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L'ennuyeux lorsqu'on est en charge de la vie (sous forme enfantine ou canine, pour prendre un exemple au hasard) c'est qu'on est aussi responsable de la contenir.
Tes enfants sont mal élevés, ton chien n'en parlons pas, j'entends ça tout le temps - pas des mêmes bouches, vous pensez bien, chacun a son avis sur la question. Le chien se tait pour toujours, paix à mon âme, mais les filles, elles, dans 20 ans, emprunteront je présume le même chemin que moi vers le fauteuil d'un psy, leur raconter tout le bien qu'elles pensent de mon éducation (-Arrête d'exagérer ton rôle Christie, le père prend sa part !)
Bref ces derniers mois, je me suis trouvée plus souvent qu'à mon tour dans la situation de punir. Et je trouve que cela demande beaucoup d'imagination de faire d'une punition un geste d'éducation et pas seulement de contention.
Mes dernières trouvailles : faire réparer quand c'est une bêtise matérielle ; isoler quand elles sont sottes ou en colère. Je trouve juste aussi l'idée d'un journaliste de Elle : "ne jamais se punir soi en punissant l'enfant, type se priver aussi d'une sortie au ciné, mais plutôt proposer des punitions qui facilitent la vie des parents, comme passer le balai ou dépoussiérer les meubles." Hé hé. Je vais la tester bientôt celle-là.
Quant à Monsieur Churchill qui a dû co-écrire la chanson Les Bêtises avec Sabine Paturel (depuis la rentrée, il s'attaque à nos affaires dès qu'on a le dos tourné), les manuels disent qu'il faut l'ignorer pendant une heure pour bien lui montrer que hein. Eh ben je vous dis, faire la gueule à son petit chose qui vous implore de ses grands yeux bruns, c'est pas humain. Pour le coup c'est moi qui suis triplement punie.
Vive la psychologie.
septembre 11, 2008 dans Carnets de l'après, wouf | Permalink | Commentaires (21)
Mon problème à moi, c'est d'arrêter de crier... Souvent, quand je m'efforce de ne pas élever la voix, mes zozos m'ignorent royalement, ou m'affrontent directement. C'est le grand retour du "NON" (le mot préféré de mon Paolo à deux ans. Mais il en a presque 8 maintenant, d'où vient ce refus catégorique? NON, je ne vais pas me doucher, NON, je ne fais pas mes devoirs, NON, je ne me lève pas...) J'ai du mal à garder mon calme, même quand je sais pertinemment qu'hurler ne sert à rien (sinon à leur faire croire qu'on peut résoudre des conflits en criant plus fort que les autres ... Eux aussi auront des choses à dire sur le divan!)
En ce moment, je travaille à inventer des "conséquences", ou des punitions "meaningful". Pas toujours évident. Mais la constance commence à payer, à long terme.
Rédigé par: Lola | 11 sep 2008 16:53:43
Et c'est quoi vos conséquences et punitions meaningful ?
Pour moi le pire c'est quand Nico me dit "mais pourquoi tu cries comme ça ?"
Rédigé par: Christie | 11 sep 2008 16:56:28
J'aurais jamais imaginé être une mère si peu calme. Je crie plus d'impuissance que pour me faire entendre, chez moi, aucune punition ne semble avoir de sens, la grande s'en fout royalement quelqu'en soit la forme, la petite...est trop petite. Et, je crie dans mon désert !
Rédigé par: Clea | 11 sep 2008 17:18:54
Je constate que nous avons toutes les mêmes soucis, et les mêmes interrogations... Comment se faire entendre, se faire comprendre?
Hier j'ai passé ma journée (quasi) à hurler sur Coeur de beurre qui me faisait tourner de plus en plus en bourrique, et çà ne résolvait rien, en plus.
Du coup, en plus de la fatigue, j'étais doublement contrariée...!
Moi aussi je réfléchis à des punitions mais je suis un peu à sec là!
Pas bête de réparer, mais pour les insolences, comment cela se répare-t-il don?;)
Allez courage, à toi, à vous toutes et à moi aussi!(faites des gosses qu'ils disaient! ;)
Bises
Rédigé par: small head | 11 sep 2008 17:48:46
Et c'est ça que je trouve le plus ingrat : on prend des jours, on se rend dispo pour les enfants.. et on crie. Dans ces cas-là je me demande "à quoi bon.."
Rédigé par: Christie | 11 sep 2008 17:51:32
Por les enfants, étant donné que je n'en ai pas, je ne peux pas donner de conseils. Pour le chien en revanche, c'est mon métier. L'ignorer ne sert à rien... car il ne va pas comprendre pourquoi (et ça peut renforcer son anxiété, si anxiété il y a). Il faut essayer de comprendre, nous, pourquoi le chien détruit des objets (anxiété, adolescence,...?) et travailler là-dessus après. Pas toujours simple, mais un bon vétérinaire comportementaliste pourra t'aider.
