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D'où vient-il, le désir de l'enfant d'après ?
Je me souviens quand Chimène a eu 18 mois ; elle marchait depuis un bail, faisait de plus en plus de phrases et a toujours été plus indépendante qu'un chat (même si, comme un chat, elle a besoin de sa dose de caresses furtives). Quand elle a eu 18 mois, elle se mettait en colère lorsqu'on se réfèrait à elle comme à un bébé ; et de fait, c'est à ce moment-là que j'ai senti grandir en moi le désir d'un nouveau bébé (un vrai, tout petit qui ait vraiment besoin de moi - illusion, double illusion : Chimène a toujours besoin de moi, et le bébé à venir, eh bien il aurait déjà son existence autonome dès le premier jour, petit poisson dans sa piscine !).
En fait, l'autre chose qui a commencé à grandir en moi cela a été la conscience que Chimène avait besoin, pour grandir mieux, d'un autre enfant dans notre famille : un fère ou une soeur qui détournerait d'elle l'attention trop concentrée de ses parents, grands-parents et toute la smala) ; un fère ou une soeur avec qui jouer ; un fère ou une soeur sur qui elle pourrait s'appuyer de manière inconditionnelle s'il nous arrivait quelque chose, à Nico ou à moi ou à notre couple.
Oui, l'enfant d'après on le désire un peu pour l'enfant d'avant.
Aujourd'hui, notre Alma est venue jouer tous ces rôles et bien d'autres encore - vivre sa vie de petite lumière bondissante, tour à tour enchanteresse et tyrannique. A trois ans et demi, elle comble encore une grande part de mon désir de fusion - et c'est la raison pour laquelle, aussi, j'appelle de mes voeux un nouvel enfant - nous aider à nous séparer.
Mon Dieu - si je compte toujours sur l'enfant d'après pour aider l'enfant d'avant à grandir, mon troisième petit qui va venir (je ne le sais pas, je le sens) et qui normalement sera le dernier, comment l'aiderons-nous à s'individuer ?
Nous trouverons bien.
Madre Aliette, ma directrice de conscience salésienne lorsque j'habitais au Chili, m'a dit ceci que je n'oublierai jamais "La maternité n'est pas l'unique forme de fécondité".
Chimène à deux ans. C'était encore un gros bébé, quand même...
janvier 28, 2009 dans Carnets de l'Avent | Permalink | Commentaires (15)
je suis d'accord avec Madre Aliette... mais ça prend du temps de le découvrir, de le faire grandir, d'être prête, tout ça...
Et quand sait-on que c'est le dernier enfant ?
Demain mon garçon aura 19 mois. Et comment est ce que je sais que ce sera le dernier ?
Comment peut-on se résoudre à ne plus jamais avoir d'enfant ?
Rédigé par: MarieMay | 28 jan 2009 12:01:44
Tes textes sont de plus en plus beaux. Je te trouve bien féconde justement !
Rédigé par: Clea | 28 jan 2009 12:04:07
Et quel est le déclic de la maternité ?
Bises à toutes !
(Ca fait longtemps que je n'ai pas laissé de messages, mais je bosse en province, et cez mon nouveau client, l'accès internet est difficile ! Quelle poisse !! :) )
Rédigé par: Olympe | 28 jan 2009 13:03:41
Je me suis arrêtée à deux pour diverses raisons, raisons pas assez solides pour me laisser en paix avec cette décision. Je n'ai retrouvé la sérénité que lorsque j'ai atteint l'âge auquel j'ai estimé qu'il n'était plus raisonnable d'enfanter, mais je m'en veux, parfois, d'avoir choisi la facilité...
Rédigé par: swahili | 28 jan 2009 14:23:29
C'est beau ce que tu écris sur les enfants successifs... Dans mon cas, le désir du 2e enfant est quelque chose qui a été douloureux.... Les suites de couche du premier s'étant très mal passées, je ne pouvais que redouter le 2e.... J'ai trop différé le travail sur moi-même pour comprendre ce qui s'était (mal) passé, et je l'ai payé quand Antoine a eu 2 ans : je me suis mise la pression toute seule pour un 2e, sans vrai désir. Je crois que je voulais juste atteindre la "normalité" (je suis d'ailleurs effrayée de cette pression pour avoir au moins 2 enfants, même si je comprends les arguments en faveur : mais que l'on laisse les familles tranquilles ! Et oui, à 3 on est déjà une famille!), faire "ce qu'il fallait". Période sombre, mais qui m'a fait grandir. J'ai dû ensuite me dire à moi-même (et à mon mari, ça a été difficile pour lui) que je souhaitais, pour l'instant, qu'on n'envisage pas de 2e. Seule façon de laisser le désir venir naturellement (quel beau cadeau de mon mari, que d'accepter d'être uniquement suspendu à mon désir). Et il est venu, je ne sais pas bien comment.... Il me fait peur, un peu, peur de repasser par les mêmes épreuves, mais je suis avertie maintenant, et je saurai m'entourer, je l'espère. (d'ailleurs, hé hé, demain, je vais chez le gynéco, ensuite on attend quelques mois... et on s'y met ! Faut-il être fous, non, pour vouloir de nouveaux des nuits difficiles, les petites maladies, l"esclavage" de l'enfant ? Ne pas trop réfléchir, et ne voir que la joie de l'enfant auprès de soi).
