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Je viens d'écrire une lettre aux personnes qui m'ont aidée dans mon projet de livre sur le home d'enfants, pour leur annoncer ma décision de me retirer de ce projet. La décision est prise depuis un mois et couvait depuis quelques temps (je n'arrivais pas à écrire, ce qui est un signe que quelque chose coince), et j'ai le coeur tout pincé de leur dire au revoir.
Peur de les decevoir, d'attirer sur moi leur mépris, peur de déranger, peur d'abandonner de nouveau les enfants déjà un peu abandonnés... Peur du vide que va laisser ce projet dans mon emploi du temps ; peur aussi devant ce nouveau moi qui ose braver tous ces éléments !
Et pourtant. Je déploie une énergie importante à transmettre tous les éléments que j'ai recueillis. J'ai rencontré deux personnes susceptibles de prendre le relais, mon relais. Mon client s'entoure pour l'aider d'une amie qui a l'air heureuse de passer davantage de temps avec lui. Et moi, je me sens allégée d'un poids et je récupère du temps pour travailler au nouveau Plume de vie.
Oui, transmettre c'est mourir un peu. Et me revient cette phrase de Clarissa Pinkola-Estes, "que dois-tu laisser mourir pour être encore plus toi-même ?" Dans la tristesse de ces adieux, je sens la vie qui circule...
mai 21, 2008 dans Au boulot !, Deseo | Permalink | Commentaires (22)
Il est beau ce billet, et exigeant...donc difficile à commenter. Il me fait pensert à la parabole du petit grain de blé. C'est seulement s'il accepte de mourir qu'il donne du fruit. Et parfois, le petit grain de blé veut rester un grain de blé avec son confort de grain de blé...(en ce moment, ce grain de blé qui veut que rien ne bouge, c'est moi...)
Bons fruits d'été, Christie!
Rédigé par: irène | 21 mai 08 11:14:36
Hou ben oui c'est très dur de se débloquer ; et ça demande souvent un choc : moi ça a été ma compta 2008 ! Je me suis dit, "je ne veux plus faire ce métier-là pour aussi peu d'argent".
Rédigé par: Christie | 21 mai 08 11:27:00
Ta magnifique photo illustre parfaitement le titre du billet et le ton nostalgique (voire plus). Pourtant en te lisant je pense aussi a la vieille illustration Larousse (la souffleuse de fleur de pissenlit qui sème et essaime la connaissance a tous vents). On a la pensée négative de la destruction de la fleur, et pourtant elle est un symbole du partage et de l'universalité de l'information (ouah comment je cause ce matin...)
Rédigé par: tilly | 21 mai 08 11:51:36
Quelle jolie phrase "que dois-tu laisser mourir pour être encore plus toi-même ?"... je n'ai pourtant pas accroché et j'ai laissé tomber le livre dont elle est tirée mais celle-ci me parle... Peut-être parce que je me demande comment être moi-même puisque j'ignore qui je suis vraiment au fond, tellement changeante, tellement mouvante... C'est bien ce que tout le monde se demande, non ?
Bises
Rédigé par: Cath l'ancienne | 21 mai 08 12:00:20
D'ailleurs ne s'agit-il pas finalement de reprendre sa vie en main ? Ma vie avec moi en quelque sorte...
Pardon de cette incursion, je réfléchis à voix haute ou plutôt à clavier actif...
Bises
Rédigé par: Cath l'ancienne | 21 mai 08 12:17:06
D'après moi il s'agit de s'interroger "vers où va mon désir ?" et "que suis-je prête à abandonner pour le suivre ?" (tout en se préoccupant, bien sûr, des conséquences pour soi et les autres ; mais pas trop : la vie doit être la plus forte ! d'ailleurs, je file à la piscine !)
Rédigé par: Christie | 21 mai 08 12:49:11
Mourir un peu, tu le vois comme ça (j'ai écrit tu le "veux" comme ça, ça existe donc les lapsus écrits. Bien sûr...). Je trouve cela très courageux d'oser dire non quand on a déjà mis les mains dedans. Encore plus quand il y a une "cause" derrière.
ça me parle, moi qui aime bien me dire "on a toujours le choix" pour me rappeler que j'ai parfois tout le courage qu'il faut, même si je dois aller le puiser très très loin.
Outre le fait que, en plus, tu te donnes les moyens d'arrêter en trouvant des relais. Bravo.
Je suis bien contente d'avoir acheté ce livre "Femmes qui courent...", la semaine dernière. J'attends qu'il m'arrive maintenant.
J'aimerais bien aller à la piscine maintenant. Nage bien !