Bon courage !
Rédigé par: Catherine la nantaise | 11 sep 2008 17:56:46
Quelques exemples de "conséquences" (je n'en ai pas beaucoup, hélas!):
Tu ne veux pas faire tes devoirs en rentrant de l'école? Tant pis, tu n'auras pas le temps de jouer avant le dîner ou pas le temps de lire après (et je resiste: quand c'est l'heure, c'est l'heure, pas de prolongations!). Après plusieurs années de lutte pour que les devoirs soient faits en arrivant à la maison, je n'insiste plus désormais, mais je le laisse tirer des leçons des conséquences "naturelles". Depuis quelques jours, il traîne moins, il est plus efficace. Et il a plus de temps pour jouer!
Tu refuses de ranger ta chambre? Tant pis, quand je dois passer l'aspirateur, je ramasse tout en vrac, je fourre le bazar dans un grand sac qui va aller passer quelques jours dans le garage. Et je suis sourde aux cris de rage aussi bien qu'aux supplications.
Tu me fais une scène pour aller te coucher? Je n'ai pas envie de te donner un bisou. Redeviens gentil, et je viendrai te faire un câlin.
Tu décides de ne pas mettre tes chaussures pour aller courir dans le jardin? C'est à toi de laver tes chaussettes pleines de boue (Berk) (D'ailleurs, elles trempent toujours dans une bassine).
Pour l'insolence, je n'ai toujours pas trouvé. A part refuser de parler à l'insolent, se désintéresser de lui, ne pas répondre à ses questions, ses requêtes (ça marche avec le petit, mais beaucoup moins avec le préado). Je suis preneuse, si vous avez des "trucs" pour guérir les insolents de leur effronterie!
Rédigé par: Lola | 11 sep 2008 17:57:43
De la punition constructive...
Pour la première, ça va bien. Les rares punitions de "vas dans ta chambre pour réfléchir" sont encore payantes. Je sais que ça ne durera pas. Mais je passe mon temps à lui demander de faire ça, ça et ça. Je me dis que ce soir je vais tester la version "je demande une fois, et après... ben si c'est pas fait... je ne sais pas !!!
Le petit, lui, écoute, mais je suis beaucoup moins patiente avec lui... C'est injuste, j'ai l'impression de moins bien le servir en affection.
Rédigé par: MarieMay | 11 sep 2008 18:07:37
Ah ben oui Churchou est ado... et Nicolas pense qu'il est anxieux quand je me sépare de lui. Hou la la. Dans quoi je me suis embarquée avec ce chien ! (il m'angoisse moins que les enfants hein, mais aujourd'hui Alma pleure moins, alors je reprends espoir...)
Rédigé par: Christie | 11 sep 2008 18:08:05
Pas mal Lola, on n'a plus qu'à attendre les "trucs" contre les insolences! ;)
Ouais, je me dis parfois que c'est assez ingrat le rôle de parent, tu te dis je prend du temps pour mes enfants (genre, moi, le parental) mais en fait,eux ils ne réalisent pas et on se retrouve vite dans le rôle de la Mère morale et tt...
Heureusement pas toujours mais y'a des jours, c'est usant d'éduquer...
bises!
Rédigé par: small head | 11 sep 2008 18:08:51
Quant à moi, le petit bout qui est en moi ne faut pas encore trop de bêtises... Quoique le meileur moment pour faire des galipettes dans mon bidou semble celui pendant lequel il me faut me concentrer pour ma thèse...
Thèse d'ailleurs relative à la délinquance des mineurs. Je ne compare pas vos loulous à des délinquants, mais je réfléchis beaucoup à la conciliation entre éducation et sanction. Une sanction peut être éducative, et l'éducation ne va pas sans la sanction. Moi qui ai des convictions davantage préventives que répressives, il me faut me faire un peu violence pour accepter la nécessité et les bienfaits des peines applicables aux mineurs... Plus facile à méditer lorsqu'il s'agit de théorie que de pratique (comme avec vos ptis bouts...).
Rédigé par: Carmencita | 11 sep 2008 19:13:46
T'inquiètes pas, y'a des choses à faire pour Churchou... Et puis des fois, ça peut donner des clés pour l'éducation des enfants, en plus !
Rédigé par: catherine la nantaise | 11 sep 2008 19:14:48
mon Churchou délinquant... Si tu as des conseils à me donner, Catherine, je suis partante.
Elles me manquent à moi les galipettes d'un petit Alien dans le ventre..
Rédigé par: Christie | 11 sep 2008 19:26:02
C'est une thèse de psy que tu fais Carmencita??
Rédigé par: lapetitecatherine | 11 sep 2008 19:55:38
Moi quand je suis à court de conséquences naturelles avec mon fils, c'est soit le "time out" dans sa chambre, soit l'amende prise sur son argent de poche. Au début, je n'aimais pas trop l'idée d'utiliser l'argent comme punition, mais en fait je dois dire que ca marche hyper bien dans notre cas.
