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Mars, ninja Christie


















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jeudi 12 juin 2008

le vent dans la robe

Envie_de_sudMa copine m'avait confié "Pour stimuler les sens de mon homme, de temps en temps je porte une jupe sans culotte en dessous." L'idée m'avait intéressée et je l'avais stockée dans un coin.

Week-end à Rome dans l'appart' prêté d'un couple d'amis absents. J'avais accouché il y a cinq mois d'une petite fille et mon amoureux et moi avions passé deux jours à nous balader, main dans la main - la seule différence avec avant était que nous transportions alternativement le petit personnage dans son porte bébé ; et aussi, les nuits écourtées. La fatigue accumulée ne nous portait pas à de tendres roulades nocturnes, ni diurnes.

Commençant à trouver le temps long, et consciente que ma ceinture abdominale était devenue une bouée, me revint le stratagème de ma copine ; le lundi matin, lorsque je m'habillais, je sautais l'étape culotte et passais directement à l'étape robe (longue, je précise, parce que bon.. une robe noire à pois noirs, en coton bordé de dentelle, droite à fine bretelles). Mon chéri devait partir le soir, moi je restais encore un jour ou deux.

Et vous savez quoi ? tout à sa fatigue et à la beauté de Rome, le bougre n'a pas remarqué ce détail pour le monde, qui moi m'obsèda toute la journée. Mais toute à ma pudeur de jeune femme, je n'ai pas osé guider sa main sur mes fesses... Je me suis contentée de profiter de la petite brise qui toute la journée a circulé dans le coton de ma robe. Le soir venu, toujours mon bébé sur le ventre, je le ramène à l'arrêt de tramway qui devait l'amener à la gare et de là il prendrait un train qui l'emmènerait à l'aéroport ; et prise d'une impulsion (la tristesse de le quitter pour un jour ? l'envie qu'il remarque l'absente ?) je suis montée avec lui dans le tram.

Gros bisou à la gare.. Me revoilà dans le tram du retour, un peu rêveuse, un peu déçue, profitant malgré tout de la douceur du soir à Rome. A trois stations de mon arrêt, qui vois-je, trois (beaux) jeunes hommes en uniforme monter dans ma rame. Zut, des contrôleurs ; partie à l'origine pour 5 minutes, je n'avais pas emmené mon sac ; en plus de culotte, je me trouvais démunie d'argent, de passeport, de biberon, et de billet de tram. J'étais en revanche munie de ma petitoune qui allait avoir faim d'une minute à l'autre...

Oooooh le cauchemar dans ma tête d'une nuit passée sur le banc en bois d'une cellule romaine, ma fille braillante contre moi et serrant du mieux que je pouvais les fesses pour protéger ma vulnérabilité.

Mais les choses ne se sont pas terminées ainsi, et je n'ai pas fini la nuit au poste. Apitoyés sans doute par ma bambina qui commençait à s'exciter et le début de panique qui se lisait dans mes yeux, les contrôleurs ont proposé de m'accompagner à l'appartement de mes amis pour que je leur donne mon passeport. Ils voulaient récupérer mon adresse afin de m'envoyer une contravention.

Ils ont tout noté mais de travers je crois ; car la contravention n'est jamais arrivée chez moi...

Depuis ce beau week-end à Rome, je n'ai plus jamais sauté l'étape culotte. C'est dommage, j'ai bien aimé sentir le vent dans la robe.


[Coucou mes doux.. ceci est la troisième histoire de mon "principe féminin. Si vous voulez me faire le cadeau d'un retour, je l'accueille avec plaisir, pour peu qu'il concerne ce que l'histoire vous fait à vous, ou qu'il demande une précision sur tel ressort pas clair. En revanche les questions du style "et ça t'est arrivé ?" ou bien "ah oui je me souviens tu étais à Rome en 2002", ben ça va me bloquer un peu ; parce que oui chaque histoire s'inspire d'une foule de choses qui me sont arrivées ; mais aussi de choses vues, lues, entendues, rêvées... Et ça c'est ma cuisine secrète ! C'est OK pour vous ?

Gros bisous ! je suis chez Chine encore demain..]

[Hum la photo.. c'est la Corse. Je n'en ai pas de Roma ! et j'ai trèèès envie de Sud.....]

Commentaires

Pas mal ces histoires, j'aime bien!
celle ci ne manque pas de piquant et me parle à moi qui suis mère pour la seconde fois depuis 1 mois...
Intéressante cette idée de pas mettre de slip,ou de culotte, c'est selon...
j'aime toujours autant lire ce que tu écris; quoique ce soit!
bisous, dear

Rédigé par: small head | 12 juin 2008 23:43:28

Merciiii pour ton gentil mot, qui me fait super plaisir !
Comment allez-vous toi et ton bébé ?