Rédigé par: Anne-So | 28 jan 2009 14:35:20
pour les suivants je ne sais pas mais pour le premier paradoxalement le désir est venu quand l'équilibre a été trouvé. C'est curieux cette envie de tout chambouler.
Rédigé par: alice | 28 jan 2009 14:56:46
je suis dans une période de vie où mes enfants (4) commencent à voler de leur propres ailes, et c'est vrai que c'est un moment très sklgjqdmkfq pour une maman... la présence des enfants ne se remplace pas, mais restent les moments délicieux où l'on se retrouve pour partager autrement, et puis je commence de nouvelles choses, et aussi je me bichonne moi-même en donnant aux autres et c'est aussi une très belle aventure,
bien à vous
Rédigé par: Raphaële | 28 jan 2009 15:28:08
Justement.
Moi je voudrais être féconde d'autre chose avant que mes enfants ne partent et que je vive de moment "très sklgjqdmkfq".
Mais cela demande de l'investissement. Et pour l'instant, mes enfants ont très besoin de moi.
Mais je ne veux pas louper le coche...
Je vais trouver une solution...
Rédigé par: MarieMay | 28 jan 2009 15:51:44
C'est toujours dur de se dire que c'est fini. Moi, même enceinte du troisième et alors que je sais que ce sera le dernier, je n'arrive pas à y croire.
Rédigé par: mummy active | 28 jan 2009 17:20:51
Tu évoques bien cette sensation que j'enferme si souvent en ces mois d'hiver. J'ai autant envie que peur. Suis à peine de remise de ma dernière grossesse qui a failli me tuer. L'envie de vivre se conjugue à cette intense sensation maternelle que tu décris si bien. Je me donne encore un an à éloigner la sensation. Mais alors j'aurai 37 ans... Et l'ironie de la chose c'est que lorsque j'ai l'air tristounette, ma fillette m'amène l'un des bébés de la tribu qu'elle élève avec passion en me disant "Tiens maman, tu veux un bébé, prends le bébé..."
Rédigé par: Etolane | 28 jan 2009 17:52:55
Coucou mes douces
c'est l'une des choses que je trouve belle, dans le fait d'être mère.. l'hésitation de vouloir le devenir à nouveau, ou pas. Notre ambivalence tout du long...
Et moi j'attends la babysit' qui a déjà eu la varicelle, car ce soir, je fais ma belle et je m'envole !
Rédigé par: Christie | 28 jan 2009 18:55:08
Et l'envie du premier enfant il vient quand? Il vient comment? Parfois je me surprend à avoir envie d'etre enceinte, à en rever meme (souvent) mais pas envie d'avoir un bébé.. pour moi c'est encore une autre étape et (je vais surement en choquer pas mal) je ne vois que les contraintes que celà suppose, la suppression de liberté comme le post précédent... et parfois je m'affole en me disant que l'age tourne et si jamais je n'ai jamais ce déclic? Je ne vois pas sans enfant...et je n'en ai toujours pas vraiment envie non plus... quelle ambivalence!
Rédigé par: lapetitecatherine | 28 jan 2009 20:57:37
Moi j'ai la hantise de ce moment très sklgjqdmkfq...
Comment est-ce, quand ils partent? Ils prennent tellement de place pour l'instant, TOUTE la place...
Parfois je trouve ça étouffant, et en même temps je préfère étouffer que d'un jour "avoir du temps pour moi"...
Mais il paraît que chaque étape se vit naturellement alors... j'essaie de ne plus angoisser à ce sujet (j'y arrive très mal ;-/
Rédigé par: Valli | 28 jan 2009 21:04:21
Bonjour Christie,
Je viens ici quasi quotidiennement, ton blog accompagne souvent mon thé du matin, ou café de l'apres midi...
Je suis sage femme de mon métier, mais pas encore mère, et j'aime l'image de la femme et de la mère que tu dévoiles à travers tes articles. Bravo pour tes ecrits et ce que tu arrives à nous transmettre.
Merci pour ces soupçons de sourire, vagues d'energie, suggestion de lecture, élan de liberté que tu déposes par ci par la...je me régale chaque jour.
Rédigé par: Marion | 28 jan 2009 21:07:06
Moi j'ai rarement l'impression que mes enfants prennent toute la place. Mais j'ai la chance d'avoir un travail qui me laisse bcp de liberté.. et je me sens souvent "mauvaise mère", de les confier autant ou de les laisser beaucoup jouer seules.
L'intérêt, aussi, de l'enfant d'après : un super compagnon de jeu !
Rédigé par: Christie | 29 jan 2009 09:43:18
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