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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























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lundi 27 octobre 2008

tint-tiiiiiiin !

Mes_petits_cadeaux_cosmetiques_bioIl parait aujourd'hui !

Vous voulez savoir quoi ?

Notre "bébé" à Marie et moi, Mes petits cadeaux cosmètiques bio, notre livre à deux dont l'accouchement fut à la fois joyeux et douloureux !

Joyeux parce que je trouve merveilleux de voir se concrétiser mes projets. Surtout avec une personne pro et passionnée par son sujet comme Marie... Dans le domaine de la patouille avec la matière que j'adore, de l'herboristerie qui me fascine, des cadeaux qui sont très importants dans ma vie.
En plus la maison d'édition avec laquelle nous nous sommes choisies est très jeune et dynamique et spécialisée dans le pratique-bien être et la distribution maline (on va sans doute être diffusés chez Nature et Découvertes !!)

Douloureux, parce que bon.... D'abord nous l'avons écrit alors que nous habitions à 10 000 km de distance. Et puis un livre c'est toujours long à sortir, entre la conquête de l'éditeur, l'inspiration parfois absente, la difficulté de caser ce projet-là en plus de tous mes autres (idée bizarre non, de faire pour me détendre ce que je fais toute la semaine pour mes clients !), le décalage entre le livre rêvé et le livre aujourd'hui dans nos mains....

Et le résultat vaut le détour.

Ah oui vous voulez savoir de quoi il parle ? Eh bien ce sont des recettes pour fabriquer et présenter soi-même des préparations cosmétiques afin de les offrir à ceux que vous aimez : votre petite soeur qui a les cheveux qui frisent, votre maman qui ne prend pas assez de temps pour elle, votre copine jardinière, votre pote super coquet..

Notre proposition est de concocter soi-même des cadeaux qui ont une âme et sont pensés pour ceux qui vont les recevoir... tout ça pour un coût moyen entre 2 et 5 € !

Vous nous en direz des nouvelles.

Je suis heureuse, parce que ce livre m'a été inspiré par la créativité de Scally (qui m'a raconté un jour son projet de livre de cadeaux gourmands et shplouf, ça m'a donné l'idée) et le talent de Marie. Deux rencontres qui n'auraient jamais eu lieu sans ce blog...

Mes chéries-chéris, je pars une semaine à Dinard profiter de mes enfants, de ma Maman, de la mer déchainée (et avancer sérieusement dans l'écriture du livre de mes 4 mousquetaires et celle de mon recueil aimé).

Je vous souhaite une semaine merveilleuse, remplie de moments amoureux avec une personne bénie par les fées : vous !

 

vendredi 24 octobre 2008

10 choses auxquelles je ne m'habitue pas

Boots

Boire de l'alcool (si je dépasse deux verres la soirée se termine)

Me séparer de mes enfants pour plusieurs jours (mon coeur vient de dégringoler quand je leur ai dit au revoir à l'école, ce soir elles partent à Dinard 3 jours avant moi)

La jalousie qui certains jours envoie sa tarte dans la gueule - jalousies qui refont surface même pour des amours depuis longtemps estompés, pour des situations que l'on croyait acceptées et puis je me regarde dans la glace et je reçois un coup de poing dans le ventre

La colère parfois quand j'ai le sentiment d'être lâchée - les gens vont et viennent, c'est un fait auquel je réagis civilement mais parfois c'est plus fort que moi

Le vertige devant le fait d'avoir grandi - payer des impôts, comprendre ce que me veut l'Urssaf, la voiture et ses pocs...

La reluctance à être la personne responsable de contenir toute la vie que je contribue à faire grandir. Mais comment s'élever sans élagage, tutorage.

L'idée que mes parents vont mourir ; je n'aime pas non plus quand ils partent en voyage, ni la perspective d'une intervention chirurgicale.

Et le ciel rose du matin. L'air chafouin de Churchill. Les fleurs et les fruits qui surgissent d'une tige. Regarder mes enfants dormir. Assister à leur réveil. Les prendre sur mes genoux et écouter leurs histoires du jour. Rencontrer un homme, une femme, m'émerveiller de la lueur dans ses yeux. La confiance que m'accordent mes clients. L'intelligence du coeur de mes meilleurs amis. Vivre avec Nicolas.

 

mercredi 22 octobre 2008

beloooooong !

Je viens de passer deux jours dans une tour de la Défense, avec des cadres financiers d'un groupe international. Ma nouvelle cliente leur donnait un séminaire sur son sujet et j'étais là pour palper en chair et en os ce dont il s'agissait.