Rédigé par: Christie | 13 juin 2008 07:01:43

c'est bien ces petites sequences de vie,il y a du naturel
de l'aventure quotidienne, un brin de poesie,ça se lit tout seul;
c'est a la fois moderne et intemporel;moi, je suis fan!

Rédigé par: sylvie | 13 juin 2008 07:30:21

Petite note du matin avec une jolie histoire! Bisous Christie et bonne journée à toutes!

Rédigé par: lapetitecatherine | 13 juin 2008 07:31:48

Nue sous la robe, en privé d'une certaine manière, cal nul ne sait le possible de l'exposition. Même pas lui. Cette suspension du dénudement a un sens, celui de la fragilité offerte de ce qui peut se montrer, sans rien. A fleur de peau, sans autre vérité que la nudité même.
Je tais mes propres souvenirs.

Rédigé par: Egide | 13 juin 2008 07:52:03

quel bonheur si ma petite histoire fait affleurer des souvenirs et d'aussi délicieuses sensations..

Rédigé par: Christie | 13 juin 2008 09:13:03

Coucou Christie,

comme toi, on reste sur notre faim ! Bien joué !
Bon, les trois jeunes hommes sont des contrôleurs, donc ? Tu ne le dis pas, on le comprend. C'est peut-être fait sciemment ?
j'aime bien un peu d'air italien dès le matin...

Rédigé par: MarieMay | 13 juin 2008 09:48:39

Je n'ai jamais essayé mais c'est vrai que ce doit être agréable de sentir la brise en direct, en plus, dans cette ville magique...
Ca me rappelle quand ma fille était en 1ère année de maternelle, je l'habillais encore, et elle est parti un matin sans culotte, ce qui ne l'a pas dérangée du tout !
[et je dois pas être encore bien réveillée parce-qu'à la première lecture, je n'avais pas compris que les 3 beaux jeunes hommes étaient des contrôleurs]

Rédigé par: swahili | 13 juin 2008 10:16:33

J' aime beaucoup ces histoires, qui ajoutent un petit piment au blog, un peu de fiction dans le journal. Ca se lit bien, et ca donne un petit sourire pour le reste de la matinée...

Rédigé par: cathy | 13 juin 2008 11:01:23

J'ai aimé cette histoire... et je ne sais pas si c'est parce que je suis en pleine passion totale pour l'Italie depuis des mois, ou parce que je vais aller à Rome en août... mais je me sentais complètement prise dans l'atmosphère... merci!!!

Rédigé par: Titoune | 13 juin 2008 13:10:38

Finalement qu'il ne remarque rien ca ne semble pas etre l'important dans cette histoire. Deja se sentir soi exposee, deja l'excitation du geste ose, et les sensations du vent sous la robe, deja donner l'impulsion (je suppose) d'un baiser fougueux et ne pas pouvoir se quitter....la moitie du chemin est parcourue. Des sensations deja experimentees, 'des trucs' pour mettre du piquant dans le couple, j'y ai recours moi-meme. Parfois il faut se forcer un peu, forcer le quotidien la lassitude, mais pour mieux se laisser aller a l'amour. Rien de reprehensible la-dedans, au contraire. A retenter, mais en evitant de se mettre en plus en situation perilleuse (en infraction dans le tram a l'etranger!)

Rédigé par: Vero | 13 juin 2008 13:22:32

Vous avez raison je vais le préciser que ce sont des contrôleurs ! vos demandes de précision m'aident à construire un récit plus clair.. merci..

Rédigé par: Christie | 13 juin 2008 22:31:00

Eh bien, Christie, si tu continues la route au-dessus de l'église, tu arrives tout droit du côté de chez Jean-Philippe Toussaint, à Tollare, la limite! et là, tu n'as plus que deux solutions:
"Fuir" ou "Faire l'amour" !

(Avec ou sans culotte!)

Rédigé par: Angèle Paoli | 13 juin 2008 23:32:03

l'histoire commence bien, c'est sympa, gentil, frais. en gros ça sent l'amour et le piment, mais la fin abracadabrantesque ressemble à un mauvais porno. le coup des 3 beaux jeunes contrôleurs qui raccompagnent le personnage, humm ! quand on vois déjà la tête des contrôleur du métro parisien...
enfin, je veux dire que le début est très romantique et réaliste, mais la fin gache tout.
Désolé de casser l'ambiance Christie.

Rédigé par: dude | 14 juin 2008 09:02:45

Dude votre interprétation porno me ravit..

Angèle, pour JP Toussaint je suis prête à certains compromis !

Rédigé par: Christie | 14 juin 2008 11:16:54

j'ai un peu de mal à accrocher à ces histoires...désolée...
mais la photo donne envie de sauter dans le premier moyen de locomotion pour filer vers le sud.