Rédigé par: Marie | 21 mai 08 15:18:37
Hou ben c'était la reprise après trois mois d'arrêt dus à mon pied malade puis après, à la difficulté de reprendre ses bonnes habitudes.. j'ai pas nagé longtemps mais ça m'a fait du bien (et j'ai eu raison de me forcer). J'y retourne la semaine prochaine !
Rédigé par: Christie | 21 mai 08 15:22:31
Pareil que mes tout petites jogging de samedi et dimanche.
Deux grandes premières, sur toutes petites durées !
Rédigé par: Marie | 21 mai 08 15:29:27
Bah oui
on fait ce qu'on peut
l'important c'est de se mettre en marche vers son objectif, et de persévérer si on pense que ça nous fait du bien tu ne crois pas ?
Rédigé par: Christie | 21 mai 08 15:33:03
Absolument.
et comme dit l'adage... (je les aimes bien, c'est le retour du bon sens) "C'est le premier pas qui compte".
Alors pourquoi quand j'écris, c'est à chaque fois que je prends la plume que j'ai une appréhension terrible !?
Mais comme tu dis, je persévère, c'est le plus important. (même si j'avoue, je n'aime pas les sons de ce mot ;o)) Tiens, je vais aller en chercher l'étymologie.
Ah ! j'ai découvert le mot "Agapanthes", nom de fleur, issu du verbe grec aimer. j'aime...
Rédigé par: Marie | 21 mai 08 15:41:42
Chères Maries, il ne peut pas y avoir trois Maries qui commentent sur mon blog sinon je ne sais pas qui est qui et j'ai besoin pour répondre de manière pertinente de situer les personnes auxquelles je m'adresse
alors ce que je vous propose c'est de trouver un pseudo ou d'accoler un mot à votre prénom
qu'en dites vous ?
Rédigé par: Christie | 21 mai 08 16:07:45
Bon ben je choisis par rapport à mon blog alors...
Rédigé par: MarieMay | 21 mai 08 16:25:14
C'est drôlement joli !
Rédigé par: Christie | 21 mai 08 16:29:33
ben moi aussi je me suis bousculée pour aller à la piscine hier soir, merci de ces bonnes influences !
Ps tu as aimé le livre de C Pancol ? c'est liquoreux non ?
Rédigé par: pat back from US | 21 mai 08 16:49:37
Ouiiii, j'ai commencé "Les yeux jaunes..." dimanche soir et je trouve ça tristounet.
En plus je crois que j'ai besoin d'une lecture qui me sorte un peu plus de mon ordinaire, de la vie courante. Genre des bouquins du 19e...
Rédigé par: MarieMay | 21 mai 08 16:52:45
Moi j'ai adoré ! peut-être en efft liquoreux et pas très ambitieux, mais je l'ai dévoré
Pat je viens de commencer "Moi qui ai connu le roi d'ANgleterre", ça a l'air très drôle et chenapan et décapant ; et si vous cherchez un beau roman pas liquoreux qui vous plonge en Sicile avec un magnifique personnage de femmes pas cucul, alors lisez l'art de la joie, ça c'est trèèèès bien ! pas triste et pas cucu
Rédigé par: Christie | 21 mai 08 17:02:27
MarieMay, suis en train de lire "le nom de la Rose" d'Umberto Eco... c'est pas un bouquin du 19e, mais question sortir de la vie courante c'est le top...
Rédigé par: Titoune | 21 mai 08 17:02:51
Aucun rapport, Christie, Dear, je te préviens...
D'abord bonjour!
çà y est Martin est né, c'était le 16 à 1 h 24 du matin, forceps et joie, biensur il est magnifique et Simon le grand frère est super fier et joaille(pourvu que çà dure!), je ne t'évoque pas le papa et moi...ben je plane!
Bisous bisous, çà me fait plaisir de te lire à nouveau!
tu me manquais, quand même!
Rédigé par: small head | 21 mai 08 18:31:55
Moi je devrai laisser ma colère que je ressens depuis ce matin et qui ne passe pas...
Rédigé par: lapetitecatherine | 21 mai 08 19:58:04
Bravo Small Head ! et bienvenue au petit Martin qui est né dans la douleur et dans la joie. Un bébé de mai...
Catherine, j'espère que tu vas trouver un moyen de la faire sortir ta colère.
Rédigé par: Christie | 21 mai 08 20:21:44
Lisez "Les déferlantes " de Claudie Gallay, c'est à peine liquoreux mais on prend du vent du grand large plein la figure...J'ai mis "l'art de la joie" pour moi de côté...Bravo pour ta décision, parfois il faut vite avancer. Bonne soirée
Rédigé par: chicorée | 21 mai 08 21:08:00
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