Cadres financiers le nom peut paraitre sinistre mais moi pendant ces deux jours je les ai trouvés beaux. J'ai eu envie de les connaître et de lire des tableaux de chiffres avec eux. J'ai eu envie de découvrir leurs business units, leur plants (tout était en anglais vu que 16 pays étaient représentés). J'ai eu envie de travaux de groupe, de présentation devant un big boss. J'ai eu envie que quelqu'un investisse sur moi : mon expatriation, ma formation, mon employabilité, si je suis heureuse dans mon travail ou pas...

Et surtout, j'ai eu envie de devenir cadre financier faire partie d'un grand corps avec une devise, un logo, un polo, une fierté.

Appartenir et s'appartenir - toute seule devant mon écran depuis bientôt 8 ans, je ne sais pas comment je vais réconcilier ces deux contraires. Je vais trouver un moyen cependant, car la plainte qui miaule dans mon coeur depuis quelques mois, à chaque fois que j'entends ce mot BELONG, devient proprement intolérable.

[Homework- faire la liste de tout ce à quoi j'appartiens déjà !]

Ma_princesse

Mes enfants - ça c'est sûr, je leur appartiens ; ainsi qu'à Churchill, aux plantes sur mon balcon.. Tout ce que je contribue à faire vivre.

Nico n'aimerait pas sans doute que je lui dise "je suis à toi". Alors je me contente d'écrire qu'il est ma merveille.

mardi 21 octobre 2008

I'm not here

A_l_envers

discuter les tréfonds de l'âme
retrouver des copines
vider, remplir les machines
passer un coup d'éponge sur la table en bois
essayer des tenues noires et roses
imaginer la suite - creuser mon intuition, deux mots accolés l'un à l'autre comme une folie qu'il m'appartient de rendre réelle
sourire aux gens dans la rue
écouter, caliner mes enfants
accueillir à l'improviste
couper des fruits, des légumes
garder du temps pour mon recueil
travailler dans les interstices qui me restent

mes chéris-chéries, je volète ! et je reviens bientôt.. et je vous souhaite une folle journée dans le vent

vendredi 17 octobre 2008

10 films auxquels je pense souvent

Kirsten

Les chansons d'amour, de Christophe Honoré (pour Grégoire Leprince Ringuet et Clotilde Hesme en amoureux transis)
Marijo et ses deux amours, de Robert Guédiguian (pour Ariane Ascaride qui aime deux hommes et n'aime plus la vie)
Rois et reines, d'Arnaud Desplechin (pour Amalric qui picole dans sa voiture)
La belle personne, de Christophe Honoré (pour les yeux de côté et le sourire de Louis Garrel)
Alice, de Woody Allen (pour le déjantage de cette bourgeoise mal aimée.. j'adore la fin où elle se retrouve à Calcutta !)
Le secret de Brokeback moutain d'Ang Lee (pour la cruauté du destin de ces deux hommes.. la scène où Heith Ledger tient la chemise vide dans ses bras)
Itinéraire d'un enfant gâté, de Claude Lelouch (pour Anconina qui se met en colère, Belmondo qui se languit de ses enfants.. et la chanson Qui me dira !)
Cyrano, de Jean-Paul Rappenau (pour la voix de Depardieu quand il implore Non non mon cher amour, je ne vous aimais pas !)
Sous le sable, de François Ozon (pour le visage perdu de Charlotte Rampling)
Talons aiguilles, de Pedro Almodovar (la petite fille grandie qui pleure sa mère, puis la retrouve..)
Bernard et Bianca, de Walt Disney (mon premier film d'horreur)
La femme d'à côté, de François Truffaut (la voix grave de Fanny Ardant.. et le personnage tragique de la dame qui tient le tennis, qui a une jambe de bois)

Et Virgin suicides, de Sofia Ford Coppola, pour la lumière sur les robes et dans les yeux de ces adolescentes.. la fascination des jeunes garçons, leurs voisins.

Ariane_et_grard

Et vous ?

