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Au bout d'un mois la rentrée a pris forme.
Mes deux babysitters du soir (trouvée grâce à la jeune fille de l'année dernière) vont se relayer pour prendre soin de mes filles ; un mercredi sur deux elles iront chez Maman. Toujours je mesure le miracle de ne pas être seule à m'occuper de mes enfants, ni même seule avec leur papa. En Afrique il faut tout un village pour élever un enfant, ici nous ne sommes pas trop d'une dizaine.
Libérée de l'omniprésence des filles et du "fais vite fais vite", je peux cultiver mes bulles et me concentrer sans culpabiliser à mon travail pendant la journée ; à mes méditations du petit matin et à la course ; je suis moins fatiguée et retrouve l'envie de sortir avec mon homme ; bien sûr, mes petitounes me manquent et j'essaie de mettre toute mon attention dans les moments passés avec elle - ce qui est bien plus facile quand ils sont moins nombreux.
Je me prends à rêver aux activités du prochain mercredi, au yoga du soir et à leurs cheveux doux que j'aime nater. Ca fait longtemps que nous ne l'avons pas fait. Leur lire, aussi, les contes japonais de mon enfance et notamment la merveilleuse histoire de Momotaro né d'une pêche....
octobre 6, 2008 dans Deseo | Permalink | Commentaires (4)
J'aime bien l'expression "cultiver ses bulles".
C'est vrai qu'on a du mal à faire face à l'énergie des enfants, qu'il n'est pas toujours possible de canaliser. C'est idiot, mais c'est comme ça; Et en les voyant moins, finalement, on les apprécie encore plus.
Moi je suis encore dans la phase où j'ai peur de rater des choses en passant moins de temps avec eux. Mais je dois reconnaître que c'est usant. Et pas forcément équilibrant pour eux... J'aime aussi que tu rappelles qu'en Afrique ils sont tout un village pour les élever...
Rédigé par: MarieMay | 6 oct 2008 17:47:33
Moi aussi je pense à tout ce que je loupe.. et je manque vraiment de patience pour les gérer 3 à 4 h chaque jour..
Rédigé par: Christie | 6 oct 2008 19:02:50
Et moi je suis de l'autre côté puisque je n'ai pour le moment que le rôle de la babysitter... et c'est une de mes bulles à moi, ce petit bonhomme que je garde depuis ses 4 mois et que je viens de retrouver après l'été et mon stage, tellement grandi, tellement petit garçon maintenant à 10 mois... grimper les 3 étages qui me mènent vers l'appartement de ses parents, et les jours où ça ne va pas, je respire mieux là haut près de lui...
Rédigé par: Titoune | 6 oct 2008 20:57:26
Tu décris merveilleusement bien l'équilibre que tu as trouvé. Il se dégage une sereinité de cette note, qui me fait beaucoup de bien ! Me déculpabilise même : oui, on peut se faire aider pour élever ses enfants, oui c'est difficile "seuls" (le papa et la maman). Je le ressens très fort, mais chez moi le papa a du mal : du mal à demander de l'aide. Je me bats pour garder une nounou en périscolaire, ne pas envoyer mon petit bonhomme à la garderie. Et je comprends mieux pourquoi grâce à ton texte : j'apprécie qu'il ait un contact privilégié avec un autre adulte que ses parents, ses grand-parents et sa grand-tante. Ca me rassure et me décharge plus que ne le ferait la garderie. Faut que je fasse lire ton texte à mon homme !
Bises affectueuses, Christie !
Rédigé par: Anne-So | 7 oct 2008 09:26:44
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