoeme | 9 jan 2009 12:42:31

Waouh, la première photo est magnifique! Je reste scotchée.
Quand j'ai fini La ferme africaine, c'était tellement dur d'avoir fini que je me suis réfugiée dans les lettres d'Afrique... et tu me donnes envie de m'y replonger.

Rédigé par: P. | 12 jan 2009 20:02:56

Poster un commentaire






Ma Photo

février 2010

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28

(...)


...