[Photogrammes Kirsten Dunst dans le film de Sofia Coppola ; Ariane Ascaride et Gérard Meylan dans le film de Guédiguian]

jeudi 16 octobre 2008

les pommes

Pommes_2008

Hier avec les filles nous sommes retournées à la cueillette de Gally. Vous allez me hurler, "Quoi, avec vos angines, et en plus il pleuvait !" Et oui. Nous venions à bout de la provision de tomates qui avaient fini de mûrir sur le balcon. Vous allez vous frapper la tête du plat de la main "Mais tu sais les tomates, y'en a au Francri juste en bas de chez toi". Certes, mais je voulais des green zebra et des pointues cornues. Et puis des pommes aussi, parce que l'autre jour en montant un escalier j'ai senti une odeur de compote de pommes à se pâmer et ça ma donné envie. Et de ces délicieux haricots verts qui croquent comme nul autre. Et l'orgie de framboises....

Et puis franchement les filles et moi, avec notre mal de tête et nos jambes flageollantes, nous avions besoin de nous aérer les méninges.

Comme prévu il a plu. Nous étions boueuses et trempées au bout de 10 minutes. J'avais emprunté une brouette - n'étant plus limitée par le poids de sacs trop lourds ça a été la grosse lachade.

En revenant à la maison (bien trop tard quand le lendemain il y a classe) j'ai mis les tomates à mûrir sur le balcon et j'ai préparé ma première compote. Il reste encore 4 sacs de pommes, humides puisqu'on les a ramassées sous la pluie (la pluviotte, soyons exacts). Je me suis souvenue de mes grands-parents maternels.

Leur grand jardin de Belle-île avait plusieurs pommiers très généreux, qui donnaient leurs fruits en août et septembre. Ils en utilisaient à la pelle dans des confitures et des gâteaux (aaah, le fameux gâteau aux pommes de ma grand-mère, qui n'avait jamais deux fois de suite le même goût...). Mais les pommes continuaient à tomber de l'arbre ; aussi, avant leur départ à la mi-septembre, tapissaient-ils le plancher du grenier avec du papier journal. Puis ils entreposaient là toutes les pommes jolies et pas abimées. Elles nous y attendaient jusqu'aux vacances de Pâques ; les pommiers étaient encore en fleurs mais le grenier embaumait de l'odeur des pommes sûres. C'est là que nous allions piocher pour de nouveaux gâteaux ; certaines pommes étaient ridées ou légèrement tâchées, mais globalement j'étais émerveillée que la réserve ait si bien tenu le coup...

mercredi 15 octobre 2008

luxe, calme et volupté

Il y a des jours où ma vie s'apparente à un roman de Zola (reste plus qu'à l'écrire).

Chimène a attrapé l'angine d'Alma, je suis moi-même fièvreuse.
Churchill a la diahrée, c'est tout un programme.
L'évier déborde, les paniers de linge débordent, le travail à faire pour les clients déborde, le frigo est vide, j'ai cassé le pommeau de douche encore un truc de cassé... et mon homme est parti chasser ce matin (c'est une image) ! 

Pour une fois je n'appelle pas Mamaaaaan !

Non.

A la place, je m'enveloppe dans une jupe en coton doux
je me prépare une tisane sauge-hibiscus
et je rêve que je m'envole sur un tapis volant et emménage sans histoire dans un loft blanc et vide surplombant New York City.
Ou dans une cabane de bucheron devant un lac dans la forêt (le feu serait déjà allumé et la soupe au pistou fumerait dans les bols. Tiens, bonne idée une soupe au pistou !)
Voire, le tapis me dépose dans un palais d'Egypte à deux pas de la mer rouge, où de belles servantes me requinqueraient avec des onguents et des massages spéciaux et des bains au lait d'ânesse. Puis Nicolas pourra me rejoindre dans son avion privé et nous irions plonger au milieu des tortues et des poissons clowns.

Je vous souhaite une bonne journée à caresser de sweet dreams, mes chéris-chéries !

Bronzage_de_juillet

C'était bien l'été...

[Je râle, je rêve et je garde les yeux ouverts sur le monde...]

mardi 14 octobre 2008

10 objets dont le contact me rend joyeuse

Tibordelma chaine en bronze un peu trop longue
mes bottes chasseresses en nubuck brun
ma robe en laine taupe un peu trop courte
mon stylo plume rose, mon porte plume noir
ma bouillotte trop chaude avec sa housse qui bouge et le cordon entortillé autour
la couverture biscornue que j'ai tricotée pour Alma
la théière en fonte d'une couleur indéfinie, bleue verte noire ?
le fauteuil en cuir fauve
le joli bol en terre jaune et vert
le marque page sur lequel y'a l'écriture de ma copine L.

et vous ?

[Parfois il me semble que je focalise beaucoup sur les objets qui m'entourent. Est-ce le fait de travailler seule, de passer mes journées à la maison ? Et puis, quand je vois Nico se passionner pour le design et m'entrainer dans son goût du beau je me dis que non, ça n'a rien à voir...]