Sinon quand il ne veut pas faire les taches ménagères qui lui sont attribuées, nous parlons du fait que chacun a un rôle pour faire fonctionner la maison, et je lui dis d'imaginer ce qui se passerait si un jour je décidais que je ne veux plus préparer les repas ou que je ne veux plus faire la lessive. Et ça semble avoir un certain effet!
Oui, bon, enfin je me retrouve quand même périodiquement en train de crier, hein, comme tout le monde!
Rédigé par: Flore | 11 sep 2008 21:34:19
Et bien moi le chat vient de péter les plombs, devenu fou d'un coup ce soir à me pisser dessus, à déféquer partout à nous faire son cri d'attaque à mordre mon homme.... Là impossible de le contenir...
Rédigé par: lapetitecatherine | 11 sep 2008 22:39:12
Vivre en famille, c'est comme vivre en société. Des règles régissent les attitudes et les comportements.
Rendre visibles et claires ces règles, c'est fixer les limites qu'il ne faut pas franchir sans risquer une sanction qui la plupart du temps serait de l'ordre d'un repli provisoire, une suspension (forcément courte) de la présence de l'enfant testeur des patiences et qui doit effectivement éprouver la limite. Un moment d'isolement lui permettra de réaliser qu'il a enfreint une des règles du bien-vivre ensemble.
Ce serait trop simple, si ne s'agissait que de discipline. Parfois certaines réactions ont leurs explications dans le ressenti, assez confus cependant, que l'enfant a de ne pas recevoir ce qui parait être un dû. Auquel cas, le parent se transforme en détective pour découvrir quel ressort sentimental provoque ces réactions intempestives. Trouver la cause d'une inquiétude ou d'un ressentiment aide à défaire l'opposition ou la querelle.
Mais l'affrontement, on ne pas y couper, comment combiner fermeté et douceur ? L'autorité, est-ce une attitude qu'on peut apprendre ?
Rédigé par: Egide | 11 sep 2008 23:04:14
Hello hello !
Alors, moi, je ne suis pas maman, mais en termes de punition, je me souviens de la manière dont mes parents me punissaient en cas de bétises: ils restaient le plus souvent très calmes, et je crois que leurs regards, ou la voix basse de mon père, tout d'un coup froide et pleine de reproches, équivalaient à toutes les punitions sonores.
Sinon, j'ai vu que ma petite cousine arrêtait de faire la chipie quand ses parents la mettaient au coin ou lui demandait de rejoindre sa chambre... bref, de quitter le cercle d'intimes pour un temps, ce qui est une autre façon de montrer qu'il y a des règles à respecter pour en faire partie...
Bon bon bon... on verra quand j'aurais moi même des ptis qui font les 400 coups du haut de leur moins de 1 mètre... Ca semble pas évident ! :)
Bon courage à toutes / tous et grosses bises!
Rédigé par: Olympe | 12 sep 2008 00:43:03
Coucou Christie, quelle violence dans les critiques que l'on ose te faire ! On te dit vraiment que tes enfants sont mal élevés ? Qui se permet ? (et en même temps, cette question qui naît : "que répondre?").
Concernant les punitions, j'ai assisté à une conférence d'une québecoise (orthographe?), Mme Hélène Renaud, qui a notamment écrit un bouquin qui s'appelle "8 moyens de s'épanouir dans son rôle de parent" (ou qqchose comme ça). Elle recommandait de toujours lier la punition à la bêtise : par exemple, ne pas priver de télé parce que son enfant a voulu traverser la route de façon impulsive, mais plutôt l'obliger à tenir la main pendant un certain temps. Je trouve aussi que le conseil de la journaliste de ELLE est essentiel : ne pas se punir aussi. Ca paraît évident comme ça, mais en pratique... il faut parfois se raisonner ! :o)
Sinon, avec mon petit bonhomme, j'ai la chance de ne quasiment jamais avoir à punir. Bon, il a 4 ans, j'ai encore le temps ... :o)
bises
Rédigé par: Anne-So | 12 sep 2008 09:03:00
tiens, au fait, le site d'Hélène Renaud : http://www.commeunique.com/main.cfm?yADM
Rédigé par: Anne-So | 12 sep 2008 09:03:30
Pour l'insolence? mes loulous ont 12 et 16 ans, et il nous a paru plus simple de leur dire simplement: tu n'as pas à parler à tes parents de cette façon, on ne le tolère pas, et on ne le tolèrera jamais. De le dire à chaque fois. Je crois qu'ils ont besoin de l'entendre , et qu'en plus ils sont tout à fait d'accord...
Mais bien-sûr que je hurle aussi! ;0)... parfois je viens m'en excuser si je sens que mon énervement était dû à autre chose. Mais parfois je leur fais la tête pendant un moment.
Ce chien est très craquant, pas autant ma Billie mais....
Rédigé par: planeth | 12 sep 2008 11:34:10
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