Rédigé par: naomi du Nord | 14 juin 2008 12:28:04

Il va peut-être falloir admettre que c'est une chose d'aimer écrire des petites fictions parce que cela vous détend, vous permet de mettre en mots des fantasmes, envies mais que cela ne fait pas de vous un écrivain.
vos textes sont vraiment mauvais.

Rédigé par: nath | 14 juin 2008 14:33:28

Eh bien, quand vous dites que mes textes sont mauvais, vous avez peut-être besoin de lire des textes qui correspondent davantage à vos goûts ; est-ce que c'est ça ?

Rédigé par: Christie | 14 juin 2008 17:24:04

"vos textes sont mauvais", ce n'est pas une critique très intéressante, c'est une opinion, et les opinions peuvent être exprimées plus poliment (mais ça aussi, c'est une opinion...)

Rédigé par: Cathy | 15 juin 2008 11:01:30

Avant de dire que les textes de quelqu'un sont "mauvais", j'essaie toujours de voir si les miens sont réellement mieux... dans le doute (puisque je pense qu'on n'est jamais bon juge de ses propres textes), je me contente de dire que j'aime ou que je n'aime pas... ou de donner une critique plus argumentée!

Nath, faites-nous lire vos propres textes, on comparera!

Rédigé par: Titoune | 15 juin 2008 18:38:52

En ce qui me concerne je n'éprouve nullement le besoin de me mesurer à Nath ; ni la curiosité de lire ses textes.

Rédigé par: Christie | 15 juin 2008 19:14:48

Sans vouloir me faire l'avocat du diable, je pense que Nath a justement exprimé son opinion de LECTRICE. Pour ma part, c'est vrai que je n'aime pas trop trop vos 3 textes de fiction-réalité. Ce n'est pas la peine de me dire en retour "mais vas-y, écris un peu pour voir", car je n'ai pas l'envie ni la prétention de croire que cela pourrait être bon si je le faisait.
Je trouve vraiment dingue que dès que quelqu'un donne un avis plutôt défavorable, les "copines" et l'hôte viennent tout de suite envoyer des pics et des remontrances . Je pensais que l'idée de faire un blog était de s'ouvrir aux autres et celui-ci me fait de temps en temps penser à un espèce de club-confrérie où chacuns, de l'hôte-président aux lecteurs-membres se renvoient des courbettes...
Vous allez sûrement me dire que je ne suis pas obligée de venir et ce sera vrai.

Rédigé par: flo ( qui vient souvent ici mais se tait le reste du temps) | 15 juin 2008 19:53:43

"si je faisais" évidemment; et oui je fais des fautes, preuve que je ne suis pas écrivain!

Rédigé par: flo ( qui vient souvent ici mais se tait le reste du temps) | 15 juin 2008 19:56:52

Je vous engage, Flo, à mieux lire ma première réponse qui n'était pas une attaque mais qui voulait ouvrir un dialogue. Et convenez qu'il y a des manières plus douces d'envoyer ses vérités à la figure de quelqu'un. Une critique aide si elle veut faire progresser ; pas si elle castre et condamne ; qu'en pensez-vous ? et moi je n'ai nullement l'intention de me laisser castrer, et encore moins sur mon blog.

En ce qui concerne l'autre aspect de votre message, moi aussi je vois ce blog non comme un club mais comme une forme de salon ; les discussions y sont de plus ou moins bon niveau selon les jours, on a le droit de dissoner mais pas d'insulter ou de mépriser ; ni moi, ni mes amis.

Rédigé par: Christie | 15 juin 2008 20:48:40

Les bloggers livrent beaucoup d'eux-même, ils s'y dévoilent plus qu'ils ne le pensent. Un blog constitue un contexte d'échanges, de communications.La qualité littéraire a peu à y voir tant on y parle plus qu'on y écrit. La spontannéïté et le contenu prennent le pas sur la forme. Délivrer du sens, en recueillir les échos, dialoguer, voilà la fin.
Raconter des histoires dans l'inspiration de l'instant, sans prévoir comment on va "rapporter" car ce qui importe c'est l'expression. Tenir une narration plausible dans le jaillissement de l'idée, demande beaucoup d'expérience.

Le blog est très souvent un work in progress. Dans le même instant, ou peu s'en faut, on écrit, on édite et on diffuse. Un nouveau moyen d'expression émerge avec ses caractéristiques encore à venir. On est toujours dans la phase d'expérimentation.

En se découvrant, le rédacteur est vulnérable. Il semble que ça vaille la peine de mettre un peu d'humanité dans la réalité virtuelle, de choisir une manière bienveillante pour exprimer la critique surtout si elle est fondée.

Il y a une éthique du lecteur quand celui-ci a la possibilité d'apostropher l'auteur en public. Il ne peut en rester au simple énoncé d'une opinion défavorable. Justifier la critique répond loyalement au risque pris en s'exposant à la lecture.

Rédigé par: Egide | 15 juin 2008 21:32:09

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