[La bonne nouvelle du jour c'est que je reprends le travail sur mon recueil. Je suis en train de relire vos retours sur mes textes... Merci !
L'impression que le vrai travail commence.
La joie aussi de m'y mettre - j'avais peur de ne pas trouver le courage !

Gros bisos mes chéries-chéris !]

lundi 13 octobre 2008

l'avantage...

L'avantage des programmes c'est quand ils volent en éclat.

L'avantage de prévenir tout le monde que j'allais courir cette course, c'est que je ne pouvais plus me dégonfler.

L'avantage d'avoir été néophyte, c'est que j'ai demandé des conseils à tout le monde et étais finalement bien préparée ; notamment sur les petits détails de la fin, boire beaucoup la veille et le jour même, emmener un sac poubelle comme coupe-vent jetable au départ de la course (super chaud, le tiers des coureurs avaient opté pour ce moyen) + ma Christie's touch, emmener un mini sac de "petites graines" (abricots secs et amandes) pour booster l'énergie aux premiers kilomètres. L'autre Christie's touch a été de ne pas hésiter à faire comme les garçon, un pipi dans une route adjacente, c'est dans ce genre de moments qu'on se rappelle l'un des avantages d'être un mec.

L'avantage d'avoir une famille, c'est qu'au km 12 j'étais toute joyeuse d'embrasser mes trois amours perchés sur un muret, ils m'avaient préparé des banderolles...

L'avantage de courir 20 bornes c'est que l'on se rappelle qu'on a un corps : avant (avec toutes les questions que l'on cherche à anticiper, d'alimentation, hydratation, évacuation et régulation thermique), pendant (ah ! les kilomètres 8, 13, 17.. Je les ai sentis passer !) mais malheureusement, c'est surtout APRES qu'on s'en rend très compte. J'aurais adoré que Nicolas vienne me chercher en poussette. J'ai le dos en compote. Et les hanches. Les genoux, ça va. Mais les mollets, aille aille aille !

Je suis assez fière d'avoir terminé cette course (mon temps n'a pas dû être terrible vu le nombre de personnes qui m'ont doublée en chemin!). Maintenant, faut que j'arrête les platrées de pâtes (j'ai déjà pris 1 kilo). Et que je trouve un nouveau défi... parce que celui-là, mine de rien, a boosté ma rentrée.

Mes_trois_amours

[Faute de photos de cette course, une petite resucée de mes amours versions 2007..] 

vendredi 10 octobre 2008

10 choses que j'aimerais faire ce week-end

Ete_indien_sur_le_balcon

Arracher les feuilles jaunes des capuciniers, nourrir les plantounes d'engrais, de marc de café.. une dernière fois avant l'automne ?

Courir de mon mieux cette course.. alors que je pense déjà à celle de l'année prochaine...

Passer du temps avec Alma demain, après qu'on aura amené Chimène à son goûter d'anniversaire

Aller marcher en forêt avec mes amours

Recommencer à prendre des photos (ça n'a pas que des avantages d'avoir un mari superdoué)

Une petite grasse mat' ? heu, quand ?

Fabriquer du pain, préparer des gâteaux pour le petit déjeuner et, hmmm, concocter un muësli spécial coureuse (je me pose beaucoup de questions sur la meilleure manière de s'alimenter avant une course, deux jours avant c'est un peu tard, mais je demande quand même aux pros : vous avez des suggestions à me faire ?)

Demain soir, partir tous les quatre à vélo pour admirer la tour Eiffel toute bleue...

Ca va être un beau week-end ! J'ai presque l'impression qu'il a déjà commencé.

[D'ailleurs il y a du nouveau par ici !]

[Deux phrases me hantent ces derniers jours ; celle d'Eva Joly qui écrivit : "Quand on vieillit, on ne pense plus à sa carrière mais aux enfants qu'on n'a pas eus."

Et celle de Josyane Savigneau, reprise dans le blog de Pierre Assouline, qui explique ainsi sa préférence pour des femmes qui, sauf exception, préfèrent les femmes, non par particularisme sexuel, sans se revendiquer comme lesbiennes, mais parce que les relations que les hommes veulent instaurer avec elles leur sont intolérables.

C'est curieux les phrases qu'on attrape et qu'on remâche et auxquelles on repense et on y revient et on les transmet.. Termites de mots qui creusent leurs galeries imprévisibles.]

Ma Photo

juillet 2009

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